
Blackmail threatens the monarchy, and Sherlock is about to meet the woman who beats him.
Un chantage qui menace la monarchie et Sherlock qui est sur le point de rencontrer une femme qui le battra.
A hound from hell. Sherlock's most famous case. But is a monster really stalking Dartmoor?
Un chien venu de l'enfer. Le cas le plus célèbre de Sherlock. Mais un monstre hante-t-il réellement Dartmoor ?
La photo d'illustration de l'article c'est pour Méloë et Sara. Parce que voilà.
Bon, un petit mot sur les résumés. Ils sont tirés du site de la BBC One, que j'aime pour leur concision. Je pensais ne pas les traduire, mais ensuite je me suis rendue compte dans mon extrême intelligence que des gens ne parlaient peut-être pas anglais par ici et qu'il serait doute plus avisé de le faire. Donc c'est pas forcément la meilleure traduction, mais c'est pas mon boulot non plus mes petits serpolets. Et tout ce blabla pour retarder une explosion de joie et plaisir après le visionnage du deuxième épisode de la deuxième saison de la géniale série Sherlock ! Bloody hell comme ils disent là-haut, c'était un putain d'excellent épisode ! Cet article concernera donc cet épisode et le premier de la saison, que je n'ai vu que hier, et je ne voulais pas faire deux fois la même chose. Donc comme je ne suis qu'ordre et méthode, je vais vous parler du premier, en premier (je sais, c'est époustouflant tant de précision).
A scandal in Belgravia est l'adaptation de Un scandale en Bohême, une de mes aventures favorites du canon. Je ne sais pas combien de fois je l'ai lu et écouter en livre audio (en cassette livre audio dans ce cas), et j'adore la série de livres de Carole Nelson Douglas qui reprend le personnage d'Irène Adler, du coup j'attendais beaucoup de la transposition de ce personnage. Et je suis à la fois contente et à la fois un peu déçue. L'épisode commence sur des images plutôt... tendancieuses la concernant. Et là je me dis, changer un personnage si intéressant en une simple adepte du sado-masochisme faisant du chantage est un peu faible et dommage. Mais bon pourquoi pas. Et puis l'actrice est jolie, joue bien et au final c'est toujours Irène Adler, mais une Irène qui a vécu au vingt-et-unième siècle et qui a dû utiliser les moyens à sa portée. Donc la transposition paraît réaliste. Ensuite l'intrigue. J'avoue que même si je sautillais littéralement de joie en revoyant les acteurs, leur jeux excellents, les clins d’œils intelligents et drôles au canon, j'étais perdue dans l'épisode. Aucun fil conducteur ne me menait réellement vers la solution (c'est ainsi que je l'ai ressenti). Et cette confusion, cette incertitude, ne m'a pas permis d'accrocher un maximum.
Pourtant il y a des choses excellentes ; j'ai aimé toujours l'évolution du personnage de Holmes, de Watson, de Lestrade et de Mycroft. Dans le canon, Watson et Holmes sont plutôt placides ; nonne me huez pas, Holmes s'il est complètement timbré, marche à quatre-pattes, se drogue, a des relations stables avec son frère et Watson (sauf quand il est vilain au début de SIGN). Ici Holmes est plus jeune, il fait des blagues complétement débiles avec Watson (se pointe à Buckingham Palace dans l'état qu'on sait !), aime embêter Mycroft et n'est pas sympa du tout parfois. Et j'ai eu un peu de mal avec ça, parce que je suis vieille ronchon et que je suis attachée au personnage canonique. Seulement cette évolution du personnage se vaut, se justifie et je l'aime. Faut juste que je me détache des bouquins. Il faudrait aussi simplement que je relise le canon, parce que à chaque fois que c'est le cas je me rends compte que le personnage de Holmes dont je me souviens n'atteint pas le cheville de l'original.
Donc personnages excellents, musiques qui tuent (le thème principal mélancolique est très sympa, mais un peu trop larmoyant à mon gout), et intrigue agréable. Le seul truc en fait qui m'a vraiment le plus gêné c'est l'espèce d'... amour que semble ressentir Holmes pour Irène. Ça peut se justifier, ok ça se justifie avec la façon dont les scénaristes et les créateurs de la série voient Holmes, mais ça ne me convainc ni ne m'émeut. Par comparaison, sa réaction à l'attaque contre Mrs Hudson, silencieuse cette réaction, tout dans l'attitude, et pas forcément dans les gros plans d'yeux larmoyants et de pièces de violons grinçants, m'a touché. Il est vrai que ce n'est pas la même chose qu'on veut montrer, mais ça m'a gêné, je n'y peux rien et tant pis.
