Raison-et-sentiments

"J'ai dans l'âme une fleur que nul ne peut cueillir." Victor Hugo

Vendredi 24 avril 2009 à 14:06

3.

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/tourdecrou.jpgLe tour d'écrou, Henry James.

Publié en 1898.
Genre :
Nouvelle fantastique.

Résumé : Dans une vieille maison à la veille de noël, on se raconte des histoires qui font peur, fantômes et autres revenants sont invités à la partie. Mais quand on raconte une histoire qui a vraiment eu lieux et qui concerne deux mignons enfants, l'horreur n'en est que plus grande. Qu'a-t-il bien pu se passer dans le château de Bly voilà des années ? Pourquoi les deux enfants, Flora et Miles, agissent si étrangement …

L'auteur : Henry James (1843 – 1916) est un écrivain britannique d'origine américaine. Le tour d'écrou est considéré comme un texte essentiel dans l'écriture fantastique.

Mon avis : Je n'ai jamais lu un livre aussi mal écrit. Si on me parle de texte fondateur du fantastique, je pense à Carmilla ou encore Dracula, mais par pitié pas Le tour d'écrou. Les phrases sont compliqués, s'éternisent, la narration est laborieuse et les personnage stéréotypés jusqu'au bout des ongles. Et la fin n'en est pas une, on ne sait pas ce qu'il se passe vraiment. Il aurait pu revenir au groupe qui écoute l'histoire pour clore le sujet, mais non on a l'impression qu'il s'arrête en plein milieu.
J'ai aimé certains aspects du livres, mais assez pour rattraper ma mauvaise opinion sur ce livre. J'ai adoré la trop grande gentillesse des enfants qui confine à la diablerie, à la façon de parler de Miles, mais c'est tout …

En deux mots : « Déçue » est un mot trop faible pour décrire ce que je ressens.

Jeudi 30 avril 2009 à 19:07

6.

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/BILD0801.jpg
Northanger Abbey, Jane Austen.

Publication:1818.
(Challenge ABC)

L'auteur : Jane Austen (1775 – 1817) est une romancière anglaise célèbre pour ses romans dépeignant la société anglaise avec ironie et discernement.

Résumé : Catherine Morland n'avait rien qui puisse la prédestiner à devenir une héroïne. Lors d'un séjour à Bath, elle rencontre les Tilney, et le cadet, Henry, a tout d'un gentleman. Catherine, fervente lectrice de roman, s'imagine toutes sortes d'aventures, mais qui sait, parfois la fiction se confond avec la réalité. Lorsqu'elle est invitée à séjourner à l'Abbaye de Northanger, son imagination s'emballe …

- Lady Susan -

Mon avis : Il est répandu que le meilleur roman de Jane Austen, fut Orgueil et Préjugés, et en cela je ne suis pas d'accord. Orgueil et Préjugés est certes bien écrit, comme tous ses romans d'ailleurs, mais ce n'est pas le meilleur.
Pour en revenir à Northanger, je dois dire que je suis absolument stupéfaite, il ne ressemble en rien à Orgueil et Préjugés, Raison et Sentiments ou même Emma. La satire sociale et le jeu de l'auteur avec son héroïne sont géniales. Ce roman est en fait une satire des romans noire si populaire à l'époque et en particulier du Mystère d'Udolphe d'Ann Radckliff. J'ai lu ce roman, et il m'a tellement ennuyé, semblé fat, que je suis ravie de trouver une romancière de talent qui soit de mon avis et qui s'amuse de cela dans son roman. La propension au bovarysme de Catherine est juste exceptionnelle.
Ce qui change également est ce que l'auteur prend plus position pour ses idées. Notamment pour les roman
s, qu'elle défend bec et ongle contre les gens « de la bonne société » qui ne lisent « jamais je romans par Dieu ! ».
Bref j'ai adoré ce livre, il est juste géniale, les dialogues sont excellemment écrit avec un humour très présent.

Toute petite remarque : La fin, comme dans ses autres romans, le moment où le gentil déclare sa flamme à la belle héroïne est toujours très rapide et limite passé sous silence. Ce n'est pas très important, ni éminemment préjudiciable pour le lecteur, mais voilà. Jane Austen a toujours une certaine pudeur à évoquer les
débordements sentimentaux, mais c'est plus charmant que bête.

