« Les temps sont durs pour les sapins. » Sylvain Tesson

Muraqqa’ (T.1) : Vêtue par le ciel, Ana Miralles et Emilio Ruiz.

Publié en 2011.


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Résumé : Muraqqa’: manuscrit de miniatures peintes à la main.
Priti a 20 ans, elle aime vivre au grand air, croquer des animaux et se questionner à propos du monde qui l'entoure. Elle fait partie de la communauté Jain et voudrait pouvoir n'être vêtue que par le ciel, comme ces moines Digambara, bien que cela ne soit pas autorisé aux femmes. Nadim, l'eunuque de la reine Nur Jaha ayant remarqué ses talents au sein de l'école des arts de Mughal en a informé sa maîtresse. Car la reine Nur a depuis quelque temps le projet de faire mettre en images la vie des femmes du palais sur un Muraqqa'. Qui d'autre de mieux que Priti pourrait l'exécuter ? Cette jeune femme pure se retrouve ainsi à la cour d'un souverain musulman, spectatrice de la vie du sérail et de son époque…

Mon avis : Même si le fait de bosser dans une maison d’édition indienne qui me porte sur les nerfs m’a fait bouder le seul et unique ouvrage de littérature indienne de ma PAL , j’aimais et j’aime quand même toujours certains trucs en rapport avec cette culture. Et quand j’ai vu la couverture de Muraqa’, où Priti est habillée comme les hindoues traditionnelles, et en plus dessinée de très belle façon, j’ai craqué.

Muraqqa’ se déroule en 1616 en Inde. Priti est une jeune peintre hindoue ; l’empereur mohgol Jahangir l’a fait venir à sa cour sur la demande sa vingtième épouse (il savait vivre celui-là) pour qu’elle puisse entre dans le zenama (le quartier des femmes dans le palais en gros) et peindre la vie des femmes (ce qu’un homme ne pourrait faire, puisqu’il se rait soumis à la tentation constamment ; hé oui, la chair est faible).
Il est rare que je trouve des BD avec des dessins qui me plaisent, mais ceux d’Ana Miralles ont été à mon gout. Elle représente très bien les femmes, leurs tenues traditionnelles, les décors et les bâtiments. Il y a certains visages qui sont un peu hideux, comme faire dans l’urgence, mais ce n’est pas fréquent. Les couleurs sont également très belles, ni trop vives, ni trop claires. Et pas appliquées à la truelle.
L’ouvrage ne m’a pour une fois pas semblé trop court ; parce que les BD ne sont pas longues en générales et on est tout de suite coupé dans son élan. Ici il me semble qu’on a le temps de découvrir l’univers - peut-être aussi parce qu’il y avait pleins de trucs que je ne connaissais pas et que j’ai  dû apprendre -, les personnages et d’installer, pas une intrigue, mais une histoire qu’on aura envie de suivre. La narration est claire sauf pour une scène vers la fin qui se comprend avec un flash-back. La lecture de ce premier volume m’a beaucoup plu, tant par l’histoire que par les dessins.
Comme je l’ai dit, on n’a pas vraiment d’intrigue dans ce volume-ci, mais on se doute que cela arrivera dans la suite, et je suis très curieuse de lire ça. En tout cas Muraqqa’ est venu enrichir ma minuscule collection de BD et je ne le regrette pas.

En deux mots : Muraqqa’ est une excellent découverte ! Les dessins et l’histoire m’ont beaucoup plu. Cette plongée dans l’Inde du 17e siècle et dans les conforts du palais de Jaipur sont fascinants. Vivement la suite pour suivre de nouveau Priti.


Traduit de l’espagnol par Stéphane Meslin.

Rangé dans Bandes dessinées le 5 janvier 2012

Les Quatre de Baker Street (T.3) : Le rossignol de Stepney, Djian, Legrand et Etien.

Publié en 2011.
Société Sherlock Holmes des Dilettantes



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/sj1323204872p0.jpgRésumé : Les Quatre de Baker Street sont de retour ! Billy, Charlie et Black Tom (sans oublier le chat Watson !) se voient confier une nouvelle mission par leur employeur, le célèbre Sherlock Holmes : veiller discrètement sur Lord Neville Asprey, un jeune aristocrate naïf dont les escapades dans les bas-fonds londoniens inquiètent beaucoup sa richissime famille - et pour cause : le jeune lord est fou amoureux de la jolie Grace, alias le Rossignol de Stepney, chanteuse dans le cabaret paternel... Mais ce qui devait être une mission de routine va bientôt tourner au cauchemar pour nos détectives en herbe, avec l'entrée en scène du terrifiant Bloody Percy, dandy meurtrier et bras droit d'un des patrons de la pègre locale. C'est le début d'une aventure aussi mouvementée que dangereuse, qui mènera nos héros des bas-fonds aux beaux quartiers, en passant par le sinistre asile de Bedlam.

