« Les temps sont durs pour les sapins. » Sylvain Tesson

Sherlock Holmes : Jeux d'ombres (2012)


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Depuis quelques temps Sherlock Holmes a un sujet d'inquiétude manifeste. Les méfaits du professeur Moriarty se multiplient à échelle mondiale et personne ne fait le lien entre ses différents meurtres, vols, incidents étranges. Personne sauf Holmes qui voit en ces délits un dessein plus large et surtout plus dangereux pour l'avenir des nations européennes.

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J'avais mis ma plus jolie jupette et paire de chaussettes rayées pour aller au cinéma. Et en plus c'était Sherlock Holmes qui était au programme, tout devait être parfait. Sauf que non. Les disons deux premières minutes j'avais le sourire aux lèvres, la musique, les acteurs (quelle est jolie Irène Adler quand même) me plaisaient. Puis Robert Downey Jr entre en scène, et vraiment, comparé à Benedict Cumberbatch de la série Sherlock, c'est un amateur. Un clampin, un épouvantail. Un amuseur qui n'est pas dans le jeu ni l'esprit du personnage. Dans le premier volet de la série (qui semble vouloir devenir une série à rallonge vu que ça fait des sous) il détonait des acteurs poussiéreux en deerstalker, même si déjà son jeu était trop outré. Mais là ça tourne à la foire d'empoigne. On ne nous épargne rien. Il est de plus en plus attifé comme un gitan, pas rasé, d'un comportement plus que douteux. Et les blagues de potaches, lourdes sont répétées dans le film et font perdre les quelques perles dramatiques qu'on peut y trouver. Par exemple, expliquez-moi l'intérêt de présenter Mycroft au début du film ; pour le présenter oui, mais il n'apporte rien à la scène. Ensuite on le découvre chez lui, nu. Avec Mary, la femme de Watson. Nope, pas de fricotages, il est juste nu chez lui. Et là tu dis, Mycroft, Mycroft guindé et rigide, qui a fondé le club Diogène, qui est le gouvernement britannique à lui tout seul, Mycrfot, qui serait nu chez lui devant une dame, sans raison aucune ? Ils ont fumé quoi les scénaristes ?!
Ensuite les effets de caméra, de ralentissements, de suivre le personnage en course, ça fait kitsch, ça ralentit le film et c'est vraiment pénible à force de répétitions. Dans le premier, les déductions de Holmes étaient matérialisées par ces ralentissements plus une voix off qui expliquait ce qu'il se passait. C'est intéressant mais un peu long. Ici on a d'autres effets visuels plus lourds encore et de longues scènes de déductions qui sont tous sauf fluide. Je trouve que dans la série Sherlock ils ont trouvé le stratagème idéal ; les mots inscrits à l'écran rapidement, les jeux de regards. Ça ne ralentit rien et ça permet de suivre la scène en même temps. Cependant pas sûr que cela colle à l'époque victorienne.

Outre le jeu passable de Downey, les scènes d'actions plus nombreuses et sanglantes, et spectaculaires se multiplient et donnent au film un relief plus américain... plus film d'action en costume. On ne nous épargne ni les gros canons qui font boum, ni les pistolets, ni les crochets de boucher. C'est une valse d'effets et de combats. Ok Sherlock faisait du baritsu et ne rechignait pas à taper sur les vilains, mais ici cela tourne à la parodie non plus à l'adaptation libre.
L'intrigue avec Moriarty (très bien incarné lui par contre) et le colonel Moran (pas mal, pas mal mais je ne suis pas non plus subjuguée) est intéressante et prenante. Par contre, sa résolution, son traitement ne m'ont comme le film en entier pas convaincue. C'est trop... oui vraiment c'est trop. On se lasse des rebondissements et des choses trop spectaculaires qui ne sont pas du tout Holmes. Les clins d’œils se raréfient pour ne pas dire disparaissent. On a de la graphologie comme dans Les propriétaires de Reigate, et une phrase célèbre (Come at once etc.), mais sinon, nada. Le film perd indéniablement en richesse à ce niveau-là. Il n'y a guère que la fin, quand Holmes explique comment il a réussit le coup de petit carnet rouge, que l'on retrouve ses déductions et son esprit ingénieux. Oui c'est cela, dans le film, Holmes qui est censément très intelligent et déduit des tas de choses de tout, ne brille pas par son intelligence, mais par ses erreurs.
Si la performance de certaines acteurs sont excellentes, je pense à Noomi Rapace très convaincante en gitane débrouillarde (même si des trucs sont encore une fois outrés), Rachel Mc Adams (Adler), Jared Harris (Moriarty) et Stephen Fry à qui le personnage de Mycroft irait très bien si on ne le lui faisait pas jouer totalement hors champ. Les autres m'ont déçue, Holmes, même Watson (ils sont trop dans cette théorie échevelée et ridicule d'une romance étouffée entre les deux amis, c'est lourdingue et pas crédible), et un peu Mary aussi. Elle réussi à avoir un rôle fort, mais par moment est molle et caricaturale.

