« Les temps sont durs pour les sapins. » Sylvain Tesson

Bleu presque transparent, Murakami Ryû.

Publié en 1977.
Challenge In the mood for Japan - 2e livre lu

 
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/9782877302968.jpgRésumé : Bleu presque transparent relate, en une succession de courts chapitres, quelques journées dans la vie d'un groupe d'adolescents. Journées ou plutôt nuits vides d'espoir d'une " génération perdue " et désillusionnée qui s'abîme dans la destruction. Sexe, drogue, musique, violence... le tableau serait d'une banale désespérance s'il n'y avait ce mélange de distance quasi clinique et d'infinie générosité dans le regard porté sur les personnages. Dans Tôkyô oppressante et triste, Ryû, Kei, Okinawa payent, dans leur corps qu'ils ruinent avec constance, l'absence d'âme d'une société. Et leur déchéance possède la couleur du bleu presque transparent de la pureté.

L'auteur : Ryunosuke Murakami dit Ryû Murakami (né en 1952) est un écrivain et cinéaste japonais. C'est l'auteur prolifique d'une trentaine de romans.

Mon avis : J'ai acheté ce livre après en avoir vu l'avis sur l'Encrier. Je me suis décidée à le lire puisque je l'ai inclus dans ma liste du challenge In the mood for Japan, et je suis ravie de l'avoir enfin évacué de ma PAL. Pour autant ça n'a pas été une lecture agréable. Loin de là.

J'avais déjà eu l'occasion de lire un livre de Murakami Ryû, à savoir Love & Pop, qui racontait la prostitution de ces lycéennes qui veulent gagner de l'argent pour s'acheter des fringues et des parfums de marque. Si le sujet traité était très intéressant et l'histoire de la jeune fille aussi, j'avais été très dérouté par le style de l'auteur. Ca été encore le cas ici. Pour raconter le quotidien de ces jeunes japonais désabusés, drogués, et alcooliques, il utilise des mots très crus et des descriptions très très peu ragoutantes qui m'ont écoeuré. C'est cette omniprésence de glauque, de sang et de vomi qui m'ont fait prendre une grande distance avec l'histoire et le style de l'auteur.
Même si j'ai parfois pu lire des choses qui m'auraient charmé dans d'autres circonstances, je n'ai pas pu les apprécier. Je ne voulais pas me trouver assez proche du livre pour avoir à supporter toutes les infamies et les horreurs qui arrivent à ces gamins. Du coup j'avais hâte de le terminer.

Et c'est un bouquin très curieux. L'auteur nous plonge sans préavis dans le quotidien d'un groupe de ces jeunes, et nous raconte, sans moral, sans narration superflue ce qu'ils font. Leurs délires sous LSD, leurs conversations décousues, leurs espoirs déçus, leurs très glauques parties de jambes en l'air (ou devrais-je dire de partouzes ?). Il y a une certaine "esthétique" derrière cela, un détachement qui fait, comme je l'ai déjà dit, qu'en d'autres circonstances j'aurais pu aimer ce livre.

En deux mots : Murakami Ryû est un auteur à l'oeuvre étrange et dérangeante. Pour ma part je trouve cela trop glauque et trash pour avoir envie de continuer à le lire.


Traduit du japonais par Guy Morel et Georges Belmont.

Rangé dans Littérature japonaise le 9 juillet 2010

Tokyo électrique, Collectif.

Publié en 2000.
Challenge In the mood for Japan - 1er livre lu


 
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/tokyoelectrique.jpgMon avis : C'est grâce à un troc avec Melcouettes que j'ai reçu ce livre (accompagné d'un très joli marque-page :D) qui me tentait depuis pas mal de temps. Tokyo Electrique est en fait une commande de l'éditeur français aux auteurs japonais peu connus chez nous et qui a également été publié au Japon. A la fin de l'ouvrage on prend le temps de nous présenter chaque auteur avec une courte biographie et des dates, ce qui est vraiment très sympathique.

Tokyo Electrique c'est les multiples visages d'une cité tentaculaire ... Dans la premier nouvelle, Yumeko de Muramatsu Tomomi, on découvre le quartier atypique de Fukagawa (et grâce à une petite carte au début du volume on peut situer le cadre des nouvelles) et les étranges habitués d'un petit café. Yamaguchi, qui lui-même tient un bar jazz, a convié ses amis pour leur parler d'une chose curieuse ... et la nouvelle va nous dévoiler l'histoire de chacun des personnages pour en arriver à la raison de la réunion. Ca se lit, même si parfois j'ai trouvé l'écriture assez laborieuse et l'histoire pas spécialement intéressant à lire.

