« Les temps sont durs pour les sapins. » Sylvain Tesson

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/BUTIN.jpg

Butin (n.m.) [moyen bas allemand būte : partage] :
Ce qu'on prend à l'ennemi à l'occasion de la guerre : Le butin des armées napoléoniennes.
Produit d'un vol, d'un pillage : Les cambrioleurs ont abandonné leur butin.


Moi qui rançonne régulièrement les librairies, quoi de mieux que ce nom de butin pour nommer le nouveau rendez-vous hebdomadaire de ce blog où je présenterais mes prises de la semaine ? Certains s'en souviennent peut-être, je présentais parfois mes achats ici, puis j'ai arrêté pour continuer sur Caprices en dilettante. Donc, chaque dimanche, au cours de la journée, je vous présentais ce que j'ai chiné la semaine. Que ce soit des bouquins, mais aussi d'autres trucs que je jugerais intéressant. Comme aujourd'hui tiens. Quand j'irais à la médiathèque je vous montrerais mes emprunts. Let's go.
Et pis pour me venger de Meli qui m'a traité de feignasse hier, j'ai écris mon billet à minuit et je ne le publie que maintenant. Na.


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/DSC02143.jpg
Cette semaine, j'ai eu mes étrennes. Et je devais avoir quelque chose à vous présenter, donc... j'ai trouvé chez Gibert Joseph, quelques petites choses. D'abord Divergent de Veronica Roth. Il était en occaz' et après avoir adoré l'exemplaire que Meli m'avait prêté, je me devais de l'avoir dans ma bibli. Ensuite le deuxième volume des aventures des Soeurs Grimm de Michael Buckley. J'aime cette série ; j'ai emprunté tous les volumes en français à ma médiathèque, du coup il me les faut maintenant et je mes récupère un par un  quand je les trouve en bon état en occasion.

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/DSC02147.jpgDans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson ; lu et chronique cette semaine. L'enfant des livres de François Foll ; on nous promet une plongée fantastique chez les maîtres imprimeurs. Ça a l'air trop cool mes petits serpolets. Mes secrets d'écrivain d'Elizabeth George. Commencé à lire, abandonné. C'est trop laborieux, trop manuel scolaire. Il est déjà troqué sur Bookmooch.
The rude awakening
of a Jane Austen addict de Laura Viera Ziegler. A force de voir Meli parler de la littérature para-austinienne j'ai craqué pour ce titre qui a l'air rigolo (ma PAL te dit merci hein).

Et ça aurait été trop beau si cela avait été les seuls nouveaux venus, mais quand je suis au boulot, je passe ma pause déjeuner chez le Gibert Jeune qui est à deux pas. Du coup, je suis ressortie avec Muraqqa' d'Ana Miralles & Emilio Ruiz. Lu et déjà chroniqué (je suis d'une efficacité confondante, n'est-ce pas), le premier volume des Mille et une nuits de chez Phoebus. Commencé vendredi et c'est vraiment bien. Un type se fait tromper par sa femme, il lui tranche et la tête et décide que toutes les femmes sont des traitresses. Donc il se marie chaque soir avec une différente et la tue le lendemain.
Et L'anglais n'est pas une langue magique de Jacques Poulain. Trouvé dans les bacs à 1 € en devanture de Gibert, j'ai craqué. Ça parle d'un lecteur sur demande.
 
