« Les temps sont durs pour les sapins. » Sylvain Tesson

Divergent (T.1), Veronica Roth.

Publié en 2011.
Prêté par Meli.



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/couv64455057.jpgRésumé : Dans le monde dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d'une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Érudits. Lorsqu'ils ont seize ans les adolescents doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde. Comment va-t-elle se débrouiller dans sa nouvelle faction, et est-ce qu'elle a fait le bon choix ?

Mon avis : Ce bouquin et moi on a une histoire compliquée. A sa sortie tout le monde en faisait un foin comme à chaque fois qu'un bon plan marketing est décidé (et en lisant la quatrième de couverture des épreuves non-corrigées, c'est drôle on le lit ce plan média), du coup j'étais pas tentée. Ensuite j'ai appris que le bouquin sortait en France le jour de on anniversaire, j'ai pris ça comme un signe et je l'ai acheté en anglais. Mais au bout de quelques pages laissant présager un truc somme toute banal je l'ai échangé contre un autre à la librairie. Et ça aurait pu en rester là si Meli ne m'avait pas prêté son exemplaire ; merci beaucoup, grâce à toi j'ai passé un très bon moment de lecture ! Car vous l'aurez compris, si j'étais septique la base, je me suis retrouvé dévorer Divergent jusque quatre heures du matin sans m'arrêter.

Pourtant au départ, ce n'était pas gagné. Les factions, ne me convainquaient pas. Je me disais que si pour changer les dystopies étaient crédibles, ce serait bien. Puisque au début on découvre tout petit à petit, on ne connaît pas les distensions qui existent entre les différentes factions et ne découvrons pas que les personnages ont un vrai caractère derrière leur uniforme. Mais du fur et à mesure, quand Tris arrive chez les Audacieux, que son caractère se dévoile vraiment à nous, j'ai été accroché. J'ai été bluffé parce que Veronica Roth arrive à nous rendre son personnages crédible. Pas manichéen, pas petite fleur fragile ou au contraire, rebelle tête brulée. Tris est divergente, elle est complexe, elle découvre petit à petit ce que son éducation d'Altruiste a voulu gommer chez elle, et apprend à apprivoiser son côté Audacieuse qui lui plaît de plus en plus. J'ai adoré son personnages, c'est vraiment une bonne découverte. Ensuite, j'ai aimé Quatre... ok ok je vois déjà fleurir sur vos minois des sourires goguenards, mais je m'en fou. C'est typiquement le genre de perso que j'aime dans les bouquins et dans celui-ci il n'est pas tombé du côté obscur de la force du héros sexy ; pas trop parfait, pas trop hâbleur, pas trop poupée de chiffon. Il est comme Tris, complexe à sa façon. Oh, certains trucs sont vraiment bien type romance adolescente je dirais, mais en fait je n'arrive pas à m'attarder dessus parce que j'ai aimé le bouquin, parce que j'ai été emporté et que les détails me passent un peu au-dessus de la tête.
L'intrigue ensuite, heureusement que Tris débarque chez les Audacieux et commence sa formation, parce que c'est à partir de là que j'ai accroché. J'ai lu dans certaines billets qu'elle semblait classique, d'un certain côté peut-être, sauf que je l'ai trouvé vraiment pas mal fichue. Ça se complexifie, dans le bon sens du terme, au fur et à mesure, et la fin, l'explication sur le pourquoi de la guerre qui gronde, m'ont convaincu par rapport à l'univers et aux factions mises en places par Veronica Roth. Il n'y a pas de fausses notes, et même si j'ai cru un instant à ce que la fin soit gâchée,  j'ai hâte de lire la suite ! Le seul bémol, ou petit interrogation que j'aurais concernant la fin, c'est que leur solution est radicale, c'est sûr, pour arrêter le massacre, mais pas forcément hyper hyper crédible. On aurait pu penser que qui vous savez surveillait les opérations de chez elle avec le matériel et pouvait reprendre la main. Ainsi que ce qui arrive à Tris à la fin, qui est certes raccord avec ses peurs, http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/Sanstitre1.jpgmais pas forcément encore une fois très très logique ou crédible. Mais la vérité est que je m'en moque un peu, à part le premier point soulevé, et que j'ai aimé. Je n'ai pu m'arrêter de lire et ça fait du bien pour une fois.

