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Comme j'en ai déjà parlé sur Caprices, j'ai décidé de changer de plateforme à cause des bugs récurrents de celles-ci et du manque d'explications quant à ces bugs. Pour plus d'informations il y a cet article sur le nouveau blog et plusieurs autre déjà publiés. J'espère que ça vous plaira.

Rangé dans Inclassable & Parlotte le 5 janvier 2013

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Après avoir terminé Les mille et une nuits, j'ai eu envie de me replonger dans l'ambiance et les couleurs de l'époque (au sens très large puisque Muraqqa' se déroule au XVIe siècle), et puisque j'avais lu en début de cette année Muraqqa' qui correspondait parfaitement à mes attentes j'ai eu envie de le relire.
Encore une fois ça été une superbe lecture. Les dessins, les détails, les couleurs, tout est superbe. On plonge vraiment dans l'ambiance de l'empire Moghol avec ces soieries, ces plantes et ces dames si joliment vêtues. Priti, l'héroïne, est vraiment jolie en plus et on ne peut qu'admirer son évolution au fur et à mesure des pages. On découvre tout au travers de ses yeux, et même si elle est innocente ce n'en devient pas barbant ou trop prude. Sa religion (elle est hindoue) n'a pas non plus été un problème, tellement tout est très bien ancré dans l'époque.

Comme je l'écrivais dans ma première chronique, on n'a pas l'impression d'être coupé dans son élan quand on lit ce premier volume. Ce n'est pas trop court, bien au contraire ! On plonge déjà dans un univers complètement inconnu, on découvre des personnages, des coutumes et ça et là on voit des graines d'une intrigue et de problèmes futurs qui vont germer et c'est vraiment bien exécuté.
J'ai cette fois-ci mieux compris ce qui me chiffonnait à la fin du volume, et les dessins que je disais me semblé avoir été exécuté à la va-vite ne me plaisent toujours pas, mais je peux voir pourquoi ils ont été fait ainsi maintenant. J'ai hâte que la suite sorte à présent et il faut vraiment que je me trouve des bouquins pour prolonger cette ambiance.


Muraqqa' (T.1) : Vêtue par le ciel, Anna Miralles & Emilio Ruiz (2011).
Traduit de l’espagnol par Stéphane Meslin.

Le premier billet.

Rangé dans Relectures le 22 décembre 2012

Les mille et une nuits (T.1) : Dames insignes et serviteurs galants.


Figées à l'écrit au début du XIIIe siècle, mais vraisemblablement beaucoup plus anciens.




http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/4545c4ba0667fddd5f87e6df83be6d58.jpgRésumé : Que tous les hommes généreux, les seigneurs vertueux et glorieux le sachent, le but de ce livre exquis et passionnant est d'instruire. Ce que l'on y raconte forme l'esprit, ce que l'on y comprend le fortifie. Il s'adresse aux Grands de ce monde. On y apprendra l'éloquence, on y recueillera la chronique des premiers rois du monde, on y suivra de nobles récits. Écoutez-les ! Vous y découvrirez comment déjouer les ruses en lisant sur les visages. Vous vous divertirez et vous vous réjouirez. Vous chasserez le souci qui dure et tout malheur qu'endure l'homme aux troubles du temps livré.

Mon avis : Eh oui, cela pourrait bien être une renaissance. Je me promène sur le blog depuis quelques temps en me disant que ce qui m'a fait le quitter s'est endormi et que j'aimerais bien le reprendre peut-être. Seul problème ma non-envie de lecture du moment, chose qui ne m'était pas arrivée depuis février 2006 selon mon registre de lecture si vous voulez tout savoir. Cependant, comme aujourd'hui j'ai terminé un ouvrage commencé en janvier dernier et dont le billet était en brouillon dans ma tête depuis, je me suis décidée de le publier ici bas. Et dernière chose, le bilan livresque de l'année 2012 sera publié comme les trois années précédentes sur ce blog le soir du 31 (en attendant vous pouvez découvrir un image un résumé rapide de ce qu'il s'est passé).