Et hier, après avoir nagé mes trois petits kilomètres à la piscine (ouais, je frime), j'ai été en ville avec mes parents et on m'a offert les chaussures les plus jolies du monde, les Kickers Wrap (parce que j'avais bien nagé bien sûr). Ensuite on a été au comptoir irlandais (Metz est une ville parfaite), et je suis repartie avec un crayon de papier orné d'un petit mouton tout mou, tout mignon (c'est le truc qui dépasse de ma mâgnifique chaussure gauche). Super utile pour faire les devoirs.
J'ai acheté le Libération de samedi parce qu'il y a un dossier sur Régis Jauffret dedans (que je n'ai pas encore lu, bouh), et j'ai récupéré à la librairie de la gare (où on se trouvait pour un bouquin pour mon père), le catalogue 2012 de Pocket Jeunesse. Certains vous le diront, j'adore récupérer les trucs gratuits en librairie, découper des trucs et les coller dans mes carnets (en fait j'en ai récupéré deux parce que je suis comme un castor qui fait des réserves, mais chut).
J'ai aussi rencontré et suis tombée amoureuse de Jacob, mon nouveau cactus. Il est magnifique. Sa sœur Zoey, est partie vivre avec mon petit frère. On aura la garde alternée.

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/DSC02162.jpg

Sur ce, j'espère que ce premier article vous a plu, et j'accueillerais avec plaisir toutes vos questions et/ou remarques sur le billet et vous donne rendez-vous la semaine prochaine. Billet de la semaine prochaine qui se verra doté d'une conclusion différente en forme de mini rendez-vous intégré. Bonne semaine !

Rangé dans Le butin de Matilda le 8 janvier 2012

Dans les forêts de Sibérie, Sylvain Tesson.

Publié en 2011.



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/couv41926382.jpgRésumé : Pendant six mois, sur les bords sur lac Baïkal, dans la cabane d'un ancien garde forestier, Sylvain Tesson va vivre avec pour seuls compagnon, deux petits chiens, le lac et les livres. Une plongée dans un ermitage salutaire et parsemé de pages volées au temps compté.
« Je suis venu ici sans savoir si j'aurais la force de rester, je repars en sachant que je reviendrai. J'ai découvert qu'habiter le silence était une jouvence. J'ai appris deux ou trois choses que bien des gens savent sans recourir à l'enfermement. La virginité du temps est un trésor. Le défilé des heures est plus trépidant que l'abattage des kilomètres. L’œil ne se lasse jamais d'un spectacle de splendeur. Plus on connaît les choses, plus elles deviennent belles. J'ai rencontré deux chiens, je les ai nourris, un jour ils m'ont sauvé. J'ai parlé aux cèdres, demandé pardon aux ombles et pensé aux miens. J'ai été libre car sans l'autre, la liberté ne connaît plus de limite. J'ai contemplé le poème des montagnes et bu du thé pendant que je le lac rosissait. J'ai tué le désir de l'avenir. J'ai respiré l'haleine de la forêt et suivi l'arc de la lune. »

Mon avis : Quand je prépare un billet, j'aime bien aller lire ce que d'autres gens, blogueurs, journalistes en disent. Et là j'ai été déçue ; il arrive souvent que mon ressenti ne soit pas en phase avec ceux que je lis, mais là j'ai simplement dégouté. Peut-être parce que je me suis sentie en communion avec ce bouquin, que je sens cet appel de la cabane, comme dit Tesson, et que les considérations lues dans les billets m'ont juste découragé. Ok le bipède lambda ne songe pas forcément à aller se les geler au bord d'un lac vaste comme un petit océan, mais le dire de façon si terre à terre, si basse, si... j'aimerais pour une fois parler avec un lecteur qui ne cherche pas juste à voir du divertissement dans un bouquin.
Bref, ce bouquin je l'ai profondément aimé. Au début les phrases à aphorismes de Tesson me couraient sur le haricot, mais ensuite je me suis surprise, et ça m'arrive très peu souvent, à faire durer la lecture, afin de ne pas arriver au bout du texte. Ce bouquin a réussi à la fois à rendre ma semaine encore plus insupportable que d'habitude (la nuit on rêve aux berges immaculées du Baïkal, et la journée on bosse dans une cave avec une hindoue siphonnée), et magnifique. Magnifique parce que j'ai toujours cru que mon désir irraisonné d'aller vivre dans un coin perdu du monde était un caprice, une tocade. Lorsque j'ai vu pour la première fois les plaines de la Mongolie, je me suis dit, ok, c'est là que je veux vivre. Et en lisant Tesson, je me dit, je ne suis pas folle, l'ermitage c'est le bien.
Dans les forêts de Sibérie aurait pu s'appeler Sur les bords du lac Baïkal tellement le lac est un personnage. Une étendue blanche pendant l'hiver, recouverte d'une glace qui travaille ; en été, de l'eau qui ne demande qu'à s'échapper. Tesson s'installe dans sa cabane et se demande s'il arrivera à se supporter. S'il aura assez de vie intérieure pour ne pas regretter la sacrosainte civilisation. Et il se rend compte que la vision qu'on a au travers d'une petite fenêtre vaut cent fois celle du petit écran et des débilités qu'on peut y voir. Que coupé du monde, des magasins et de tout à porté de main, l'homme se rend fier de créer ses meubles, de trouver sa nourriture (sauf les pattes arrosées de tabasco cependant), et de simplement posséder enfin son temps. De pouvoir s'il le veut rester deux jours dans sa cabane à regarder par sa fenêtre, à lire, à dormir, à rêver. Ou alors d'aller explorer les montagnes alentour, de bivouaquer, de faire du kayak sur le lac Baïkal et d'observer les ours bruns au sortir de leur hibernation. L'ermitage devrait être un droit. Et dans mon petit studio, le rideau tiré, le silence installé, caché sous ma couette pour mimer la cabane, j'ai pu savourer six mois au bord du Baïkal.

