Les cent ans de Dracula : 8 histoires de vampires de Goethe à Lovecraft.

Recueil de nouvelles publié en 1997.



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/les100ans.jpgRésumé : Voici 8 nouvelles qui raviront tous les amateurs d'histoires de vampires. Dans la première on découvre un magnifique poème en vers racontant le trahique destin de la fiancée de Corinthe et de son amant, dans la deuxième un séduisant vampire s'en prend à une jeune fille, et ainsi de suite. On a tout, de la comtesse russe qui achète un cimetière pour elle seule et suce le sang des gardiens, ou encore la jeune fille tuée par des brigands et qui devenue vampire s'en prend à son fiancé.

Mon avis :
J'ai acheté ce petit livre chez ma bouquiniste et je suis contente puisque toutes les nouvelles qui sont dans ce recueil n'étaient pas dans l'autre que j'ai déjà. La fiancée de Corinthe est un long poème en vers. L'histoire racontée est passionnante et très bien écrite, la fin est géniale. Le vampire, ainsi que L'invité de Dracula, m'ont laissé de marbre. Le vampire est beaucoup trop "mal écrit" pour être intéressant, et L'invité de Dracula bien confus. On ne comprend pas ce qu'il se passe parfois, mais le dénouement est assez "drôle" puisque ironique quant au sauveur du jeune anglais.
J'ai par contre adoré La morte amoureuse ; l'histoire est passionnante, on suit les aventures de ce prêtre et franchement Théophile Gauthier s'y entend pour nous plonger dans l'ambiance de sa nouvelle (c'est un peu le même principe que celui de Arria Marcella mais c'est tout de même excellent !). J'ai également beaucoup aimé Car la vie est dans le sang. On n'a pas trop ce côté manichéen et archi-chrétien qui va souvent avec les histoires de vampires des siècles. De plus l'histoire est très bien écrite et passionnante !
J'ai bien aimé Le Gardien du cimetière, l'ambiance de l'histoire autant que tout ce qu'il se passe est génial, mais tout cela est beaucoup trop court, même pour une nouvelle. On aurait aimé un développement et une description plus longue des aventures du personnages. J'ai apprécié pareillement Aylmer Vance et le vampire, l'histoire de la famille MacThane est intéressante, ce qu'il se déroule également, mais tout est gâché par la fin et par la façon dont Vance s'occupe du vampire. Ce n'est pas affreusement pas crédible. Et pour finir, La maison maudite. Je dois avouer que la généalogie de la maison et l'histoire de ses habitants est troublante mais en même temps passionnante. Cependant si l'histoire m'a globalement plu, à cause du style sympathique et du thème, le dénouement et le vampire sont des plus bof.
 
En deux mots : Seules deux des nouvelles sont passables, les autres cependant valent vraiment le coup d'être lues, car très bien écrites et passionnantes !


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La solitude du vampire  • Fées, sorcières et diablesses

Rangé dans Littérature apatride le 21 juillet 2009

Un rival pour Sherlock Holmes, Béatrice Nicodème.

Publié en 1993.



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/9782013222778.jpgRésumé : Wiggins, le chef des Irréguliers de Baker Street se voit confié deux enquêtes ! L'une par Mr Sherlock Holmes et l'autre par un mystérieux marin qui dit avoir connu son père et qui pourrait le rendre riche. Le seul problème c'est que quelqu'un semble déterminer à tuer Wiggins, deux fois déjà qu'on essaye, peut-être que la troisième sera la bonne ?

L'auteure : Béatrice Nicodème est née en 1952 en  France. Auteure de romans pour adultes et enfants, elle a notamment reprit le personnage de Wiggins (voir Sherlock Holmes) et lui à créé toute une ribambelle d'aventures. Elle également écrit un pastiche pour les adultes toujours sur l'univers de Sherlock Holmes, il s'intitule : Defi à Sherlock Holmes.

Mon avis : Je suis tombée sur ce livre en furetant chez mon bouquiniste d'occasion, tout de suite en voyant les mots Sherlock Holmes j'ai acheté le livre. Il s'agit en fait d'un pastiche destiné à un jeune public et reprenant le personnage de Wiggins. Pour ceux qui ont déjà lu Sherlock Holmes, ils savent que c'est le chef des Irréguliers de Baker Street qu'Holmes emploi parfois pour des enquêtes.
Malgré le fait que ce soit un pastiche et pour enfants en plus, le caractère des personnages est respecté presque à la lettre et les péripéties sont crédibles, ce dont certains autres pastiches ne peuvent pas se targuer, suivez mon regard. C'est donc bien écrit, intéressant et je me verrais bien acheter les suivants ou tout du moins les emprunter à la bibliothèque.

En deux mots : Un bon pastiche, à lire à tout âge, que l'on soit holmésien ou non.