En deux mots : Un très très bon livre.

Extrait : « -Je ne voulais certes pas m'exprimer de façon incorrecte, s'écria Catherine, mais c'est vraiment un beau roman, et je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas le dire.
-Très juste, dit Henry, et nous avons une bien belle journée, et nous faisons une belle promenade et vous êtes deux jeunes filles très belles. Oh, ce mot est vraiment très beau ! Il convient à n'importe quoi. Peut-être l'utilisait-on à l'origine pour parler de joliesse, de correction, de délicatesse ou de raffinement. Les gens étaient beaux par leur habillement, leurs sentiments, leurs goûts … Mais de nos jours, ce mot sert à exprimer n'importe quel éloge sur n'importe quel sujet.
-...Alors qu'en fait, s'écria sa soeur, on ne devrait l'utiliser que pour vous … […] Venez, Miss Morland, laissons-le méditer sur nos incorrections de langage tandis que nous louerons Udolphe dans les termes qui nous plairont. »

Ce qu'en pense Romanza.

Jeudi 7 mai 2009 à 22:45

12.

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/lesnaufra.jpgLes naufragés de l'autocar de John Steinbeck.

Publié en
1947.

Résumé : Une panne oblige des voyageurs à rester une nuit dans la station service où ils devaient changer de bus à direction d’une petite ville de Californie. Et quand ils peuvent enfin repartir, les ennuis ne sont pas terminés. Les ponts menacent de céder et de partir avec le courant, et si c’était encore le pire ! Mais non, les passagers se tirent dans les pattes, des intrigues se nouent autour de la si jolie Camille, du conducteur Juan, et des autres ...

L’auteur : John Steinbeck ( 1902 – 1968 ) est né à Salinas en Californie. Il fait plusieurs petits boulots pour se payer ses études à l’Université de Sandford puis devient journaliste à New York. Cependant l’atmosphère de la ville ne lui convient pas et il décide de retourner dans sa Californie natale. Il écrit son premier roman en 1929 : La coupe d’or.

- Les pâturages du ciel -

Mon avis : Ce livre est différent des autres que j’ai pu lire de Steinbeck. On a des répétitions, tant de répétitions je dirais même que l’on pense que c’est fait exprès, comme un refrain dans une chanson. Toujours de sublimes descriptions, très pointues. Le début du livre est peut-être un peu moins réussi, à mon sens, que la fin, mais cela ne gâche en rien le plaisir qu’on a à le lire. Quand on commence le chapitre XIV c’est juste fantastique, on découvre toute une tension psychologique, tout ce qui s’exerce sur les passagers du car et l’on voit comment ils peuvent évoluer les personnages.
J’ai adoré le personnage de Mme Prichard et de Van Brunt, l’une qui se prend pour une ingénue et l’autre qui fait vivre un enfer aux « naufragés » du car.

En deux mots : Très bien, malgré un début un peu lent et moins réussi que la fin.

Extraits : « Elle [ Mme Pritchard ] était convaincue que n’importe qui ferait n’importe quoi, si on le lui demandait gentiment. Et, en ce qui la concernait, elle avait raison. Elle demandait et obtenait les faveurs les plus extravagantes de la part d’inconnus, simplement en le demandant avec gentillesse. Elle ne craignait pas de demander à un groom de lui transporter ses valises à quatre ou cinq rues de là, sous prétexte que la gare était trop près, vraiment, pour prendre un taxi, puis le remercier gracieusement en lui donnant dix cents. »

"Au loin sur la gauche, un fourmillement de lumières apparut - petites lueurs clignotant avec l'éloignement, perdues toutes seules dans la nuit, lointaines, glacées, tremblotantes, montées en guirlandes."

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/unmeurtre.jpgUn meurtre sera commis le ... Agatha Christie.

Publié en 1950.
Genre : Policier.


Résumé : « Un meurtre est annoncé, qui aura lieu le vendredi 29 octobre, à six heures trente de l'après-midi, à Little Paddocks. Les amis sont priés de tenir compte de cette invitation, qui ne sera pas renouvelée. »

Voilà la bien étrange annonce que les habitants d'une petite ville anglaise, trouvent dans leur journal du dimanche. Tout le monde pense qu'il s'agit là d'une étrange invitation à une « murder party », l'un de ces jeux où il faut trouver un « assassin ». Alors certains décident de se rendre en lieu et place de la fête. Cependant ils n'allaient pas imaginer qu’un véritable crime allait avoir lieu. C'est pourtant le cas et cette fois-ci la farce ne fait plus rire personne … Et qui de mieux que Miss Marple, la vieille demoiselle de St Mary Mead, pour résoudre ce crime ?