Comme je l'ai dit, à la base, j'étais pas fan de l'écriture de Tesson. Je sortais d'Ermites dans la taïga et j'avais besoin de garder la même ambiance, et retrouver les noms russes, les cèdres, l'eau, la neige m'a fait un bien fou. M'attacher au fur et à mesure à sa description du lieu encore plus. J'ai aimé suivre ses pérégrinations, découvrir des extraits des bouquins qu'il lit, j'ai aimé ensuite ses phrases courtes, ses aphorismes, son humour. J'ai rêvé d'une cabane au bord d'un lac, d'une isba dans la neige, d'une tente dans les plaines de Mongolie.
Son écriture, presque contemplative incite à la rêverie, à la sieste volée à la journée. Sylvain Tesson retournera certainement au bord de son lac, je retournerais volontiers au bord de ce bouquin. La dernière page, celle que je ne voulais pas lire pour ne pas mettre de point final à l'histoire, m'a presque mis les larmes aux yeux, ce qui n'a aucun sens vu que c'est pas un truc hyper émouvant. C'est juste, c'est juste... c'est la conclusion d'un ermitage que j'aimerais avoir moi aussi volé au temps qui passe trop vite ici.

En deux mots :
S'il y a deux choses à retenir à mon billet trop décousu, c'est que ce bouquin est infiniment intelligent, beau et blesse le coeur quand on ne peut pas soi-même vivre à côté du Baïkal pendant six mois, un an, une vie.
Et puis, un mec qui emporte avec lui Des pas dans la neige d'Erik L'homme, est forcément quelqu'un de bien. Même punition que pour Ermites, Cécile, Méloë ça vous plairait. J'peux même vous le prêter si vous voulez.


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/sylvaintesson4.jpg
C'est beau, on dirait un tableau d'un Russe du 18e.
Sylvain Tesson, dans sa cabane, peint par
Olivier Desveaux.

Rangé dans Littérature française le 6 janvier 2012

Muraqqa’ (T.1) : Vêtue par le ciel, Ana Miralles et Emilio Ruiz.

Publié en 2011.


