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Butin (n.m.) [moyen bas allemand būte : partage] :
Ce qu'on prend à l'ennemi à l'occasion de la guerre : Le butin des armées napoléoniennes.
Produit d'un vol, d'un pillage : Les cambrioleurs ont abandonné leur butin.


Bonjour ! Aujourd'hui, ce huitième bilan du blog sera un bilan de fin de mois ! He oui, je suis fauchée comme les blés et du coup si je voulais manger trois grains de riz, j'ai dû économiser sur les bouquins. Mais il y a tout de mêmes des entrées intéressantes, commençons tout de suite.


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❧  C'était donc la dèche cette semaine. Et si je ne pensais pas pouvoir m'offrir de livres, c'était avant d'aller trainer du côté de chez Gibert Jeune pendant ma pause déjeuner (sale habitude je sais). J'ai fouillé dans les bacs à petites occasions, et cette semaine j'ai eu la chance de trouver deux petits bouquins pour 2 € tout rond : Le fantôme de Baker Street, Fabrice Bourland. Parce que ça parle de Sherlock Holmes voilà tout. Puis Le baiser du démon (T.1), Lilith Saintcrow. Déjà chroniqué.
Les achats s'arrêtent là, mais Chouchou m'a offert Antigone de Sophocle (lu cette semaine et apprécié), parce qu'on va aller voir une troupe palestienne jouer la pièce (mise en scène d'Adel Hakim) et qu'il fallait bien lire la pièce avant. Méloë a aussi apporté sa contribution au butin de cette semaine en m'envoyant un livre voyageur : Sherlock Holmes, de Baker Street au grand écran de Natacha Levet. Il me tarde de le lire.

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/BUTIN7-copie-1.jpg❧  J'ai été faire un tour à la bibliothèque du village voisin, mon nouvel amour, et je suis contente d'avoir trouvé quelques trucs sympa : Le passage de Justin Cronin. J'avais bien aimé Huit saisons, alors j'étais curieuse de découvrir celui-ci.
Le premier volume de Golem : Magic Berber de Elvire, Lorris et Maire-Aude Murail. Depuis le temps qu'on m'en parle, il fallait bien que je le lise enfin. En plus la bibli. a tous les volumes de la série donc je pourrais tout lire tranquillement si ça me tente.
J'ai aussi déniché Le club des philosophes amateurs d'Alexander McCall Smith. La première aventure d'Isabelle Dalhousie si j'ai bien compris, et que j'avais envie de découvrir depuis que j'ai lu cet article chez Cécile.


C'est tout pour cette semaine, mais dimanche prochain je devrais avoir plus de choses à vous raconter et présenter. J'ai plusieurs choses de prévues, tout d'abord une visite au Jardin des plantes (dans les serres normalement), puis un cocktail de lancement pour Blue Way Jay de Fabrice Colin avec Chouchou, et samedi Jean-Philippe Blondel sera à la médiathèque de Borny pour une rencontre avec ses lecteurs. Évidemment je vais aller boire ses paroles et faire dédicacer Et rester vivant.
Et vous, votre semaine c'était comment ?

 
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Je n'allais pas vous laisser tomber avec le best-of des meilleurs mots clés menant à ce blog. Les lycéens et les collégiens s'en donnent à cœur joie, voyez plutôt :

• > piano de patti beckman : Si j'avais pensé un jour que quelqu'un chercherait des informations sur le premier Harlequin que j'ai jamais lu.
• > « il y a qqch de pourri au royaume du danemark " shakespeare citation : Hamlet a la super côte mes petits serpolets. J'ai relevé une dizaine d’occurrences menant au billet, et toutes avec une variante plus ou moins bien orthographiée de la citation éponyme.
• > 3 raisons d'voir apprécié madame bovary : Hum ? Parce que c'est un grand roman, que Flaubert écrit comme un dieu, que l'histoire est géniale ?
• > anne frank et son journal : Hé oui, Anne Frank est toujours au top. Je crois même qu'elle bas Hamlet à plat de couture.
• > anne terral curiosité extrait : Ca, ça me fait plaisir ! Filez-là !
• > boutique grimoires à venise : Je veux bien l'adresse si vous l'avez trouvé.
• > chaque famille malheureuse est différentes : " Toutes les familles heureuses se ressemblent. Chaque famille malheureuse, au contraire, l'est à sa façon. "
• > comment dire j'ai douze ans en néerlandais : Ik ben twaalf jaar oud, apparemment.
• > Il n'y a pas d'innocents : seulement différents degrés de culpabilité.
• > je veux lire le livre "zouck" : C'est bien. Alors faites-le.
• > lutter contre les gros mots : Quelle sale habitude quand même que de vouloir empêcher cette expression toute naturelle de contrariété.
• > vieille dame qui lit : Merci bien !

