Publié en 2011.
Prêté par Meli.
Résumé : Dans le monde dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d'une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Érudits. Lorsqu'ils ont seize ans les adolescents doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde. Comment va-t-elle se débrouiller dans sa nouvelle faction, et est-ce qu'elle a fait le bon choix ?Mon avis : Ce bouquin et moi on a une histoire compliquée. A sa sortie tout le monde en faisait un foin comme à chaque fois qu'un bon plan marketing est décidé (et en lisant la quatrième de couverture des épreuves non-corrigées, c'est drôle on le lit ce plan média), du coup j'étais pas tentée. Ensuite j'ai appris que le bouquin sortait en France le jour de on anniversaire, j'ai pris ça comme un signe et je l'ai acheté en anglais. Mais au bout de quelques pages laissant présager un truc somme toute banal je l'ai échangé contre un autre à la librairie. Et ça aurait pu en rester là si Meli ne m'avait pas prêté son exemplaire ; merci beaucoup, grâce à toi j'ai passé un très bon moment de lecture ! Car vous l'aurez compris, si j'étais septique la base, je me suis retrouvé dévorer Divergent jusque quatre heures du matin sans m'arrêter.
Pourtant au départ, ce n'était pas gagné. Les factions, ne me convainquaient pas. Je me disais que si pour changer les dystopies étaient crédibles, ce serait bien. Puisque au début on découvre tout petit à petit, on ne connaît pas les distensions qui existent entre les différentes factions et ne découvrons pas que les personnages ont un vrai caractère derrière leur uniforme. Mais du fur et à mesure, quand Tris arrive chez les Audacieux, que son caractère se dévoile vraiment à nous, j'ai été accroché. J'ai été bluffé parce que Veronica Roth arrive à nous rendre son personnages crédible. Pas manichéen, pas petite fleur fragile ou au contraire, rebelle tête brulée. Tris est divergente, elle est complexe, elle découvre petit à petit ce que son éducation d'Altruiste a voulu gommer chez elle, et apprend à apprivoiser son côté Audacieuse qui lui plaît de plus en plus. J'ai adoré son personnages, c'est vraiment une bonne découverte. Ensuite, j'ai aimé Quatre... ok ok je vois déjà fleurir sur vos minois des sourires goguenards, mais je m'en fou. C'est typiquement le genre de perso que j'aime dans les bouquins et dans celui-ci il n'est pas tombé du côté obscur de la force du héros sexy ; pas trop parfait, pas trop hâbleur, pas trop poupée de chiffon. Il est comme Tris, complexe à sa façon. Oh, certains trucs sont vraiment bien type romance adolescente je dirais, mais en fait je n'arrive pas à m'attarder dessus parce que j'ai aimé le bouquin, parce que j'ai été emporté et que les détails me passent un peu au-dessus de la tête.
L'intrigue ensuite, heureusement que Tris débarque chez les Audacieux et commence sa formation, parce que c'est à partir de là que j'ai accroché. J'ai lu dans certaines billets qu'elle semblait classique, d'un certain côté peut-être, sauf que je l'ai trouvé vraiment pas mal fichue. Ça se complexifie, dans le bon sens du terme, au fur et à mesure, et la fin, l'explication sur le pourquoi de la guerre qui gronde, m'ont convaincu par rapport à l'univers et aux factions mises en places par Veronica Roth. Il n'y a pas de fausses notes, et même si j'ai cru un instant à ce que la fin soit gâchée, j'ai hâte de lire la suite ! Le seul bémol, ou petit interrogation que j'aurais concernant la fin, c'est que leur solution est radicale, c'est sûr, pour arrêter le massacre, mais pas forcément hyper hyper crédible. On aurait pu penser que qui vous savez surveillait les opérations de chez elle avec le matériel et pouvait reprendre la main. Ainsi que ce qui arrive à Tris à la fin, qui est certes raccord avec ses peurs,
mais pas forcément encore une fois très très logique ou crédible. Mais la vérité est que je m'en moque un peu, à part le premier point soulevé, et que j'ai aimé. Je n'ai pu m'arrêter de lire et ça fait du bien pour une fois.En deux mots : Une excellente découverte ! Dans Divergent j'ai adoré Tris, Quatre, l'évolution des caractères, l'écriture (oh je n'en ai pas parlé dans le bouquin, mais je l'ai aimé ; elle n'est pas spectaculaire certes, mais elle est maitrisée, fluide, très agréable à lire), et j'ai été emporté. Merci beaucoup Meli de m'avoir prêté ce bouquin !
Ce qu'en pensent Meli et Niënor.
Traduit de l'anglais par Anne Delcourt.
Divergent.











