Résumé : Après quelques années de petits boulots et de galère, Mathurin Gardisette ouvre à Saint-Raphaël un bureau d’écrivain public. Dans sa nouvelle activité, il découvrira une foule de personnages avec lesquels - ou entre lesquels - il créera des liens souvent inattendus, par le biais de lettres ou de rencontres. Étranger aux confidences qui lui sont faites et aux événements qui lui sont racontés, il se considère simplement comme une sorte d’intermédiaire transparent entre ses clients et les destinataires des travaux qui lui sont confiés. Rien d’autre. Il n’existe pas. Il se contente d’exécuter.Surfant sur la vie des autres, sans chercher à s’y impliquer, il peut ainsi jouer au médiateur… ou au trouble-vie. Au choix.
Mon avis : Il y a quelques temps Meli avait eu un coup de cœur pour un petit bouquin dont je n'avais jamais entendu parler, et quand elle a proposé de le faire voyager j'ai tout de suite été tenté. Aussitôt dit aussitôt fait, le bouquin fait d'abord une première étape chez Paikanne, puis arrive chez moi assorti d'un très joli marque-page de la part de la demoiselle (merci !). Je ne me souvenais plus, en le recevant, du sujet du livre, mais un coup d’œil à la quatrième de couverture a suffi pour me donner envie de m'y plonger. Pensez donc, l'histoire d'un écrivain public ce n'est pas banal et ça m'enthousiasmait. Sauf qu'il y a un mais, je n'ai pas du tout accroché à ce court roman. Je vois très bien ce qui a pu plaire aux deux autres lectrices, mais chez moi cela a eu l'effet contraire. Je n'ai pas cru à l'histoire, au personnage, à l'écriture, aux confidences des gens, à la mise du place du boulot du narrateur. Non je n'ai pas pu m'attacher à lui, voir par ses yeux et m'émouvoir de ce qu'il entendait. Je l'ai même trouvé franchement antipathique ce Mathurin.
La première chose qui m'a freiné c'est que bien sûr l'ouvrage est court et on ne peux pas s’embarrasser de détails superflus ou bien prendre son temps, mais j'ai trouvé tout de même très rapide, sa présentation. Je n'ai pas eu le temps de m'attacher à Mathurin et je l'ai trouvé de plus en plus agaçant au fur et à mesure des pages. Pour moi il est couard (céder à ce gros bras et ensuite se chercher des excuses m'a proprement insupporté, je l'aurais envoyer se pendre par les pieds en Sibérie le mec) et moqueur envers ses clients à qui il juge rendre de grands services. Ensuite comme je l'ai dit je n'ai pas cru à ce que je lisais, je me disais « Ok il lui arrive ça, mais bien sûr ». Je n'ai pas cru non plus à ses réflexions et ses scrupules sur le métier d'écrivains publics. Cela m'a plus semblé des jérémiades qu'autre chose. Et puis les lettres qu'il écrit et qu'on découvre aussi ne m'ont fait aucun effet, je ne voyais pas comment elles pouvaient avoir l'effet demander et comment elle pouvaient bien passer pour des lettres écrites par un « professionnel », surtout quand tu trouves une faute de syntaxe dans une lettre officielle.
Le temps présent de la narration n'a pas aidé à atténuer cela. Je trouve que c'est plus coton de rendre un récit écrit au présent réel, facile et limpide à lire. Par exemple là où Erik L'homme, Pennac ou Régis de Sà Moreira y réussissent très bien et où parfois je ne remarque même pas qu'ils écrivent au présent, Jean van Aal me paraît maladroit. Le passage des souvenirs à la narration est brouillon, je n'ai pas été convaincue par l'utilisation des temps. Et puis totalement autre chose, je n'ai pas comprise la fin. S'agit-il d'un retour en arrière ou bien d'une façon de montrer que ce que le narrateur a vécu n'a pas eu lieu ? Je suis vraiment confuse là.
En deux mots : Je n'ai pas du tout accroché à ce petit livre. Réaction épidermique que j'ai essayé de vous expliquer mais qui bien sûr n'engage que moi, il ne vous reste qu'à vous faire votre propre opinion après tout mes petits mouflons.
Les avis de Meli et Paikanne pour en entendre un autre son de cloche que le mien.










Je suis la plus dilettante des dilettantes de notre illustre société. Ou procrastinatrice. Au choix. Je n'ai en effet aucune excuse pour justifier le retard alarmant de cet article. Mais parlons peu parlons bien comme disait mamie Philo. Je dois vous présenter les billets publiés par nos illustres membres, les sorties livresques, mais avant tout sortez les cotillons et les flutes de champomy, puisque 