Je n'ai même plus envie de parler plus avant du film. Un truc intéressant et novateur qui collait plus à l'esprit du canon s'est transformé en bon gros film bien hollywoodien, avec des moyens, donc des effets spéciaux à gogo, des scènes de combats, de l'humour lourd et déplacé, et des acteurs pas spécialement convaincants dans les principaux.
Je suis déçue. Vraiment. Je n'en reste que plus fidèle à la série de la BBC. Alors si vous voulez découvrir des aventures drôles, intelligentes et rythmées, regardez la mini série Sherlock avec Cumberbatch, vous vous ferez moins mal aux yeux.

 
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/sherlockholmes2jeudombresdeguyritchie10527426ddock.jpgLe trio de héros avec la jolie Noomi Rapace au milieu.
 http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/sherlockholmesjeuxdombres5010599407czkvn1798.jpgJared Harris en Moriarty et la très jolie Rachel McAdams
(je veux son manteau et son chapeau).



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Rangé dans Du livre au film & caetera le 29 janvier 2012

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Butin (n.m.) [moyen bas allemand būte : partage] :
Ce qu'on prend à l'ennemi à l'occasion de la guerre : Le butin des armées napoléoniennes.
Produit d'un vol, d'un pillage : Les cambrioleurs ont abandonné leur butin.


Cette semaine j’ai encore été très sage, seulement cinq petits achats. Dont trois en occasion chez Boulinier. Et j’ai une bonne excuse pour l’un des deux en neufs. En plus, je vous ai fait un joli-nouveau logo pour ce rendez-vous. N'êtes-vous pas comblés ?


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/BUTIN4.jpg  Premièrement, Écrire au Japon, Le roman japonais depuis les années 1980 d’Ozaki Mariko. Avec un titre et une couverture pareille comment résister ? Par contre je l’ai commencé et si c’est intéressant, c’est vraiment laborieux à lire parfois.
Becoming Jane Eyre de Sheila Kohler chez WHSMITH. Je ne songeais pas à l’acheter au début, mais j’ai vu que l’auteure devait venir pour une rencontre, dédicace dans la librairie, du coup je ne pouvais… (ça c’était mon excellente excuse) Et cette rencontre c’était jeudi soir, et si c’était intéressant de la suivre en anglais, je n’ai pas été mortellement convaincue. Le passage qu’elle a lu du bouquin était vraiment intéressant mais m’a fait me rendre compte que je n’adhère par exceptionnellement à son écriture (et là mon excellente excuse tombe à l’eau).

❧  Chez Boulinier j’ai dû me retenir pour ne prendre que ces trois volumes ; par contre je suis un peu déçue, les trois étagères de livres de L’école des loisirs avaient réduit à un et demi et je n’ai pas trouvé tout ce que je voulais. Un été Chez Vous, Agnès Desarthe. J’avais découvert l’auteure dans Lire est le propre de l’homme et depuis je voulais tester sa prose. Cette petite nouvelle (déjà lue) est sympathique, mais pas transcendante, je devrais plutôt tester un roman la prochaine fois. Les chroniques de Spiderwick (T.2), Tony Diterlizzy & Holly Black. Je n’ai pas tous les volumes chez moi, et celui-ci était à 1 € 50 (au lieu de 11 € en neuf !), alors voili… De Jérusalem à Nevé Shalom, Florence Cadier. Le titre, le résumé et la collection (Syros) m’ont tapé dans l’œil (du coup j’ai rêvé de Jérusalem la nuit d’après ; enfin http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/BUTIN41.jpgun Jérusalem où il y aurait la Gare de l’Est…).