Les fruits de Shinjuku de Morita Ryûji nous raconte les déboires de deux adolescents qui ont laissé tomber leurs études et dont l'un d'eux est tombé amoureux d'une très jeune prostitué philippine. Ici ça se lit plus agréablement, même si certains détails sur la profession de Maria ou ce que peut imaginer son soupirant sont crus et peu agréables. Il y a un je ne sais quoi qui rend la nouvelle atypique mais cette particularité n'a pas su me faire aimer toute la nouvelle, qui est comme Yumeko, bien mais sans plus.
Amants pour an d'Hayashi Marika, raconte l'histoire d'une jeune femme qui cherche désespérément un mari (parce que bien sûr à 26 ans elle est vieille fille et c'est terrible) et qui n'a que des déconvenues jusqu'à rencontrer Yôichirô, jeune homme qu'elle trouve charmant mais qui a déjà une fiancée ... partie un an à l'étranger. Encore un fois, un style qui ne m'a pas marqué et une histoire du même acabit que les précédentes.

La tente jaune sur le toit de Shiina Makoto raconte l'histoire de Fujii, jeune homme à la vie morne dont l'immeuble prend feu et qui se retrouve sans domicile. Par un concours de circonstances il se retrouve à camper avec une tente jaune sur le toit de son immeuble de travail ... l'intrigue avait tout pour me plaire. J'aime ce genre d'histoire bizarre où quelqu'un vit dans un endroit étrange (j'ai des gouts louches moi ? :p) mais ... encore une fois je n'ai pas accroché et si ça se lit sans problèmes, ça ne m'a rien apporté de spécial.
Il n'y a vraiment qu'Une ménagère au poste de police de Fujina Chiya pour m'avoir à peu près plu. L'intrigue a ce petit grain de folie et d'absurde que j'aime et ces personnages au comportement qu'on ne peut retrouver que dans les romans japonais. Natsumi est une mère de famille un peu étrange ... elle a de temps en temps des lubies, et la dernière en date lui vient de sa fille de huit ans qui lui demande pourquoi il n'y a pas de femmes dans les commissariats de quartier. Natsumi commence alors à s'intéresser aux postes de polices et à faire une "tournée" tous les jours et à se créer des histoires. Même si c'est la nouvelle qui m'a le plu, elle reste là aussi d'un niveau que j'aurais voulu plus élevé. Ce qui par contre est intéressant est la vision de la société japonaise qu'on a. Des femmes qui cherchent à tout prix un mari pour exister aux yeux de leurs familles et amis. Des femmes qui se trouvent étrange quand elle font le premier pas ou prennent des initiatives ... le reflet d'une société assez étrange. Comme si le mariage était une fin en soi ou la femme doit être une bonne ménagère muette. Pire qu'un film d'horreur.

En deux mots : Je n'ai rien de spécial à dire contre ce recueil, mais rien non plus en sa faveur. Hormis Une ménagère au poste de police, je n'ai rien trouvé qui me capte de me plaise vraiment. Glop (dont j'ai découvert le blog en faisant des recherches sur ce livre) dit beaucoup mieux que moi ce qu'il en est d'ailleurs.


Traduit du japonais par Corinne Quentin.

Rangé dans Littérature japonaise le 7 juillet 2010

La traversée du temps, Yasutaka Tsutsui.

Publié en 1976.
Emprunt Bibliothèque

 
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/wlatraverseedutempstsutsuiroman.jpgRésumé : La salle de sciences naturelles ressemblait à un débarras rempli de choses horribles. Et puis soudain, au milieu des ustensiles de cuisine, des squelettes, des collections d'insectes, et des animaux empaillés, Kasuko se sentit envahie par une odeur douce et nostalgique, comme de la lavande. Elle crut voir une ombre, un fantôme, ou un voleur, et s'évanouit. A partir de ce moment-là, plus rien ne fut normal. Kasuko avait l'impression d'avoir fait un saut dans le temps ...

L'auteur : Yasutaka Tsutsui (né en 1934) est un romancier et occasionnellement acteur japonais.

Mon avis : Après l'excellent visionnage du film éponyme, et de la lecture du premier volume du manga, je ne pouvais que lire la nouvelle qui est à l'origine de tant de créations littéraires, cinématographiques et graphiques, à savoir l'histoire écrite par Yasutaka Tsutsui.
L'histoire est la même que celle du manga dont je vous ai parlé plus tôt, une jeune fille Kasuko, découvre par hasard qu'elle a le pouvoir de voyager dans le temps et elle va chercher à savoir comment elle a bien pu obtenir ce dit pouvoir.

