http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/logochallengevictorien.pngGeorge a encore réussi à me faire inscrire à un challenge, mais de toute façon, c'était perdu d'avance, comment une lectrice comme moi aurait pu résister à l'intitulé et aux explications d'Arieste ?

« 2012 sera placée sous le patronage de l'ère victorienne !

En effet, cette époque a non seulement inspiré de nombreux écrivains comme par exemple Kipling, Wilde ou Dickens mais elle continue d'inspirer encore aujourd'hui, par exemple Anne Perry. De plus, 2012 marque le bicentenaire de la naissance de Charles Dickens, une autre raison de parler de son œuvre et de son époque. L'époque victorienne est donc celle du règne de la Reine Victoria (1837-1901).

Concrètement ce challenge peut mettre en valeur :

- des livres écrits par les sujets de sa très gracieuse Majesté la Reine Victoria,
- des films se passant à l'époque victorienne et toujours dans le cadre géographique de l'Empire britannique, adaptations de livres ou non.
- des livres plus récents mais se passant à l'époque victorienne (toujours dans l'Empire Britannique) comme par exemple les romans d'Anne Perry ou bien ceux de Gyles Brandreth.
- si le cœur vous en dit, des livres traitant de cette époque (livres d'Histoire, biographies...)
- des expositions, des documentaires, des bâtiments... »

Tentant, n'est-ce pas ? Je me suis donc inscrite dans la première catégorie (parce qu'il en existe trois) : Rudyard Kipling, lire entre un et quatre livres. Comme d'habitude on peut changer de niveau si on lit plus de livres que prévu. Le challenge aura cours du 1er janvier 2012 jusqu'au 24 mai 2013 (anniversaire de la reine Victoria).
Mes billets seront listés ici, dont ma lecture en cours qui porte justement sur l'ère victorienne, n'est-ce pas le destin ?

• > Sept femmes contre Édimbourg, Eli M. Liebow.
• > Dossier de l'art : Beauté, morale et volupté.
• > L'étrangleur de Cater Street, Anne Perry.

Rangé dans Challenge livresques le 18 février 2012

Les Chevaliers d’Émeraude (T.1) : Le feu dans le ciel, Anne Robillard.

Publié en 2002.
Service Presse Michel Lafon

 

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/couv20296507.jpgRésumé : La paix régnait sur les terres d’Enkidiev, mais bientôt le magicien Elund se rend compte que le vilain et pas gentil Empereur Noir qui habite dans l’Empire Noir, veut venir tous les tuer et laisser ses dragons manger leurs cœurs pour le dessert. Il se charge donc avec le monarque du royaume d’Émeraude de faire revivre l’ancien ordre de chevalerie qui naguère sauva l’univers avant de se déliter à cause de l’orgueil de ses membres magiciens. Est-ce que les sept nouveaux jeunes chevaliers auront le cœur assez pur pour combattre le Mâl et sauver le monde à nouveau ?

Mon avis : J’étais curieuse de lire les aventures des Chevaliers d’Émeraude depuis quelques années, mais l’occasion ne s’était jamais présentée. C’est grâce aux éditions Michel Lafon et Camille, que j’ai pu recevoir le premier volume en format poche ! Merci à eux.
Autant le dire tout de suite, les Chevaliers et moi, ce ne sera jamais une grande histoire d’amour et je doute même de lire le deuxième volume. J’aime la fantasy, mais la fantasy de qualité à la Robin Hobb ou à la Robert Jordan, la fantasy d’Anne Robillard, c’est pour moi ce que le Journal d’un vampire est à la littérature vampirique. Alors bien sûr on va me répliquer que c’est pour les enfants, mais est-ce que parce que l’auteure ne sait pas éviter les lieux communs qu’on doit forcément l'étiqueter « littérature de marmot » ?