Rangé dans Le butin le 4 mars 2012

Danny Valentine (T.1) : Le Baiser du démon, Lilith Saintcrow.

Publié en 2005.



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/couv12423496.jpgRésumé : Danny Valentine tempérament de feu et nerfs d’acier est nécromante. Elle loue ses services au plus offrant et ressuscite les morts comme personne. Pourtant elle se serait bien passée de ce contrat avec Lucifer lui-même. Mais comment refuser, et espérer rester en vie ? Engagée pour tuer le fugitif Santino, démon de son état, Danny se voit affublée pour garde du corps d’un autre démon en qui elle n’a pas confiance. Mais pourra-t-elle seulement rester en vie face à Santino ?

Mon avis : Cette semaine j'avais envie de lire de la bit-lit. Je voulais juste lire un truc du genre Anita Blake, détente, pas prise de tête, mais pas non plus aussi niais que Nés à minuit. Et tout cela a pu se réaliser avec le premier volume des aventures de Danny Valentine que j'ai trouvé en poche pour 1 € ! Je pensais passer un moment tranquille, mais sans plus, alors que j'ai vraiment vraiment apprécié ma lecture. J'ai même passé la soirée, et la matinée, bref j'ai passé tout mon temps libre dessus, ce qui avec mon emploie du temps ne m'arrive pas souvent.

Ce que j'aime avec ce genre de livre, c'est l'écriture orale, énergique. On ne s'ennuie pas et puis c'est agréable de temps en temps. La baiser du démon (Working for the devil en anglais, vraiment on ne pourrait pas traduire correctement ?) commence avec la rencontre inopinée de Danny Valentine, nécromante de son état, avec un envoyé des enfers par commode. Il doit l'emmener voir le Diable, rien que ça, qui a un boulot à lui confier ! Ça aurait pu virer à la foire d'empoigne, avec du sexe à gogo et une intrigue porte-manteau (juste pour justifier le sexe comme chez Charlaine Harris ou Laurell K. Hamilton), mais en fait la seule scène du bouquin sur le sujet, fait un paragraphe et n'est pas du vulgaire, c'est chouette.
Dans ce bouquin, ce que j'ai aimé, c'est l'héroïne, c'est son pouvoir et sa mythologie. Nécromante, elle n'est pas comme Anita Blake a jurer tout le temps pour tout et n'importe quoi et à parler des mecs en terme de partenaires sexuels. Ok elle lâche un juron quand il faut, elle n'hésite pas à utiliser la violence, mais elle est chouette. Bon au bout d'un moment j'ai trouvé qu'elle pleurait un peu trop quand même, mais bon pas autant que Kantniss de Hunger Games. C'est un fait, j'aime bien quand les personnages on un certain bagages mentales, ont des failles, mais s'il pleurent tout le temps j'ai envie de leur mettre des petits claques. Je sais c'est pas sympa, mais c'est la vie.
Ensuite il y a Jaf (ok je ne vous mets pas son nom de démon complet, je ne m'en souviens pas), l'envoyé des enfers qui conduit Danny voir Lucifer. Dés que j'ai vu le bout de son petit nez j'ai su qu'on n'aurait le droit à une petite romance et ça m'a plu, parce que j'ai quand même un cœur d'artichaut. C'est le genre d'histoire qui plaît à mon côté torturé et sombrément obscur. Pas de grandes envolées lyriques, des jeux de regards, des dialogues avec des sous-entendus, pas de sexe à gogo et pour rien. Lilith Saintcrow a su mener sa barque et j'ai senti mon petit estomac se serrer plusieurs fois. Bon, de ce côté la fin m'a un peu refroidie, mais au moins elle a l'avantage de ne pas tout faire virer dans le guimauve.

