Mangez-le si vous voulez, Jean Teulé.Publié en 2009.
Résumé : Le mardi 16 août 1870 à 14 heures, Alain de Monyès, jeune Perigourdin intelligent et aimable sort du domicile familiale pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l'aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur a-t-elle pu se avoir lieu ? Comment une foule paisible peut-elle devenir en quelques minutes le plus implacable des bourreaux ?
L'auteur : Jean Teulé (né en 1953) est l'auteur d'une dizaine de romans, dont Le Montespan, Je, François Villon, et cætera …
- Le magasin des suicides -
Mon avis : Je me suis forcée à terminer ce livre, heureusement court. L'écriture au présent est assez difficile à lire comme ça pour qu'on n'ait pas à supporter le style approximatif de Jean Teulé. On se perd dans des phrases sans queues ni têtes, dans des considérations pseudo-philosophico-poétiques, bref j'ai trouvé ça très pénible à lire.
L'histoire en elle-même (un fait réel) est affolante et on est dégouté quand on lit que les mères firent des tartines de la graisse du malheureux après l'avoir brûlé. J'ai préféré la fin quand on énonce le jugement des coupables, le début tire en longueur et n'est pas franchement passionnant.
En deux mots : Une lecture décevante, même si le fait réel raconté et ahurissant et écoeurant.
Extrait : "Certains de ses bourreaux sont fatigués aussi. On en voit déambuler, hagards, avec leur bâton sanglant à la main :" Deux heures passées à cogner sur un type, ça crève." Ils vont boire un coup. (...)
-Mais monsieur le maire, plutôt que de faire l'important en remuant vos pompons, aidez-nous à le sauver ! C'est une abomination ce qui se passe dans votre bourg !
-De quoi vous mêlez-vous, vous ?
-Je me mêle qu'on massacre quelqu'un et que vous ne faites rien !
Le premier magistrat de la commune s'avance d'un pas vers de Monyès et s'adresse à ceux qui le tirent par les chevilles :
-Ôtez cet homme de là. Il gêne la circulation. Emmenez-le plus loin.
Antony, effondré, soupire. Buisson et Mazière demandent à Bernard Mathieu :
-Pour en faire quoi, plus loin ?...
-Ce que vous en voudrez ! répond le maire totalement dépassé par les événements. Mangez-le si vous voulez."











