
Depuis quelques temps Sherlock Holmes a un sujet d'inquiétude manifeste. Les méfaits du professeur Moriarty se multiplient à échelle mondiale et personne ne fait le lien entre ses différents meurtres, vols, incidents étranges. Personne sauf Holmes qui voit en ces délits un dessein plus large et surtout plus dangereux pour l'avenir des nations européennes.
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Ensuite les effets de caméra, de ralentissements, de suivre le personnage en course, ça fait kitsch, ça ralentit le film et c'est vraiment pénible à force de répétitions. Dans le premier, les déductions de Holmes étaient matérialisées par ces ralentissements plus une voix off qui expliquait ce qu'il se passait. C'est intéressant mais un peu long. Ici on a d'autres effets visuels plus lourds encore et de longues scènes de déductions qui sont tous sauf fluide. Je trouve que dans la série Sherlock ils ont trouvé le stratagème idéal ; les mots inscrits à l'écran rapidement, les jeux de regards. Ça ne ralentit rien et ça permet de suivre la scène en même temps. Cependant pas sûr que cela colle à l'époque victorienne.
Outre le jeu passable de Downey, les scènes d'actions plus nombreuses et sanglantes, et spectaculaires se multiplient et donnent au film un relief plus américain... plus film d'action en costume. On ne nous épargne ni les gros canons qui font boum, ni les pistolets, ni les crochets de boucher. C'est une valse d'effets et de combats. Ok Sherlock faisait du baritsu et ne rechignait pas à taper sur les vilains, mais ici cela tourne à la parodie non plus à l'adaptation libre.
L'intrigue avec Moriarty (très bien incarné lui par contre) et le colonel Moran (pas mal, pas mal mais je ne suis pas non plus subjuguée) est intéressante et prenante. Par contre, sa résolution, son traitement ne m'ont comme le film en entier pas convaincue. C'est trop... oui vraiment c'est trop. On se lasse des rebondissements et des choses trop spectaculaires qui ne sont pas du tout Holmes. Les clins d’œils se raréfient pour ne pas dire disparaissent. On a de la graphologie comme dans Les propriétaires de Reigate, et une phrase célèbre (Come at once etc.), mais sinon, nada. Le film perd indéniablement en richesse à ce niveau-là. Il n'y a guère que la fin, quand Holmes explique comment il a réussit le coup de petit carnet rouge, que l'on retrouve ses déductions et son esprit ingénieux. Oui c'est cela, dans le film, Holmes qui est censément très intelligent et déduit des tas de choses de tout, ne brille pas par son intelligence, mais par ses erreurs.
Si la performance de certaines acteurs sont excellentes, je pense à Noomi Rapace très convaincante en gitane débrouillarde (même si des trucs sont encore une fois outrés), Rachel Mc Adams (Adler), Jared Harris (Moriarty) et Stephen Fry à qui le personnage de Mycroft irait très bien si on ne le lui faisait pas jouer totalement hors champ. Les autres m'ont déçue, Holmes, même Watson (ils sont trop dans cette théorie échevelée et ridicule d'une romance étouffée entre les deux amis, c'est lourdingue et pas crédible), et un peu Mary aussi. Elle réussi à avoir un rôle fort, mais par moment est molle et caricaturale.
Je n'ai même plus envie de parler plus avant du film. Un truc intéressant et novateur qui collait plus à l'esprit du canon s'est transformé en bon gros film bien hollywoodien, avec des moyens, donc des effets spéciaux à gogo, des scènes de combats, de l'humour lourd et déplacé, et des acteurs pas spécialement convaincants dans les principaux.
Je suis déçue. Vraiment. Je n'en reste que plus fidèle à la série de la BBC. Alors si vous voulez découvrir des aventures drôles, intelligentes et rythmées, regardez la mini série Sherlock avec Cumberbatch, vous vous ferez moins mal aux yeux.
Le trio de héros avec la jolie Noomi Rapace au milieu.








un Jérusalem où il y aurait la Gare de l’Est…).

Hé oui, Gwenna après son mariage avec Angelito Segafredi, tombe enceinte et lui donne un enfant, une petite fille ! De là bien sûr vous rencontrez l’épilogue du célèbre roman quand Jane met au monde son petit bébé et que Rochester en est gaga. Limpide je vous dis.