❧  J'ai découvert dans ma boite au lettre en rentrant en Lorraine un cadeau de Méloë. Et là j'ai failli hurler tellement j'étais sur le popotin. Mille pompons, cette cinglée de Méloë m'a offert la saison 2 de Sherlock à peine deux semaines après sa diffusion anglaise !?
Mais, rah mais oulala... merciiiiiiiiii ! C'est trop gentil, je suis trop top heureuse et je suis en train de lutter pour savoir si je vais la revisionner et encore pleurer toutes les larmes de mon corps avec le deuxième épisode.
Faudra qu'on se revoit pour bredouiller ensemble à nouveau.

❧  J'ai été à la médiathèque samedi avant la piscine (trois kilomètres !) et j'ai eu l'agréable surprise de trouver quelques volumes récents que je voulais lire depuis un moment.
D'abord un titre de Malika Ferdjoukh : La fille d'en face. Après avoir tant aimé les aventures des quatre sœurs, il me tardait de continuer à découvrir l'auteure. Puis 2 filles sur le toit d'Alice Kuipers. Celui-là, je suis tentée depuis sa sortie, alors c'est super de l'avoir trouvé.
Jade de Meg Cabot. J'ai lu une nouvelle d'elle qui m'avait plu et du coup je voulais découvrir ce qu'elle peut donner dans un roman. Ça m'a l'air rigolo et pas prise de tête. Et enfin le dernière volume des Loups de Mercy Falls : Fusion de Maggie Stiefvater ! Je suis contente de n'avoir acheté aucun volume de la trilogie, parce que même si j'aime bien, ce n'est pas non plus la révolution du siècle.

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❧  Et comme la semaine dernière, un petit best-of des mots-clés utilisés pour arriver sur le blog. Vraiment merci les enfants, parce que ça me fait rire tous les jours de les découvrir !

• > interet à parler d'un livre : Ah euh. Ben parce que c'est rigolo ? Mais vraiment c'est quoi cette question ?
• > je recherche le butin d un vol : Désolé, je suis ne suis pas gangster de profession, c'est juste le nom de ce rendez-vous qui vous aura induit en erreur.
• > la couleur de l'âme des anges théorie : ma théorie c'est que ce ça ne m'a pas du tout plu.
• > fazilleau anne ecrivain : Et bien oui bien sûr ! Vous pouvez découvrir trois de ces livres ici, et (et attention Anne Denier, c'est la même sauf, que depuis elle a le nom de son mari d'époux).
• > laisse les choses : passer telles qu'elles sont ?
• > mon ancetre a bien raison : et je suis bien d'accord avec vous.
• > bakuman est un manga sexiste : Alors là on est bien d'accord.
• > ah ouais comme ca t'as des sentiments, ah ouais depuis quand t'as des sentiments : Ben oui désolé.
• > argumenté sur le journal d'anne frank : Et on continue d'étudier Anne Frank (et encore je ne vous ai pas mis toutes les nouvelles occurrences que j'ai eu avec son nom).
• > les raisons pour ne pas dire des gros mots : aucune ! Dire des gros mots c'est drôle et ça fait du bien.

C'est tout pour cette fois, bonne semaine à vous !

Rangé dans Le butin de Matilda le 29 janvier 2012

Le défi d’un play-boy, Lynne Graham.

Publié en 2007.
Lecture commune


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/ITALIAN.jpgRésumé : Lorsque Gwenna Hamilton lui demande de l’aide, Angelo Riccardi jubile. Dès leur rencontre, il est tombé sous le charme de cette jeune femme à la beauté sans artifices, bien plus séduisante que toutes les femmes sophistiquées qu’il fréquente habituellement…et bien moins docile. Devant son indifférence, il s’était promis de la conquérir par tous les moyens et la voilà, désespérée, prête à tout pour le convaincre. Une situation encore plus grisante quand il découvre que Gwenna est la fille de son pire ennemi. Sans le savoir, elle vient de lui offrir une occasion très agréable de prendre sa revanche…

Mon avis :
« Pour sa part, Angelo Riccardi ne connaissait plus la peur depuis son enfance. A l’époque, ce sentiment lui avait infligé une telle humiliation qu’il s’était juré de s’endurcir pour ne plus jamais en être victime. Si la haine et l’amertume l’accompagnaient toujours, la peur lui était désormais inconnue. »

