Northanger Abbey, Jane Austen.
Publié en 1818.

Publié en 1818.

Résumé : Catherine Morland n'avait rien qui puisse la prédestiner à devenir une héroïne. Lors d'un séjour à Bath, elle rencontre les Tilney, et le cadet, Henry, a tout d'un gentleman. Catherine, fervente lectrice de roman, s'imagine toutes sortes d'aventures, mais qui sait, parfois la fiction se confond avec la réalité. Lorsqu'elle est invitée à séjourner à l'Abbaye de Northanger, son imagination s'emballe…
L'auteure : Jane Austen (1775-1817) est une romancière anglaise célèbre pour ses romans dépeignant la société anglaise avec ironie et discernement.
Mon avis : Il est répandu que le meilleur roman de Jane Austen, fut Orgueil et Préjugés, et en cela je ne suis pas d'accord. Orgueil et Préjugés est certes bien écrit, comme tous ses romans d'ailleurs, mais ce n'est pas le meilleur (enfin à mon avis pour le moment ; il faudrait que je relise pour être sûre :p).
Pour en revenir à Northanger, je dois dire que je suis absolument stupéfaite, il ne ressemble en rien à Orgueil et Préjugés, Raison et Sentiments ou même Emma. La satire sociale et le jeu de l'auteur avec son héroïne sont géniales. Ce roman est en fait une satire des romans noirs si populaires à l'époque et en particulier du Mystère d'Udolphe d'Ann Radcliffe. J'ai lu ce roman, et il m'a tellement ennuyé, semblé fat, que je suis ravie de trouver une romancière de talent qui soit de mon avis et qui s'amuse de cela dans son roman. La propension au bovarysme de Catherine est juste exceptionnelle. Ce qui change également est ce que l'auteur prend plus position pour ses idées. Notamment pour les romans, qu'elle défend bec et ongle contre les gens « de la bonne société » qui ne lisent « jamais de romans par Dieu ! ». Bref j'ai adoré ce livre, il est juste géniale, les dialogues sont excellemment écrit avec un humour très présent.
La fin, comme dans ses autres romans, le moment où le gentil déclare sa flamme à la belle héroïne est toujours très rapide et limite passé sous silence. Ce n'est pas très important, ni éminemment préjudiciable pour le lecteur, mais voilà. Jane Austen a toujours une certaine pudeur à évoquer les débordements sentimentaux, mais c'est plus charmant que bête.
En deux mots : Un très très bon livre.
Extrait : « - Je ne voulais certes pas m'exprimer de façon incorrecte, s'écria Catherine, mais c'est vraiment un beau roman, et je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas le dire.
- Très juste, dit Henry, et nous avons une bien belle journée, et nous faisons une belle promenade et vous êtes deux jeunes filles très belles. Oh, ce mot est vraiment très beau ! Il convient à n'importe quoi. Peut-être l'utilisait-on à l'origine pour parler de joliesse, de correction, de délicatesse ou de raffinement. Les gens étaient beaux par leur habillement, leurs sentiments, leurs goûts… Mais de nos jours, ce mot sert à exprimer n'importe quel éloge sur n'importe quel sujet.
- ... Alors qu'en fait, s'écria sa soeur, on ne devrait l'utiliser que pour vous… […] Venez, Miss Morland, laissons-le méditer sur nos incorrections de langage tandis que nous louerons Udolphe dans les termes qui nous plairont. »
• > Lady Susan • Persuasion
L'auteure : Jane Austen (1775-1817) est une romancière anglaise célèbre pour ses romans dépeignant la société anglaise avec ironie et discernement.
Mon avis : Il est répandu que le meilleur roman de Jane Austen, fut Orgueil et Préjugés, et en cela je ne suis pas d'accord. Orgueil et Préjugés est certes bien écrit, comme tous ses romans d'ailleurs, mais ce n'est pas le meilleur (enfin à mon avis pour le moment ; il faudrait que je relise pour être sûre :p).
Pour en revenir à Northanger, je dois dire que je suis absolument stupéfaite, il ne ressemble en rien à Orgueil et Préjugés, Raison et Sentiments ou même Emma. La satire sociale et le jeu de l'auteur avec son héroïne sont géniales. Ce roman est en fait une satire des romans noirs si populaires à l'époque et en particulier du Mystère d'Udolphe d'Ann Radcliffe. J'ai lu ce roman, et il m'a tellement ennuyé, semblé fat, que je suis ravie de trouver une romancière de talent qui soit de mon avis et qui s'amuse de cela dans son roman. La propension au bovarysme de Catherine est juste exceptionnelle. Ce qui change également est ce que l'auteur prend plus position pour ses idées. Notamment pour les romans, qu'elle défend bec et ongle contre les gens « de la bonne société » qui ne lisent « jamais de romans par Dieu ! ». Bref j'ai adoré ce livre, il est juste géniale, les dialogues sont excellemment écrit avec un humour très présent.
La fin, comme dans ses autres romans, le moment où le gentil déclare sa flamme à la belle héroïne est toujours très rapide et limite passé sous silence. Ce n'est pas très important, ni éminemment préjudiciable pour le lecteur, mais voilà. Jane Austen a toujours une certaine pudeur à évoquer les débordements sentimentaux, mais c'est plus charmant que bête.
En deux mots : Un très très bon livre.
Extrait : « - Je ne voulais certes pas m'exprimer de façon incorrecte, s'écria Catherine, mais c'est vraiment un beau roman, et je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas le dire.
- Très juste, dit Henry, et nous avons une bien belle journée, et nous faisons une belle promenade et vous êtes deux jeunes filles très belles. Oh, ce mot est vraiment très beau ! Il convient à n'importe quoi. Peut-être l'utilisait-on à l'origine pour parler de joliesse, de correction, de délicatesse ou de raffinement. Les gens étaient beaux par leur habillement, leurs sentiments, leurs goûts… Mais de nos jours, ce mot sert à exprimer n'importe quel éloge sur n'importe quel sujet.
- ... Alors qu'en fait, s'écria sa soeur, on ne devrait l'utiliser que pour vous… […] Venez, Miss Morland, laissons-le méditer sur nos incorrections de langage tandis que nous louerons Udolphe dans les termes qui nous plairont. »
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