Je disais donc que j'ai commencé cette lecture en tout début d'année, dans les premiers jours de janvier quand je l'ai acheté au Gibert Jeune à côté de mon ancien boulot. Et j'ai adoré ! A ma très grande surprise, j'ai été tout de suite captivée. Bien sûr j'adore les contes, mais je ne m'attendais pas à être ainsi emportée. L'ambiance, les personnages, la magie, le texte tout me charmait et je ne pouvais pas m'arrêter de lire.
Première chose à signaler, cette édition des Nuits a été traduite par René R. Khawam, célèbre traducteur de l'arabe au français, et qui a établi une édition de référence avec cette traduction tellement elle été tronquée depuis le XVIIIe siècle en France. Cette édition ne reprend pas la fragmentation du recueil en nuits entrecoupées des récits de la belle Chahrazade, mais présente, comme c'était vraisemblablement le cas, ledit conte en premier lieu, puis d'autres. Je trouve cette présentation d'ailleurs plus reposante, car la coupure artificielle de chaque conte pour qu'ils durent plus d'une nuit serait vite devenue fatigante. Je vous conseille donc cette édition et de plus l'avant-propos sur la traduction et sa mise en place est juste passionnant.

Passons donc au bouquin en lui-même. Les Nuits (il existe quatre volumes pour l'édition complète chez Phébus et celui-ci en est le premier) sont un ensemble de contes arabes, perses ou même encore indiens. Bien que j'ai cru comprendre que pour cette compilations seules les perses et les arabes aient été retenus (il n'y a pas Aladdin par exemple, qui n'appartient pas aux Nuits). Le ton est très libre. On parle de femmes, de vin, de libations et de parties de jambes en l'air. Les méchants peuvent être de vieilles femmes comme de beaux jeunes hommes ou de vilains djinns. La poésie n'est jamais loin quand un personnage ou une situation doivent être dépeints. La particularités encore de tout cela sont les récits enchassés. Souvent un personnage d'un conte va commencer à raconter un conte, dans lequel on en raconte un autre. Et ce n'est pas du tout difficile de suivre, c'est juste passionnant ! La profondeur de ces contes, leur complexité, leur beauté m'a juste stupéfiée. C'est inventif, drôle, que dire de plus ?
Peut-être que j'avais arrêter de lire le bouquin, il ne me restait que 80 pages, pour en lire un autre, et que même si j'avais très envie de le reprendre je ne l'avais jamais fait, de peur de ne pas retrouver la magie que j'avais quitté. Pour terminer l'année en beauté et arrêter de le voir trainer, j'ai englouties la fin lors de trajets de train et si je n'ai pas retrouvé toute la magie et la fascination des débuts, j'ai de nouveau gouté la beauté de la langue et de ce qui m'avait plu en janvier. Je veux évidemment maintenant lire le volume suivant, et celui d'après et encore d'après. Et m'intéresser à la littérature arabe et perse de l'époque afin de prolonger la beauté de cette découverte.

En deux mots : Une superbe découverte que je conseille à tous ! C'est en lisant ce billet de Méloë que j'avais eu envie de me lancer et je l'en remercie.

 
Traduit de l'arabe par René R. Khawam (1986).

Rangé dans Littérature arabe le 21 décembre 2012

J'ai écrit un petit article sur Caprices, mon journal de lectrice et je vous conseille d'aller le lire.
J'ai décidé de faire une petite pause avec ce blog, je ne vais pas le supprimer, le mettre hors ligne ou je ne sais quoi d'autre. Il va rester là mais ne sera plus alimenté, ou bien beaucoup plus rarement.
Je continue les vidéos, la Société Sherlock Holmes et gérer les challenge que j'ai organisé, et la page facebook du blog sur laquelle je parlerais de mes lectures. Et puis Caprices sera toujours en ligne.

Trois ans c'était bien mais j'ai envie de changer un peu d'air les coco.


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Mise à jour (13/10/12) : Je n'ai toujours pas envie de revenir ici, mais les chroniques continuent sur Caprices et depuis la fermeture de celui-ci j'en ai publié plusieurs, alors filez voir si ça vous intéresse.
Le prémium de ce blog est payé jusqu'en janvier, et il restera en ligne après avec un autre design, les commentaires sont toujours ouverts et je réponds à vos questions si vous en posez. Je continue de mettre les articles en forme et de mettre les lien à jours.