Je ne ferais pas durer le suspense plus avant, c’est grâce à l’inventive et débrouillarde Méloë que je me suis retrouvée l’heureuse propriétaire de huit roman Harlequins récents ! Oui, vous avez lu de vos yeux lus, huit ! Mais pourquoi une telle débauche livresque me demanderez-vous ? Parce que ces très chères éditions Harlequin ont eu l’excellente idée de mettre à disposition gratuite, pour vous mes chers serpolets, et pour tous les autres bipèdes francophones qui peuplent la Terre, une sélection représentative de leur catalogue à télécharger ici. C’est renversant une telle gentillesse.

N’écoutant que sa conscience professionnelle (une trouble histoire d’os), Méloë a lu cet ouvrage, et a attiré ma curiosité. S’en est suivit l’idée pas piqué des hannetons (pauvres hannetons) de faire une Lecture Commune d’un des titres restant, à savoir Le défi d’un play-boy. Et qui dit entreprise si hardi, dit conception d’un logo à faire pâlir l’auteur des couvertures de chez Harlequin. Et je dois vous avouer mes très chers amis, que je n’ai pas pu attendre plus de quelques heures avant de me lancer dans cet ouvrage passionnant. Ouvrage qui a ma grande surprise propose une analyse conceptuelle et hautement fouillée du mythe de Cendrillon transposé de nos jours ainsi que des clins d’œil très subreptices et nécessaires à l’œuvre de Charlotte Brontë, Jane Eyre. En plus d’une excellente leçon d’italien, d’économie et d’altruisme. Laisse-moi vous donner la ligne conductrice et éminemment limpide de ce petit bijou : Angelo Albritosi, Segafredi… Messinissi (honte à moi son nom de famille ne s’est jamais imprimé dans mon trop petit cerveau), anybref Angelo est un milliardaire au passé troublé. Un traumatisme affreux lui a fermé les portes de la carrière d’avocat qu’il voulait entreprendre et depuis, à l’aide de son grand-père mafieux, mais qu’il n’aime pas, il est bien décidé à découvrir la vérité sur ses origines et ensuite à se venger de l’homme, amant de sa mère, qui fuyait son mafieux de père, et qui lui a volé son héritage et envoyé en pension. Que ne découvre-t-il que la sublime jeune fille qu’il a rencontré au fin fond du Somerset, et qui l’attire (parce qu’elle ne semble pas attiré par lui ce qui est vraiment très bizarre vous en conviendrez), n’est autre que la fille du vilain amant en question et qu’il va se servir d’elle pour se venger.
C’est bien ce que je disais, limpide et trépident ! Chaque chapitre parfaitement rythmé par les soupirs et les interrogations de Gwenna (« Elle se sentait toute bizarre… Etait-elle en état de choc ? » « Mais que lui arrivait-il ? »), les imprécations d’Angelito (« Mais pourquoi me résiste-t-elle cette gazelle aux yeux bleus faïence dios mio ? »), et cette interrogation insoutenable : « Les piliers et l’escalier étaient-ils vraiment en marbre ? ». Malheureusement cette dernière question ne sera jamais résolue et j’en suis très attristée.

