« Les temps sont durs pour les sapins. » Sylvain Tesson

Sherlock (BBC - 2012) : A scandal in Belgravia & The hound of Baskerville.



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B
lackmail threatens the monarchy, and Sherlock is about to meet the woman who beats him.
Un chantage qui menace la monarchie et Sherlock qui est sur le point de rencontrer une femme qui le battra.
A hound from hell. Sherlock's most famous case. But is a monster really stalking Dartmoor?
Un chien venu de l'enfer. Le cas le plus célèbre de Sherlock. Mais un monstre hante-t-il réellement Dartmoor ?

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La photo d'illustration de l'article c'est pour Méloë et Sara. Parce que voilà.
Bon, un petit mot sur les résumés. Ils sont tirés du site de la BBC One, que j'aime pour leur concision. Je pensais ne pas les traduire, mais ensuite je me suis rendue compte dans mon extrême intelligence que des gens ne parlaient peut-être pas anglais par ici et qu'il serait doute plus avisé de le faire. Donc c'est pas forcément la meilleure traduction, mais c'est pas mon boulot non plus mes petits serpolets. Et tout ce blabla pour retarder une explosion de joie et plaisir après le visionnage du deuxième épisode de la deuxième saison de la géniale série Sherlock ! Bloody hell comme ils disent là-haut, c'était un putain d'excellent épisode ! Cet article concernera donc cet épisode et le premier de la saison, que je n'ai vu que hier, et je ne voulais pas faire deux fois la même chose. Donc comme je ne suis qu'ordre et méthode, je vais vous parler du premier, en premier (je sais, c'est époustouflant tant de précision).

A scandal in Belgravia est l'adaptation de Un scandale en Bohême, une de mes aventures favorites du canon. Je ne sais pas combien de fois je l'ai lu et écouter en livre audio (en cassette livre audio dans ce cas), et j'adore la série de livres de Carole Nelson Douglas qui reprend le personnage d'Irène Adler, du coup j'attendais beaucoup de la transposition de ce personnage. Et je suis à la fois contente et à la fois un peu déçue. L'épisode commence sur des images plutôt... tendancieuses la concernant. Et là je me dis, changer un personnage si intéressant en une simple adepte du sado-masochisme faisant du chantage est un peu faible et dommage. Mais bon pourquoi pas. Et puis l'actrice est jolie, joue bien et au final c'est toujours Irène Adler, mais une Irène qui a vécu au vingt-et-unième siècle et qui a dû utiliser les moyens à sa portée. Donc la transposition paraît réaliste. Ensuite l'intrigue. J'avoue que même si je sautillais littéralement de joie en revoyant les acteurs, leur jeux excellents, les clins d’œils intelligents et drôles au canon, j'étais perdue dans l'épisode. Aucun fil conducteur ne me menait réellement vers la solution (c'est ainsi que je l'ai ressenti). Et cette confusion, cette incertitude, ne m'a pas permis d'accrocher un maximum.
Pourtant il y a des choses excellentes ; j'ai aimé toujours l'évolution du personnage de Holmes, de Watson, de Lestrade et de Mycroft. Dans le canon, Watson et Holmes sont plutôt placides ; nonne me huez pas, Holmes s'il est complètement timbré, marche à quatre-pattes, se drogue, a des relations stables avec son frère et Watson (sauf quand il est vilain au début de SIGN). Ici Holmes est plus jeune, il fait des blagues complétement débiles avec Watson (se pointe à Buckingham Palace dans l'état qu'on sait !), aime embêter Mycroft et n'est pas sympa du tout parfois. Et j'ai eu un peu de mal avec ça, parce que je suis vieille ronchon et que je suis attachée au personnage canonique. Seulement cette évolution du personnage se vaut, se justifie et je l'aime. Faut juste que je me détache des bouquins. Il faudrait aussi simplement que je relise le canon, parce que à chaque fois que c'est le cas je me rends compte que le personnage de Holmes dont je me souviens n'atteint pas le cheville de l'original.
Donc personnages excellents, musiques qui tuent (le thème principal mélancolique est très sympa, mais un peu trop larmoyant à mon gout), et intrigue agréable. Le seul truc en fait qui m'a vraiment le plus gêné c'est l'espèce d'... amour que semble ressentir Holmes pour Irène. Ça peut se justifier, ok ça se justifie avec la façon dont les scénaristes et les créateurs de la série voient Holmes, mais ça ne me convainc ni ne m'émeut. Par comparaison, sa réaction à l'attaque contre Mrs Hudson, silencieuse cette réaction, tout dans l'attitude, et pas forcément dans les gros plans d'yeux larmoyants et de pièces de violons grinçants, m'a touché. Il est vrai que ce n'est pas la même chose qu'on veut montrer, mais ça m'a gêné, je n'y peux rien et tant pis.