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/albumcoverlarge14849.jpg
Résumé : Muraqqa’: manuscrit de miniatures peintes à la main.
Priti a 20 ans, elle aime vivre au grand air, croquer des animaux et se questionner à propos du monde qui l'entoure. Elle fait partie de la communauté Jain et voudrait pouvoir n'être vêtue que par le ciel, comme ces moines Digambara, bien que cela ne soit pas autorisé aux femmes. Nadim, l'eunuque de la reine Nur Jaha ayant remarqué ses talents au sein de l'école des arts de Mughal en a informé sa maîtresse. Car la reine Nur a depuis quelque temps le projet de faire mettre en images la vie des femmes du palais sur un Muraqqa'. Qui d'autre de mieux que Priti pourrait l'exécuter ? Cette jeune femme pure se retrouve ainsi à la cour d'un souverain musulman, spectatrice de la vie du sérail et de son époque…

Mon avis : Même si le fait de bosser dans une maison d’édition indienne qui me porte sur les nerfs m’a fait bouder le seul et unique ouvrage de littérature indienne de ma PAL , j’aimais et j’aime quand même toujours certains trucs en rapport avec cette culture. Et quand j’ai vu la couverture de Muraqa’, où Priti est habillée comme les hindoues traditionnelles, et en plus dessinée de très belle façon, j’ai craqué.

Muraqqa’ se déroule en 1616 en Inde. Priti est une jeune peintre hindoue ; l’empereur mohgol Jahangir l’a fait venir à sa cour sur la demande sa vingtième épouse (il savait vivre celui-là) pour qu’elle puisse entre dans le zenama (le quartier des femmes dans le palais en gros) et peindre la vie des femmes (ce qu’un homme ne pourrait faire, puisqu’il se rait soumis à la tentation constamment ; hé oui, la chair est faible).
Il est rare que je trouve des BD avec des dessins qui me plaisent, mais ceux d’Ana Miralles ont été à mon gout. Elle représente très bien les femmes, leurs tenues traditionnelles, les décors et les bâtiments. Il y a certains visages qui sont un peu hideux, comme faire dans l’urgence, mais ce n’est pas fréquent. Les couleurs sont également très belles, ni trop vives, ni trop claires. Et pas appliquées à la truelle.
L’ouvrage ne m’a pour une fois pas semblé trop court ; parce que les BD ne sont pas longues en générales et on est tout de suite coupé dans son élan. Ici il me semble qu’on a le temps de découvrir l’univers - peut-être aussi parce qu’il y avait pleins de trucs que je ne connaissais pas et que j’ai  dû apprendre -, les personnages et d’installer, pas une intrigue, mais une histoire qu’on aura envie de suivre. La narration est claire sauf pour une scène vers la fin qui se comprend avec un flash-back. La lecture de ce premier volume m’a beaucoup plu, tant par l’histoire que par les dessins.
Comme je l’ai dit, on n’a pas vraiment d’intrigue dans ce volume-ci, mais on se doute que cela arrivera dans la suite, et je suis très curieuse de lire ça. En tout cas Muraqqa’ est venu enrichir ma minuscule collection de BD et je ne le regrette pas.

En deux mots : Muraqqa’ est une excellent découverte ! Les dessins et l’histoire m’ont beaucoup plu. Cette plongée dans l’Inde du 17e siècle et dans les conforts du palais de Jaipur sont fascinants. Vivement la suite pour suivre de nouveau Priti.


Traduit de l’espagnol par Stéphane Meslin.

Rangé dans Bandes dessinées le 5 janvier 2012

Ermites dans la taïga, Vassili Peskov.

Publié en 1992.
Prêté par Anne.



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/ERMITES.jpgRésumé : Une famille de vieux-croyants démunis à l'extrême, subsistant dans une cabane misérable, en pleine taïga, coupés de la civilisation depuis... 1938 : telle est l'incroyable réalité décrite par Vassili Peskov, qui raconte ici avec passion et minutie l'aventure des ermites de notre temps, puis les efforts de la plus jeune d'entre eux, Agafia, pour se réadapter au monde. Nouvelle version du mythe de Robinson, manuel de survie dans la taïga.