Extrait :"Il a tout de suite reconnu le chapeau [Mr. Tilbury].
"Ah, je m'en souviendrai, de celui-là ! m'a-t-il dit. Vous comprenez, jeune homme, l'homme qui  me l'a fait faire ne parlait pas exactement comme un clergyman. Vous voyez ce que je veux dire ? On aurait plutôt dit un ancien repris de justice ! Alors, moi, ça ne me plaisait pas trop de faire un chapeau pour ce genre d'individu. Je l'ai dit à Mrs. Tilbury, d'ailleurs. Je lui ai dit :"Violet (Violet, c'est  ma femme), "Violet, j'ai un cas de conscience. J'ai eu aujourd'hui un client qui voulait se faire passer pour un clergyman mais il avait plutôt l'air de quelqu'un qui prépare un mauvais coup... Tu vois ce que je veux dire ? Je l'imagine plutôt pillant les églises qu'en train de réciter des prières. Violet, j'ai besoin de tes conseils..." Violet (je veux dire Mrs. Tilbury), Violet dit toujours qu'on ne doit pas refuser une affaire. Alors elle m'a répondu :"Edgar" (Edgar, c'est moi), "Edgar, tu vas faire ce chapeau... "

Rangé dans Littérature française le 19 juillet 2009

La potion magique de Georges Bouillon, Roald Dahl.

Publié en 1981.
Genre : Littérature jeunesse.



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/zo0ael9h.jpgRésumé : "Hourra ! Cornes à la sorcière,
Vive la chaudière !
Hourra ! Cornes à la potion,
Vive le chaudron !
Pétille, clapote, barbouille,
Siffle, crachote, gargouille !
Fais tes prières, Grand-mère !"

Georges a un sérieux problème, sa grand-mère est une vraie sorcière ! Elle se plaint tout le temps et martyrise le garçon quand ses parents ont le dos tourné. Et un beau jour, Georges en a assez ! Il décide fabriquer une potion pour changer sa grand-mère ... en quelque chose. Pas sûr que celle-ci apprécie le geste.

L'auteur : Roald Dahl est né en 1916, il est le fils de parents Norvégiens et grandira au Pays de Galles. Il se fera connaître pour ses romans de jeunesse très drôle et magiques. Il mourra en 1990 d'un rare problème sanguin appelé anémie myélodysplasique.


Mon avis : J'adore Roald Dahl depuis ... depuis un bon moment. Et lorsque j'ai vu ce livre chez mon bouquiniste j'ai sauté sur l'occasion (il faisait 2 F 50 ... il avait tellement moisi là qu'ils n'avaient pas encore changé les monnaies ... =D) . Comme l'on pouvait s'y attendre, c'est drôle, terriblement bien écrit, intéressant, passionnant même. J'ai adoré lire les aventures de Georges, grincer des dents à chaque fois que sa sorcière de Grand-Ma l'embêtait et voir ce qui lui arrivait à la fin ! Le seul minuscule bémol est la tout toute dernière phrase que je n'ai pas aimé (on est pinailleur ou on ne l'est pas =p).

En deux mots : Un bon moment de lecture, de la magie, des chansons !

Extrait : "La plupart des grand-mères sont d'adorables vieilles dames, gentilles et serviables, mais pas celle-là. Elle passait sa journée, toutes ses journées, assise dans son fauteuil, près de la fenêtre et elle était tout le temps en train de se plaindre, de bougonner, de ronchonner, de râler et de pester sur tout et sur rien. Jamais, même dans ses bons jours, elle n'avait souri à Georges, jamais elle ne lui avait dit "Bonjour, Georges, comment ça va ?" ni :"Et si on jouait au jeu de l'oie ?" ni : "Comment ça s'est passé à l'école aujourd'hui ?". Elle ne s'intéressait qu'à elle. C'était une affreuse vieille mégère."

Rangé dans Littérature britannique le 17 juillet 2009

Excalibur, l'épée dans la pierre (T.1), T.H. White.

Publié en 1938.

 

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/9782253146551.jpgRésumé : En pays de Grimoirie, vit le jeune Arthur, dit la Verrue. Un jour qu’il se trouvait perdu dans la forêt il rencontre l’enchanteur Merlin, celui-ci deviendra son précepteur au château de messire Auctor. Suivront six années d’apprentissage. Moins qu’à la politique et à l’art de la guerre, l’enseignement de Merlin se constitue des secrets de la nature et aux mystères que monde animal. La Verrue se retrouvera donc transformé en carpe, blaireau, oie ou même fourmis. Tant d’enseignements qui pourraient bien l’aider à devenir roi d’Angleterre et à retirer Excalibur de son socle…

L’auteur : Terence Hanbury White est un écrivain anglais né en 1907 à Bombay. Etudiant brillant à Cambridge, il sera professeur pendant deux ans pour ensuite profiter de sa solitude dans un refuge de garde-chasse. Ayant peur des hommes et de leur cruauté, il restera solitaire jusqu’à sa mort en 1964.