Remarques annexes, la façon de montrer les déductions de Holmes a changé, mais c'est toujours aussi agréable. Et à chaque fois que Cumberbatch doit expliquer ses déductions il a un de ces débits mes aïeux ! Je me demande si les anglais comprennent tout ce qu'il dit, parce que même avec les sous-titres ça va très vite. Il me semble qu'on parle de l'addiction de Holmes a la drogue dans cet épisode, avec cette idée de jour critique, mais on ne le montre pas et c'est très dommage. Un genre de pudibonderie victorienne recrudescente ? On voit enfin Holmes frapper un cadavre, on pourrait le voir se droguer que diable.
J'ai aimé voir la façon dont les récits de Watson sur son blog transposent le canon ; les blagues sur les titres sont hilarantes, le coup de deerstalker est à mourir, la célébrité de Holmes très bien adaptée à l'époque. J'aurais une question pour les bons anglophones qui passeront par-là, il y une nuance de langue à la fin de l'épisode que je n'ai pas compris. Enfin j'en devine vaguement le sens, mais je me demande pourquoi, lorsque Cumberbatch dit "The women" en prononçant the, zeuh, il le change en zi, comme si cela singularisait plus avant son nom. Donc qu'est-ce ?
Donc bref, cet épisode m'a plu, mais ce n'est pas mon préféré. Passons ensuite à l'excellente adaptation du Chien des Baskerville.


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Comme vous avez certainement pu le comprendre, j'ai été totalement retournée par cet épisode. Si A scandal in Belgravia m'a plu, cette version de HOUN m'a enthousiasmé, fait rire, trembler, cogiter. En six comme en quatre, j'ai ADORÉ ! C'est un épisode rythmé, mystérieux, délicieusement transposé du bouquin, bourré de clins d’œils jouissifs, servit par un jeu d'acteurs fabuleux. J'ai trouvé ici les petits trucs qui me scotchent dans un bouquin ou dans un film. Des pistes multiples, des interrogations, une atmosphère pesante, une tension. Benedict Cumberbatch est vraiment un Holmes magnifique (ok Méloë je te vois venir, là je parle de son jeu d'acteur bien sûr), mais Martin Freeman est également un Watson d'une grande justesse, avec une énergie, un jeu, un truc qui fait que tu te dis en le voyant, ok c'est pas un pantin. Ils réussissent à eux seuls à tenir le spectateur sur les rails de l'épisode.
L'histoire originale est comme déjà abordé, très bien transposée. Le chien fantôme devient un chien mutant, le titre même est changé pour coller à cela (The hound of the Baskervilles ~> The houd of Baskerville). On retrouve les lieux clés changés pour les besoins de l'époque, les personnages, on découvre des lapins fluorescents, des gaz, des endroits top secrets et un Henri Baskerville (c'est bien son prénom ?) vraiment saisissant. J'aurais pu disons râler sur l'attitude si... sentimentale de Holmes à un moment, mais c'est expliqué rationnellement donc ça peut aller.

Les personnages hommes annexes du canon deviennent systématiquement des femmes dans la série ; et c'est bien naturel vu leur très petit nombre dans le canon. Et j'ai l'impression qu'à chaque fois qu'un personnage homme du canon devient femme dans la série, les scénaristes se font un malin plaisir de l'annoncer de manière à surprendre ceux qui connaissent le canon. Ils transposent excellement bien, mais ils transposent en modifiant suffisamment pour que les holmésiens, dont moi tiens, ne voit pas tout venir et sois surpris par leurs choix. Et c'est vraiment une excellente surprise dans cette série. Les clins d’œils sont légions et l'entravent pas la récit, cela rend juste une atmosphère très riche qui donne envie de regarder plusieurs fois les épisodes pour tout remarquer.