Commençons par le premier truc qui m’a le plus gêné, et ce tout au long de ma lecture. Les noms de personnages et de lieux. On est dans un univers de fantasy, on s‘attend donc à un minimum de dépaysement. Or si certains noms le promettent, Wellan, Enkidiev, etc. d’autres tombent complètement à plat et ne cadrent pas du tout avec l’univers, tel que Dempsey, Chloé ou tous ces royaumes avec des noms de joyaux.
Ensuite on découvre nos héros, et on nous les présente si rapidement, en égrenant leurs noms et quelques particularités, sans vraiment les décrire, que j’ai été perdue entre l’uns et l’autre un certain moment. Bien sûr Chloé qui est la seule femme chevalière réfléchit bien avant d’agir, parce que la tempérance féminine l’habite. Et si un autre chevalier fait preuve de douceur, c’est parce qu’il a un côté féminin développé. Mais bon sang de bois quand est-ce qu’on va être libéré de ces conneries sexistes à deux francs ? Si un homme fait preuve de calme et réfléchit c’est parce qu’un hypothétique côté féminin l’habiterait ? Cela m’énerve de plus en plus quand je découvre ce genre de lieux communs crétins dans des bouquins.

L’écriture ensuite. Elle est correcte objectivement parlant, elle fait avancer le récit sans heurt, mais vraiment, il faudrait offrir à Anne Robillard un dictionnaire des synonymes parce que j’ai cru que j’allais faire une indigestion de ces « grand chevalier », « grand chef »,  « grand magicien », etc. Et quand je les retrouve ensemble sur une même page, j’ai juste envie de dire, cocotte, on a compris que ton Wellan c’était le plus beau, le plus fort, le plus meilleur magicien, le plus courageux chevalier de l’univers du monde entier, pas besoin de l’écrire six cent sept fois par chapitre ! Les adjectifs grandiloquents sont également au rendez-vous, on a du belliqueux par-ci, de l’empereur noir vilain par-là, du maléfique saupoudré sur tout cela, de l’admiration sans borne et j’en passe et des meilleurs. Il y a aussi clairement un problème de niveau de langage. On peut avoir un mot plutôt peu courant comme « complexion », puis ensuite se retrouver avec une tournure de phrase pas du tout adapté au contexte ni à l’écrit.
Même si ce bouquin est un volume d’exposition, le schéma narratif se répète trop souvent en si peu de pages. Les chevaliers vont faire leur première mission en passant par tous les royaumes et en rencontrant tous les rois, puis refont une mission en passant par tous les royaumes et en rencontrant tous les rois. Là j’ai été un peu plus prise dans l’histoire parce que les habitants de chaque royaume étaient dotés de particularités précises, et que l’auteur a taché de différencier chaque peuple. Cependant ma totale indifférence à la pseudo bluette entre Wellan et la super magicienne super immortelle, ne m’a pas permis de m’immerger dans le texte de façon à prendre du plaisir à lire. Non plus que le pseudo danger qui guette les royaumes, parce qu’il est évident qu’au bout des douze tomes, les héros sauveront le monde.

En deux mots : Une lecture rapide au moins. Je n’ai accroché ni aux noms incohérents des personnages et des lieux, ni à l’intrigue. Et encore moins à la bluette mystique. Ma PAL est ravie, elle n’accueillera jamais les onze autres tomes de cette série.


Ce qu'en pensent NiënorMeli et Méloë.

Rangé dans Littérature canadienne le 16 février 2012

Théophile Gautier, souvenirs intimes d'Ernest Feydeau.

Publié en 1874.
 