Je dois bien avouer que lire cette nouvelle permet de mieux comprendre le manga et la façon dont Kasuko voyage dans le passé ; il nous explique clairement le pourquoi de cette odeur de lavande, et toutes les autres choses que l'on peut découvrir en lisant le manga ou en regardant le film animé. Mais ... l'écriture de Yasutaka Tsutsui est bien en-dessous de ce que j'aurais pu imaginer. Le ton est très "jeunesse" et les personnages assez caricaturaux ; Goro par exemple, un des deux amis de Kasuko, apparaît ici comme un gros balourd incrédule et pénible. Qui s'énerve pour n'importe quel motif et qui pleure sans raison. Kasuko elle aussi est un peu en dessous de ce que laissait supposer le manga, seul Masaru, un autre ami de Kasuko, est à la hauteur de son rôle et est agit de manière cohérente.
Ce qui rend malhabile la lecture, ou tout du moins légèrement pénible, ce sont les dialogues assez simplistes que les adolescents ont entre eux ou avec leur professeur qui croit tout de suite à leur histoire de voyage dans le temps, comme si des enfants ne pouvaient pas inventer une histoire pour s'amuser. Le genre de dialogues que l'on peut lire ou entendre dans histoires ou le merveilleux et le fantastique apparaissent, exemple : "- Je crois que je peux voyager dans le temps, dit-elle. - C'est impossible, répondit l'autre en s'énervant et en voulant appeler un hôpital psychiatrique." C'est aussi simple et simpliste que ça parfois ...

En deux mots : Malgré les points négatifs soulevés, La traversée du temps est une nouvelle agréable à lire et qui permet de mieux comprendre tout ce qui a pu être créé autour : films, manga, nouvelles, etc ...


Traduit du japonais par Jean-Christian Bouvier.
Illustration de couverture par Shigeru Hatsuyama.

Rangé dans Littérature japonaise le 1er juillet 2010

Le jour de la gratitude au travail, Itoyama Akiko.

Publié en 2004.
Challenge ABC 2010

 
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/akikojourdegratitude.jpgRésumé : Le Jour de la Gratitude au Travail réunit deux récits mordants et drôles sur le monde du travail, vu du côté féminin, au Japon. " Quel est votre but dans la vie ? " a-t-on demandé à Kyôko lors de son premier entretien d'embauche. " Vivre vieille ", a-t-elle répondu. Après avoir été virée pour avoir molesté son patron qui s'était montré obscène et insultant, la voilà qui accepte une " rencontre arrangée " avec un homme infatué de lui-même et de la taille... de son entreprise. Dans le second récit, l'amitié qui unit la jeune Oikawa à son collègue de travail Futo est de nature assez spéciale. On a beau savoir que les liens qui se nouent au travail sont parfois très puissants, il est rare que le fantôme de votre collègue vous apparaisse, pris de hoquet, devant la porte de son appartement ...

L'auteur : Itoyama Akiko (née en 1966) est une écrivain japonaise qui a reçu le prix Akutagawa (le Goncourt japonais) pour Le jour de la gratitude au travail en 2006.

Mon avis : C'est totalement par hasard que j'ai acheté ce volume ; j'avais envie de littérature japonaise et ce petit roman en poche m'a presque sauté dans les bras, je n'ai pas pu résister … et oui la chair est faible :D
La jour de la gratitude au travail est composé de deux récit, le premier éponyme raconte l'histoire de Kyôko, au chômage et à qui on arrange un rendez-vous avec un prétendant. La deuxième histoire, J'attendrai au large, raconte l'histoire d'une autre jeune femme, Oikawa, et de son collègue et ami Futo.

Itoyama Akiko prend pour cadre les entreprises japonaises où les femmes ont bien du mal à trouver leur place et où elles doivent supporter bien des vexations et des épreuves. Dans le cas de Kyôko c'est le harcèlement de son patron, lequel patron elle agressera le jour de l'enterrement de son père car il tenta d'agresser sa mère. Pour Oikawa ce sont les mutations régulières et les collègues froids et distants. Mais il y a toujours Futo, ami de promo avec qui elle restera en contact et avec qui elle fera un pacte. Si l'un d'eux venait à mourir, le survivant devrait faire rendre l'âme à son disque dur afin qu'aucun des proches du défunt ne découvre des choses qu'il aurait voulu caché. Cela se complique quand le fantôme de Futo (qui est mort écrasé par un homme qui avait sauté du septième étage. Comme quoi ça n'arrive pas que dans Amélie Poulain :p), qui a le hoquet, se pointe chez lui et commence à discuter avec Oikawa. Je regrette cependant que cette partie ne soit pas plus développé ; même si les souvenir d'Oikawa sont intéressants à découvrir j'aurais aimé en savoir plus.

Ce cadre de l'entreprise est intéressant, surtout du point de vue d'une femme, même si on ne parvient pas à savoir à quelle époque cela se déroule. On peut en avoir une idée quand Oikawa dit qu'après quelques années son entreprise se mit à utiliser des ordinateurs, début des années 80 ?