Les personnages nous deviennent aussi sensibles et réels que notre voisin de palier grâce à des descriptions plus vraies que nature. Ainsi Gwenna est une magnifique femme à la crinière (sic) blonde, aux yeux bleus faïences, et aux seins éternellement sensibles ; Angelito est quant à lui un magnifique homme, imposant, à la virilité parfaite (admirez la figure de style qui empêche de sombrer dans le vulgaire) et rapidement dressée (désolé pour mes serpolets les plus jeunes, j’ai essayé de faire soft, mais je ne pouvais décemment pas vous priver de cela) et aux yeux mordorés intenses.
De plus, comme je le signalais plus haut, Lynne Graham ne sombre pas dans l’écueil de la médiocrité en donnant à son texte un relief inattendu grâce à sa transposition de Cendrillon et Jane Eyre. Et je m’en vais vous le prouver citations à l’appui. Premièrement : « Depuis plusieurs années, Gwenna avait quitté l’ancien presbytère, où vivaient son père, sa belle-mère et les deux filles de cette dernière. » Une belle-mère maléfique, deux demi-sœurs pourries gâtées, un papa qui ne la défend pas, la preuve est flagrante. Ensuite la pauvre Gwenna doit faire le ménage pour sa belle-mère, et « Riccardi n’a pas encore agité sa baguette magique pour te transformer en créature sexy ? A moins que les haillons l’excitent ? » (mais ouiii c’est son nom à Angelito d’amour, Ri-car-di !) outre la vulgarité vilaine de la sœur de Gwenna, notez bien l’utilisation du terme baguette magique et haillons. Deux éléments capitaux du mythe de  Cendrillon. Et je ne serais pas étonnée qu’en haut Persan du sud, Gwenna veuille dire cendres du matin qui chantonnent aux coquelicots.
Pour ce qui est de Jane Eyre, cela est plus subtil et seul mon regard acéré a pu dénicher, à la page 124 de l’ouvrage en question, cette transposition. http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Lesrendezvousdudimanche/LOGOHARLEQUIN.gifHé oui, Gwenna après son mariage avec Angelito Segafredi, tombe enceinte et lui donne un enfant, une petite fille ! De là bien sûr vous rencontrez l’épilogue du célèbre roman quand Jane met au monde son petit bébé et que Rochester en est gaga. Limpide je vous dis.
Mais assez jargonné, je ne peux décemment vous priver plus avant de la joie inexplicable et rare de lire vous-mêmes les aventures du play-boy et de la pépiniériste.

En deux mots : Une lecture commune qui m’aura permis de découvrir le plaisir épique de lire une grande œuvre injustement classée dans les romances sensuelles de chez Harlequin. Comme vous l’avez bien compris, ce bouquin est tellement plus que cela…


Traduit de l’anglais par Elizabeth Marzin.
The italian’s inexperienced mistress


L'avis de Méloë (qui a autant aimé que moi bien sûr !).

Rangé dans Bluettes pas très nettes le 27 janvier 2012

Quatre sœurs : Enid (T.1), Hortense (T.2), Bettina (T.3), Geneviève (T.4),
Malika Ferdjoukh.


Publié en 2003.
Emprunts bibliothèque municipale.

 

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/couv64743470.jpgRésumé : Comme Les Trois Mousquetaires étaient quatre, les Quatre Sœurs Verdelaine sont cinq. Il y a les plus jeunes, celles qui, chacune, donnent son titre à une partie de ce livre : Enid, 9 ans, se dévoue à la protection des pensionnaires du grand sycomore du jardin, Blitz l'écureuil et Swift la chauve-souris, et dialogue à l'occasion avec son ami Gnome de la Chasse d'eau. Hortense, 11 ans, passe le plus clair de son temps à lire, à tenir son journal et à se demander ce qu'elle va faire comme métier. Architecte ? Chirurgienne ? Bettina, 14 ans, fait sa bêcheuse dans la salle de bains, se shoote aux 218 épisodes du feuilleton Cooper Lane, copine avec Denise et Béhotéguy, et enquiquine le reste du monde. Geneviève, 16 ans, prend des cours de boxe thaïe essoufflants tandis que les autres la croient occupée à baby-sitter. Mais il y a aussi Charlie, l'aînée, 23 ans, qui s'occupe de tout : bricoler, cuisiner ; travailler dans un labo, aimer Basile, tirer le diable par la queue et tenter d'élever ses cadettes depuis la mort des parents. Tout ce petit monde habite la Vill'Hervé, une grande maison au bout du bout de la lande, au bord du bord de la falaise, pleine de recoins, de mystère, d'hôtes de passage et de pannes de Madame Chaudière...

Mon avis : C’est grâce à Maribel que j’ai découvert Malika Ferdjoukh. A force de lire ses billets élogieux sur le travail de l’auteure, je ne pouvais plus passer à côté, et je suis ravie de l’avoir fait parce que j’ai passé un excellent moment en compagnie d’Enid, Hortense, Bettina, Geneviève et Charlie.