En deux mots : Une excellente découverte ! Dans Divergent j'ai adoré Tris, Quatre, l'évolution des caractères, l'écriture (oh je n'en ai pas parlé dans le bouquin, mais je l'ai aimé ; elle n'est pas spectaculaire certes, mais elle est maitrisée, fluide, très agréable à lire), et j'ai été emporté. Merci beaucoup Meli de m'avoir prêté ce bouquin !

Ce qu'en pensent Meli et Niënor.


Traduit de l'anglais par Anne Delcourt.
Divergent.

Rangé dans Littérature états-unienne le 31 décembre 2011

Nés à minuit (T.1) : Attirances, C.C. Hunter.

Publié en 2011.
Service Presse Michel Lafon.



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/couv45832045.jpgRésumé : L'été s'annonce mouvementé pour Kylie. Après un enchaînement de catastrophes, ses parents l'envoient dans une colo spécialisée pour adolescents marginaux. Ou plutôt hors du commun : ici cohabitent sorciers, vampires et autres créatures de la nuit. Et tous sont persuadés que Kylie n'est pas là par hasard...
Aidée de ses nouveaux amis, elle tente de découvrir sa vraie nature. Aurait-elle un lien avec le rôdeur fantomatique qui la poursuit sans répit ?

Mon avis : Je vais offrir un dictionnaire des synonymes et une séance de thérapie comportementale à C.C. Hunter pour son anniversaire. Parce que viril et torse répété tant de fois en si peu de pages ça frise le trouble obsessionnel compulsif. Mais avant de l'emballer je voudrais dire merci à Camille de chez Michel Lafon pour m'avoir gentiment envoyé ce volume et dans un temps record ! Aussitôt dit, aussitôt reçu le matin de la veille de noël, si c'est pas beau ça ! Merci !
Nés à minuit me tentait depuis sa sortie à cause de son titre, de sa couverture et quand j'ai lu les premières pages j'en ai encore eu plus envie. Et ça été agréable... pas transcendant, loin de là, mais ça se lit tranquillement c'est tout. Nés à minuit nous présente un monde où les surnaturels, fées, vampires, garous, vivent parmi nous et où même le gouvernement est au courant de leur existence et a créé une colonie de vacances particulières où ils peuvent se rendre et apprendre à apprivoiser leurs pouvoirs. Arrive Kylie qui n'a aucun pouvoir sinon celui de faire des terreurs nocturnes et qui se demande bien ce qu'elle fait à Shadows Falls.

Déjà quel besoin de ne pas traduire le titre original fidèlement et de nous coller le très clinquant et guimauvesque Attirances ? Franchement si c'était pour rendre le bouquin plus niais encore c'est réussi ! Ensuite en lisant le texte j'avais l'impression de lire un texte qui n'était pas passé par la préparation de copie (la première correction dans les maisons d'éditions où l'on corrige le sens, la syntaxe, etc.), ils n'en font pas aux Etats-Unis ? Parce qu'il y a des trucs qui n'ont aucun sens. Des dialogues (ok un seul) où l'on ne sait pas qui parle, des scènes où l'on ne comprend pas ce qui arrive, et des raisonnements qui accouchent d'une souris sur une montagne sans qu'on puisse y voir un début de logique. Et cette répétition lassante et répétée de torse et viril dont je vous ai déjà parlé. C'est lourd, c'est lourd. De plus C.C. Hunter se répète, fait son héroïne se poser les mêmes questions plusieurs fois et sans différences notables. On dirait que le texte présent dans le bouquin est une mouture qui aurait eu besoin d'être encore un peu élagué et travaillé avant de passer par l'impression.
La mythologie ensuite. On sait qu'il y a des vampires, et l'on évoque brièvement un virus qui transformerait les humains lambda, mais on n'en sait pas plus, comme si l'auteure avait oublié que son lecteur ne sait pas lire dans son esprit. En fait toutes les caractéristiques magiques de ce monde sont sous-exploités. On effleure mais pas dans le sens on veut laisser des trucs mystérieux, dans le sens on a oublié de terminer notre explication.
L'intrigue ensuite commence bien mais est aussi sous-exploités, en découvrant la raison de la présence des agents dans la colonie, j'ai bien cru à une blague. Franchement ils veulent la fermer, pour ça ? Mais c'est juste pas crédible. L'auteure aurait dû nous coller deux-trois meurtres sanguinolents au lieu de ce que l'on a (et je ne spoilerais pas !). J'avoue, j'ai été agréablement surprise de découvrir le nom de la complice des vilains, mais l'auteure aurait dû continuer sur sa lancée.
J'ai apprécié de suivre Kylie, c'est une adolescente pas trop bête, drôle, mais qui encore une fois est un peu pas trop crédible. Elle craque pour son ex qui l'a plaqué parce qu'elle ne voulait pas passé à la vitesse supérieure, aussitôt arrivée à la colo elle craque pour un beau blond, ensuite pour un garou et tout ça en même temps. Les triangles amoureux, qui vont dans un sens, parce qu'ici Kylie aime tout le monde et tout le monde aime Kylie, c'est vraiment lourd surtout quand il n'y aucune logique dans le truc.