Rangé dans Inclassable & Parlotte le 14 septembre 2012

Pyongyang, Guy Delisle.

Publié en 2003.




http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/PYONGYANG.jpgRésumé : Bienvenue à Pyongyang ! Son aéroport sans lumière, ses hôtels de cinquante étages où seul le quinzième est éclairé, ses photos de Kim Il-Sung et de Kim Jong-Il placardées un peu partout, ses stations de métro à l’éclairage « digne de Las Vegas » dans une ville « sans assez d’électricité pour alimenter ses feux de signalisation », sa montagne défigurée par le nom de Kim Il-Sung peint sur sa paroi… Sans oublier, bien sûr, ses camps de rééducation et sa population soumise à une terreur quotidienne. C’est là, dans la capitale de la Corée du nord, que le dessinateur Guy Delisle a passé récemment quelques mois pour travailler dans un studio d’animation local (au passage, le lecteur occidental apprend qu’une bonne partie des dessins animés qu’il regarde est fabriquée en Corée).

Mon avis :
Comme je trouvais que taper à l'ordi avec mon nouveau vernis à ongle (Tess d'Urbervilles de chez A England) était très romantique et romanesque j'ai décidé de rédiger un billet afin de profiter du spectacle (c'est dommage que je ne puisse pas le filmer pour vous). Je vous ai parlé de Chroniques de Jérusalem il n'y a pas longtemps (même si personne n'a réagit – à part Bredouille qui a la classe – à l'article et m'a de ce fait donné autant envie d'écrire d'autres billets que de me faire amputer les deux bras sans anesthésie) et depuis j'ai acheté trois autres BD de l'auteur (plus réservé d'autres à ma médiathèque). Celle que je voulais absolument lire en premier était Pyongyang, et ça tombe bien parce que c'est celle dont je vais vous parler dans à peu près six ou sep mots (ou moins tiens).

Vous avez déjà eu envie d'aller en vacances en Corée du Nord ? Eh bien je vous le conseille, fan de dystopie cela devrait vous ravir. Plus besoin d'ouvrir un roman pour vivre dans un état policier où chacun de vos gestes est épié, où vous risquez de terminer dans un camp toute votre vie, où l'on vous lessive le cerveau et où vous n'avez pas accès à internet. La Corée du Nord, eh bien je ne savais d'elle que sa location. Au nord de la Corée du Sud (eh oui), et c'était tout. Chaque page de la lecture du récit de Guy Delisle a donc été une découverte, un effarement de citoyenne privilégiée et gâtée (ahah et après on dit qu'on est fliqué en France, trop drôle).
Il est envoyé en Corée il y a quelques années pour remplacer une collègue qui s'occupe de vérifier le travail des Nord-Coréen employés par une grande chaine télé dans la cadre d'animation de dessins-animés. Il peut ainsi découvrir la mode des vie des coréens, et nous raconte comme dans ses Chroniques de Jérusalem la situation du pays. C'est didactiques sans l'être, ou plutôt ça l'est mais comme il le faut. Il n'est ni barbant, ni moralisateur, ni juge. Encore une fois il expose et il laisse découvrir une toute autre culture. Un pays sous le joug d'un président éternel mort il y a des années.
ll n'y a rien de plus à extrapoler sur l'histoire, il faut le découvrir par soi-même, mais c'est juste frappant, flippant, passionnant (écœurant aussi).

Le seul truc factuel dont je peux parler, ce sont les dessins. C'est sûr que ce n'est pas exactement le même trait que pour Chroniques de Jérusalem. C'est moins net, plus crayonné et il se dégage une ambiance différente sans que ce soit désagréable (il y a huit ans entre les deux boulot). Guy Delisle sait croquer les paysages et les gens et j'aime tout simplement la façon dont il dessine. Le texte n'est ni trop ni pas assez présent, sa narration est fluide est intéressante, et ses transitions sont claires et chouettes. En gros je vous conseille le boulot de ce mec.

En deux mots :
Une BD passionnante et frappante. Tout ce que vous aviez toujours voulu savoir sur la Corée du Nord est là (pas trop racoleur cette phrase ?). Et maintenant j'ai envie de lire un tas d'ouvrages sur le pays.

Rangé dans Bandes dessinées le 13 septembre 2012

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