Mon coup de cœur a commencé par la découverte une écriture délicieuse. Délicieusement équilibrée, maitrisée, drôle, décalée. Les aventures de ces cinq sœurs aux noms curieux et qui vivent dans une vieille maison grinçante au bord d’une falaise, sont tout simplement géniales. On est loin des niaiseries qu’on entend vouloir donner à lire aux enfants parfois. Ces quatre volumes contiennent la juste dose d’émotion, de réflexion, de surprise et de rire (beaucoup de rire), inhérente aux excellents bouquins.
Plusieurs choses m’ont particulièrement plu, mais parmi elles il y a déjà les noms imprononçables et totalement loufoques des personnages. Béhétoguy, Tancrède, Désirée, Merlin, et j’en passe et des meilleurs. J’avais l’impression de me retrouver en plein Petit Nicolas avec Agnan, Geoffroy et consorts. Ensuite la façon qu’à Malika Ferdjoukh d’inventer un vocabulaire pour les jeunes collégiens, sans singer les actuels, elle leur donne à prononcer des mots complètement hors sujet qui transposent parfaitement la perplexité de certain à l’écoute du discours de nos chers têtes i-podée.
Avec Hortense qui lit beaucoup (me fait penser à Mary Bennet, tiens une autre histoire de cinq sœurs comme c’est curieux), on a le droit à des citations de titre de livres géniaux et on prend plaisir à deviner qui est l’auteur quand il n’est pas indiqué. On a le droit aussi à des clins d’œil réguliers à ces bouquins, avec le rat Mycroft qui hante la Vill’hervé (la maison des sœurs) par exemple.

Chaque bouquin commence également selon la même routine, une des sœurs prend la parole et nous dit, ou pas, qu’elle aurait aimé avoir moins de sœurs justement. Ensuite on les suit toutes pendant le bouquin. Le premier est plus focalisé sur Enid, la benjamine qui noue une relation passionnée avec Ingrid et Roberto les chats de la maison, mais aussi Swift une chauve-souris et un écureuil. Elle va d’aventures en aventures et est trop mignonne. Ce fut un plaisir de la suivre et j’aurais aimé que dans les volumes suivants on en ait plus l’occasion. Dans le deuxième, c’est Hortense que nous découvrons plus avant. Elle aime lire, mais est d’une timidité maladive en public, elle prend donc des cours de théâtre et se découvrir un talent formidable qui éblouira ses sœurs. Ensuite ce sont au tour de Bettina et Geneviève de nous parler d’elles.
Plus je lisais ces volumes et plus je prenais mes marques dans cette demeure grinçante qu’est la Vill’hervé, plus aussi je m’attachais aux filles et à leur vie. Je ne sais pas comment décrire le plaisir de lecture que j’ai éprouvé tout au long de ces quatre bouquins. C’est juste la certitude de lire une belle écriture, très belle écriture, de suivre de aventures drôles, des personnages attachants, etc. Franchement maintenant je n’ai qu’une envie, trouver la série d’occasion et la relire tranquillement dans mon hamac cet été.

En deux mots :
Quatre excellents volumes qui m’ont fait voyager sans que je m’en rende compte. Je suis ravie de cette découverte et je sais déjà qu’ils figureront dans la liste des livres que je vais relire souvent.
Maintenant je suis très curieuse de lire la BD qui a été tiré des bouquins et dont le premier volume est paru il y a peu apparemment.

Ce qu’en dit Maribel.

Rangé dans Littérature française le 27 janvier 2012

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Butin (n.m.) [moyen bas allemand būte : partage] :
Ce qu'on prend à l'ennemi à l'occasion de la guerre : Le butin des armées napoléoniennes.
Produit d'un vol, d'un pillage : Les cambrioleurs ont abandonné leur butin.


Et voici un nouveau numéro de votre série favorite. Au programme, de l'action, des sentiments, et un mystère mystérieux : comment Matilda a-t-elle pu n'acheter qu'un seul livre cette semaine ? Je sais, vous n'en revenez pas, et pourtant, seul un petit livre est venu gonfler ma PAL... enfin un livre que j'ai acheté parce que j'ai reçu des trucs que je vais vous montrer maintenant tout de suite !