Remarques annexes, la façon de montrer les déductions de Holmes a changé, mais c'est toujours aussi agréable. Et à chaque fois que Cumberbatch doit expliquer ses déductions il a un de ces débits mes aïeux ! Je me demande si les anglais comprennent tout ce qu'il dit, parce que même avec les sous-titres ça va très vite. Il me semble qu'on parle de l'addiction de Holmes a la drogue dans cet épisode, avec cette idée de jour critique, mais on ne le montre pas et c'est très dommage. Un genre de pudibonderie victorienne recrudescente ? On voit enfin Holmes frapper un cadavre, on pourrait le voir se droguer que diable.
J'ai aimé voir la façon dont les récits de Watson sur son blog transposent le canon ; les blagues sur les titres sont hilarantes, le coup de deerstalker est à mourir, la célébrité de Holmes très bien adaptée à l'époque. J'aurais une question pour les bons anglophones qui passeront par-là, il y une nuance de langue à la fin de l'épisode que je n'ai pas compris. Enfin j'en devine vaguement le sens, mais je me demande pourquoi, lorsque Cumberbatch dit "The women" en prononçant the, zeuh, il le change en zi, comme si cela singularisait plus avant son nom. Donc qu'est-ce ?
Donc bref, cet épisode m'a plu, mais ce n'est pas mon préféré. Passons ensuite à l'excellente adaptation du Chien des Baskerville.

Comme vous avez certainement pu le comprendre, j'ai été totalement retournée par cet épisode. Si A scandal in Belgravia m'a plu, cette version de HOUN m'a enthousiasmé, fait rire, trembler, cogiter. En six comme en quatre, j'ai ADORÉ ! C'est un épisode rythmé, mystérieux, délicieusement transposé du bouquin, bourré de clins d’œils jouissifs, servit par un jeu d'acteurs fabuleux. J'ai trouvé ici les petits trucs qui me scotchent dans un bouquin ou dans un film. Des pistes multiples, des interrogations, une atmosphère pesante, une tension. Benedict Cumberbatch est vraiment un Holmes magnifique (ok Méloë je te vois venir, là je parle de son jeu d'acteur bien sûr), mais Martin Freeman est également un Watson d'une grande justesse, avec une énergie, un jeu, un truc qui fait que tu te dis en le voyant, ok c'est pas un pantin. Ils réussissent à eux seuls à tenir le spectateur sur les rails de l'épisode.
L'histoire originale est comme déjà abordé, très bien transposée. Le chien fantôme devient un chien mutant, le titre même est changé pour coller à cela (The hound of the Baskervilles ~> The houd of Baskerville). On retrouve les lieux clés changés pour les besoins de l'époque, les personnages, on découvre des lapins fluorescents, des gaz, des endroits top secrets et un Henri Baskerville (c'est bien son prénom ?) vraiment saisissant. J'aurais pu disons râler sur l'attitude si... sentimentale de Holmes à un moment, mais c'est expliqué rationnellement donc ça peut aller.
Les personnages hommes annexes du canon deviennent systématiquement des femmes dans la série ; et c'est bien naturel vu leur très petit nombre dans le canon. Et j'ai l'impression qu'à chaque fois qu'un personnage homme du canon devient femme dans la série, les scénaristes se font un malin plaisir de l'annoncer de manière à surprendre ceux qui connaissent le canon. Ils transposent excellement bien, mais ils transposent en modifiant suffisamment pour que les holmésiens, dont moi tiens, ne voit pas tout venir et sois surpris par leurs choix. Et c'est vraiment une excellente surprise dans cette série. Les clins d’œils sont légions et l'entravent pas la récit, cela rend juste une atmosphère très riche qui donne envie de regarder plusieurs fois les épisodes pour tout remarquer.
Je voudrais encore discuter plus avant de la richesse des ces épisodes, mais je ne sais pas si cela intéressera quelqu'un d'autre que moi, donc je vais vous laisser sur cela : LA SUITE !
Ce billet anglophone qui parle de l'épisode est très intéressant et exemple mieux que moi ce que j'ai ressenti au visionnage.
• > Sherlock, saison première (2010) : A study in pink, The blind banker, The great game.