Je voudrais encore discuter plus avant de la richesse des ces épisodes, mais je ne sais pas si cela intéressera quelqu'un d'autre que moi, donc je vais vous laisser sur cela : LA SUITE !
Ce billet anglophone qui parle de l'épisode est très intéressant et exemple mieux que moi ce que j'ai ressenti au visionnage.

• >  Sherlock, saison première (2010) : A study in pink, The blind banker, The great game.

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Rangé dans Du livre au film & caetera le 15 janvier 2012

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/767714628.jpgComme l'a si bien présenté Mlle Alice, imaginez qu'il y a deux cent ans tout juste, le monde vivait sans connaître Darcy, l'orgueil mal placé, Elizabeth et ses répliques qui tuent. Ça devait être vraiment dur pour eux. Du coup vu qu'on a la chance de nous connaître par cœur Orgueil et Préjugés, Mlle Alice s'est dit qu'il serait génial de faire un challenge de lecture courant de janvier 2012 à janvier 2013 (le 28 pour être précise), permettant de se replonger encore et encore dans l'univers de ce roman et de ces personnages.
On peut lire le bouquin original, de la littérature para-austinienne, regarder des fims, bref faire tout son possible pour saouler toute la planète avec des histoires de chemises mouillées et de déclarations qui tuent.
Il n'y a pas de maximum ou de minimum de livres à lire ; on le fait à l'envie. Pour ma part j'ai un bouquin dans ma PAL, ajouté quelques-uns à ma wish-list de troc bookmooch, et je pense aussi parler des différentes adaptations cinématographiques.
Les quelques règles à suivre sont les suivantes :

S'inscrire chez Mlle Alice, sur ce billet,
Mettre la bannière choisir du challenge sur son blog (il y en a deux possibles),
Publier les billets en rapport sur son blog,
Préciser sur chaque billets publiés qu'il participe au challenge et mettre la bannière avec un lien vers le blog de Mlle Alice,
Et enfin, signaler ses billets sur la page récapitulative idoine.



Mes billets :

Orgueil et Préjugés, l'adaptation de 1995.

Rangé dans Challenge livresques le 12 janvier 2012

Once a Witch (T.1), Carolyn MacCullough.

Publié en 2009.


 
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/couv25804333.jpgRésumé : Tamsin Greene est une sorcière... ou tout du moins était-elle censée l'être. Sa grand-mère avait même vu qu'elle serait la plus puissante de la famille. Sauf qu'à dix-sept ans maintenant, Tamsin ne présente aucun frémissement de début de pouvoir et préfère fuir le monde magique qui ne la reconnaît pas. Mais quand lors des vacances elle se retrouve coincée dans la boutique familiale et qu'un client la prend pour sa sœur, la très Talentueuse Rowenna, et lui demande de retrouver une objet depuis longtemps perdu, elle accepte. Elle montrera qu'elle peut se débrouiller sans sorcellerie.

