The Sherlock Files (T.2) : The Beast of Blackslope, Tracy Barrett.

Publié en 2009.
Société Sherlock Holmes des Dilettantes - Le signe des Trois




http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/couv19479760.jpgRésumé : Xena et Xander Holmes sont à la campagne avec leurs parents pour des vacances. Alors qu'ils s'amusent à pratiquer The Game, ils entendent un cri lugubre qui vient des bois. Peu de temps après ils se rendent compte que leur illustre aïeul, Sherlock Holmes himself, avait enquêté sur de pareilles évènements cent ans plus tôt et n'avait pas pu résoudre l'énigme ; ils décident donc de réouvrir l'affaire et de la résoudre cette fois-ci...

Mon avis :
Mon avis est désormais fait sur cette série, Sherlock Holmes n'est qu'une couverture. Je répugne à être inutilement sévère puisque surement que Tracy Barrett avait de bonnes intentions en écrivant son livre, mais vous savez ce que l'on dit sur les bonnes intentions.
Le premier volume révélait à nos héros qu'ils étaient les descendants du célèbre Sherlock Holmes et une mystérieuse société leur remettait un cahier où Holmes aurait noté ses affaires non résolues. Dans ce volume-ci, et à l'image de l'intrigue du Chien des Baskerville (HOUN), une mystérieuse bête rôde dans un village et semble être lié à une famille de la région. Xena et Xander décident donc de résoudre l'affaire. Mais franchement qu'est-ce que c'est laborieux ! On croirait voir le schéma de l'auteure à la place du texte ; 1. Faire peur aux lecteurs avec une grosse bête poilue 2. Surmonter ses peurs pour traquer la bête 3. Enquêter et faire des listes bien claires pour les suspects et les preuves 4. Trouver le coupable et se rendre compte que rien n'était réel. Il ne me semble pas que les enfants soient si demeurés qu'on ait besoin de leur faire une enquête lente, évidente et si... pédagogique. Je lisais, je me souviens, Une étude en rouge en CM2 ou en 6e je ne sais plus, et je n'avais pas de problème à apprécier l'écriture de SACD, comprendre le mystère et suivre Sherlock. Là on a l'impression de lire une leçon de choses bien guidé et encadré pour que le lecteur enfant ne se perde pas et comprenne bien la morale. C'est ce qui arrive quand les auteurs oublient ceux qu'ils aimaient quand ils étaient plus jeunes ; comme si l'enfant était un être qu'ils ne comprenaient pas et qu'il fallait traiter avec de grandes précautions et surtout veiller à s'abaisser à son niveau.

On espérait avec le lien de parenté avec Sherlock Holmes que cette enquête soit ingénieuse et s'appuie sur des preuves et des déductions intéressantes. Mais non. Xander Holmes qui est censé avec lu le canon fait bien le parallèle avec HOUN, mais ne va pas plus loin que de signaler que Holmes a enquêté sur une semblable affaire. Il ne se souvient pas de la conclusion que le chien n'avait rien de surnaturel et pendant les trois-quarts du livres ils ont peur de tomber sur une vraie bête féroce... mais ensuite quand ils se rendent compte que ce n'est qu'un costume sur un homme, il se souvient de la conclusion du roman bizarrement. Tracy Barrett ne se sert pas bien du canon, ni du nom de Holmes. Ce n'est que de la poudre aux yeux pour ajouter un intérêt supplémentaire à son enquête. A ce train-là franchement Sherlock Holmes et associés et Young Sherlock Holmes sont vingt fois meilleurs. Les livres de Béatrice Nicodème et Nancy Springer jouent carrément à un autre niveau et je les conseille franchement à qui veut lire un pastiche jeunesse de qualité.

En deux mots : Que dire à part que je suis contente de ne pas avoir acheté la suite ? Ce livre est heureusement court, et je ne pense pas en garder un souvenir impérissable.


• > The Sherlock Files (T.1) : The 100 year old mystery

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Rangé dans Littérature états-unienne le 7 juillet 2011

L'île du sommeil, Fabrice Colin.

Précédemment publié en en 2003 ; présente édition de 2011.
Service Presse Castor Poche - Flammarion.