L'univers de Danny Valentine, ce n'est pas de la bit lit, c'est de la science fiction dirais-je. On est dans le futur, combien d'années, je ne sais pas, mais les personnes avec des capacités psychiques, les psions (je ne suis pas trop fan du vocabulaire de Saintcrow pour désigner les pouvoirs et les gens, c'est un peu et pas forcément musical à mon oreille), on fait leur come back, une guerre a eu lieux, des lois ont été voté et les psions sont maintenant marqué avec des tatouages pour que les Normaux les remarquent. Danny est nécromante et mercenaire, elle est très douée dans son domaine et c'est pour cela que le Diable lui demande de retrouver un démon renégat qui lui a volé quelque chose de très précieux. L'intrigue pourrait paraître banale et s'essouffler, mais Lilith Saintcrow mène son enquête sans temps mort en intercalant des souvenirs et des explications de Danny sur son monde. Et son monde est pour le moins riche ! Un déluge de noms plus ou moins opaques qui sont rarement expliqué, et c'est un peu mon point noir du bouquin. On peut être un peu perdu dans toute cette mythologie peu explicitée.
La fin m'a surprise, les rebondissements aussi et j'ai aimé la mythologie mise en place autour du Diable et des questionnement que cela apporte. Je lirais la suite sans hésiter, en plus elle est sortie en poche, et la série semble complète en anglais ! Seulement cinq volumes, c'est chouette.

En deux mots : La baiser du démon (malgré son titre ridicule en français) est une agréable découverte ! Le bouquin est rythmé, l'héroïne attachante et la bluette vraiment sympa. Je lirais la suite et j'espère trouver le deuxième volume en occasion rapidement.
 

Traduit de l'anglais par Célia Chazel.
Working for the devil.

Rangé dans Littérature états-unienne le 2 mars 2012

La relique, Pierre Grimbert.

Publié en 2006.


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/couv70113698.jpgRésumé : Dans la ville d'Illyria, un jeune Duc qui n'a que faire de sa noblesse et de son argent part à la recherche d'une sainte relique qu'il pourrait revendre à bon pix aux moines de l'ordre de Maz. Mais a-t-il bien compris à quelle sorte de démon il se frottait ainsi ?

L'auteur : Pierre Grimbert (né en 1970) est un écrivain de fantasy français. Après sa série de Ji, il commence celle de La malerune...

Mon avis : La relique est une courte nouvelle qui se passe dans l'univers des saga de Ji du même auteur. Un petit préambule nous dit que les événements de la nouvelle se déroule quelques lunes (mois donc) avant les évènements de la première saga et que l'intrigue indépendante peut se lire sans connaître le reste de l’œuvre du monsieur.
J'avais trouvé ce petit bouquin chez Emmaüs il y a quelques temps, et j'étais curieuse de la lire. D'emblée, l'univers et la plume de l'auteur mon plu. Déjà découvert avec plaisir dans La Malerune, j'ai aimé suivre nos héros dans cette ville de fantasy. L'ambiance est vraiment chouette, et c'est même ça que je retiendrais en priorité de ma lecture. L'ambiance devient d'ailleurs vraiment excellente dans le cimetière, et m'a fait penser au Golem de Gustav Meyrink (même si je n'en ai lu que quelques pages), mais aussi à L’œil du golem de Jonathan Stroud (et un peu aussi au Gardien du cimetière). La découverte de ce que contient la boite est vraiment étonnante, et j'aurais aimé qu'on n'ait plus de pages sur les conséquences de la découverte puisque notre héros ne semble pas bien comprendre (ou ne veut pas) ce qu'il a déclenché.
Je l'ai d'ailleurs apprécié notre héros, même si pour un homme qui se targue d'être un si fin voleur il se fait avoir de d'une façon très commune. La fin est d'ailleurs un peu rapide et facile trouve-je; j'aurais aimé en avoir plus c'est sûr, mais de conclure ainsi sur d'hypothétiques remords ne me semblent pas crédible avec la personnalité du bougre.

En deux mots : Une nouvelle vraiment agréable à lire ! Maintenant j'ai envie de découvrir les saga de Ji !
 
• > La Malerune : Les armes de Garamont (T.1)

Rangé dans Littérature française le 1er mars 2012

La maîtresse d’école, Clarice Tartufari.

Publié pour la première fois en 1887.
Emprunt bibliothèque municipale.

