Raison-et-sentiments

"J'ai dans l'âme une fleur que nul ne peut cueillir." Victor Hugo

Dimanche 12 juillet 2009 à 9:42

55.

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Chronique d'une mort annoncé, Gabriel García Márquez.

Publié en 1981.

L'auteur : Gabriel García Márquez est un écrivain colombien né le 6 mars 1927. Romancier, novelliste mais aussi journaliste engagé, il reçoit le prix Nobel de littérature en 1982.

Résumé : C'est un roman policier
Dans lequel on sait qui a tué qui
Et pourquoi.

Mon avis : Comme j'étais en veine de poésie et de jolies blagues je me suis dit qu'un résumé par ordinaire ne serait pas de trop.
Bon, trêve de plaisanteries. L'histoire est simple, dans un village colombien au lendemain d'un mariage, Santiago Nasar se fait tuer, et tout le monde était au courant. Il ne s'est cependant trouvé personne pour le prévenir ou le protéger. C'est donc la chronique d'une mort annoncée que nous livre le narrateur, quelques années après le drame en rassemblant les témoignages et ses propres souvenirs. Il ne s'agit pas comme il pourrait sembler, d'un livre qui dénonce l'immobilisme des habitants ou la cruauté etc etc ... Non, le narrateur se contente de dire ce qu'il s'est passé, sans chercher à faire honte aux habitants ni les moraliser. C'est en fait d'un livre assez étrange.
On a l'habitude de découvrir à la fin ce qu'il se passe, alors que là dés la première phrase on sait que le personnage va mourir, on sait qui va l'assassiner et on apprend au fur et à mesure pourquoi. Ce qui est passionnant dans ce livre, c'est la façon dont l'auteur raconte l'enchainement des événements, donne le différents avis et montre combien cette mort a été annoncée. Du maire au policier en passant pas le curé, tout le monde était au courant, mais personne n'a rien dit à Santiago Nasar ni rien fait pour l'empêcher, les meurtriers mêmes ne seront pas inquiétés par une quelconque vengeance, bien que la victime soit très appréciée.
Ecrit avec un style vivant, drôle et tout simplement impeccable, l'auteur nous fait découvrir une histoire passionnante.

En deux mots : Un livre superbe que je conseille à tous !

 Extrait :"L'avocat plaida la thèse de l'homicide en état de légitime défense de l'honneur, point de vue qui fut accepté par les jurés, et les jumeaux déclarèrent à la fin du procès qu'ils recommenceraient mille fois s'il fallait le refaire, et pour les mêmes raisons. Ils entrevirent eux-mêmes l'argument de leur défense quand, quelques minutes après le crime, ils vinrent au presbytère se constituer prisonnier. Ils firent irruption dans la maison du curé, talonnés par un groupe d'Arabes surexcités, et posèrent les couteaux aux lames propres sur la table du Père Amador. Les deux se sentaient épuisés après le travail barbare de mort auquel ils s'étaient livrés. Ils avaient les bras trempés et le visage barbouillé de sueur et de sang encore frais. Pourtant le curé évoquait leur reddition comme un acte d'une grande dignité.
-Nous l'avons tué sciemment, dit Pedro Vicario. Mais nous sommes innocents.
-Peut-être devant Dieu, dit le Père Amador.
-Devant Dieu et devant les hommes, précisa Pablo Vicario. Il s'agissait d'une affaire d'honneur."

Lundi 31 août 2009 à 19:44

93.

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/lombreduvent.jpgL'Ombre du vent, Carlos Ruiz Zafón.

Publié en 2004.

Résumé : Barcelone, années -50. Daniel Sempere est emmené dans le Cimetière des Livres Oubliés par son père, là il doit souscrire à la tradition qui est de choisir un livre parmi les centaine de milliers qui s'y trouvent et de "l'adopter". Il trouvera le livre qui va changer le cours de sa vie : L'Ombre du vent d'un certain Julián Carax ...

L'auteur : Carlos Ruiz Zafón (né en 1964 à Barcelone) est un écrivain et scénariste espagnol vivant depuis 1994 aux Etats-Unis. C'est avec son quatrième roman, L'Ombre du vent, qu'il sera révélé au public et recevra quantité de prix littéraire.