Mais je critique, je critique, malgré tout ça le bouquin se lit bien et on sent que mieux travailler il serait vraiment chouette. On passe donc un bon moment de lecture et la fin laisse penser que la suite pourra vraiment être agréable à découvrir. En tout cas moi je serais curieuse de la lire pour voir si C.C. Hunter réussi à améliorer la cohérence de son texte.

En deux mots : Il y a quand même pas mal de défauts et de trucs qui auraient mérité une relecture plus attentive, mais c'est un texte sans prise de tête qui se lit bien et qui fait passer le temps. J'espère que le volume suivant sera et mieux construit et mieux traduit, parce que certaines tournures n'ont pas été soignées et que c'est dommage.
Encore merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour l'envoi de ce livre !

J'ai découvert, que sur le site de l'éditeur américain, vous pouvez lire une nouvelle inédite se déroulant dans l'univers du bouquin.


Traduit de l'anglais par Marianne Roumy.
Shadow Falls, Born at Midnight.

Rangé dans Littérature états-unienne le 27 décembre 2011

C'est l'article de Meli sur sa participation qui m'a décidé à m'inscrire. J'avais viré allergique aux challenge à force de devoir me forcer à lire pour en terminer certains. Du coup maintenant je suis guérie et je peux recommencer à challenger. Les Baby Challenge ça marche de cette façon : il faut être inscrit sur Livraddict et ensuite le but est de lire le plus de livres des différentes listes (polar, thriller, jeunesse, manga, classique, etc.)
Les listes ont établi grâce au classement Bibliomania, ceux sont les titres les mieux notés qui se retrouvent donc ici. Le but est donc de lire le plus de livres de la liste afin d'arriver au Perfect le 31 décembre prochain (espérons que la fin du monde ne tombe pas avant, sinon ce serait dommage). Des médailles seront ensuite décernées : Médaille d'or : 20/20, Médaille d'argent : 16/20, Médaille de bronze : 12/20, Médaille de chocolat : 8/20.
Pour des raisons toutement culinaires je préférais obtenir la médaille en chocolat à chaque fois.
J'ai choisi de m'inscrire à deux Baby challenge que je vais vous présenter ; j'ai lu certaines livres des listes et ils seront colorés ; je ne compte pas du tout lire certains titres qui ne me tente pas du tout, je vais faire ça à l'envie.
 
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1 et 2 -  Dix petits nègres & Le Crime de l'Orient-Express, Agatha Christie (PAL)
3 -  Le Poète, Michael Connelly
4 -  Spellman et associés, Lisa Lutz
5 -  La Trilogie Berlinoise, Philip Kerr
6 et 19 - Les Dossiers Dresden (T.1 & 2) : Avis de tempête & Lune fauve, Jim Butcher (WISH)
7 et 15 -  Un Lieu incertain & Pars Vite et reviens tard, Fred Vargas
8 -  L'Anneau de Moebius, Franck Thilliez
9 -  Le Huit, Katherine Neville
10 -  L'étrangleur de Cater Street, Anne Perry (WISH)
11 -  Millénium 1 : Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes, Stieg Larsson
12 - Le Nom de la rose, Umberto Eco (PAL)
13 -  La Clinique du Docteur H., Mary Higgins Clark
14 -  L'Affaire Jane Eyre, Jasper Fforde
16 -  Le Chien des Baskerville, Arthur Conan Doyle
17 -  Les Enquêtes d'Enola Holmes (T.1) : La Double disparition, Nancy Springer
18 et 20 - Le Tailleur de pierre & Le Prédicateur, Camilla Läckberg (WISH)

6 / 20 livres lus et 2 dans ma PAL.