L'auteur : Agatha Christie (1891–1976) est celle que l'on surnomma la « reine du crime ». Elle est l'auteur de 80 livres, dont une bonne part de romans et de nouvelles. Elle est révélée au public par son premier roman Une mystérieuses affaire de Styles (1920), dans lequel elle introduit pour la première fois son célèbre Hercule Poirot. Elle est célèbre pour être la créatrice d'Hercule Poirot donc, ce petit détective Belge aux étrange manies et qui ne manque jamais de résoudre un crime, ainsi que Miss Marple, vieille dame adepte du tricot et qui grâce  sa connaissance la nature humaine ne manque jamais de découvrir le coupable.
En 1971, Agatha Christie a reçu le titre de dame commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique.

- L'affaire Protheroe -
- Hercule Poirot quitte la scène -
- Un meurtre sera commis le ... -
- Cinq petits cochons -
- Une poignée de seigle -
- Le crime est notre affaire -
- Le train de 16 H 50 -
- Témoin muet -
- Meurtre en Mésopotamie -

Mon avis : Étant donné que je suis une admiratrice inconditionnelle d'Agatha Christie (bon je n'ai lu que 26), il serait mal venu que je ne sois pas encore une fois absolument bluffé par le talent et la maitrise de l'intrigue de cette déesse du roman policier. On retrouve une fois de plus dans ce roman l'atmosphère délectable de la campagne anglaise qu'elle met en scène, ainsi que son humour très « anglais » qui nous fait sourire malgré nous. On retrouve dans ce roman Miss Marple, qui accompagné de l'inspecteur Craddock (que l'on retrouvera dans plusieurs autres romans) va mener son enquête pour découvrir le fin de l'histoire (je suis évasive quand aux faits pour vous permettre d'ouvrir le livre sans connaître la moitié de la fin …).
Comme d'habitude j'ai été bluffé par la solution du crime et par les détours que la romancière à pris pour nous embrouiller, mais aussi par les perches qu'elle nous a tendu pour arriver nous-mêmes à une conclusion.
Bref j'ai adoré ! Et l'épilogue est juste sublime !

En deux mots : Un petit bijou !

Extrait : « -Nous vivons des heures dramatiques, décréta-t-elle, et le plus simple est de ne pas parler de tout ça, parce qu'on ne sait rien de la prochaine victime ...Vous devez trouver, ma chère miss Blacklock, qu'il est bien indiscret de notre part d'envahir votre domicile, mais nous obéissons à une véritable mise en demeure de l'inspecteur Craddock. Vous savez qu'il n'a toujours pas trouvé Miss Marple ? Bunch est comme folle. Personne ne sait où la pauvre vieille demoiselle est allée au lieu de rentrer au presbytère. Pourvu qu'il ne lui soit rien arrivé ! Une si charmante personne, en possession de toutes ses facultés …
-Tu ne crois pas, maman, souffla Edmund, que tu ferais mieux de te taire ?
-Mais bien sûr, mon chéri ! Je n'ai d'ailleurs absolument rien à dire ... »

Jeudi 14 mai 2009 à 18:57

Fin de la représentation.

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/9782702430118.jpgHercule Poirot quitte la scène, Agatha Christie.

Publié en 1975.
Genre : Policier.