Mon avis : Je sais pas si j'avais lu le résumé j'aurais été super attiré par le bouquin, mais c'est Anne qui m'en a vanté les mérites, et qui m'a donné envie de le lire. En plus elle l'a fait voyager jusqu'à moi, je n'avais donc plus aucune raison de ne pas le lire ! C'est à présent chose faite et je l'en remercie, car il est vrai que ce récit est fascinant. Par son fond, pas du tout sa forme par contre. Je vais tacher de bien séparer les deux dans mon billet.
Vassili Peskov est journaliste et dans les années 80 on lui rapport qu'un groupe de géologues en goguette dans la taïga sibérienne a rencontré une famille de cinq personnes (le père, les deux fils, les deux filles), vivant coupé du monde dans une petite isba dans la taïga depuis 1938 ! Les enfants n'ont jamais vu d' « hommes modernes » et leur vie ascétique et rythmée par la prière leur fait craindre le monde moderne nommé « le siècle ». Vassili Peskov est fasciné et décide de rendre visite à cette famille atypique pour tenter de comprendre leur retraite. Le chemin jusque chez les Lykov est long et dangereux, l'avion, puis l'hélicoptère et ensuite la marche dans la taïga pour atteindre la petite isba où aucune lumière n'est jamais allumée. Une amitié durable se noue entre Vassili Peskov, Erofeï (un géologue), et la famille Lykov. Quand Vassili Peskov arrive chez eux, la maladie a emporté les deux fils et une fille, ne reste que le vieux père et sa fille Agafia, âgés de quatre-vint et quarante printemps. Leur histoire raconté dans le journal où travaille Vassili Peskov va fasciner la Russie pendant des années.

Comment en effet, ne pas être fasciné par cette histoire, celles de gens, reclus dans un coin du monde complètement perdu, et où en plus sont nés des enfants qui n'ont jamais vécu avec personne d'autres que leurs parents et frères et soeurs. Comment vivent-ils ensemble, comment perçoivent-ils le monde extérieur, comment ont-ils grandi et avec quelle valeur ? On découvre que chaque enfin a un caractère bien défini, qu'un Dmitri, peut fabriquer des objets techniques sans en avoir vu plus tôt, que son frère apprend à chasser et a tanner les peaux sans aide, ses soeurs lisent, s'occupent de l'isba, chassent avec eux.
Vivre au côté de cette famille est fascinant et je ne regrette pas du tout d'avoir lu ce bouquin. Par contre la forme est pas top. Déjà Peskov est journaliste, pas écrivain, il a des envolés lyriques un peu superfétatoire, des précisions historiques très longues (le schisme religieux qui a conduit les ancêtres des Lykov à se retirer du monde est expliqué de façon très compliqué). Ensuite l'édition aurait pu préciser qui était l'auteur, que ces textes étaient à l'origine des articles, faire des liens entre les différentes parties, lier le tout quoi. La conclusion ne sert à rien, elle redit juste tout ce qu'on a lu dans le bouquin et dont on se souvient encore.
Il existe une suite, Des nouvelles d'Agafia, qui raconte la vie de la dernière de la famille pendant dix ans après ce premier livre et je suis très curieuse de le lire. Je me demande si elle est disponible à la bibliothèque.

En deux mots :
Une histoire fascinante ! Laissez-vous emporter par la famille Lykov et découvrez la vie dans son isba sibérienne. Méloë et Cécile, je suis sûre que ça vous plairait. Je suis en train de lire Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson, et ça va très bien avec l'ambiance qui m'a bercé dans ce bouquin-ci.


Traduit du russe par Yves Gauthier.
Photo de couverture : Agafia.
Tayojny toupik

Rangé dans Littérature russe le 2 janvier 2012

Bilan livresque 2011



Troisième bilan annuel du blog, j'ai pris un grand plaisir à préparer les bouquins dont je vais vous parler. J'ai adorer me replonger dans mes listes de lectures au fil des mois, revoir des paysages, me souvenir de personnages. Comme d'habitude ce ne sont pas forcément les coups de cœurs qui seront présents ici, mais les livres qui pour une raison ou une autre m'ont laissé une forte impression. Pas de BD ou de manga cette année, j'en ai lu, j'en ai aimé beaucoup, mais pour une raison ou une autre je ne me sentais pas d'en présenter. Bonnes re-découvertes ; comme d'habitude les titres des livres sont cliquables quand ils sont chroniqués.