Mon avis : J’avais ce livre dans ma PAL depuis un moment déjà et je me suis décidée à l’ouvrir afin de faire une petite pause dans les lectures « sérieuses ». Je n’ai pas été déçue. Il est tout simplement génial ! Il est écrit avec une drôlerie et une sensibilité magnifiques. On voit bien que l’auteur connaît les animaux, dont il décrit les habitudes lors des métamorphoses de la Verrue et qu’il les aime. Cet amour transparait tellement et est si bien formulé qu’on en vient nous aussi à aimer l’oie sauvage ou a trouver attachant le blaireau savant.
Les autres personnages, messire Auctor, Keu, le roi Pellinor, sir Grummore sont des personnages décrit avec ironie mais sans méchanceté. Ils sont attachants et on se surprend à sourire en lisant leurs aventures. Ce qui est également très bien décrit c’est la vie au Moyen-âge, un Moyen-âge de contes de fées bien entendu, mais une époque si bien décrite, de part les cultures, le château les chevaliers, qu’on s’y croirait !


En deux mots : Un livre très chouette, drôle, écrit avec brio, bref un livre que je conseille à tous !

Extrait :« Merlin posa son tricot et regarda son élève par-dessus ses lunettes. « Mon garçon, avant que j’en aie terminé avec toi, tu seras tout ce qu’il y a dans le monde, animal, végétal, minéral, protiste ou virus, peu m’importe, mais il faudra t’en remettre à ma rétrovision. Le temps n’est pas encore mûr pour que tu sois un faucon – d’abord, Hob est encore en train de les nourrir – alors tu ferais aussi bien de t’asseoir un moment et d’apprendre à te comporter en être humain.
Très bien, si c’est pour essayer. » Et il s’assit.
Au bout de plusieurs minutes, il dit « A-t-on le droit de parler comme un être humain ou doit-on doit-on être vu, mais pas entendu ?
Tout le monde peut parler.
Ça tombe bien parce que voulais vous dire que ça fait trois rangs que vous tricotez votre barbe.
Eh bien, que je sois…
Je pense que le mieux serait de la couper. Vous voulez que j’aille chercher des ciseaux ?
Pourquoi ne m’as-tu pas prévenu plus tôt ?
Je voulais voir ce qui arriverait.
Tu cours le grave risque, mon garçon, d’être transformé en tranche de pain, et grillé. »

Rangé dans Littérature britannique le 15 juillet 2009

La châtelaine de Wildfell hall, Anne Brontë.

Publié en 1848.

 

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/bronte.jpgRésumé : Le château de Wildfell Hall est en ruine depuis le départ de ses propriétaires. Mais bientôt il court un bruit étrange dans la paroisse …le château serait de nouveau habité par une mystérieuse étrangère et son enfant … sans qu’un quelconque mari soit en vue ! Alors on se pose des questions, est-elle vraiment veuve comme elle prétend, d’où vient-elle et surtout pourquoi semble-t-elle si proche de son propriétaire, Sir Lawrence ? Tant de questions sans réponses ne peuvent qu’entraîner les commérages des bonnes gens …

L’auteur : Anne Brontë, cadette de la fratrie Brontë vit le jour le 17 janvier 1820. C'est cette même année que la famille s'établit au presbytère d'Haworth. En 1846, Charlotte, Emily et Anne font paraître un recueil de poèmes sous les noms des frères Acton, l'année suivante, elles publient toutes les trois leurs romans éponymes. Anne meurt en 1849 à Scarborough.


- Agnès Grey -

Mon avis : L’histoire est racontée par Gilbert Markham, à son beau-frère, sous forme de lettres (très longues les lettres d’ailleurs). On est vite intriguée par cette mystérieuse étrangère qui ne dit rien d’elle et qui a souvent des réactions étranges. Et cela grandit au fur et à mesure que Gilbert se rend compte que l’étrangère ne lui est pas si indifférente que cela.
Le style est toujours aussi plaisant que dans Agnès Grey et la tranquille ironie de l’auteur toujours là. On a bien envie d’étriper Elisa, le curée et toute la smala mais surtout Elisa qui est une sacrée peste. Par la suite on tuerait bien l’ex-époux d’Helen (l’étrangère). Bref que de la joie =D
J’ai préféré la partie où l’on lit le journal d’Helen sa narration est beaucoup plus fluide que celle de Gilbert et ce qu’elle raconte est passionnant ! Sinon rien de plus à dire, puisque j’ai déjà dit dans l’article sur Agnès Grey combien j’aimais cette auteure.

En deux mots : Un très bon roman, qui a toutefois un petit coup de mou vers la fin.

Extrait : "Puis, approchant une bougie, il entreprit de regarder tous mes croquis au verso. Je surveillai cet examen avec un calme relatif, sachant que sa vanité ne serait pas satisfaite davantage car si j'avais, en effet, imposé à tous mes dessins le témoignage de mon engouement, du moins avais-je pris soin de l'en effacer. Mais la gomme ne supprime pas toutes les traces et je tremblais en le voyant tenir ces feuilles bien à la lumière afin de scruter leur apparente blancheur. Je me trompais d'ailleurs en croyant qu'il n'y ferait aucune découverte car il remarqua tranquillement :
- Je m'aperçois que l'envers des dessins des jeunes filles comme les post-scriptum de leurs lettres sont l'essentiel de l'affaire."

Rangé dans Littérature britannique le 13 juillet 2009

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