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Résumé :
« Ainsi qu’on peut le voir, je m’exerce surtout, dans ces Souvenirs intimes, à restituer à mon ami sa physionomie véritable. Chacun a sa légende, légende tout faite, légende bête, qui est exactement le contre-pied de la vérité. »

Mon avis : Je n’étais jamais allée chez Mona Lisait depuis que je suis à Paris. J’avais entendu plusieurs fois mes profs en parler, mais rien à faire, je n’y avais pas posé un orteil. Jusqu’à la semaine passée où chouchou et moi y avons flânées avant de nous rendre au cinéma. J’ai découvert dans un coin d’étagère ce petit bouquin non coupé et j’ai su tout de suite qu’il était pour moi. Premièrement parce que j’aime couper des bouquins (pour ceux qui comme moi l’ignoraient jusque récemment, les bouquins, il y des années et des années n’étaient pas massicotés comme maintenant et chaque gentleman devaient se saisir d’un coupe papier affuté afin de terminer le boulot en séparant les pages en tête et de côté), puis parce que je suis amoureuse du 19e siècle et enfin parce que La morte amoureuse a été une grosse claque quand je l’ai lu. Et grand dieu, je suis ravie d’avoir acheté ses souvenirs intimes ! Cette lecture a été passionnante à plusieurs égards et m’a donné envie de lire des tas d’autres choses.

Ernest Feydeau, c’est le père, ou père supposé de Georges, vous savez le dramaturge. Ernest lui était un touche à tout. Il écrivait des romans (dont sa Fanny qui semble avoir fait grand bruit en son temps, et qu’il faut que je me procure), faisait un peu de commerce et de politique. C’était aussi l’ami intime de Théophile Gautier, et il côtoyait Gustave Flaubert, Sainte Beuve, les frère Goncourt et j’en passe et des meilleurs.
Dans son livre, surgissent à chaque coin de pages des figures qui vous font vous pétrifier sur place. Balzac pousse la porte et vous salue, le bon Théo vous donne un conseil d’écriture, Flaubert fait la causette, Baudelaire est insupportable (apparemment l’opium n’avait pas arrangé sa caboche). C’est l’une des choses que j’ai le plus aimé dans ce livre. De découvrir à tel les gens, ces si grands écrivains, et de les voir évoluer dans leur vie de tous les jours. De lire des extraits de lettres (celles de Théophile Gautier sont merveilleuses, il faut que je me procure sa correspondance de toute urgence), d’assister à la vie de Gautier, mais aussi à celle de son époque, de ses contemporains. D’écouter la façon dont il voyait son art, de comprendre le pourquoi de ses descriptions (les dix pages d’incipit du Capitaine Fracasse me sont encore en mémoire), de voir se dessiner devant moi l’homme caché derrière le portrait.
J’ai également aimé l’écriture. Les tournures de phrases désuètes mais ciselées et belles. Même si parfois vraiment très alambiquées. J’ai aimé imaginer ces messieurs en habits noirs, causant dans un salon, prenait une voiture fermée, voyageant, s’écrivant, préparant une copie, un article, une sortie. Nul besoin de le dire à nouveau, le 19e siècle a un pouvoir évocateur certain et inconditionnel sur mon faible esprit.

Seuls certains passages sont trop longs, peut-être trois dans le livre, où l’auteur sort de son sujet pour s’agacer d’un comportement de ses contemporains, de ses détracteurs. Et de découvrir ainsi la vie d’un des écrivains les plus importants de ce siècle et des autres, m’a donné plus envie que jamais de lire les travaux biographiques de Robert Sherard sur Oscar Wilde (son Boswell). De lire ici encore son avis d’époque sur le personnage. Et de ne pas être encombrée du filtre que les siècles imposent à la compréhension du sujet.

En deux mots : Ce bouquin est plus que passionnant ! Venez découvrir la vie d’un homme qui déjeunait avec Flaubert et Hugo, dinait avec Baudelaire et Sainte-Beuve, discutait de l’Art et du Beau et a façonné la littérature du 19e siècle.
Cela se lit comme un roman, un bon roman. Et ensuite on veut en savoir plus. J’aimerais tellement lire les articles que Gautier a écrit toutes sa vie, je me demande si le souhait de Feydeau que ses travaux soient compilés a été réalisé.