Littérature francophone :


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/FRANCAIS1.jpg


Cette année, j'ai renoué avec un de mes auteurs favoris, Gustave Flaubert. OK ça va faire pompeux mais j'aime vraiment ce type (ouais, on se connaît bien), et ses Trois contes sont des textes excellents, surtout La légende Saint Julien L'hospitalier. J'en ai ensuite découvert plusieurs que j'ai adoré, par exemple les recueils de chroniques radiophoniques de Stephane Guillon, qui sont drôles, méchantes, justes, mais aussi la plume exceptionnelle de Pierre Desproges. J'ai également reconnu devant témoins que j'aimais le théâtre avec Knock, et j'ai enfin terminé les Contes cruels de Villiers de l'Isle-Adam qu'il faut lire de toute urgence. Grace au challenge Sagan de George et Delphine j'ai aussi lu et été très touchée par Toxique de Françoise Sagan. Les dessins de Buffet sont largement dispensables à mon gout, mais le texte est merveilleux.
 
Littérature anglophone & autres :

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/ANGLOPHONE.jpg

Quand je disais que j'avais avoué enfin aimer le théâtre, Les sorcières de Salem est là pour le trouver. Ce texte est terriblement bien écrit, il faut le lire. Et encore, on n'est pas sortis de l'auberge puisque j'ai eu un giga coup de cœur pour une pièce tchèque de Karel Čapek. C'est de la science-fiction, c'est de l'absurde, c'est un drame, c'est drôle, c'est intelligent. Je vous conseille aussi L'année du jardinier et La maladie blanche (encore une pièce) du même auteur, toujours aussi bon. Il y a aussi un bouquin de Rebecca Skloot qui m'a appris des tas de trucs sur la génétique moderne, sur la culture des cellules et sur l'histoire d'une famille, La vie immortelle d'Henrietta Lacks c'est passionnant. Cette année j'ai aussi découvert Edith Wharton, grande dame des lettres américaines avec un recueil d'histoires qui font peur, un essai sur la lecture et une petite nouvelle très drôle et caustique, Xingu. J'ai également été scotché par La route de Cormac McCarthy, une écriture particulièrement particulière, une histoire qui fait froid dans le dos mais qui reste fascinante. Mary Ann Schaffer et Annie Barrows m'ont eut de nouveau avec leur cercle littéraire de doux frapadingues. Ce ne sera pas la seule relecture de ce génial bouquin !

Question frapadingue j'ai eu le plus gros de cœur littéraire de ma vie de lectrice depuis longtemps avec La métamorphose de Franz Kafka. C'est absurde, c'est excellemment bien écrit, c'est intelligent, c'est de LA littérature, de la vraie. Dans un tout autre registre, j'ai lu une petite, mais très efficace biographie de Austen en anglais. Mais cette année, j'ai aussi voyagé à San Francisco dans les années 70 et c'était génial.

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/ANGLOPHINE2.jpg
Polars et romans à énigmes :


Tout d'abord, un roman très particulier et que j'ai eu du mal à appréhender, mais qui au final me laisse un excellent souvenir, de complexité, de jeu de fausses pistes, de contre-sens. Enquête sur le disparition d'Emilie Brunet d'Antoine Bello est plus qu'un polar. C'est indescriptible. Ensuite un petit polar lorrain très agréable à lire et à la solution ingénieuse. Un coup de coeur ensuite pour les aventures des Spellman de Lisa Lutz. Le premier volume est un peu bizarre à comprendre avec sa forme particulière, mais continuez la série et vous rirez à chaque page.
Le quatrième volume des aventures d'Oscar Wilde est génial. Vous découvrirez Londres, des tas de trucs passionnants et suivrez une enquête très bien menée. J'ai renoué aussi avec Agatha Christie avec une nouvelle, même si trop courte, vraiment excellente, Trois souris. Et ensuite j'ai été piqué de la maladie bien connue des lecteurs de la Dame, les bouquins qui s'enchainent. Je vous conseille donc aussi Christmas PuddingLe miroir se brisa et La mort n'est pas une fin ; unique roman historique de la dame et se déroulant en Égypte antique.