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/9782081247079FS.gifRésumé : Après un accident de vélo, Eelian se retrouve dans un monde parallèle, peuplé de créatures extraordinaires : Elemm, le grand cerf, Oloon, l'homme-loup, le Picancroque, avec sa tête de citrouille, et Marvelle, la fée végétale. Tous l'entourent de leur affection, et Eelian en oublie presque ses parents et son grand-père, qui attendent son réveil. Pourtant, Eelian devra bientôt affronter d'effrayants personnages : le pirate Minuit-moins-une et le terrible docteur Mortès pour sauver le mystérieux moine Ocre qui semble vouloir lui poser une question...

L'auteur : Fabrice Colin (né en 1972) est un écrivain français, évoluant surtout dans le domaine du fantastique.

Mon avis :
J'ai vu sur le blog de Fabrice Colin qu'il proposait aux blogueurs qui le souhaitaient, de recevoir la réédition d'un de ses livres jeunesse. Je n'avais même pas lu le résumé, mais la couverture et la perspective de découvrir un nouveau livre m'ont vite décidé. Fabrice Colin a eu la gentillesse d'accepter ma candidature et hier en revenant de mon studio parisien, j'ai eu le plaisir de trouver une enveloppe de chez Flammarion dans ma boite à lettre lorraine ! Aussitôt reçu, aussitôt lu. Et je dois dire que j'ai passé un moment très agréable en compagnie d'Eelian, le Picancroque (qu'est-ce que j'aime ce nom), Peluche et les autres. Je ne m'attendais pas à un coup de coeur, mais ce n'en est pas loin !

Eelian est un jeune garçon comme les autres ; il s'apprête à gagner une course de vélo en compagnie de ses copains, quand il fait une chute en voulant éviter un camion. Il se réveille alors dans le monde étrange de Noctance qu'il semble connaître depuis toujours. Elemm, vénérable cerf de la forêt (qui m'a agréablement fait penser au cerf de Princesse Mononoké), lui explique qu'il est chez lui et saura un jour comment rentrer  de l'autre côté. Commence alors pour Eelian un voyage merveilleux dans un pays de contes de fées.
Je dois bien avouer que j'étais dubitative au début ; Eelian arrive à Noctance, et semble trouver cela normal. Mais oserais-je dire trop normal ? En même temps le livre n'étant pas destiné à une vieille comme moi, je suppose que les plus jeunes ne s'en offusqueront pas. Et puis je me suis laissée emporter, Eelian vit dans une forêt de contes de fées ; des images du Livre des choses perdues me revenaient, mais aussi de Peter Pan, du Magicien d'Oz ou d'Alice au pays des merveilles. J'imaginais cette ambiance de grandes vacances quand on vit dans des cabanes et qu'on part en expédition, celles des livres que je lisais quand j'étais petite (genre Tom Sawyer ou Les malheurs de Sophie). Et nul doute que cela plaise aux jeunes lecteurs. Il y a aussi la joyeuse bande de copains avec la fée Marvelle (mais dites-moi, l'auteur n'aimerait-il pas les comics ?), le Picancroque (le Jack O'Lantern de l'histoire et que j'avais déjà retrouvé avec plaisir dans La malédiction d'Old Haven), Oloon l'homme loup et aussi Peluche, l'ours sans bras. La joyeuse bande copains qu'on aimerait avoir, qui rappelle aussi les compagnons traditionnels des héros de contes de fées (L'homme de fer blanc, le lion peureux, l'épouvantail). L'autre truc qui m'a beaucoup plu, c'est que les dialogues entre les personnages sont drôles, très agréables à lire. Complètement décalés parfois aussi. J'aime aussi que Fabrice Colin utilise un vocabulaire étendu (genre je suppose que les enfants de neuf ans ne connaissent pas forcément le sens de "mutine") et que cela donne envie au lecteur de demander ce que cela signifie.
L'histoire et son ambiance m'ont beaucoup plus ; bon bien sûr les indices qu'Eealian récolte sur l'agissement de ses compagnons sont clairs pour moi, mais je me souviens que je me faisais toujours rouler plus jeune.

