Résumé : The Year is 2012 - and Queen Victoria still rules with an immortal fist. She's the undead matriarch of a Britain where the Aristocracy is made up of werewolves and vampires, where goblins live underground and mothers know better than to let their children out after dark. A world where technology lives side by side with magic, where being nobility means being infected with the Plague (side-effects include undeath) and Hysteria is the popular affliction of the day. Xandra Vardan is a member of the elite Royal Guard, and it's her duty to protect the Aristocracy. But things get complicated when her sister goes missing. Xandra will not only realise she's the prize in a dangerous power struggle - but she'll also uncover a conspiracy that threatens to topple the empire itself.Mon avis : En vrai je me fou qu'une couverture soit jolie ou non, ce qui compte c'est l'intérieur au final, mais je ne peux pas ne pas être attirée quand j'en vois une comme ça alors que je flânais innocemment chez WHSMITH. God save the queen c'est le premier tome d'une série (enfin un tome deux est prévu) de steampunk / uchronie / bit-lit / fantastique.
Cela ne pouvait donc que m'attirer ; on découvre un monde où l'aristocratie britannique a été soumise à l'exposition au virus de la peste pendant des siècles et a entrainé des mutations. Soit on devient un vampire, soit un garou ; la reine Victoria règne depuis 175 ans à présent et a toujours l'air d'une Romy Schneider dans Les jeunes années d'une reine (on a les références culturelles qu'on peut les mouflons). Depuis que tous les artisto se sont transformés on s'est rendu compte que des femmes portant la virus de la Peste mais ne l'ayant pas contracté peuvent donner naissance à des demi-sang, certes pas aussi puissants que leurs parents vampire/garou, mais tout de même assez pour pouvoir les protéger et surveiller les humains qui tentent de renverser le pouvoir en place. Alexandra, Xandra pour les intimes, est une halvie (demi-sang) de la Garde Royale qui se charge de protéger les grands rassemblements d'aristo et autres trucs fun. Sauf qu'il y a un problème, sa sœur a disparue, et le seul moyen de savoir où elle se trouve c'est d'aller dans le nid des gobelins de Londres (les Gobelins sont en gros les erreurs de la nature chez les vampires et les garou ; ils naissent de parents vampires, mais on une mutation qui les fait ressembler plus à la chose, qu'à Robert Pattinson) qui s'est bien connu, savent tout ce qu'il se passe dans la ville.
J'ai été agréablement surprise par ce bouquin, même si pas forcément emballée ou scotchée. Déjà c'est l'un des rares bouquins que je termine en deux ou trois semaines vu que je fais une genre de pause qui consiste à commencer pleins de livres mais pas les terminer, et en plus quand je ne lisais pas, j'avais envie de lire. Ce qui est très chouette comme sensation. Ensuite je pensais que ce serait un volume de bit-lit classique, une intrigue bouche-trou pour faire évoluer l'héroïne, et point. Sauf que non, comme dans The parasol protectorate il y a quelque chose de plus gros, de plus construit et de plus attrayant qu'une simple enquête sur une mort ou un trafic quelconque. C'est l'univers entier de l'héroïne qui va être mis à mal, et j'aime assez qu'on l'a voit évoluer, qu'on voit son regard sur ce qu'on lui a toujours dit changer, c'est un peu plus réaliste que ce qu'il se passe dans Promise par exemple. L'univers est également intéressant – bien que ce ne soit pas du steampunk classique, on est à l'époque moderne et les ordinateurs perfectionnés côtoient les attelage tirés par des chevaux (ce que j'ai eu du mal à envisager, et qui ne me fait pas forcément rêver non plus) – et riche avec tout la mythologie que l'auteure a créé. Cependant, j'ai eu du mal avec certains trucs.
Premièrement je ne suis pas une grande fan des descriptions de vêtements, fondamentalement si je sais qu'un personnage porte un pantalon et un t-shirt ça me suffit, je n'ai pas besoin de savoir de quelle marque, couleur, coupe sont ces choses. Je ne vois pas en quoi ça fait avancer l'histoire et il n'y a rien de plus laborieux que de décrire la tenue de quelqu'un je trouve. Surtout quand l'auteure le fait pour chaque changement de son héroïne. On a compris qu'elle voulait appuyer sur l'esthétique steampunk, les chaussettes rayées, bottes, corsets, etc. mais au bout d'un moment c'est juste redondant, la couverture suffit à nous mettre dans le bain. On est dans un roman, pas dans un catalogue de la steam-Redoute.
En dehors de ça, dés les premières pages j'ai été gêné par la volonté de l'auteure de donner tout un tas d'informations sur son univers au moment pas forcément les plus opportuns. Son héroïne va dans un nid de gobelins, mais pense à sa petite vie, à la situation géopolitique et prend même le temps de nous faire un petit topo dessus. Certes il est difficile de présenter rapidement et fluidement un univers qui ne ressemble à aucune autre et dont on doit expliquer la genèse, mais ici Kate Locke ne s'en sort pas trop bien.
Je ne suis pas non plus fan des héro/ïnes qui répètent des tas de fois à quel point ils/elles étaient bon à l'école, qu'ils/elles étaient les premièr/es en tout et depuis la nuit des temps. Déjà à ce moment là on se doute que quelque chose de louche se passe avec le perso, et plus dit plusieurs fois sans que cela n'ai aucune intérêt pour ce qu'il se passe, je trouve ça lourd.
God save the queen m'a fait passer un bon moment de détente, on ne s'ennuie pas et on a même une romance pour pimenter le tout (sans scène de sexe en plus, c'est fou), romance que j'ai bien aimé et que j'avais envie de découvrir, mais j'aurais quand même préféré qu'elle soit plus compliquée et tragique, vous savez comme je suis. J'ai aimé le déroulement, les rebondissements et les révélations, ce n'est certes pas un coup de cœur (à cause déjà de ce que j'ai relevé dans l'article), mais l'écriture de Kate Locke est fluide, son univers riche et donne envie de lire la suite des aventures de Xandra.
En deux mots : Une petite lecture détente. Un univers riche et intéressant, un postulat pour une uchronie qui ouvre des possibilités chouettes et le tout baigne dans l'univers steampunk, que demander de plus ? Y a des points négatifs ok, mais je ne cherchais pas un truc parfait dans cette lecture, juste un biais pour me vider la tête, et God save the queen a parfaitement rempli son office de ce point de vue là.








