« Les temps sont durs pour les sapins. » Sylvain Tesson

Chroniques de San Francisco, Armistead Maupin.

Publié en 1978.



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/couv7413823.jpgRésumé : Les seventies sont sur le déclin, mais San Francisco, la fureur au cœur et au corps, vibre encore d'une énergie contestataire et s'affiche dans les rues aux couleurs d'enseignes et de néons tapageurs. Tout droit venue de Cleveland, Mary Ann Singleton, vingt-cinq ans, emprunte pour la première fois les pentes du « beau volcan ». Elle plante son camp au 28 Barbary Lane, un refuge pour « chats errants ». Logeuse compréhensive et libérale, Mme Madrigal règne en matriarche sur le vieux bâtiment qui abrite une poignée de célibataires : Mona, rédactrice publicitaire, son colocataire Michael, chômeur et disciple de « l'amour interdit » et le beau Brian Hawkins, coureur de jupons insatiable.

L’auteur : Armistead Maupin (né en 1944) est un écrivain américain. C’est dans les colonnes du San Francisco Chronicle en 1976 qu’il commence la publication des Chroniques de San Francisco. Elles connaissent un succès immédiat et sont édités en livres, bientôt suivit par cinq autres volumes au succès planétaire. Le septième est enfin paru l’année dernière et traduit en français : Mary Ann en automne.

Mon avis : En fait je ne pensais pas aimer ce bouquin, je pensais le lire à titre purement informatif, et puis après me dire, « voilà je sais de quoi ça parle, hop on passe à autre chose ». Mais en fait la lecture qui a commencé doucement s’est terminé avec un grand plaisir et je vais commencer à chercher la suite lors de ma prochaine virée chez Emmaüs (oui, j’ai une vie follement excitante).

Au début de ma lecture, j’appréciais moyennement ; le bouquin est en fait découpé en courts « chapitres » de rarement plus de deux ou trois pages. Et à chaque fois on peut suivre un personnage différent, ou le même. Il faut dire que cela a d’abord été publié en feuilleton dans un journal. Puis j’ai commencer à gouter l’humour, la moquerie, l’absurde du texte et à m’attacher aux personnages. C’était à chaque fois un plaisir de retrouver Beauchamp, DeDe, Mary Anne, Mme Madrigal, etc. Malgré le caractère franchement antipathique de certains personnages, Armistead Maupin sait les humaniser, les rendre drôles, et on pense en lisant leurs aventures qu’ils sont « touchants » dans leur médiocrité, leur maladresse, ou leur bêtise. Et surtout, au fur et mesure du texte les histoires commencent à se nouer ; une pierre d’achoppement vient à chaque fois relier la vie des personnages sans que cela semble trop fabriqué et c‘est un plaisir de comprendre les choses. C’est tellement bien orchestré, ça monte tellement en « suspens » que j’ai eu l’impression de lire la trame d’un thriller, mais d’un thriller que j’apprécierais et dont la tension me plairais.
J’ai aimé aussi que ce bouquin soit une vraie peinture de la période et du lieu. En lisant on se sent vraiment téléporté à San Francisco en 1978. Le vocabulaire, les références, tout est parfait, et sans que cela semblehttp://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/Sanstitre1.jpg lourd ou dépassé comme j’avais pu le ressentir en lisant L’attrape cœur (faudrait peut-être que je le relise maintenant tiens). C’est ce genre de bouquins qu’on devrait lire en cours d’histoire au lieu des logorrhées insipides des bouquins de cours. C’est parlant, c’est drôle, c’est vivant.
J’ai aimé aussi cette diversité des personnages. Le secret de Mme Madrigal, la quête de Michael pour trouver le mec parfait et son besoin de toujours raconter des histoires, Mary Ann et sa maladresse, Mona et son amie pas si afro que cela. Armistead Maupin est tendre avec ses personnages, se moquent d’eux gentiment, comme il faut.

En deux mots : Les Chroniques de San Francisco ne se commentent pas vraiment ; il faut juste les lire, passer un très bon moment de lecture et aller chercher la suite.