Les auteurs : Jean-Blaise Djian est un scénariste de BD francais, accompagné d'Olivier Legrand, professeur de français qui a une grande connaissance de l'époque victorienne.
Dessins et couleurs : David Etien est un jeune dessinateur d'une vingtaine d'années ayant déjà collaboré avec J.B. Djian sur un western en trois albums.


Mon avis : J'ai acheté ce volume le jour de mon anniversaire et j'avais commencé à le lire au même moment, seulement je n'étais pas d'humeur. La lecture des deux précédents remontaient un peu, et j'avais du mal à me souvenir si les Irréguliers parlaient tellement ainsi, du coup j'ai attendu d'être chez moi au calme pour pouvoir les relire. Et j'ai retrouvé avec plaisir nos trois amis ; L'affaire du rideau bleu reste mon volume préféré, mais j'ai tout de même apprécié cette troisième aventure, et ce pour plusieurs raisons.
Sherlock Holmes charge Billy, Tom et Charlie de suivre le jeune lord Neville que sa mère suspecte de fréquenter les bouges de l'East End, pendant que lui-même est sur la piste de l'infâme Moriarty. Mais les choses se compliquent quand Bloody Percy décide de mettre le feu au cabaret où se trouvent nos amis et le lord.

Comme j'ai relu les deux autres bouquins avant celui-ci, j'ai pu faire plus attentions aux détails des paysages et des personnages, parce que bon, quand je lis une BD je suis plus attirée tout de suite par le texte et les personnages principaux que tous les trucs autours. Et force m'est de dire que Londres est vraiment bien rendu ; le nom des rues est inscrit, on a de la foule correctement vêtue, et même si la vision de ce Londres est légèrement idéalisée (je doute que les prostituées fussent enterrées dans un joli cimetière avec des arbres), je l'aime bien. Les dessins sont sympathiques même si j'ai du mal avec la texture des couleurs... c'est très bizarre, j'ai l'impression que c'est flou. Enfin pas flou-flou, mais plutôt pas très précis. Les volumes ont d'ailleurs chacun leurs tons ; le premier baigne dans les bruns-beige, le deuxième a des couleurs étonnement vives et celui-ci est plutôt pâle, et je crois que c'est celle que je préfère. On aussi des clins d’œils qui se baladent dans les bulles, même si je ne crois pas en avoir vu dans Le rossignol de Stepney (genre Conan Doyle, des trucs écrits sur des affiches, etc.).
Holmes et Watson sont bien représentés, surtout Watson qui ressemble vraiment aux gravures de Sydney Padget. Holmes a la bonne stature, le bon costume, mais la pipe à calebasse est un peu là pour gâcher le tableau. Par contre Lestrade est vraiment petit ! Dans les gravures il ne l'est pas et dans les nouvelles il est certes décrit avec cette tête de fouine qu'a très bien rendu Etien, mais il est aussi élancé si je me rappelle bien.

Ce que j'ai le plus aimé dans ce volume, c'est qu'on passe plus de ton avec Holmes et Watson ; enfin Watson en l’occurrence, et que l'on en apprend plus sur Charlie, même si j'aurais aimé que ce soit plus fournit. Cependant, c'est vraiment trop court, et c'est ça qui m'ennuie avec les BD. J'ai aussi eu un peu de mal avec la relation entre Holmes et les Irréguliers, elle est très idéalisé, très loin de la réalité du canon. Vous allez me dire que dans les bouquins de Nicodème ou Mack c'est pareil, mais je vous répondais que j'avais alors fait la même remarque.
L'enquête est sympathique et l'on a envie de savoir ce qu'il arrive ensuite, cependant je ne l'ai pas non plus trouvé exceptionnelle. J'attends la suite avec impatience, qu'on voit enfin Holmes à l’œuvre contre Moriarty, parce que vraiment on doit le voir dans trois-quatre planches dans chaque volumes et c'est dommage.

En deux mots : Une agréable lecture qui donne envie d'avoir la suite très rapidement !

Apostille : Si vous commandez ce volume sur le site de la FNAC, vous pouvez recevoir gratuitement un ex-libris de la BD. Et c'est trop injuste, parce que moi je le veux.

Ce qu'en pense Cécile.


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Rangé dans Bandes dessinées le 23 décembre 2011

Elinor Jones (T.2) : Le bal de printemps, Algésiras et Aurore.