 

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/MAESTRA-copie-2.jpgRésumé : Voici, dans l’Italie de la fin du XIXe siècle, l’histoire douce-amère de Ginevra, jeune Romaine sur laquelle reposent tous les espoirs de ses parents. Aux prix de gros sacrifices, elle peut suivre les cours de l’Ecole normale pour devenir institutrice. Mais ses espérances seront déçues…

Mon avis : J’ai déniché ce petit livre sur une étagère de la bibliothèque du village voisin du mien. Je me souviens que j’y allais souvent plus jeune pour emprunter des bandes-dessinées et des magazines, puis j’ai découvert la médiathèque et la petite bibliothèque a perdu son attrait. Cependant, cette année j’y suis revenue pour découvrir un endroit calme, qui sent bon les livres et une bibliothécaire qui aime son travail, parler de livre, et se souvenait de mon nom même si je n’étais pas venue la voir depuis dix ans.

La maîtresse d’école est un petit ouvrage d’une centaine de pages. Quatre chapitres rythment la vie de Ginevra, jeune Romaine du XIXe qui étudie à l’école normale pour devenir institutrice, le rêve et la fierté de sa mère. Mais comme l’auteure le laisse supposer dans sa narration, les doux rêves que la jeune fille fait de son avenir ne se réaliseront pas. C’est un peu le genre de livre où l’héroïne, innocente, franche, se retrouve dans des situations où elle aurait besoin de se départir de sa franchise et de son innocence, et où sa complète vertu lui joue plus de mauvais tours que si elle avait été un peu plus roublarde. On voit son univers se désagréger au fur et à mesure, sachant que les améliorations ne pourront pas durer, et l’auteure non plus ne le laisse pas supposer par quelques allusions, et je me suis même demandé en lisant sa maladie si l’auteure n’allait pas pousser le vice jusqu’à la faire mourir.
J’ai aimé l’écriture fluide et nette de Clarice Tartufari. Certaines de ses phrases sont très belles, mais quand l’enchainement des mots devient pressant, musical, elle ne semble pas terminer son effet. J’aurais aimé qu’elle aille plus loin parfois. J’ai aimé lire un ouvrage se passant en Italie, découvrir les allusions à la vie quotidienne, cerner un univers que je ne connais pas. Pour autant Clarice Tartufari ne nous offre pas un roman naturel et réaliste, en ce sens les descriptions ne sont pas légions, ni les grandes réflexions.
Mais l’histoire de Ginevra m’a plu, j’ai aimé la suivre, découvrir sa vie, j’avoue que je suis aussi tombée amoureuse de son Rodolfo et que j’ai senti mon cœur se serrer quand les choses tournaient mal.

En deux mots : Ce court ouvrage se lit agréablement en une heure de temps et fait une coupure plus que bienvenue avec mes précédentes lectures. La maîtresse d’école est un roman bien construit, bien écrit, qui m’a permis d’entrer dans la littérature italienne de la fin du XIXe siècle. Une découverte qui fait du bien et qui donne envie de trouver d’autres petits bouquins dans son genre.
En plus, le livre est agréablement fabriqué. Le papier est doux, les cahiers cousus, la couverture d’une carte singulière.


Traduit de l’italien par Marine Françoise-Balzan.
Maestra.

Illustration de couverture : La lectrice, Federigo Zandomeneghi.
Editions la fosse aux ours, 2007.

Rangé dans Littérature italienne le 29 février 2012

Nés à minuit (T.2) : Soupçons, C.C. Hunter.

Publié en 2011.
Service Presse Michel Lafon.



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/couv24598691.jpgRésumé : À présent qu'elle s'est bien installée à Shadow Falls, Kylie est déterminée à découvrir l'étendue de ses habilités surnaturelles. Mais avec un fantôme affirmant que quelqu'un que Kylie aime va mourir, un vampire voyou pris dans un déchainement meurtrier et son sixième sens lui disant que quelqu'un la surveille, la quête de Kylie est mise en attente...

Mon avis : J'avais plutôt apprécié ma lecture du premier volume et j'étais curieuse de lire la suite après la révélation que ce camp de vacances pour ado un peu particulier allait devenir une pension. Que voulez-vous, les histoires d'écoles, ça me fascine. Tout le microcosme qui se met en place est alors passionnant. Anybref, j'ai été contente quand Camille de chez Michel Lafon a proposé le bouquin en partenariat. Merci pour l'envoi !
Juste un petit mot sur la couverture. De loin, en fermant les yeux, je la trouvais très chouette. Mais en y regardant de plus près, je sais pas si ce sont mes cours de Photoshop, mais le montage m'est apparu très maladroit et je n'ai pas du tout aimé. La robe a été collé sur la fille (et les ombres ne coïncident même pas), la fille collé sur la cascade avec un pseudo effet comme si elle rentrait dedans, plus on nous colle un sol pour pas qu'elle est l'air de voler. Bof.