Traduit de l’américain par Olivier Weber et Tristan Duverne.
Illustration de couverture par Marc Taraskoff.
Tales of the City
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Rangé dans Littérature états-unienne le 9 décembre 2011

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Il y a un petit moment Nina m'a tagué et je rattrape enfin mon retard aujourd'hui. Non, je ne vous ai pas oublié Lynnae et Mrs Pepys, je répondrais à votre tag bientôt, bientôt, bientôt... En retour je tague Mrs Pepys, Marion, Cécile, MeL et Meli si ça les tente.


Que contient votre (vos) bibliothèque(s) (BD, romans, essais, documentaires, jeunesse, policiers, guide de voyages, livres d’art… etc) ?


Ma bibliothèque en propre (celle cachée dans ma chambre) ne contient pas beaucoup de BD. Genre trois ou quatre, mais celle familiale (que j'ai d'ailleurs rangé la semaine dernière si vous voulez tout savoir mes petites fleurs de courgettes) en a une flopitude. Sinon chez moi il y a des romans, fantastique, jeunesse, contemporains, "classiques", policiers, manga, deux ou trois essais. Les livres d'art j'en ai quatre (Botticelli, Kandinsky, Waterhouse et estampes japonaises).

Vos livres sont-ils classés d’une façon particulière ?

Eh bien... il y a deux systèmes qui coexistent très bien ensemble. Les bouquins jeunesses/fantasy/Sf sont regroupés ensemble pas ordre de taille, série et auteurs. Les trop jeunesses que je ne relis plus sont partis dans la bibliothèque familiale. Ensuite les romans sont classés par langue et époque... l'étagère francophone contemporaine, anglophone, russophone et ensuite les étagères de classiques selon le même principe. Puis l'étagère Sherlock Holmes, Agatha Christie (ils sont assez nombreux pour être les seuls maîtres à bords de leurs étagères, n'est-ce pas). Clair, non ?

Tous les livres de votre (vos) bibliothèque(s) vous appartiennent-ils (conjoint, enfants, prêts…) ?

Je n'ai ni conjoint et ni enfants (juste une lapine en peluche)... donc oui tous mes bouquins sont à moi. Les prêts de bibli., amis et frères sont rangés quant à eux sur une étagère spéciale.

Avez-vous lu tous les livres qui sont dans votre (vos) bibliothèque(s) ?

Oh grand dieu des pancakes non ! Je pense que sur la totalité de ma bibli, je dois n'en avoir lu un peu plus de la moitié.

Avez-vous des auteurs préférés ?

C'est plutôt cyclique en fait ; pour le moment je dirais Jean-Philippe Blondel, Oscar Wilde, Pierre Desproges, Franz Kafka, Régis Jauffret, Robert Jordan, Agatha Christie, Françoise Sagan, Anne Rice, etc.

Avez-vous un livre préféré ?

Oui. Enfin j'ai des livres préférés que je lirais encore des tas de fois avant la fin du monde : Le cercle littéraire d'amateurs d'épluchures de patates, Au bonheur des ogres, Les trois mousquetaires, L'assassin royal, etc.

Rangé dans Bilans annuels, listes & interviews le 4 décembre 2011

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/affichesherlock2final.jpgParce que nous aimons tendrement tous nos membres à la SSHD, voici venu le temps du bilan de novembre (en décembre). Et ce mois-ci ce sont pleins de breaking news dont nous allons vous parler, mais d'abord, présentons la production SSHDienne du mois passé.
J'ai bien peur mes très chers collègues que la dépression hivernale n'ait décimé nos rangs et que la production bloguesques à la grandeur du Maître ne soit pas des plus fournies. Mais bastes, gageons que cela reprendra son cour normal l'année prochaine.

Ce mois-ci, Cécile nous a parlé d'un roman pour le moins intéressant, si l'on en croit son billet. Si vous voulez savoir ce qu'il se passe dans une bibliothèque entre un certain Mick et Aristote (euh Aristotle), foncez. Elle a aussi découvert le premier volume d'une série de pastiche (et le deuxième aussi mais ce fut fait le mois passé) qui lui a plu et nous annonce la sortie du troisième volume pour la fin décembre.
J'ai pour ma part lu un petit bouquin de Ellery Queen, novelisant le film du même nom et ne m'ayant pas spécialement emballé (sauf les passages suivant Ellery que j'ai savouré, et je vous conseille sévèrement de vous mettre à lire ses bouquins sur le champ). Pour rappel, Cécile et Marion avait déjà parlé du bouquin ici et et du film ici. Si c'est pas un travail complet ça !
Niki n'a pas chaumé non plus en nous offrant deux beaux billets : d'abord sur une bande dessinées dont les clins d'oeils à Conan Doyle lui ont sauté aux yeux (on a quand même des membres très intelligents et vigilants) ; et ensuite sur une adaptation du Chien des Baskerville en livre audio par la BBC. Cécile l'a apparemment écouté aussi et a adoré.
Mrs Pepys a pu découvrir de quoi parlait le bouquin de E.J.Wagner (une dame en plus !) et qui m'a l'air des plus intéressants. Pour finir, Lily Tigre nous a offert de découvrir un petit comics en quelques bulles où Sherlock rencontre Batman...