Mon avis : La couverture, le titre, le résumé, tout titillait mon imagination dans ce bouquin. Et je pensais peut-être le recevoir un jour en troc quand je l'ai découvert chez WHSMITH (encore un achat que je vous présenterais dimanche, je suis désolée de vous gâcher le suspens mes petits serpolets), et que j'ai craqué (je vous fais mon déroulé d'excuses bidons dimanche). Et je suis contente d'avoir craqué parce que Once upon a Witch est un bouquin très sympa à lire, un peu trop rapide, mais vraiment intéressant. C'est carrément le niveau supérieur de ma précédente lecture,Wicca. Des lecteurs de douze ans pourront aussi lire celui-là et trouveront carrément plus de richesses et d'intérêt que dans le bouquin de Cate Tiernan.
Mais bref parlons de volume-ci voulez-vous. Tamsin est née dans une famille de sorciers dont chacun des membres est doté d'un Talent particulier ; localiser des objets, se déplacer très rapidement, composer des potions, lire l'avenir etc. A sa naissance, sa grand-mère prévoit qu'elle sera la plus puissante d'entre eux, mais les années passent et Tamsin ne manifeste aucun fourmillement magique. Rien. Elle ne se sent pas à sa place dans sa famille et passe le moins de temps possible dans le domaine familiale, préférant étudier dans internat de New-York.
En fait ce que j'ai aimé d'abord c'est le personnage de Tamsin. Elle se sent exclue par sa famille parce qu'elle ne présente aucun Talent, et leur en veut en même temps qu'elle les jalouse. J'ai adoré suivre sa vie dans l'internat avec sa camarade de chambre ; ça m'a rappelé mon propre passage en internat. Les fringues partout, les devoirs en vitesse, les fou-rires, etc. Tamsin n'est pas non plus une gourde adolescente comme d'autres personnages du même type de livres. OK elle parle de mec, mais de la façon naturelle et pas nympho des héroïnes de bit-lit. Bien que la couleur des iris des messieurs et leur odeur semblent être des points très importants à souligner à chaque fois.
J'ai aimé ensuit l'ambiance magique, la sorcellerie telle qu'elle est présentée. Pas sectaire comme peut l'être la wicca (et ne vous effarouchez pas ; pour moi, être fan de Sherlock Holmes c'est aussi sectaire), mais libre, plus naturelle. Pas de grands discours sur l'amour de la nature ou la communion avec une quelconque déesse à cornes. Ça fait du bien !

L'intrigue met un peu de temps à se mettre en place trouve-je, mais une fois lancée cela ne s'arrête plus. Et j'aurais aimé que l'auteure prenne un peu plus son temps parfois. On enchaine les péripéties un peu trop sans temps morts, et c'est dommage, on aimerait rester plus de temps dans l'univers du bouquin. L'histoire est sympa, pas transcendante, mais agréable à lire. Ca m'a fait penser à une version de A discovery of witches de Deborah Harkness, mais pour des lecteurs plus jeunes. Non pas que je parle de plagiat ou de ce genre de conneries, je rapproche juste deux bouquins ayant des sorcières a priori sans talent pour héroïnes. Et ça m'y a fait penser agréablement en plus ; ça ne fait pas redite, c'est sympa à lire voilà tout. La romance m'a plu ; pas placardé à la face de tout le monde, ils sont mignons et naturels les coco, même si encore une fois cela va un peu rapidement en besogne.
L'écriture de l'auteure est bien. Pas transcendante, mais efficace en cela qu'elle rythme le texte et déroule les actions correctement. Par contre, l'utilisation du présent pour la narration fait vraiment étrange. Y a des bouquins dans lesquels ça passe très bien (A comme association, la saga Malaussène), ici je ne trouve pas ça très adapté.

En deux mots : Une agréable découverte ! Once a witch est une bonne lecture détente et donne envie de lire la suite. J'espère la trouver sans problème.

Rangé dans Littérature états-unienne le 12 janvier 2012

Magie Blanche (T.1 & 2) - Wicca (T.1), Cate Tiernan.

Publié en 2001.


 

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/couv27481166.jpgRésumé : Morgan est une jeune fille banale comme les autres jusqu'au jour où Cal arrive en ville et lui fait découvrir la Wicca. Elle est tout de suite fascinée par cet art avec lequel elle semble avoir une affinité très forte. Serait-elle une sorcière-née ?

Mon avis : J’avais été attiré par la sortie de ce volume. Le titre et la couverture (on en reparlera) me semblait augurer quelque chose de chouette. Mais je ne l’ai pas acheté jusqu’à ce que je trouve les deux volumes initiaux qui constituent la première édition française chez Boulinier. Et vu leur prix, j’aurais eu tort de me priver.

C’est étonnant et complétement stupide de voir la façon dont une couverture ou la maison d’édition d’un bouquin peut orienter sa lecture. Ou tout du moins l’avis qu’on en a ensuite. Après tout quand on prend un bouquin dans une certaine collection, on sait à quoi à s’attendre, et du coup il est logique de chercher à voir un lien entre le thème, la maturité du texte, et la visée éditoriale.
Quand je vois les anciennes éditions et titres de cette série, je pense aux lectures que je faisais quand j’étais au collège de la même collection, c’est-à-dire aux volumes de Danse et Sabrina, l’apprentie sorcière. Je pense à un truc léger et drôle. Mais quand je vois ce même bouquin refondu sous les couleurs noires et young adult de Black moon, je pense que je vais lire un roman pour filles de quinze-seize ans. Et verdict, le texte correspondait parfaitement à sa première édition. Sans aucune prétention, vraiment très bien ciblé pour des lecteurs de dix-douze ans qui ne vont pas chercher de la philosophie quantique dans une lecture.