Résumé : Et l'on revient à Styles (1), après tant d'années ! La maison n'est plus ce qu'elle était, par exemple la salle de bain a été remplacé par ses choses modernes et hideuses, le parc est presque laissé à l'abandon, et les propriétaires actuels de Styles ! Les Luttrel ont racheté la maison pour une bouché de pain quelques années auparavant, et frôlant la nécessite, tentent d'établir là une pension de famille.
C'est de cet endroit, qu'Hercule Poirot, notre chère détective Belge écrit à son grand ami Hastings. Et là encore les choses ont changé, les enfants d'Hastings sont grands, sa femme est décédée, et Poirot . Et bien Poirot est vieux, amaigris, ne porte plus ses souliers vernis qu'il affectionnait tellement pour la simple et bonne raison qu'il ne peut plus marcher. Oui, parfaitement, Hercule Poirot dans un fauteuil ! Mais certaines choses restent immuable, et l'intelligence de Poirot fait partie de celles-là. S'il séjourne à Styles ce n'est pas pour le simple contentement de ressasser les vieux jours, oh non, c'est qu'il est sur la piste d'un assassin. Un assassin qui a déjà fait au moins cinq victimes et qui n'a jamais été inquiété. Cependant il n'est pas né celui qui échappera au flair d'Hercule Poirot. Alors même s'il est impotent à présent et qu'il ne peut plus si facilement courir après le coupable Poirot et ses petites cellules grises, aidé des jambes vigoureuses de Hastings, vont mettre la main sur l'assassin et le mettre hors d'état de nuire …

 (1) Styles est la demeure où se déroule le premier roman d'Agatha Christie et qui met en scène pour la première fois Hercule Poirot : La mystérieuses affaire de Styles.

L'auteure : Agatha Christie (1891 – 1976) est celle que l'on surnomma la « reine du crime ». Elle est l'auteur de 80 livres, dont une bonne part de romans et de nouvelles. Elle est révélée au public par son premier roman Une mystérieuses affaire de Styles (1920), dans lequel elle introduit pour la première fois son célèbre Hercule Poirot.

- Un meurtre sera commis le ... -
- Cinq petits cochons -
- Une poignée de seigle -
- Le crime est notre affaire -
- L'affaire Protheroe -
- Le train de 16 H 50 -
- Témoin muet -
- Meurtre en Mésopotamie -

Mon avis : J'ai pris ce livre à la suite d'une malheureuse information que j'ai lu dans Encarta alors que je faisais une recherche sur Agatha Christie. En effet, si je ne me permettrais pas de reporter ici l'information en question, ils dévoilaient l'un des grands secrets du livre sans prendre de précautions ni avertir le lecteur. J'avoue que ça m'a parue de la première idiotie, mais il faut dire qu'en ce qui concerne les livres, Encarta enchaine les bourdes.
Bref, pour en revenir au roman. Plantons le décors, et ce que je révèle ici, loin de dévoiler des aspects du livres, est connu d'à peu près tout le monde. Ce livre est le dernier où Hercule Poirot apparaît. En effet Agatha Christie le fait mourir.
Même si j'ai du mal à m'imaginer un Poirot diminué physiquement, incapable de marcher et arthritique, il faut reconnaître que le livre est tout simplement magistral ! Une intrigue rondement mené et plus que ça même. C'est la plus complexe, la plus jouissive (dans le sens où le lecteur est simplement bluffé par le raisonnement) des enquêtes d'Hercule Poirot. Et l'on est prit dans le texte d'une telle manière que l'on ne décroche pas avant d'en avoir eut le fin mot. Car c'est une atmosphère dérangeante, oppressante qui de déroule au fur et à mesure du livre.
Et avec quel talent elle tisse sa toile, avec qu'elle génie elle tend les pièges, invente les chausses-trappes et met en danger ses personnages !
Je dois cependant dire que Hastings n'a jamais été l'un de mes personnages préférés, il est un Watson assez pleutre et qui me tape sur le système tellement il tombe à côté des évidences. Et quant à sa fille !  C'est juste une idiote insupportable. Heureusement cela n'entache pas le plaisir qu'on à lire ce magnifique livre.

En deux mots : Sublime !

Extrait : « -Vous pouvez écouter les conversations, vos genoux sont encore assez souples et ne refuseront pas de se plier pour vous permettre de regarder par les trous de serrure...
-Je ne regarderai pas par les trous de serrure ! Déclarai-je d'un ton décidé.
Poirot ferma les yeux.
-Très bien. Vous ne regarderez pas par les trous de serrure, vous resterez le parfait gentleman anglais, et quelqu'un se fera tuer. Mais ce dernier point n'a évidemment pas la moindre importance. Chez un Anglais, c'est l'honneur qui passe en premier. Et le vôtre à plus de valeur que la vie d'un être humain. Parfait. C'est compris.
-Mais enfin, Poirot …
-Retirez-vous. »

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