Rangé dans Littérature française le 14 février 2012

Orgueil et Préjugés (1995)


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La famille Bennet a la malchance de compter cinq filles et aucun fils ! La grande préoccupation de Mrs Bennet est donc de trouver pour chacune de ses filles un mari fortuné qui leur permettra de mener une vie confortable. Et lorsque Mr Bingley arrive dans le voisinage et loue Netherfield Hall, et qu'on apprend qu'il n'a pas moins de 5000 livres de rentes, les plus folles espérances sont permises.

~

Orgueil et Préjugés a été le premier Austen que j’ai lu. J’avais vu quelques années avant l’adaptation de 2005 de Joe Wright et je l’avais beaucoup aimé. Du coup en lisant le livre j’avais peut-être les images du ce film en mémoire, et j’ai toujours pris plaisir depuis à le revoir. Malgré le fait qu’il ne soit pas fidèle, très court et que les costumes soient hors sujets. Mais à force de lire que l’adaptation de 1995 avec Colin Firth et Jennifer Ehle lui était infiniment supérieur, je l’ai emprunté à la médiathèque et je l’ai regardé… je n’ai pas eu de coup de cœur. Certes le format de mini-série se portait beaucoup mieux à l’adaptation, et l’histoire était respectée, mais celle de 2005 me hantait un peu. Bref je n’en ai pas parlé ici et j’ai laissé reposer la chose. Et il se trouve que j’ai bien fait, car en ce début de semaine j’ai revu ces cinq épisodes et j’ai beaucoup beaucoup aimé !

Mais me demanderez-vous, qu’a-t-il bien pu se passer pour que je change d’avis ? Eh bien, oui vraiment, cette adaptation est vraiment plus fidèle est crédible que celle de 2005. Que ce soit dans les costumes, le texte, les scènes, et surtout les acteurs, on ressent beaucoup plus l’histoire originale de Austen, et je ne sais pas, c’est juste que c’est très agréable à voir !
Première chose que j’avais aimé lors de mon premier visionnage, ce sont les scènes ajoutées. Pas des scènes inventées à proprement parler, mais des scènes dont Austen n’a pas décrit le menu mais qui ont bien dû se dérouler ainsi. Darcy à Londres recherchant Lydia et Wykham, Darcy et les sœurs Bingley discutant de leurs vies à Netherfield, etc. C’est très intéressant à voir et en plus cela prolonge la magie du texte et du film.
Deux scènes seulement me semblent vraiment de trop, dont une qui a l’honneur d’avoir créé des tas de fantasmes chez les Janéites, et qui est celle du petit plongeon de Darcy dans sa mare. Déjà je le vois mal plonger en chemise dans une mare verdâtre et en plus c’est totalement illogique.

Ensuite, lors de ce revisionnage, j’ai beaucoup apprécié le jeu de Jennifer Ehle (elle ressemble beaucoup aux illustrations du roman !) et de Colin Firth (il est trop choupinou quand il prend sa tête d’abruti amoureux). Jennifer Ehle avait peut-être parfois des mimiques ou de la gestuelle trop « outrée » à mon gout, mais vraiment, elle est excellente. Les personnages sont rendus fidèlement. Par contre c’est incroyable à quel point la voix française de Bingley le fait paraître idiot ! On le voit tout de suite comme un crétin inconstant avec cette voix de fausset maniéré, alors qu’en passant en anglais il devient juste normal et énergique. Je n’ai pas regardé toute l’adaptation en langue originale car je devais faire d’autres choses en même temps, mais la prochaine fois c’est sûr je le ferais. Wickham est crédible, Lydia et Kitty sont à baffer, Mary est particulièrement terne et vilaine. Lady Catherine insupportable bien sûr, mais je trouve que l’adaptation de 2005 lui rend plus de majesté et plus effrayante que là elle semble pitoyable. Jane est jolie et joue bien, mais encore une fois, je lui préfère son interprète de 2005, beaucoup plus jolie et convaincante trouve-je.
Ce que j’ai aussi beaucoup aimé dans cette adaptation, c’est qu’elle m’a enfin permit de comprendre Darcy. Je vous le disais dans ce billet, son apparente volte-face pour Elizabeth m’avait toujours laissé perplexe et faite que ce bouquin n’était pas mon préféré. Cependant en analysant bien la situation, en repensant au texte, à ce qui était écrit dans ce Darcy’s diary je trouve enfin crédible son comportement ! http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/767714628.jpgPar contre maintenant c’est celui d’Elizabeth qui me chagrine. On pourrait vraiment croire que c’est après avoir vu la grande maison de Darcy qu’elle le trouve sympa et digne de son estime.