Avec une narration très orale, Itoyama Akiko nous livre les pensées et les souvenirs de ses personnages ; de façon même trop orale parfois. Certaines phrases qui passent très bien dans une discussion sont difficiles à comprendre quand écrit dans une narration « normale ». C'est ces passages parfois peu esthétique et compréhensible qui pèse sur le reste de la narration, qui pourtant est parfois très juste et belle.
Certains passages sont également peu attrayant ; notamment quand Oikawa parle de son entreprise et avec un jargon propre à son milieu.

En deux mots : Une lecture rapide et sympathique, même si parfois la narration est laborieuse.


Traduit du japonais par Marie-Noëlle Ouvray.

Rangé dans Littérature japonaise le 27 juin 2010

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/9782020981279.jpgLe vrai monde, Kirino Natsuo.

Publié en 2003.

Résumé : Banlieue de Tokyo. Quatre jeunes filles, Toshiko, la sérieuse, Terauchi, la douée, Yuzan, la paumée et Kiriarin la fêtarde, passent un mois d’août horriblement lourd et studieux lorsque, un matin, Toshiko entend du bruit dans la maison d’à côté. Intriguée, elle demande au fils de la voisine si tout va bien et celui-ci, surnommé « le lombric » parce qu’il est mal foutu, lui répond que oui. Quelques heures plus tard, Toshiko s’aperçoit qu’on lui a volé son vélo. Elle n’en dit rien et se tait sur ses soupçons, car rentrée chez elle, elle s’aperçoit que « le lombric » a disparu et que sa mère a été assassinée. Aussitôt alertées et mises dans le secret par « le lombric » en personne, les quatre jeunes filles vont s’acoquiner pour aider le jeune assassin.

L'auteure : Kirino Natsuo (née en 1951) est une romancière japonaise auteur d'une dizaine de romans (dont quatre traduit en français). Elle a reçu le prix Naoki (prix créé en 1925 a la mémoire de l'écrivain Naoki Sanjūgo, remis deux fois l'an qui récompense des jeunes auteurs prometteurs) pour son roman Disparitions.

Mon avis : Je suis tombée par hasard sur ce roman en faisant les courses et je n'ai pas pu m'empêcher de l'acheter ... Parce que j'aime le Japon j'ai été séduite par l'ambiance du roman et par ce qu'il décrit. En effet l'auteur réussit à nous dépeindre avec précision et sans complaisance le quotidien des jeunes japonais (je suis très heureuse d'être française du coup) ; la pression scolaire, le poids de la société et le regard des autres, le tout donne une ambiance très lourde où l'on ne se sent libre de rien faire ni penser.
L'idée de départ du livre est originale, Toshi entend un bruit de verre brisé chez ses voisins, quand elle apprend que le fils de la famille qu'elle a croisé plus tôt a assassiné sa mère, et que le bruit était celui de son corps traversant une porte vitrée, elle décide de ne pas le dire aux policiers ... commence alors une histoire un peu spéciale. Le lombric, l'assassin, vole le téléphone et le vélo de Toshi et en cavale appelle les filles du répertoires de Toshi. Confrontés à un assassin, comment vont-elles réagir ?
Le livre alterne le point de vue des quatre amies et du lombric. Ça permet d'avoir les opinions de tout le monde, certes, mais c'est aussi un peu lourd. En effet on se rend compte que chaque personne n'est pas telle que ses amies le croit et elles vont nous raconter "leur version de l'histoire". Une fois c'est bien, deux OK, mais quatre fois c'est un peu pénible.
Et puis la mention "thriller" sur la couverture n'est pas vraiment nécessaire car ce n'est en rien ce genre de livre. Il y a peut-être un meurtre, mais cela ne ressemble en rien à une enquête policière ou autre.
Ca commence bien et l'idée de l'auteure est intéressante, malheureusement ça s'alourdit au fur et à mesure que l'on avance dans le texte, et la fin, bien que sympathique n'a pas réussit à me satisfaire. Cependant je lirais bien un autre roman de l'auteur afin de voir si c'est simplement cette histoire qui est "bancale" ou bien autre ...

Remarque : La présente édition a été traduite à partir de la traduction américaine du roman, donc une traduction de traduction, pas joli joli. C'est sûr que ça doit être plus commode de trouver un traducteur anglophone que japonais, mais bonjour pour la fidélité du livre maintenant. A ce prix là, autant le lire en anglais ...

En deux mots : Sympathique à lire au départ, puis ça s'alourdit.

Extrait : "La mort me regardant droit dans les yeux, je comprends enfin pourquoi les romanciers écrivent : avant de mourir, ils veulent que quelqu'un, quelque part, les comprenne."

Rangé dans Littérature japonaise le 4 mars 2010

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