Ce mois-ci est donc riches en nouvelles holmésiennes ; d'abord l'affiche définitive de la suite de Sherlock Holmes (2010) est connue (ne donne-t-elle pas super envie d'être déjà fin janvier ?) et on annonce déjà qu'un troisième film sera produit (le scénario est tout du moins en cours de réalisation apparemment). Une nouvelle adaptation des aventures du détective sont prévues en... Russie. Et oui, au cas où vous l'ignoreriez, une précédente adaptation avait déjà vu le jour dans le pays... à droite du nôtre et était apparemment très bien (quelqu'un de vous l'a-t-il déjà vu ?).
Pour ce qui est des sorties livresques, nous trois bouquins en anglais ; dont la suite d'un comics déjanté dans lequel Holmes combat des zombies et souvenez-vous, Cécile avait lu le premier l'année passée. On nous également annoncé la sortie d'un pastiche par un auteur français aux éditions Paulo-Romand. J'ai un peu peur de ce que ça peut donner parce qu'on a une statue de Kâli en couverture (si vous savez celle qui se balade avec un collier de têtes de démons coupées autour du coup et une jupe de bras de démons ; et qui aime piétiner Shiva quand elle est de mauvais poil), et que moi avec mon boulot les truc hindoues je suis devenue très allergique.

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Et voici l'un des quelques extrait vidéo que vous pouvez retrouver sur la suite des aventures de Sherlock Holmes incarné par Robert Downey Jr et Jude Law. Cela semble pour le moins, folklorique. Je vous quitte donc sur ces images chers membres et fondatrices.
Si vous n'avez pas reçu le mail d'information de la SSHD ce mois-ci, prévenez-nous à cette adresse : signe.des.trois@gmail.com

Rangé dans Société Sherlock Holmes le 4 décembre 2011

River Marked (T.6), Patricia Briggs.

Publié en 2011.


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/rivermarkedcopie1.jpgRésumé : Mercy et Adam passent leur lune de miel au bord de la Columbia. Tout devrait être parfait, mais une présence maléfique hante les eaux, emportant des vies innocentes. Mercy est une marcheuse : elle peut voir les fantômes. Et voilà que l'esprit de son père, décide de lui rendre visite. Il est temps pour elle de renouer avec son héritage pour affronter ce qui hante la rivière.

L'auteure : Patricia Briggs (née en 1965) est une auteure de fantasy américaine. Après la série du Corbeau, elle s'attaque aux aventures d'une mécanicienne pas comme les autres, Mercy Thompson...

- Mercy Thompson : L'appel de la lune (T.1)Les liens du sang (T.2)
Le baiser du fer (T.3) La croix d'ossements (T.4)Le grimoire d'argent (T.5)
Alpha & Oméga : L'origine Le cri du loup (T.1)Terrain de chasse (T.2)
Sianim (T.1) : Masques -

Mon avis : J'avais envie depuis un petit moment de lire un volume des aventures de Mercy en langue originale ; certaines tournures et vocabulaires de la traduction me semblaient en effet étranges. Je ne les ai pas retrouvé ici, alors on peut en déduire je pense que la traduction n'est parfois pas des plus fidèle.
J'ai aussi décidé de sauter le pas pour ce volume quand j'ai appris que Bragelonne allait sortir la traduction en grand format (un conseil, ne dites pas broché pour les grands formats ; broché c'est de du vocabulaire de reliure, et les poches sont aussi brochés ; seul le format change mes petites citrouilles), alors que les cinq précédents volumes étaient en poche ! Si c'est pas non pendre pour des abrutis ça, je sais pas ce que c'est. Du coup je me suis dit « screw them » (pour être polie je ne traduirais pas et puis depuis deux semaines de lecture en anglais j'en perd mon latin, alors na) et j'ai foncé chez Gibert Joseph.