Et Magie blanche qui devait vraiment sonner très bien pour les jeunes de l’époque est devenu Wicca ; une deuxième traduction qui ne correspond toujours pas à la version anglaise, mais peut-être que le troisième essai sera le bon ! En parlant de traduction, je ne sais pas si c’était la mode à l’époque chez Pocket jeunesse, mais les prénoms sont traduits. Oui, les prénoms sont traduits. Genre l’amoureux de l’héroïne se retrouve nommé Nicolas, logique dans un bouquin américain des années 2000 alors que son prénom VO est Cal. Avaient-ils peur que les lecteurs soient perdus par des prénoms anglais ? Et en plus leur remplacement ne correspond à aucune logique, certains sont changées, d’autres non, sans que cela ait aucune justification profonde. Et franchement de lire un bouquin qui se passe dans l’Etat de New-York avec des personnages aux prénoms si commun et si peu américains de Etienne, Xavier ou Marie, ça ne le fait pas du tout. Mais alors pas du tout ! Au moins dans l’édition Black moon, les vrais prénoms sont revenus, ouf.http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/couv59943781.jpg
Et apparemment l'édition française actuelle ne regroupe non pas les deux premiers volumes, mais les trois ! Je n'ai pas lu tout à fait tout le volume, mais je doute que mon avis serait foncièrement différent si ça avait été le cas.

Comme je le disais, Wicca (j’utilise le nouveau titre pour plus de commodité et parce qu’il est plus classe que ce clinquant Magie blanche) ne casse pas trois pattes à un canard cul de jatte. Il n’y aucune description sauf le minimum syndical, genre tiens voilà une carotte, une table, un bébé phoque. Et hop on ne sait pas si le bébé phoque est rose, bleu ou vert, si la carotte est mangeable ou la table en plastique. Les personnages sont aussi très nombreux, trop pour de si petits volumes et avec si peu d’informations sur leur compte. Je n’ai retenu l’identité que trois ou quatre d’entre eux. Et l’histoire est ainsi écrite que l’on ne sait jamais vraiment qui se trouve présent, trop peu détaillé mes petits serpolets.
Cela se lit correctement, c’est plutôt fluide et les aventures sont intéressantes. Par contre niveau crédibilité et qualité du texte c’est très bof, surtout pour un bouquin publié chez Black moon. Non que leurs ouvrages soient d’une qualité exceptionnelle d’habitude, mais à côté de 16 lunes, Wicca fait penser à un livre pour enfants de maternelle.

La wicca est exposée de matière trop… trop rapide, trop en forme de leçon de choses. En plus la religion chrétienne des parents de l’héroïne est aussi très présente et on à le droit à des bondieuseries tout le temps que la gamine va à la messe et quand elle se confesse… La wicca n’est pas à la manque, quand Morgane en parle (c’est son nom dans la version Black moon ?), ça fait autant penser à une secte qu’au christianisme. L’amour de la nature c’est cool, et c’est bien de prendre soin de Mathilde ma jolie plante en pot (elle boude un peu là quand même et perd des feuilles !), mais de là remercier une hypothétique déesse pour les poivrons qui sont morts pour préparer ma soupe, il y un pas de géant.
En fait je ne suis pas déçue par ce bouquin, je n’en attendais pas grand-chose de toute façon. Je suis plutôt indulgente dirons-nous. L’histoire plaira surement très bien à des enfants de collège, et si elle ne révolutionnera pas la littérature, elle peut se lire avec plaisir quand on est jeune. Par contre elle était beaucoup plus adaptée publiée chez Pocket Jeunesse, que chez Black moon.

En deux mots :
Contente de ne pas avoir payé plus cher cette découverte de Wicca. Si vous connaissez des enfants de douze ans, si vous avez des enfants de douze ans, ils apprécieront surement. Après pour les lecteurs plus âgés je conseillerais plutôt 16 lunes même si la série a elle aussi ses défauts.