Publié en 2011.

 

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/couv70726766.jpgRésumé : La fin de l’hiver approche et la maison de couture Tiffany se penche sur une nouvelle collection. Le prochain bal aura pour thème la mythologie. Mais des tensions entre Bianca et Rachel jettent une ombre sur l’ambiance de l’atelier. Elinor, malgré sa fragilité, multiplie les initiatives et sait se rendre indispensable. Elle ignore que Bianca, qui se sent menacée dès qu’on conteste son autorité, peut faire lui payer cher ses audaces. Les secrets bruissent entre les étoffes et deviennent difficiles à dissimuler. Le temps des révélations approche, qui ne ménagera personne, pas même ceux qui se veulent innocents.

Résumé : Algésiras est une scénariste de BD belge, elle travaille avec Aurore, dessinatrice française (née en 1975) qui a déjà travaillé sur Sweet Sorcellerie ou Pixie.


Mon avis : Je n'achète pas souvent des bandes dessinées ; c'est plutôt cher (enfin par rapport au temps qu'on va passer à les lire), et je ne trouve tout simplement pas de dessinateur qui me plaisent assez pour cela (alors qu'en manga je trouve plus facilement des choses à admirer). Chez moi je dois avoir moins d'une dizaine de BD à moi (on ne compte pas les Tintin, Lucky Luke et Astérix de mon papa bien sûr), et le premier volume d'Elinor Jones en faisait partie. Ce qui m'avait séduit dans ce premier volume a également fait mouche dans celui-ci, les dessins sont superbes ! Les couleurs le sont encore plus ! Je ne me lasse pas de les regarder encore et encore ; les robes, les accessoires (bobines de fils, écritoires, croquis), les paysages, tout est à couper le souffler. Les personnages me plaisent aussi, mais un peu moins toutefois. Dans le premier volume j'aimais la tournure d'Elinor, simple mais jolie, ici elle a les yeux globuleux et les petits traits sur les joues qui m'agacent quand ce n'est pas dans du manga. Cet effet peut vouloir montrer sa fatigue, mais des cernes ou une peau plus terne m'aurait plus plu que cet aplat de rouge sur les joues. Abel aussi qui est plutôt charmant semblait moins … son visage était plus manga que bandes dessinées. J'aime quand les caractéristiques propres aux manga sont mélanges à notre bande dessinée traditionnelle (comme ça peut être le cas dans Les quatre de Baker Street par exemple), mais quand cela ressemble trop à de la caricature c'est lourd …

La raison pour laquelle je suis également moins amatrice de BD que de manga c'est le temps à attendre entre chaque volume et la brièveté des volumes. On n'a pas le temps d'approfondir chaque personnages, et moi qui voulais en savoir plus sur Elinor dans ce volume-ci suis un peu déçue. La fin est un petit cliffhanger et on attend la suite, mais un an c'est long. En plus de cela d'autres choses se mettent en place, on en apprend plus sur la relation d'Abel avec sa soeur, un secret semble couver entre Mrs Tiffany et son majordome, mais c'est trop affreux de devoir se dire qu'on aura la suite seulement dans un an !
Mais, l'histoire de ce volume-ci est plaisante à lire ; Abel se montre encore une fois infect (mais vraiment c'est quoi ce caractère autoritaire à la mord moi le nœud ?), et Bianca monte sur ses grands chevaux à la moindre contestation. La fin annonce des évènements tragiques pour la suite ; enfin pas tragiques, mais avec ce qui arrive à Elinor on peut s'attendre à de l'émotion. J'espère que dans ce troisième et dernier volume toutes les questions que je me poser trouverons une réponse et que ce ne sera pas trop court. C'est dommage par contre que la série ne compte que trois volumes (quoique mon porte-monnaie lui est ravi).

En deux mots : De MA-GNI-FI-QUES couleurs ! Bravo à Aurore pour son talent en la matière et ses dessins toujours aussi charmants. L'histoire est agréable à suivre et on a hâte de lire le troisième volume avec une fin pareille !

 

Rangé dans Bandes dessinées le 8 juin 2011

Les contes du boudoir du hanté (T.3), Yishan Li et David Morvan.

Publié en 2010.
Emprunts Bibliothèque.


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/couv1801240.jpgRésumé : Qiao, d'origine modeste, et Lian tombent éperdument amoureux au premier regard. Mais la belle est promise au futur vainqueur du concours de poésie organisée prochainement. Le jeune homme y participe alors et brille par son esprit, éclipsant tous les concurrents. Hélas, le père de Lian refuse d'accorder la main de son unique fille à un homme qui n'est pas de son rang. S'ensuit une terrible histoire d'amour et de mort.