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1 - Dune (T.1), de Frank Herbert (PAL)
2 - Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes (WISH)
3 - Le Passeur, Lois Lowry
4 et 5 - Délivrez-moi ! & Le Puits des histoires perdues, Jasper Fforde (WISH)
6 - Les Âmes vagabondes, Stephenie Meyer
7 - Je suis une légende, Richard Matheson (WISH)
8 - Le cycle d'Ender (T.1) : La stratégie Ender, Orson Scott Card
9 - Le Combat d'hiver, Jean-Claude Mourlevat
10 - La Planète des Singes, Pierre Boulle (PAL)
11 - Inside out (T.1) : Enfermée, Maria V. Snyder (WISH)
12 et 20 - La Nuit des temps & Une rose au Paradis, René Barjavel (PAL)
13 et 17 - 1984 & La Ferme des animaux, George Orwell
14 - Le Cycle de Fondation (T.1) : Fondation, Isaac Asimov
15 -  Chroniques martiennes, Ray Bradbury
16 -  La Déclaration : L'histoire d'Anna (T.1), Gemma Malley
18 - Les Loriens (T.1) : Numéro Quatre, Pittacus Lore
19 - La Trilogie des Fourmis (T.1) : Les Fourmis, Bernard Werber

6 / 20 livres lus et 3 dans ma PAL.

Je mettrais les liens d'articles à jour ici. Let's go !

Rangé dans Challenge livresques le 25 décembre 2011

Les Quatre de Baker Street (T.3) : Le rossignol de Stepney, Djian, Legrand et Etien.

Publié en 2011.
Société Sherlock Holmes des Dilettantes



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/sj1323204872p0.jpgRésumé : Les Quatre de Baker Street sont de retour ! Billy, Charlie et Black Tom (sans oublier le chat Watson !) se voient confier une nouvelle mission par leur employeur, le célèbre Sherlock Holmes : veiller discrètement sur Lord Neville Asprey, un jeune aristocrate naïf dont les escapades dans les bas-fonds londoniens inquiètent beaucoup sa richissime famille - et pour cause : le jeune lord est fou amoureux de la jolie Grace, alias le Rossignol de Stepney, chanteuse dans le cabaret paternel... Mais ce qui devait être une mission de routine va bientôt tourner au cauchemar pour nos détectives en herbe, avec l'entrée en scène du terrifiant Bloody Percy, dandy meurtrier et bras droit d'un des patrons de la pègre locale. C'est le début d'une aventure aussi mouvementée que dangereuse, qui mènera nos héros des bas-fonds aux beaux quartiers, en passant par le sinistre asile de Bedlam.

Les auteurs : Jean-Blaise Djian est un scénariste de BD francais, accompagné d'Olivier Legrand, professeur de français qui a une grande connaissance de l'époque victorienne.
Dessins et couleurs : David Etien est un jeune dessinateur d'une vingtaine d'années ayant déjà collaboré avec J.B. Djian sur un western en trois albums.


Mon avis : J'ai acheté ce volume le jour de mon anniversaire et j'avais commencé à le lire au même moment, seulement je n'étais pas d'humeur. La lecture des deux précédents remontaient un peu, et j'avais du mal à me souvenir si les Irréguliers parlaient tellement ainsi, du coup j'ai attendu d'être chez moi au calme pour pouvoir les relire. Et j'ai retrouvé avec plaisir nos trois amis ; L'affaire du rideau bleu reste mon volume préféré, mais j'ai tout de même apprécié cette troisième aventure, et ce pour plusieurs raisons.
Sherlock Holmes charge Billy, Tom et Charlie de suivre le jeune lord Neville que sa mère suspecte de fréquenter les bouges de l'East End, pendant que lui-même est sur la piste de l'infâme Moriarty. Mais les choses se compliquent quand Bloody Percy décide de mettre le feu au cabaret où se trouvent nos amis et le lord.

