La peste, Albert Camus.Publié en 1947.
Résumé : « - Naturellement, vous savez ce que c'est, Rieux ?
- J'attends le résultat des analyses.
- Moi, je le sais. Et je n'ai pas besoin d'analyses. J'ai fait une partie de ma carrière en Chine, et j'ai vu quelques cas à Paris, il y a une vingtaine d'années. Seulement, on n'a pas osé leur donner un nom, sur le moment... Et puis, comme disait un confrère : " C'est impossible, tout le monde sait qu'elle a disparu de l'Occident. " Oui, tout le monde le savait, sauf les morts. Allons, Rieux, vous savez aussi bien que moi ce que c'est...
- Oui, Castel, dit-il, c'est à peine croyable. Mais il semble bien que ce soit la peste. »
Années 194~, Oran. Les rats envahissent la cité, viennent mourir au pieds des gens, les infectent. La peste est là. La ville est fermée, les trains stoppés, les portes gardés. Et l'histoire se déroule, les gens changent, la peste s'installe confortablement.
L'auteur : Albert Camus est né 1913 à Mondovi en Algérie et est mort dans un accident de voiture en 1960 à Villeblevin en France. Écrivain français, il a reçu le prix Nobel de littérature en 1957.
- L'étranger -
Mon avis : Je ne sais pas trop pourquoi j'ai pris ce livre avec moi en Angleterre, je crois m'être dit que j'aurais plus de chance de le lire enfin avec le nombre réduit de livres. Et cette semaine, sans savoir pourquoi encore j'ai eu envie de me plonger dans cette superbe histoire. En clair, j'ai aimé. J'ai été surprise par l'écriture, par l'histoire, par tout en fait. J'avais peur de m'ennuyer, de ne pas comprendre. Hors je ne me suis pas ennuyée, j'ai parfois eu du mal à comprendre mais en relisant plusieurs fois, en y repensant je pense avoir une assez bonne vue de ce que voulait dire l'auteur. L'histoire, la vie de la ville m'ont emporté. C'est un monde que j'ai appris à aimer, des personnages, surtout Rieux et Tarrou que j'ai suivi, avec qui j'ai vibré. Je n'ai pas tout aimé, mais cette ambiance, voir comment la peste et l'enfermement faisant évoluer les gens m'a passionné. Le début avec les rats m'a dégouté, mais je suppose que c'était nécessaire. J'ai été très émue par la fin, pas tellement par la peste en elle-même mais plutôt par sa fuite; j'aurais préféré que le récit s'arrête plus vite, qu'on ait la dernière page (très belle) sans avoir à lire quelques pages moins intéressantes à mon gout. En me documentant sur ce livre j'ai vu qu'il était établi qu'il s'agissait là d'une métaphore pour le nazisme et la seconde guerre mondiale. Oui mais non. Lisez cela : "Il est aussi raisonnable de représenter une espèce d'emprisonnement pas une autre que de représenter n'importe quelle chose qui existe réellement par quelque chose qui n'existe pas." Même si la peste reproduit des comportements, des situations, qui ont eu lieu pendant la seconde guerre mondiale, l'auteur savait (on entre dans le domaine de la spéculation) que cela ne pouvait pas être la même chose. Que même si on retrouvait beaucoup de points communs entre les deux, on ne pouvait pas prendre cela pour une "critique" pure du nazisme. Peut-être encore que cette citation veut dire que tant que l'on a pas vécu la situation qu'il évoque on ne peut pas la comprendre même en la lisant et en l'étudiant. Je n'en sais rien je m'embrouille, mais il me semble pourtant que dire de ce livre qu'il reproduit la seconde guerre mondiale est trop peu par rapport à ce que je suppose qu'il est réellement.
Dans le texte, l'auteur dit aussi que puisque il n'y avait rien à faire d'autre que de combattre la peste, ceux qui l'ont combattu n'ont pas de mérite (à moins et c'est probable, que je n'ai rien compris du tout), que ne pas la combattre aurait été original. Je ne sais pas trop comment réagir, de prime abord je dirais que je suis contre. Que même s'il n'y avait qu'à combattre la peste on peut toujours choisir de la fuir et ne rien faire. Qu'en un sens ce qui l'ont combattu sont des "héros". Mais si j'essaye de comprendre l'auteur je crois qu'il dit que les hommes ont fait le devoir et que cela est normal. Sans savoir s'il trouve cela désespérant ou bien logique.
En deux mots : Je ne sais pas comment résumer ma lecture, d'un côté j'ai aimé ce livre, d'un autre je me dis que ce n'est pas assez. Que plus qu'un roman, c'est c'est une "leçon" sur l'homme que Camus nous livre là et qu'une lecture de novice, comme moi, ne peux pas rester ainsi. Je pense sérieusement à le relire après avoir découvert plus avant ses autres œuvres, ainsi que "sa pensée" comme on dit.
Extrait : ""Au restaurant de l'hôtel, il y a tout une famille bien intéressante. Le père est un grand homme maigre, habillé de noir, avec un col dur. Il a le milieu du crâne chauve et deux touffes de cheveux gris, à droite et à gauche. Des petits yeux ronds et durs, un nez mince, une bouche horizontale, lui donnent l'air d'une chouette bien élevée. Il arrive toujours le premier à la porte du restaurant, s'efface, laisse passer sa femme, menue comme une souris noire et entre alors avec, sur les talons, un petit garçon et une petite file habillés comme des chiens savants. Arrivé à sa table, il attend que sa femme ait pris place, s'assied, et les deux caniches peuvent enfin se percher sur leurs chaises. Il dit "vous" à sa femme et à ses enfants, débite des méchancetés polies à la première et des paroles définitives aux héritiers :
"- Nicole, vous vous montre souverainement antipathique !
"Et la petite fille est prête à pleurer. C'est ce qu'il faut."
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Ce qu'en pense Akkhanta.






J'avais bien aimé "L'Etranger", qui sans être transcendant, m'avait laissé une impression assez forte. ^^
Meli