Les illustrations dans le volume sont également très jolies ! Le trait du dessin me plaît beaucoup et au début de chaque chapitre on a une petite scène à chaque fois en plus des pleines pages qui parsèment le volume. Elles sont cependant trop peu nombreuses à mon gout, genre une par chapitre ça aurait été bien (mais je sais que ça peut poser problème pour l'imposition de monopoliser une page à chaque fois pour quelque chose qui n'est pas du texte). J'adore les romans illustrés et je me souviens que quand j'étais petite (enfin toujours maintenant d'ailleurs, mais chut) j'adorais lire mes versions illustrés de Sherlock Holmes, Tom Sawyer, Les malheurs de Sophie ou Heidi.

En deux mots : Une très agréable découverte ! L'île du sommeil est un chouette roman avec des personnages attachants et drôles, une histoire étonnante et des illustrations très jolies. Merci à Flammarion et à Fabrice Colin pour l'envoi du livre.

Illustrations de couverture et intérieur de Martin Desbat.


• > Les étranges soeurs Wilcox (T.1) : Les vampires de Londres La malédiction d'Old Haven Winterheim

Rangé dans Littérature française le 2 juillet 2011

Je suis né un jour bleu, Daniel Tammet.

Publié 2006.



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/jesuisneunjourbleua39d4.jpgRésumé : « Je suis né le 31 janvier 1979. Un mercredi. Je le sais parce que dans mon esprit, le 31 janvier 1979 est bleu. » Daniel Tammet est un autiste savant aux capacités hors du commun, un génie des nombres. Pour lui, les nombres sont autant d'amis à connaître ; chacun a sa forme, sa couleur et son sentiment propre. Ce témoignage va vous faire découvrir les coulisses du remarquable esprit d'un savant pas comme les autres ...

Mon avis : Je crois qu'un jour j'ai vu une émission où Daniel Tammet intervenait ; il me semble que l'on montrait quelque images de son record de récitation des décimales de Pi (plus de 25 000), et qu'il parlait de sa vie et de ses capacités intellectuelles. Il m'avait plu, et j'étais curieuse de lire son livre ; l'autisme est un sujet fascinant pour tout ce qu'il implique. De grandes capacités intellectuelles, un don pour le calcul, la musique, le dessin … mais en contrepartie une interaction sociale difficile, une compréhension du monde tronquée par rapport au reste des gens dits normaux.

Je suis né un jour bleu
est une autobiographie. Daniel Tammet y raconte sa vie de sa naissance à sa vie actuelle (en 2006) ; il tente de nous expliquer sa perception du monde au travers de son syndrome d'Asperger. Nous parlant de sa synesthésie (la capacité à percevoir des stimuli d'une manière peu commune ; l'écoute de la musique par exemple renvoi à des couleurs ou autre, et pour Daniel Tammet les chiffres et toutes autres notions sont représentées par des images, des sensations qui lui permettent de s'en souvenir rapidement), de ses difficultés à interagir avec les autres et à comprendre sa différence. Je m'attendais plus ou moins à quelque chose du genre du Curieux incident du chien pendant la nuit que j'ai lu il y a quelques années ; le héros est un jeune autiste (il me semble qu'il souffrait d'une forme d'autisme plus « handicapante » que celle du syndrome de l'auteur et qui ne lui permettait pas d'être indépendant) qu'on va suivre pendant un genre d'enquête qu'il mène sur la mort d'un chien et qui m'avait beaucoup plu. Mais ici c'est Daniel Tammet qui parle, et je l'avais déjà remarqué lors de ses interviews, il a tendance à donner des précisions superfétatoires et à partir dans des descriptions de choses et de faits que l'on a pas forcément besoin de connaître. En même temps cela représente parfaitement les effets de son syndrome, sur la façon dont il voit les choses, dont il parvient à les exprimer. Cela rend cependant la lecture du livre un peu moins fluide il me semble. Cependant, cette narration, bien qu'un peu bosselée, met en relief le parcours de l'auteur ; par rapport à ses premiers mois où il pleurait sans arrêt, son enfance silencieuse et ses difficultés de rapport avec les autres pendant l'adolescence, raconter son parcours dans un roman, de manière compréhensible et plaisante était un défi à relever, et ça l'est parfaitement à mon sens. Si l'on veut parler de l'écriture à proprement parler, je dirais que les transitions et la retransmission d'informations sont parfois bancales ; mais on peut découvrir des passages très jolis quand il décrit les nombres ou parle de ses sentiments. Il a une sorte de naïveté touchante et rafraichissante ; quand il est triste il l'écrit simplement, va droit au but. Pas d'emphase ni de détours. Il a aussi de jolies métaphores, d'un genre peu commun qui permet de toute de suite se rendre de ce dont il parle.