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/POLAR.jpg
Littérature jeunesse, fantastique & science-fiction :
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/JEUNESSE1.jpg
Cette année j'ai enfin franchit le pas et lu des bouquins de Marie Aude-Murail, et si les débuts ont été, non pas difficiles, mais pas forcément concluants, j'adore maintenant ce qu'elle fait et c'est le premier titre que j'ai lu, Oh, boy ! que j'ai envie de mettre en vedette ce soir, même si Simple, Maïté coiffure, La fille du docteur Baudouin, Le tueur à la cravate, Mystères, et Vive la république sont excellents. J'ai aussi renoué avec les aventures décalées des Orphelins Baudelaire en relisant les trois premiers volumes de la série. Je me suis réconciliée avec Fablehaven, enchanté, j'ai aussi découvert un univers, une histoire, des illustrations non moins enchantés de Spiderwick.
Je vous conseille aussi très très fortement de lire incessamment sous peu, les six tomes déjà parus de la géniale série A comme association de MM. Erik L'homme et Pierre Boterro. C'est magique, c'est drôle, c'est fort. Je vous adjure également de lire Loïs Lowry et tous ses bouquins. En commençant par L'élue, puis par le merveilleux Passeur, le triste Messager, les loufoques Willougbhy, et pleins d'autres encore. J'ai redécouvert avec joie les retelling de contes avec le tandem de choc des sœurs Grimm, détectives de contes de fées bourrées d'humour et de personnages qu'on connaît depuis notre enfance.http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/JEUNESSE2.jpg
Mary Hooper m'a quant à elle soufflée avec son génial Waterloo Necropolis qui raconte une Angleterre victorienne méconnue et très bien décrite. J'ai également lu de la SF avec un petit recueil de deux nouvelles, dont la première surtout m'a bluffé. Robert Charles Wilson est à suivre assurément les coco. Et l'antipénultième bouquin de mon bilan 2011 sera l'excellent, le super pas encore publié Noces de lune d'Anne Denier. Suite du superbe Côté Face (que vous DEVEZ lire), j'ai à peine achevé la dernière relecture il y a quelques jours et croyez-moi, ce bouquin c'est de la bombe en papier. Allez plus que quelques mois à attendre pour le lire !

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/couv64455057.jpgEt parce que je l'ai juste terminé hier et que je n'ai pas eu le temps de l'intégrer aux montages, l'excellent Divergent de Veronica Roth sera tout seul à la fin. Alors si vous n'avez pas lu mon billet, je vous dirais juste cela, ce bouquin m'a tenu éveillé jusque quatre heures du matin, est très bien construit (du point de vue du caractère de Tris, l'héroïne), et vaut le détour. Höp lisez-le.


Un bilan de fin d'année ça sert aussi à dire merci aux gens qui passe sur ce blog tous les jours, qui commentent, s'enthousiasment, échangent entre eux, avec moi, qu'on rencontre autour d'un violoniste sexy, d'un chocolat chaud, d'un livre et qu'on aimerait voir plus souvent. Un an de blog c'est des échanges de bouquins, des cadeaux absolument pas justifiés, un bonheur de lecture partagé.
Un an de blog c'est l'envie de dire merci à Bredouille, Meli, Marion, Cécile, Méloë, Clara, Niënor, Tsuki, Mety, MeL, Elise, Mrs Pepys, pour les rencontres, les fou-rires, et tous ceux à venir.
Bonne années les serpolets et à l'année prochaine !


 

Rangé dans Bilans annuels, listes & interviews le 31 décembre 2011

<< Rayon précédent | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | Rayon suivant >>

Créer un podcast