Traduit de l’anglais par Bertrand Ferrier.
Éditions Pocket Jeunesse : Magie Blanche (T.1 et 2) : L’éveil de Morgane & Le rituel du cercle.
Édition Black moon : Wicca (T.1)

Sweep (T.1 et 2) : Book of shadows & The coven.

Rangé dans Littérature états-unienne le 11 janvier 2012

Alice au pays des merveilles (2010)


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A
lice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu'elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Tweedle Dee et Tweedle Dum, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.

~


Je n’ai pas trois trains de retard. Je n’avais juste pas envie d’être déçue par cette nouvelle adaptation des aventures d’Alice. Je ne me souviens pas avoir vu la premier de Disney, mais j’ai lu les bouquins, et si je n’ai pas aimé le premier, De l’autre côté du miroir m’a beaucoup plu, et toute la mythologie d’Alice est tellement ancrée dans mon esprit et celui des autres gens du monde, qu’il n’est pas possible d’être tout de suite transporté quand on arrive au Pays des Merveilles. J’ai pensé au manga de Quinn Rose et Soumei Hoshino (que j’ai envie de relire maintenant), et j’ai pensé au texte de Lewis Carroll. Et j’ai beaucoup aimé ce film ! Burton est l’un des rares réalisateurs dont je connais le nom et dont je veux regarder tous les films, et encore une fois j’ai été transportée dans son imaginaire de grand ordinateur de loufoquerie.

J’ai tout d’abord complétement été accrochée par le thème musical principal avec ses accents de Mister Jack, puis par le rendu de l’époque victorienne. J’avoue, il ne m’en faut pas beaucoup, vous mettez deux dames dans une carriole avec des jupettes et parlant de thé et je suis aux anges. Ensuite je me suis simplement laissée transporter par l’histoire, la folie du lieu, les mots inventés (quelle gageure à traduire toutes ses transformations de l’anglais ! J’ai regardé en langue originale avec les sous-titres français et ils ne rendent absolument pas la beauté et la complexité du truc).
 
Le lièvre de Mars aussi a été un des personnages qui m’ont le plus plu avec le Chapelier. Comment un personnage qu’on voit dix minutes dans le film à me conquérir ? Tout simplement parce qu’il est tout à fait remarquablement réalisé, qu’il est juste timbré. Pas juste fou, mais totalement siphonné. Hilarant, absurde. Un régal. Le chapelier est également génial ! Johny Depp joue toujours aussi bien et Helena Bonham Cartner, que je ne pensais pas apprécier avec sa grosse tête, m’a bluffé. Elle est complétement dingue, et ses « Off their heads » m’ont ravie.
La petite Alice a vraiment une tête étrange. Ses cheveux blonds sont vraiment blonds… à la limite du jaune citron. Mais en grandissant elle devient la très jolie Mia Wasikowska et j’adore son jeu ! Il me tarde de la voir en Jane Eyre ce mois-ci.

Bien sûr, le scénario ne semble pas forcément hyper original, mais je m’en tamponne le potiron mes petits serpolets. On est emporté par un film de divertissement excellent, on a de la musique (oh pourquoi pas des chansons hein ? J’aime les chansons !), des acteurs géniaux, de la loufoquefolie, et c’est tout ce que je voulais !
Les bonus du DVD sur les effets spéciaux sont vraiment très intéressants. Je pensais que tout était créé à partir de rien sur ordinateur, mais c'est beaucoup du bricolage en fait et la performance des acteurs est encore plus à louer vu les conditions dans lesquelles ils devaient jouer ; devant un fond vert, sur des échasses, dans une théière géante.

Ah oui, je suis censée vous présenter cet achat (avec quelques menus autres…) ce dimanche dans le numéro deux de votre rendez-vous favoris du Butin de Matilda, mais disons qu’il s’agit là d’un avant-gout.
 

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/5354aliceaupaysdesmerveillestimburton.jpgLe lièvre de Mars !

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/aliceinwonderlandtimburton.jpgAlice, avant qu'elle ne retrouve sa muchiness.

Rangé dans Du livre au film & caetera le 11 janvier 2012

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