Il explique pourquoi il aime les chiffres (j'ai particulièrement apprécié sa réponse à un journaliste qui lui demandait pourquoi il s'était donné la peine d'apprendre tant de décimales de Pi), comment il les perçoit, comment ils le calment. Il nous donné également des pistes sur les causes du spectre autistique ; une histoire de cerveau droit plus ou moins irrigué que la moyenne (explication qui m'a fasciné, tout comme celles présentes dans La vie extraordinaire d'Henrietta Lacks).
Son syndrome ne lui permettant pas de dialoguer et d'exprimer ses pensées facilement, le livre n'est pas d'une facture irréprochable. On aimerait passer plus de temps sur certains passages, son enfance par exemple (ses années d'école sont vite expédiées en fait ; j'aurais voulu un point de vu de romancier qui peut nous parler des détails ((hors détails qui fascinent le narrateur ; mais les détails sur les sentiments des parents, les descriptions, les dialogues)) hors ici notre narrateur est un autiste qui ne perçoit pas les choses de la même façon). Son année en Lituanie me semble paradoxalement plus riche, au fur et à mesure qu'il s'ouvre aux autres et interagit avec eux. Mais finalement les pages du volume se tournent très vite et j'ai été légèrement frustrée quand la fin est arrivée. J'aurais aimé plus tout simplement !

En deux mots :
Une lecture sympathique et instructive ; le parcours de Daniel Tammet est impressionnant et je suis curieuse d'en savoir plus.

Rangé dans Littérature britannique le 1er juillet 2011

Raison et sentiments (2008)


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Injustement privées de leur héritage, Elinor et Marianne Dashwood sont contraintes de quitter le Sussex pour le Devonshire, où elles sont rapidement acceptées par la bourgeoisie locale à l'hypocrisie feutrée. L'aînée, Elinor, a dû renoncer à un amour qui semblait partagé, tandis que Marianne s'éprend bien vite du séduisant Willoughby ...

~

Raison et sentiments est l'un de mes romans préférés de Jane Austen, Northanger Abbey que j'ai lu plus tard le surpasserait presque, mais ils ne jouent pas dans la même catégorie. Northanger Abbey me plaît pour sa satire du roman gothique (et bien sûr l'histoire de Catherine et Henry a fait fondre mon petit coeur), Raison et sentiments parce que … je ne sais pas, je trouve que c'est dans ce roman-ci que Jane Austen est la moins pudique sur les sentiments de ses personnages. Dans les autres romans, Orgueil et Préjugés, Emma, l'histoire n'épilogue pas trop sur l'amour et les déclarations des personnages, dans Raison et sentiments il me semble que cela est plus mis en valeur. Mais bref, j'avais déjà vu une adaptation de ce livre avec la version de 1995 dans laquelle joue Hugh Grant. Je l'appréciais et l'avais regardé plusieurs fois, mais les acteurs incarnant Marianne, Elinor et Edward faisaient vraiment trop âgé par rapport à leur alter ego du roman. En plus je n'aime pas la tronche de celui qui joue Edward … Alors quand j'ai vu ce DVD en promotion chez Gibert Joseph j'ai craqué et je l'ai regardé sur deux jours. En effet cette version est composée de trois épisodes de une heure chacun et il vaut mieux avoir du temps devant soi pour le regarder.