Le seul bémol que je retiendrais vraiment, c’est la scène de fin, la « déclaration » d’Elizabeth à Darcy. On l’attend, elle est super importante, et elle est expédiée en une minute à peine. Je suis un peu déçue et sur ce point-là, même si elle est peu crédible je préfère celle de 2005 et du roman tout simplement.

Malgré cette petite note négative, je retiens que j’aime beaucoup cette adaptation ! Le format mini-série n’a plus à faire ses preuves et m’a donné envie de revoir toutes les adaptations des romans de Austen, toutes les versions que j’ai (je suis dévouée à la cause, c’est tout) ((et finalement dans la soirée j'ai revu Northanger Abbey et Persuasion à la suite...)). La musique de générique et du bal de Netherfield me reste particulièrement en mémoire, et je ne me lasse pas de l’écouter.
Ce billet ouvrira ma participation au challenge anniversaire d’Orgueil et Préjugés organisé par Mlle Alice ! Prochain billet surement sur le livre de Janet Aylmer, Darcy’s story qu’il me tarde de lire à présent.
 

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http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/Darcyandabook.jpgN'ont-ils pas l'air mignon tous les deux avec leurs yeux de merlans fris ?

Rangé dans Du livre au film & caetera le 9 février 2012

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Butin (n.m.) [moyen bas allemand būte : partage] :
Ce qu'on prend à l'ennemi à l'occasion de la guerre : Le butin des armées napoléoniennes.
Produit d'un vol, d'un pillage : Les cambrioleurs ont abandonné leur butin.


Cette semaine j’ai encore une fois été plus que raisonnable. Je ne sais pas ce qui m'arrive, ce doit être le froid. Trois achats seulement et grâce à des chèques Lire encor
e. Mais j'ai eu la bonne surprise en rentrant vendredi de découvrir une flopée de petits paquets m'attendant au courrier. Au programme des cadeaux, un service presse, une lettre venue du bout du monde connu et un troc. Que faut-il de plus pour être heureuse ?

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  La semaine dernière j'avais commandé chez WHSMITH (rue de Rivoli), un recueil de nouvelles sur Sherlock Holmes : A study in Sherlock avec des histoires d'Allan Bradley, Neil Gaiman et pleins d'autres. Ça a l'air super génial. Et je pensais que ce serait le seul achat de la semaine, sauf que j'ai enfin poussé les portes de la boutique à côté de mon boulot. L'ouvre boite c'est une toute nouvelle librairie ouverte en octobre dernier et qui est juste super jolie. Y a pleins de livres dans un joli décors et pas que des best-sellers qu'on connaît tous. Là-bas j'ai craqué pour La femme en vert d'Arnaldur Indridason et un petit bouquin de chez Sillage : De l'essence du rire de Charles Baudelaire. C'est pour les cours de culture G et parce que j'adore cette maison d'édition.
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/DSC02281.jpgEt j'ai découvert sur ma pile de courrier de la semaine, une petite missive venant du bout du bout du monde de la part de Méloë. Les lettres c'est vraiment le bien et je vais m'attaquer cet après-midi à ma réponse.