Nous retrouvons donc Kylie quelques temps après le premier volume, toujours à la colonie. Elle essaie de découvrir qui elle est et doit faire face à des changements troublants chez elle. J’espérais à la fin de la lecture du premier que ce volume soit mieux construit. Et si je n'ai pas relevé à nouveau les répétitions pénibles que je soulevais, j'ai retrouvé les transitions aléatoires de l'auteure. Soit elle est très précise quitte à donner l'heure à la minute, soient les choses se déroulent sans qu'on n'ait de véritables explications. De plus j'ai pu lire la nouvelle gratuite sur le site de son éditeur pour voir si son style en anglais souffrait des mêmes faiblesses, et c'est bien le cas. Sauf qu'il y a quand même un problème de syntaxe dans tout cela (franchement ça veut dire quoi "Succombez aux charmes", aux charmes de quoi d'abord, vous avez pas l'impression qu'il manque un bout de phrase ?).
Le livre se lit bien et rapidement, il y a du suspens et j'ai quand même été assez accrochée pour le découvrir en quelques jours, mais le triangle amoureux m'a une fois de plus tapé sur le système. Ces bouquins ne sont-ils pas faits pour les lectrices s'identifient à l'héroïne ? Et vous croyez vraiment qu'une fille qui a déjà du mal qu'un mec s'intéresse à elle, croit qu'une nana débarquée de nulle part peut fasciner tous les mâles des alentours et en accrocher deux qui lui donnerait bien leur numéro de compte et un cours d'anatomie prolongé ? Qu'elle choisisse bon sang de bois, c'est agaçant ce balancement incessant entre les deux bôgosses.

Ensuite les pouvoirs de l'héroïne. Ça n'avance pas cette histoire ! On fait un pas en avant, puis deux pas en arrière sans cesse. Les réponses sont difficiles à avoir et le coup du "je ne sais pas ce qui t'arrive, tu dois le trouver par toi-même", ça m'agace autant que l'héroïne. D'autant que ces changements (elle prend un bonnet de soutien-gorge par exemple) sont exposés de manière très très fortes. Du coup on s'attend un peu à des révélations au bout du deuxième volume et pas à des non-réponses sans cesse.
Les affres de l'adolescence sont exposés de manières très didactique et américaine, dirais-je. On met les gamins ensemble pour qu'ils "acceptent la culture" de l'autre, les conversations entre le filles font très adolescentes moyennes, on n'insiste bien pour que notre héroïne face très attention avec qui elle perd sa virginité (mais c'est quoi cette obsession ?), qu'elle soit sympa avec ses parents. Tout le monde se fait des câlins, on appelle les gens "bébé" et "bichette" (là sérieux, qu'est-ce qu'il a fumé le traducteur ? C'est comme ça que ma grand-mère m’appelle). Et puis Kylie pleure tout le temps. Une vraie fontaine. Je me demande comment elle fait pour ne pas être morte déshydratée avant la fin du bouquin.
Pour autant cette manière de mettre en avant la sexualité naissante de Kylie n'est pas inintéressante. Ça change des bouquins où tout le monde saute sur tout le monde et ça rend les choses plus réels et crédibles pour des adolescentes qui liraient ça.

Par contre, le bouquin n'avance pas vraiment niveau intrigue parce que la plupart du temps ce qui nous occupe c'est le triangle amoureux de Kylie qui est tellement mis en avant qu'il en devient encore plus ennuyeux (si possible). J'espère que la suite nous apportera enfin quelque chose à nous mettre sous la dent.
 
En deux mots : Une lecture rapide et un livre pas trop trop prise de tête. Par contre niveau style et cohérence c'est toujours pas ça. Je suis curieuse de lire la suite en espérant toujours que l'écriture et la cohérence s'amélioreront.

Traduit de l'anglais par Marianne Roumy.
Shadow Falls, Awake at dawn.


• > Nés à minuit (T.1) : Attirances.
La page Facebook de la série.

Rangé dans Littérature états-unienne le 28 février 2012

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