L'auteure : Yishan Li (née en 1981) est une dessinatrice chinoise qui vit actuellement à Edimbourg. Elle a été publié dans le monde entier et travaille en ce moment les États-Unis et sur un nouveau projet chez Delcourt.


Mon avis : Il y a presque un an j'avais découvert Les contes du boudoir hanté dans Bibliomania et à ma médiathèque, aujourd'hui j'ai enfin trouvé le dernier volume \o/ (vieux motard que jamais). En fait je ne pensais pas faire de billet dessus, mais en rédigeant un rapide compte-rendu sur Caprices, j'ai eu envie de de venir en parler ici. Mais en y ajoutant les deux autres BDs que j'ai lu dans la foulée ; histoire d'étoffer ma culture BD très très insuffisante. Bref bref le troisième volume des Contes du boudoir hanté raconte l'histoire d'amour entre Qiao et Lian ; le père de Lian ne veut pas qu'elle épouse un homme sans le sou et la marie à un riche gredin. Elle tombe malade et un médecin dit à son père que la seule médecine capable de la sauver est un bout de chair proche du cœur de la personne qui l'a fait souffrir ... un peu yeurk en effet. Et l'histoire aurait pu être sympa, enfin elle l'est dans un sens, mais je trouve que trop d'éléments s'y mélangent et que l'intrigue ne se suit pas trop. On aurait pu pousser plus avant l'histoire de la chair prélevé au soupirant ; mais bon Pu Songling ne peut pu trop entendre mon avis vu qu'il a vécu au 17ème siècle ...
Mais le gros gros point fort de cette BD ce sont les dessins absolument merveilleusement parfaitement magnifiques de Yishan Li. Tout est beau et parfait. Les costumes des personnages, les personnages, les décors, les effets de mouvements ... et la colorisation aussi est géniale. Les tons sont doux, clairs, bien étalés ; le mouvement est bien suivi aussi et quand les deux amoureux deviennent des fantômes (désolé pour le spoil) elles sont assez claires et en même temps opaques pour qu'on voit ce qu'ils sont sans problème. J'ai très envie de lire les autres travaux de Yishan Li maintenant *_*

En deux mots : Les dessins à eux seuls valent le coup ! Et même si je n'ai pas eu un coup de coeur pour l'histoire je suis très contente d'avoir découvert l'existence de Pu Songling. J'ai aussi envie de découvrir les autres titres de la collection Ex-Libris Textes fondateurs dirigé par David Morvan qui m'ont l'air très prometteurs : Beowulf, Au bord de l'eau, Le dieu singe ...
 

Il y avait une fois (Acte I), Robert, Ricaud et Lorien.

Publié en 2007.


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/97828478911401.jpgRésumé : Il était une fois… Non, reprenons. Il y avait une fois une fée, Artémis, qui transgressa les lois en dotant la nouvelle princesse du don d’intelligence (un comble pour toute princesse en quête d’un mari !). Artémis bannie joue de malchance en perdant sa pierre magique. Accompagnée de son meilleur ami, Marlin l’Enchanteur, la jeune fée part cambrioler l’Académie de Magie et fait en route de bien célèbres rencontres…

Mon avis : Là j'ai été attiré par la couv' et le titre. Et c'est vraiment une agréable surprise ! De part l'historie en fait. Les dessins sont sympa, pas mes préférés du genre, mais bien exécutés et attrayants. Et je trouve que pour une fois les couleurs ne sont ni trop claires ni trop vives.
Artémis est une fée un peu rebelle, elle dote la jeune princesse Aurora de l'intelligence ! Quelle idée ! Comment trouver un mari dans ces conditions ?! Du coup le roi fait exiler tous les érudits du royaume, bruler les livres et fait bannir la fée de ses terres. Artémis se retrouve chez elle, sans sa pierre magique que Aurora a avalé, et perd donc peu à peu ses pouvoirs ... comment les retrouver ? Mais en cambriolant l'Académie de Magie Leprince de Beaumont pardi.

L'histoire est vraiment très sympa pour le coup et c'est ma préféré des trois. Les références des contes de fées parsement le récit, l'histoire de la princesse Aurora par exemple. Un mélange de La belle au bois dormant, du Petit chaperon rouge et de Blanche-neige. Artémis quant à elle, connaît le très sexy Marlin, rencontre une maître de magie plutôt iconoclaste et essaye d'utiliser ses pouvoirs sans le catalyseur artificiel de la pierre de magie que toute fée utilise. Ce qui perturbe grandement le monde des fées qui n'a pas évolué depuis des siècles et qui en est très content.
Ce qui est à mon sens le plus réussi, c'est le mélange maîtrisé de références aux contes de fées (on a aussi Le magicien d'Oz, Alice au pays des merveilles, etc ...) qui est très très agréable à lire. L'humour aussi est très sympa et l'intrigue avec la magie qui change, la société des fées qui va devoir évoluer, Artémis qui apprend et la princesse Aurora qui doit subir des épreuves est encore une fois très agréable à lire.