Mais la lettre n'était pas la seule chose à m'attendre sur la table du salon ! Il y avait aussi un joli paquet envoyé par Niënor et contenant deux livres trop bien que je cherche depuis des siècles. Charles Dickens par Marie-Aude Murail (maintenant faut que je lise Dickens) et la biographie de Marie-Aude Murail en prime ! C'est trop chouette et même si je t'ai déjà remercié en privé, je le redis ici sinon mes petits serpolets vont penser que je suis sans cœur.
Merci Niënor ! Et j'avoue que je ne comprends pas du tout, mais alors pas du tout ton allusion aux Harlequins, vraiment où as-tu été cherché cela ?

Sur la table du salon il y avait aussi deux autres paquets. Le premier, un service presse venant des éditions Baker Street. Je suis très heureuse parce que j'adore ce qu'ils font et qu'ils m'ont contacté comme une grande directement pour recevoir le deuxième bouquin d'Eli M. Liebow qu'ils publient : Sept femmes contre Édimbourg (souvenez-vous j'avais adoré la biographie de Joseph Bell l'année dernière) et que ça parle des premières femmes étudiantes en médecine et que ça a l'air super intéressant. Je sens que quand j'aurais fini mon partenariat en cours je me jetterais dessus.
Il y également un troc obtenu par Bookmooch (mon premier !) : L'étrangleur de Cater Street d'Anne Perry. Je vais enfin pouvoir découvrir cette auteure !

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Pour me consoler de diverses choses variées j'ai été chez Emmaüs. Ça faisait au moins un mois que je n'y avais pas fait un tour et j'ai eu de fabuleuses surprises (tout compte fait, ça faisait quinze jours, mais c'est quand même très long). Et je n'ai connu plus aucune mesure quand je suis tombée sur des Jean de Bonot...
Mais faisons durer le suspens avec les poches. Tout d'abord, les volumes deux et trois d'une petite série jeunesse d'Alain Surget qui se passe en Égypte. J'avais trouvé le un il y a quelques mois pour quelques centimes et du coup je suis contente d'avoir toute la série.
La première grosse surprise a été de tomber sur Sombres citrouilles de Malika Ferdjoukh ! J'ai hésiter toute la semaine à l'acheter en neuf, alors si c'est pas le destin ça. Ensuite, L'enfant qui parlait aux animaux de Roald Dahl parce que je continue ma petite collection.
L'autre méga-surprise ça été ce volume des aventures de Sherlock Hem'los ! Déjà parce que c'est plus édité et que je désespérais d'en trouver un. Vous auriez dû voir ma tête quand je l'ai découvert. Les illustrations sont trop jolies et il est déjà membre de ma collection holmésienne le petit chanceux !
Emile et les détectives d'Erich Kästner est venu compléter ma sélection (ben oui, c'était cinq pour un 1 €), et je suis contente d'avoir trouvé ensuite un bouquin de Sylvain Tesson et Alexandre Poussin : La marche dans le ciel. Après avoir adoré Dans les forêts de Sibérie, j'avais vraiment envie de lire les autres récits de voyage de l'auteur et son ami.

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J'ai ensuite déniché des vieilles éditions Stock de 1930 et 1946. Regain de Jean Giono, La renarde de Mary Webb (romancière classique anglaise) et Madame Dorthéa de Sigrid Undset (pris Nobel de littérature Norvégienne). Ils ne sentent pas le moisi, ils sont tous jolis. Composés en typographie, cousus, relié, pff le paradis.

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Et la troisième hyper grosse surprise ce sont ces deux volumes de chez Jean de Bonot de 1967. Que je vous explique, ces trucs ça coûte une blinde. Pour moi une blinde c'est 40-50 € le volume. Donc d'en trouver deux pour 1 € je me suis dit, ok... Ces bouquins ils sont reliés plein cuir, dorés à l'or, imprimés sur du verger. Je suis carrément snob mais je m'en fou. J'ai donc le premier tome des œuvres intégrales de Molière et des Mémoires de Chateaubriand. Que de bonnes lectures en perspectives.
Et vous, votre semaine c'était comment ?
 
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Rangé dans Le butin le 5 février 2012

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