Comme j'ai relu les deux autres bouquins avant celui-ci, j'ai pu faire plus attentions aux détails des paysages et des personnages, parce que bon, quand je lis une BD je suis plus attirée tout de suite par le texte et les personnages principaux que tous les trucs autours. Et force m'est de dire que Londres est vraiment bien rendu ; le nom des rues est inscrit, on a de la foule correctement vêtue, et même si la vision de ce Londres est légèrement idéalisée (je doute que les prostituées fussent enterrées dans un joli cimetière avec des arbres), je l'aime bien. Les dessins sont sympathiques même si j'ai du mal avec la texture des couleurs... c'est très bizarre, j'ai l'impression que c'est flou. Enfin pas flou-flou, mais plutôt pas très précis. Les volumes ont d'ailleurs chacun leurs tons ; le premier baigne dans les bruns-beige, le deuxième a des couleurs étonnement vives et celui-ci est plutôt pâle, et je crois que c'est celle que je préfère. On aussi des clins d’œils qui se baladent dans les bulles, même si je ne crois pas en avoir vu dans Le rossignol de Stepney (genre Conan Doyle, des trucs écrits sur des affiches, etc.).
Holmes et Watson sont bien représentés, surtout Watson qui ressemble vraiment aux gravures de Sydney Padget. Holmes a la bonne stature, le bon costume, mais la pipe à calebasse est un peu là pour gâcher le tableau. Par contre Lestrade est vraiment petit ! Dans les gravures il ne l'est pas et dans les nouvelles il est certes décrit avec cette tête de fouine qu'a très bien rendu Etien, mais il est aussi élancé si je me rappelle bien.

Ce que j'ai le plus aimé dans ce volume, c'est qu'on passe plus de ton avec Holmes et Watson ; enfin Watson en l’occurrence, et que l'on en apprend plus sur Charlie, même si j'aurais aimé que ce soit plus fournit. Cependant, c'est vraiment trop court, et c'est ça qui m'ennuie avec les BD. J'ai aussi eu un peu de mal avec la relation entre Holmes et les Irréguliers, elle est très idéalisé, très loin de la réalité du canon. Vous allez me dire que dans les bouquins de Nicodème ou Mack c'est pareil, mais je vous répondais que j'avais alors fait la même remarque.
L'enquête est sympathique et l'on a envie de savoir ce qu'il arrive ensuite, cependant je ne l'ai pas non plus trouvé exceptionnelle. J'attends la suite avec impatience, qu'on voit enfin Holmes à l’œuvre contre Moriarty, parce que vraiment on doit le voir dans trois-quatre planches dans chaque volumes et c'est dommage.

En deux mots : Une agréable lecture qui donne envie d'avoir la suite très rapidement !

Apostille : Si vous commandez ce volume sur le site de la FNAC, vous pouvez recevoir gratuitement un ex-libris de la BD. Et c'est trop injuste, parce que moi je le veux.

Ce qu'en pense Cécile.


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Rangé dans Bandes dessinées le 23 décembre 2011

Georgina Kincaid (T.1) : Succubus Blues, Richelle Mead.

Publié en 2007.


 

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/couv46289749.jpgRésumé : Georgina Kincaid est succube à Seattle. À priori un choix de carrière plutôt sympa : la jeunesse éternelle, l'apparence de son choix, une garde-robe top-niveau et des hommes prêts à tout pour un simple effleurement. Pourtant, sa vie n'est pas si glamour : pas moyen de décrocher un rancard potable sans mettre en péril l'âme de l'heureux élu. Heureusement, elle est libraire, et son travail la passionne ! Livres à l'œil, moka blanc à volonté et la possibilité d'approcher Seth Mortensen, son écrivain favoris depuis des siècles. Mais quelqu'un s'est mis en tête de jouer les justiciers dans la communauté des anges et démons. Bien malgré elle, Georgina est propulsée au cœur de la tourmente. Et pour une fois, sa langue bien pendue ne lui sera d'aucun secours.

Mon avis :
J’avais entendu parler des aventures de Georgina Kincaid (renommé juste Succubus pour la version poche, surement à cause du dos plus petit) depuis un moment, mais elles ne me tentaient pas spécialement. Cependant en allant à l’une de mes bouquineries préférées de Metz (CD Bulles pour ceux qui connaissent ; à côté de la cathédrale Saint-Étienne) j’ai trouvé ce volume en occasion et j’ai craqué. Et j’ai passé un bon moment, pas un coup de cœur, loin de là même, mais ça se laisse lire tranquillement et ça vide la tête.
Georgina Kincaid est un succube (et oui, un succube ; je pensais que le mot était féminin, désignant un démon femelle, mais en fait non, le petit Larousse est formel), et n'aime rien tant que bosser dans une librairie de Seattle, lire le soir un bouquin de son auteur de polar préféré et danser le twist. Mais son archidémon de patron voudrait qu'elle récolte plus d'âme pour son camp en couchant avec ses clients, ce en quoi elle est très douée...