Je m'attendais à passer un super moment, mais dés le premier chapitre j'ai trouvé matière à agacement. Déjà dans Alpha & Oméga le mariage expéditif entre Charles et Anna m'avait semblé idiot (franchement qui se marie à l'église au bout de trois jours de rencontre ?), mais que ce soit Mercy la dure à cuire et Adam ce n'est pas passé. Ce n'est surtout pas passé parce que Mercy est censée être forte, et pas une petite chose qui se pâme devant une robe de mariée et pleure devant des invités. Un peu de nerf que diable ! Ensuite la façon dont elle avait de parler de Adam comme son « mari super sexy avec des tablettes de chocolats encore plus impressionnantes qu'un entrepôt Milka » m'a vite fatigué. On n'a pas besoin de savoir toutes les deux pages que Adam est beau à se damner pour lire le bouquin et fantasmer sur le garou.
Dans les autres volumes Patricia Briggs avait déjà tendance à faire des paragraphes de descriptions inutiles et des introspections Mercyesque longuettes ; bon ça m'avait déjà vaguement agacé, mais puisque l'intrigue me plaisait je n'avais pas focalisé dessus. Mais ici puisque l'intrigue n'a pas su m'entrainer j'ai plus souvent buté sur ces passages superfétatoires.
L'intrigue ensuite, se présentait comme toutes les précédentes ; morts, vilaine bête, magie, Mercy doit tuer la vilaine bête, etc. Et alors que dans les autres volumes cela m'avait plu, je me suis un peu ennuyée, voyant tout arriver à trois kilomètres (même pas besoin de jumelles ; ni de jumeaux, ahahah). Il y a cependant eut des trucs qui m'ont passionné dans ce volume ; les histoires de fae, et surtout, surtout les légendes indiennes et la touche particulière qu'elles apportent (même si le « Je suis ton père keuf keuf » n'a plus d'effet dramatique depuis mon premier visionage de Star Wars). On en apprend plus sur Mercy, on découvre de nouveaux personnages, apprend à connaître cette histoire de changeur de peau (je ne suis plus comment s'est dit en français), et c'est super.

Je n'ai retrouvé que vers la fin la Mercy que j'aime. Grumpy, elle est beaucoup plus intéressant qu'amoureuse forcenée, et j'aimerais beaucoup que pour le dernier volume de ses aventures (je crois avoir lu quelque part que Patricia Briggs écrirait sept volumes à la série), je retrouverai ce qui m'avait plu dans les autres.

En deux mots : Un peu déçue par cette lecture ; et déçue d'être déçue après avoir aimé les cinq précédents. Les quelques dernières pages m'ont fait retrouver la Mercy que j'aime et j'espère la retrouver telle quelle dans le dernier volume de ses aventures.

Rangé dans Littérature états-unienne le 2 décembre 2011

The Spellmans strike again, Lisa Lutz.

Publié en 2011.



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/couv31260842.jpgRésumé : At the ripe old age of thirty-two, former wild child Isabel "Izzy" Spellman has finally agreed to take over the family business. And the transition won't be a smooth one. First among her priorities as head of Spellman Investigations is to dig up some dirt on the competition, slippery ex-cop Rick Harkey--a task she may enjoy a little too much. Next, faced with a baffling missing-persons case at the home of an aging millionaire, Izzy hires an actor friend, Len, to infiltrate the mansion as an undercover butler--a role he may enjoy a little much. Meanwhile, Izzy is being blackmailed by her mother (photographic evidence of Prom Night 1994) to commit to regular blind dates with promising professionals--an arrangement that doesn't thrill Connor, an Irish bartender on the brink of becoming Ex-boyfriend #12.