D'abord parlons des acteurs, ils sont tous fabuleux ! Katie Morahan incarne une Elinor parfaite, c'est mon personnage préféré du roman, du coup j'en attendais beaucoup, mais là j'ai été comblée. Déjà elle représente parfaitement le personnage ; pas moche, mais pas non plus une beauté éclatante comme sa soeur Marianne. Elle est cependant très jolie, et ses tenues, ses attitudes, sa façon de parler, tout m'a charmé. Il y avait parfois des plans un peu trop fixe sur son regard exorbité, mais bon c'est la réalisation ça, pas l'actrice qui est en cause. Marianne est elle aussi très bien incarnée, jolie, pétillante, mais aussi insupportable. J'avais bien envie de lui mettre des claques avec ses gaffes à répétition et son manque d'égard pour Elinor. Edward m'a cette fois conquise, il est chou tout plein et on a plus le loisir de se rendre compte de ses sentiments et de sa lutte … mais je ne vous en dirais pas plus étant donné que c'est un peu l'intrigue du roman de savoir pourquoi il ne se déclare pas. Mrs Dashwood est également très bien représentée, l'actrice qui joue son rôle a vraiment du charme et sait nous montrer le personnage tel qu'il est dans le roman. Dévouée à ses filles, mais un peu trop sur son nuages question vie pratique. Le colonel Brandon fait plus ses trente-cinq ans que dans la version que j'avais déjà regardé, et Willougbhy a un certain charme (bien que ce ne soit pas trop mon type) et est bien joué. Une scène ajouté à la fin, lorsqu'il s'explique avec Elinor lui donne un autre relief, mais je ne sais pas encore si je suis convaincue. Les autres personnages, Mrs Palmer, Mr Palmer, Mrs Ferrars, etc … sont eux aussi bien joué et je n'ai rien à redire sur leur prestation.

L'histoire est respectée à la lettre à part des ajouts de scènes seulement évoquées dans le roman (un duel, la naissance de l'enfant de la protégée d'une certaine personne, etc), et quelques modifications comme l'histoire de l'amour du colonel Brandon qui devient une fille mariée à son frère (pourquoi avoir changée, je n'en vois vraiment pas l'intérêt ?). Une scène du roman a été coupé (enfin que j'ai remarqué de flagrant) c'est quand le colonel demande à Elinor de proposer en son nom un présent à Edward, et je trouve dommage de l'avoir ôté. Le format mini-série permet de passer du temps sur les différents moments du roman et de permettre de ne pas faire trop de coup ou de raccourcis.
Cependant on sent dans le dernier épisode qu'il manquait de temps, du coup certaines scènes sont courtes, d'autres coupées (cf. la demande du colonel) et la fin est vite expédiée en deux minutes. C'est dommage et ça fait aussi un peu cliché de voir les deux sœurs sourire au éclats genre pub pour dentifrice sans rien d'autre.
Comme je le disais plus haut, des scènes évoquées dans le roman sont développés et c'est ce que j'aime avec la BBC. Déjà dans l'adaptation d'Orgeuil et Préjugés (dont je ne vous avais pas parlé, mais que j'ai plutôt bien apprécié), on découvrait des choses que l'on supposait et j'aime ça ! On passe plus de temps avec les personnages et on peut mieux les suivre.

Les paysages (le cottage des filles était-il si proche de la mer ?) sont superbes ! La façon de filmer m'a un peu déconcerté parfois, un espèce de mouvement dans l'image, une manie des plans en contre-plongée, d'un peu de flou sur les bords de l'écran, mais j'ai fini par m'habituer. Les costumes sont vraiment très jolis et respectueux de l'époque, et les musiques sont comme d'habitude à couper le souffle ! Je ne me laisse pas de les écouter.
En bref c'est ma version favorite. Je pense que je vais plus la revisionner que celle de 1995, et que je vais essayer de me procurer les deux autres version existantes pour comparer.