En deux mots : Une très agréable découverte ! Le mélange de différents contes de fées est très réussi et le dessin est plutôt sympa pour ne rien gâcher. J'aimerais bien que la suite soit publiée un jour.


Si j'ai publié ce billet contenant deux BD différentes c'est parce que j'ai les ai lu aujourd'hui et à la suite et que je ne voulais pas faire deux billets différents trop courts pour noyer mon blog (je suis vraiment maniaque avec le contenu et le nombre de mes articles ...). Aussi parce que hier j'ai relu mes billets sur les BD et que ça m'a donné envie d'en lire de nouvelles. C'est aussi le fait d'avoir recensé mes billets et de les avoir intégré dans un sommaire où elles sont seules présentes avec les manga et manwha. C'est plus clair ainsi et les BD sont signalés par un petit devant pour les différencier des manga.

Rangé dans Bandes dessinées le 3 avril 2011

Tokyo Home, Cyrielle et Gloris.

Publié en 2010.
 

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/tokyohome1.jpgRésumé : Julie Wallon - 1 m 67 de bonne humeur, 56 kilos d'énergie et 17 ans d'espièglerie - débarque au Japon avec une seule idée en tête : prendre un nouveau départ. Entre idées reçues et clichés en tous genres, elle va tracer son destin et trouver sa place.

Mon avis : Depuis que je l'avais vu sur le blog de Choco, Tokyo Home me tentait énormément mais je ne le trouvais jamais en librairie. Alors quand j'ai eu ma paie, j'avais bien sûr oublié que le cherchais et c'est par hasard dans une boutique de BD que je l'ai vu. Je vous résume la scène. Moi voyant Tokyo Home, un petit cri de joie (discret cela va de soi), mes mains qui attrapent le livres et moi qui sors en courant du magasin (après avoir payé bien sûr !). Et je me suis régalée lors de ma lecture, que demander de plus ?!

Tokyo Home c'est déjà un magnifique objet ; couverture rigide, format plus grand qu'un manga normal, couverture adorable, et des dessins juste sublimes ! Je ne connaissais pas du tout Cyrielle, mais je dois dire que je suis juste tombée amoureuse de son dessin *_* Julie est très mignonne, ses mimiques hilarantes et tout est parfait ! Les décors, les couleurs (enfin du gris quoi, mais un sorte de gris floconneux, on a l'impression de voir les traits de crayons ; un peu comme une vieille cassette des 101 dalmatiens non "modernisée"), les personnages, tout est p-a-r-f-a-i-t ! J'ai plusieurs fois éclaté de rire rien qu'avec les dessins, mais les dialogues et l'histoire en général sont tout aussi remarquables et bien faites.

Julie s'est disputée avec sa mère, on n'apprendra pourquoi qu'à la fin, et est partie sur un coup de tête rejoindre son père au Japon où il est styliste. Il est un peu fou et pas forcément ravi de voir sa fille débarquer chez lui pour des mois. Il lui pose donc un ultimatum : elle doit apprendre le japonais en quelques mois et obtenir son diplôme si elle veut rester avec lui. Julie va donc découvrir le Japon, se faire des amis, et caetera ...
L'histoire est comme je l'ai dit très sympa. Julie est un personnage très agréable à suivre. Drôle, elle a le sens de la répartie et est imbattable au judo (ce qui est très important évidemment). Mais ... parce qu'il y a un mais, quelque chose m'a gêné. Le côté moralisateur qu'on avait dans les dessin-animé dans mon enfance (je sais pas, peut-être que c'est encore dans les trucs de maintenant) ; le personnage qui se rend compte qu'il a été méchant et qui fait tout un discours pour le dire et le héros qui lui pardonne et lui explique le sens de la vie. Ca été très flagrant avec Emi à la fin du volume quand elle se rend compte que ses deux amies de toujours sont des pestes et nous fait tout un pataquès sur sa rédemption et ses remords.

En deux mots : Une lecture très sympa grâce à des dessins magnifiques et des situations hilarantes ; il y a cependant un petit bémol.

Rangé dans Bandes dessinées le 6 août 2010

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