Mon avis : Quand j'ai vu la couverture de ce tome j'ai un peu eu peur (pour une fois que les couv' françaises sont vachement plus classes, c'est à noter). Ça fait très chick-lit de base, et pas du tout policier humoristique. Qui est la catégorie dans laquelle je rangerais la série des bouquins de Lisa Lutz. Je vous fait un peu voyager dans le temps parce que ce tome est le quatrième, et que je ne vous ai parlé que du premier ici. Est-ce à dire que j'aurais allègrement sauté deux tomes pour le plaisir de la forfanterie ? Que nenni mes petites tomates. Simplement, la semaine passée, je me suis enfin décidée à lire le volume deux emprunté à la médiathèque et j'ai beaucoup aimé. Sur un coup de folie j'ai trouvé le troisième volume (pas encore en poche) en occasion et je l'ai aussi dévoré. Je ne pouvais donc pas ne pas lire la suite, d'autant que pas encore traduite cela me donnait l'excuse d'aller l'acheter chez WHSMITH et de constater que Françoise du Sorbier, la traductrice française pour Albin Michel a fait un excellent boulot ! Le ton, les jeux de mots, le style de l'auteur ont été restitué dans les trois premiers tomes avec fidélité, et à ce stade-là je sais que je relirais le bouquin une fois traduit en français pour enfin comprendre les subtilités de la langue et les familiarités qui m'ont perdu en langue originale.

Dans Les Spellman se déchainent nous retrouvions Isabel en très grande forme. Humour noir, coups bas et discussions enregistrées se sont enchainées pour mon plus grand plaisir. Les éléments qui m'avaient dérouté dans le premier volume, m'ont ici plu car prévenu de leur existence. En plus, les petites trucs qui pouvaient gêner la lecture du un, les listes intempestives, sont reléguées en appendice et font de jolis bonus à lire pendant ou après la lecture mais qui ne se mélangent pas avec le corps du récit. Par contre, point négatif, l'intrigue, le ressort du mystère était peu ou prou les mêmes que dans le premier volume. Cependant la présence de Henry, le policier que Rae (la sœur d'Isabel) prend pour son meilleur ami, est rafraichissante et amène en plus une touche décalée et pas mièvre du tout de romance comme je les aime. C'est un peu beaucoup l'envie de voir comment évoluait la relation entre Isabel et Henry qui m'a acheter si vite le troisième volume : La revanche des Spellman. Et j'ai pas été déçue ; ce volume reprend tous les éléments qui font le succès des deux précédents opus et en plus développe une intrigue différente ce qui fait du bien ! On s'attache aux personnages et on prend toujours plaisir à lire les histoires de cette famille frapadingue.
The Spellmans strike again m'a donc plu, mais heureusement tout de même qu'il n'y avait pas d'autres volumes à lire. Comprenez-vous mes mes chers lecteurs adorés, j'ai passé un très bon moment de lecture avec ces trois volumes, mais au bout d'un moment on a besoin de changer d'air. Ce qui ne m'empêche pas d'attendre la sortie du cinq qui est prévue pour février 2012.

Dans ce volume, Isabel a donc accepté de reprendre le business familial et se voit donc donner plus de responsabilités. Rencontrer des clients importants de la famille, enquêter sur Rick Harkey, le privé ancien flic pourri, sortir avec Ex #12, et supporter sa sœur... Isabel grandit dans ce volume est c'est très agréable de la voir évoluer au fil des tomes pour parvenir à cet état pour autant toujours aussi drôle, mais différent. Henry aussi évolue même s'il est toujours aussi accro au ménage ; il évolue tellement que ça m'avait un peu gêné dans le volume trois. Cependant, je suis vite passée là-dessus tellement lire les aventures des Spellman est un plaisir.
On retrouve des éléments connus, des personnages qu'on apprécie (en découvre d'autres comme l'inefable Fred ou Maggie), et la volume coule tout seul ensuite. C'est confortable comme une paire de chaussons usuels. En plus c'est toujours aussi drôle, alors on ne s'ennuie pas ; sauf peut-être avec quelques paragraphes récapitulatifs que j'ai trouvé de trop.

En deux mots : Les bouquins de Lisa Lutz sur les Spellman sont drôles, bien écrits, et policiers comme il faut. La petite touche de romance qui s'ajoute au fil des volumes est très agréable et ne devient ni mièvre ni trop chabadababadabada. Les volumes ne sont pas palpitants à proprement parler mais se lisent avec plaisir et sans interruption car fluides, drôles et quand même parfumés de petites quêtes mystérieuses et loufoques.
J'attends la sortie du cinq avec plaisir et je vous conseille donc la lecture de ces bouquins pour vous détendre les orteils et rigoler un bon coup.

Rangé dans Littérature états-unienne le 28 novembre 2011

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