Le premier truc qui m'a ennuyé dans ce bouquin c'est la redondance des allusions sexuelles et des scènes de sexe (mais bon, elles sont plutôt bien écrites, donc ça va). En fait, ce sont plutôt les allusions dans la conversation qui m'ont gêné. C'est tout le temps, c'est vulgaire, et c'est pas nécessaire. Il y en a des drôles, mais le vocabulaire utilisé est tellement cru que ça m'a agacé. Georgina parle d'elle comme d'une pute un peu tout le temps, du genre : dans cette tenue, je n'avais qu'à m'allonger par terre et écarter les cuisses. Hum. Pour un peu de poésie on pourra repasser. Autre chose, Georgina a beau être un succube, et se nourrir de ses partenaires pendant une partie de jambes en l'air, elle semble plutôt intelligente et lucide. Ce qui ne l'empêche pas d'être une vraie girouette. D'une page à l'autre elle est terriblement amoureuse de deux personnages différents (enfin elle est amoureuse... c'est un bien grand mot, elle a terriblement envie de coucher avec eux, je sais pas si ça va plus loin dans son cerveau au début), tout en ne poussant pas la réflexion plus loin.
J'ai aimé cependant que Georgina soit librairie, on parle de livres, et on découvre la passion qu'elle voue à son auteur préféré (sauf que si on fait tout un foin autour de ses talents d'écriture, autant que ce qu'on peut lire de lui soit béton, et les quelques e-mail qu'il envoie à Georgina sont loin d'être de la grande littérature, alors ça casse le mythe). Et les pensées sur l'écriture. J'ai aimé aussi le caractère de Georgina (vraiment, c'est quoi ce prénom ?), le fait qu'elle ait des amis de toutes races, vampires, démons, etc. Qu'elle donne des cours de danse, qu'elle ait un caractère plutôt mélancolique. Même si parfois cette tristesse est amenée avec de gros gros sabots, exemple : qu'est-ce que je suis malheureuse et triste ; oh que je me sens seule quand même après des siècles d'abstinence sexuelle amoureuse. Ben oui, parce que Georgina même si elle est un succube, refuse de coucher avec des types bien (elle leur vole des années de leur vie à chaque contact), et elle en est très très malheureuse. Par contre la mythologie succubéenne est pas forcément amenée avec finesse, de même que les relations de Georgina avec ses amis sont pont évidentes (on arrive dans le plat si je puis dire, sans avoir vraiment d'introduction en règle).

L'intrigue est plutôt très banale. Et se résout vite malgré l'épaisseur du bouquin ; mais ça c'est parce que les marges sont hyper grandes, juste pour faire genre y a de la matière (et ça m'énerve). Georgina va sur la bonne piste très vite, et on n'est pas bluffé par les rebondissements, même si le nom de vilain est quand même une surprise.
Georgina est donc une vieille succube, pensez elle était jeune fille au temps des romains-grecs de l'antiquité (?), et nous raconte sa vie et ce qui l'a poussé à vendre son âme itou. Et c'est intéressant, sauf que les souvenirs de quelques centaines d'années sont insérés dans le texte comme s'il s'agissait de simples descriptions modernes. Une mise en forme particulière, un temps, un ton différent aurait surement fait mieux l'affaire et permit de singulariser le truc.

En deux mots : Malgré les défauts soulevés dans ce billet, j'ai passé un agréable moment en lisant ce volume. C'est assez rythmé, drôle, on passe du temps dans une librairie et Georgina est personnage quand même sympathique. Je ne suis cependant pas hyper impatiente de lire la suite. Je pense que je vais attendre de voir si elle se trouve à ma médiathèque ou chez des amis.

Ce qu'en pensent Mina et Tsuki.


Traduit de l’anglais par Benoit Domis.
Illustration de couverture de Jean-Sébastien Rossbach.

Rangé dans Littérature états-unienne le 22 décembre 2011

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