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  Le seul que j'ai acheté c'est Des femmes qui tombent de Pierre Desproges et en occasion s'il vous plaît.
Viennent ensuite deux magasines que j'ai dégoté (c'est pas des livres, ça compte pas), le nouveau numéro de Lire (c'est trop bizarre la maquette de couverture elle ressemble à celle du Point), dont le contenu m'a un peu déçue (à se demander si cela gars qui a écrit sur Claustria de Régis Jauffret avait un avis), et Ciné live qui avait un dossier sur Sherlock Holmes 2 (mais pourquoi, pourquoi, POURQUOI tout le monde à besoin de penser que si Holmes et Watson sont inséparables c'est parce qu'ils sont amoureux ?!).
Ensuite vient Lettres du père noël de Tolkien que j'ai eu en troc grâce à Nin4. Merci !
Puis deux part avec Folio, Les mystères de la forêt d'Ann Radcliffe et le nouveau format poche de Michel Lafon avec le premier volume des Chevaliers d'émeraude d'Anne Robillard. Merci Camille.


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  J'ai eu la surprise en rentrant de mon autre pays, de découvrir un paquet de l'adorable Marion ! Et je suis tout simplement ravie, parce que en plus du chocolat (trépassé, R.I.P.), de la jolie carte, des marque pages choux, Marion m'a offert un livre que je cherche depuis l'année dernière et que mes régulières pérégrinations en vide grenier, boutiques d'occasion et autres bibliothèques ne m'avait pas permis de trouver. Le chant des sirènes, une anthologie éditée chez Librio qui m'a l'air excellente. Merci beaucoup :)
  Cette semaine j'ai emprunté quelques livres à la bibliothèque municipale du village voisin : les volumes deux à quatre de la série Quatre sœurs de Malika Ferdjoukh (c'est vraiment chouette), et Tom petit Tom tout homme Tom de Barbara Constantine que madame bibliothécaire m'a vivement conseillé et décrété que c'était très mignon.
J'ai aussi récupéré dans un carton (madame bibliothécaire a dû faire du rangement dans ses étagères) Promenade par temps de guerre d'Anne-Marie Pol, et ce pour... zéro kopek. Et oui madame bibliothécaire les offre.

  Et parce que je ne vis pas dévêtue au milieu d'une forêt tropicale, il m'arrive d'acheter des vêtements. Et j'ai craqué sur ces deux petits coco en soldes (c'était donné vraiment). Ils sont trop choupi et me donne envie de cuisiner des fondants...

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  Grâce à Niënor et Meli j'ai enfin compris comment marchait Google Analytics, je vais faire un petit best-of des mots clés tapés cette semaine pour arriver sur le blog. Je vous préviens, c'est rigolo comme tout :

• > appeler un djinn puissant : Je ne saurais trop vous conseiller de ne pas le faire. Ce peut être très dangereux. Sinon, demandez à Nataniel et Bartiméus, ils sauront vous répondre.
• > baikal thé : Hum, je n'ai pas cela en magasin, mais sinon vous pouvez juste aller faire un tour près du lac. Sylvain tesson californie : ah non, désolé il se trouve actuelle dans une cabane au bord du Baïkal. Sylvain tesson los angeles : mais puisque je vous dit qu'il est au lac Baïkal !
• > anne frank annex ; anne frank photos ; journal d'anne frank ; photos de vrai anne frank : Apparemment on étudie Anne Frank à l'école en ce moment.
• > caractère comparant watson et holmes : Je ne sais pas parfaitement le sens de ce propos, mais je suppose que c'est ce livre que vous recherchiez.
• > je ne sais comment dire, monsieur. 4 ans ont passé mais les draps de notre lit ne sont pas encore froids : quelle belle citation quand même.
• > matilda contest : Oh c'est moi ça, alors filez ici et vous aurez toutes les informations.
• > cumberbatch ; in a world of locked : rooms, the man with the key is king. Quel poète ce Moriarty quand même.
• > death note et sexisme : Ah ça oui ! Mais je n'ai parlé que du sexisme dans Bakuman, désolé.
• > jeux de fille bisous sur le lit bisou et bisup : Vraiment, cette phrase est très étrange.
• > les manchots ont-ils des oreilles : C'est une bonne question.
• > mort aux immortels : Mais vraiment, s'ils sont immortels, comment voulez-vous les tuer ?
• > rupert penry jones bon cavalier : je n'en sais rien, mais il semble très bien y réussir dans Persuasion.
• > veuillez vous m`accorder l`honneur pour une dance : Mais volontiers !

Et vous, votre semaine, c'était comment ?

Rangé dans Le butin de Matilda le 22 janvier 2012

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