Rangé dans Du livre au film & caetera le 30 juin 2011

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Je relis plus souvent des BD et des manga que des romans ... ou plutôt j'arrive plus facilement à m'y plonger à les relire régulièrement. C'est ce que j'ai eu envie de faire avec Tokyo Home ce soir (cette nuit ? Puisqu'il est 1 H34 quand j'écris ce billet), et ça été un plaisir de lecture :D Plus de doutes ou de questions sur l'envie de lire, juste du plaisir et l'envie de vous le faire partager.
Ce qui me fait craquer dans cette BD déjà c'est tout simplement les dessins trop choupi de Cyrielle (filez sur son blog, elle publie régulièrement des billets avec des illustrations du même style, et c'est trop chouette !). Vraiment, son coup de crayon est merveilleux ! Les personnages sont mignon à croquer, les vêtements et les expressions magnifiques et le style de dessins ... je n'y connais rien en BD mais l'effet juste crayonné avec des petites touches genre "abstraites" me plaît beaucoup ; ça donne une espèce de touche aérienne et encore plus choupi à cette bande dessinée (Manga ? Un hybride ?). Le format de la BD est aussi très très sympa. Moins haut que d'habitude, du format style roman relié avec une couverture cartonné et des cahiers cousus, il est très agréable à transporter, à lire, à mettre dans sa bibliothèque (même si le jaune de la couverture est un peu osé et flashi pour le coup). L'impression du visage du Julie sur la couv' (là vous avez le verso différent du recto que vous pouvez voir sur mon premier billet) est vraiment très très bien faite ! Les couleurs, la texture, tout est génial ! Bref je suis déjà fan des illustrations, de la couv' et de tous le reste ... Ce qui est encore mieux, c'est que l'histoire est très sympa aussi !

Mais remettons le résumé pour ceux qui aurait loupé mon premier billet :
" Julie Wallon - 1 m 67 de bonne humeur, 56 kilos d'énergie et 17 ans d'espièglerie - débarque au Japon avec une seule idée en tête : prendre un nouveau départ. Entre idées reçues et clichés en tous genres, elle va tracer son destin et trouver sa place. " Julie Wallon est donc une petite française qui débarque au Japon chez son père après avoir eu une grosse dispute avec sa maman ... elle ne sait pas ce qu'elle va faire, mais son père décide pour elle et lui pose un ultimatum : elle a deux mois pour commencer à apprendre le japonais et à s'adapter à la vie de Tokyo. Si elle réussit elle pourra vivre avec lui jusqu'à sa majorité. Julie va rencontrer des Tokyoïtes curieux, des camarades de classes qui vont la prendre d'amitié mais va aussi trouver l'amouuuûr. L'histoire est vraiment sympathique, en premier lieu parce que Julie est une personnage attachant ; elle a des réflexions drôles et réussit toujours à se sortir des http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Tokyohomesansfond.gifsituations qu'on lui impose (lorsque sa pire ennemie du lycée lui colle une poupée vaudou à son effigie dans son casier, elle décide de l'accrocher à son sac et de rendre tout l'établissement vert de jalousie de ne pas en avoir une semblable). Et puis sa découverte de Tokyo, des coutumes japonaises, est vraiment intéressante. Les petites pages d'avant chapitre expliquant des points de détails de vie japonaise sont vraiment bien par exemple. De toute façon l'histoire tout court est agréable et drôle à lire ! Sauf que le début de sa vie à Tokyo est développé genre sur la moitié du livre, puis enfin on a pleins d'évènements qui arrivent rapidement à la fin et on aimerait bien qu'ils soient plus explicités, c'est dommage (j'aurais aimé en savoir plus sur sa mère, le vol de son journal, son petit cuisinier préféré ...). Même si la longueur de cette BD est plus important que celle habituelle et que c'est très agréable d'avoir une histoire d'un seul tenant en un volume, des pages en plus auraient été quand même bien. Dommage qu'il n'y ait pas de suite !
Mais de toute façon, Tokyo Home est une BD très bien réussi. Un hybride de manga et de BD que l'on parcourt avec plaisir grâce aux magnifiques dessins de Cyrielle et l'histoire sympathique de Thierry Gloris. Je conseille donc cet ouvrage à tous les fans des deux genres, sûrs qu'ils y trouveront leur bonheur.


Tokyo Home
, Cyrielle et Thierry Gloris.

Photo et illustration de l'article © Cyrielle.

Rangé dans Relectures le 25 juin 2011

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