- Début du roman -


Mon avis : J'avais dans l'idée d'emmener ce volume avec moi en Angleterre mais au dernier moment j'ai décidé de le lire avant, ça fera toujours un livre de moins à emporter et à regretter.
C'est étrange comme les 200 premières pages d'un livre qui en compte 600, passent vite et comme les 50 premières d'un livre de 200 pages sont longues. Considérations poétiques mise à part, je dois dire que j'ai assez aimé ce roman. J'ai trouvé le début un peu lent, en fait je ne suis rentrée totalement dans le récit qu'à la moitié du livre et plus particulièrement pendant le manuscrit de Nuria Monfort. Ce qu'elle racontait, dévoilant ainsi toutes les zones d'ombres du livre ma ravi ainsi que sa narration, j'ai ensuite aimé la fin parce qu'elle suivait le prolongement de ces révélations. J'avais pu anticiper, comme tout le monde je pense, quelques révélations de cette partie, sauf deux. J'ai donc été agréablement surprise et mon opinion sur le livre s'en ai vu amélioré.
Sans cette fin qui à mon avis remonte le roman, j'aurais dit que nous avions là un Ensemble c'est tout catalan avec plus de sexe et de violence mais en moins bien. On a le clochard sorti de la rue et redevenant quelqu'un de respectable, la vieille femme qu'on aide et dont on a pitié, les histoires d'amour tarabiscotées, les confidences sur l'oreiller terriblement douloureuses. Mais c'est assez drôle parfois et certains dialogues sont presque superbes. J'ai aimé découvrir l'ambiance de Barcelone ainsi qu'en savoir plus sur ce que fut le régime de Franco et comment il arriva. Ce qui me fait nuancer à ce point mon propos est que le livre est long. Non pas que ce soit un problème ou autre chose, mais pendant 600 pages on a bien le temps d'entrer dans une atmosphère, de s'attacher aux personnages et de regarder avec une certaine tendresse les péripéties qui arrivent si l'on a aimé ledit livre.
J'ai assez aimé pour avoir envie de lire le nouveau livre de l'auteur à savoir Le jeu de l'ange. Je l'achèterais surement à l'aéroport et il me tiendra compagnie durant le vol jusque Manchester.

En deux mots : J'ai passé un moment agréable à lire ce livre, la fin m'ayant plus plu que le reste.

Extrait : "Est-ce à cause de cette pensée ou bien du hasard ou de son proche parent qui se pavane sous le nom de destin, toujours est-il que, tout d'un coup, je sus que j'avais déjà choisi le livre que je devais adopter. Ou peut-être devrais-je dire le lire qui m'avait adopté. Il se tenait timidement à l'extrémité d'un rayon, relié en cuir lie-de-vin, chuchotant son titre en caractère dorés qui luisaient à la lumière distillée du haut de la coupole. Je m'approchai de lui et caressai les mots du bout des doigts, en lisant en silence :
L'Ombre du vent
Juli
án Carax"

Lundi 23 novembre 2009 à 18:20

145.

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/9782070426492.jpgLa Villa des mystères, Federico Andahazi.

Publié en 1998.
Genre : Fantastique.

Résumé : Été 1816 : le temps est exécrable sur les rives du lac Léman. Désœuvrés, Lord Byron, Percy et Mary Shelley, Claire Clairmont et le docteur Polidori, hôtes illustres de la villa Diodati, se lancent un défi littéraire : écrire l'histoire gothique ultime, la plus sombre, la plus originale.
Polidori, secrétaire et souffre-douleur de Byron, jaloux du talent de son maître, reçoit d'étranges lettres anonymes lui proposant un étrange pacte littéraire...

L'auteur : Federico Andahazi (né en 1963) est psychiatre et écrivain.

Mon avis : Si j'avais une catégorie ou une distinction spéciale (comme les coups de coeurs) pour les livres les plus nuls que j'ai jamais eu à lire, celui-ci en reporterais la palme loin devant les autres.
Accablé d'un vocabulaire pompeux, inintelligible tout au long du livre ; obligé de suivre les méandres de la pensée d'un être aussi insignifiant et inintéressant que Polidori ; on nous pont une théorie idiote, glauque et surtout vraiment écoeurante sur la naissance du Vampire de Polidori.
Je n'ai pas aimé ce livre.

En deux mots : Une lecture qui m'a extrêmement déçue.

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