« Les temps sont durs pour les sapins. » Sylvain Tesson

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/DSC01971.jpgCette semaine c'est fou j'ai presque eu l'impression d'avoir une vie trépidante !
Des mois que la rencontre était prévue et paf ça arrive, tu t'en prends pleins les mirettes et c'est déjà fini. Pour les petites courgettes qui ne le sauraient pas, mercredi et jeudi, Tsuki, Pando, Meli, la-meilleure-amie-de-Meli, Mety et moi-même avons régné sur la capitale. Enfin surtout sur Pigalle, mais ne pinaillons pas.
Mercredi rendez-vous devant le musée d'Orsay où Meli prenait une éléphante en photo (« mais c'est une femme regarde elle a des mamelles ! »), et meilleure-amie-de-Meli qui posait à côté de ladite éléphante. Ensuite arrivée de Pando. Papotage, troc sauvage dans la fil d'attente, Pando qui fait sonner le détecteur de métaux parce qu'elles voulaient se faire remarquer, et visitage de l'expo temporaire dont je vous ai déjà susmentionnée l'existence. On aurait bien emporté le Waterhouse avec Meli, mais apparemment ça n'aurait pas été discret-discret.
Admiration d'une théière très bizarre, de dessins plus que suggestifs, de remarques pertinentes telles que (« Mais pourquoi les mecs ont toujours une jupette pour cacher leur nudité hein ?»). Achetage de cartes-postales, de posters, etc. Puis nouvel échangeage de colis. Pando nous avait préparé deux jolis paquets pour Meli et moi avec dedans des carnets trop magnifiques (merci miss, c'était super choux) ((ok au début j'ai cru que c'était une femme sans tête sur la couverture ; enfin la tête de la femme sans tête en l'occurrence)). Puis troc avec Meli, livre voyageur et recevage des deux autres cadeaux de la demoiselle bouclée (merciii beaucoup) ((et oui ses bouclettes sont des vraies !)).
Meli et meilleure-amie-de-Meli-qui-aime-les-fleurs-peintes-sur-les-tableaux ont ensuite dû partir à cause de la longueur de leur trajet. Restait Pando et moi ; petit voyage en métro, deux heures au Starbucks (miam le cupcake, le chocolat liégeois, le jus d'orange pressé), puis départ vers Pigalle (c'est absolument charmant là-bas c'était tout illuminé pour noël, mais le problème c'est que parfois c'était des demoiselles dévêtues les décorations, étrange) et rencontrage de camarades de cours de Pando et de collègue de boulot.
Grâce à Pando nous avions des places gratuites pour aller au théâtre de la Comédie de Paris voir Le cercle des joyeux désespérés. C'était pas mal, bien rigolé en tout cas. Et puisqu'il était tard chacun est retourné dans ses pénates.

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/DSC01956.jpgLendemain matin excitée comme une puce je saute du lit et fais un crochet par WHSMITH (il me FALLAIT le quatrième tomes des aventures des Spellman de Lisa Lutz). Ensuite rendez-vous à la gare avec Meli et meilleure-amie-de-Meli pour récupérer Tsuki à la sortie de son train (on a bien cru qu'elle était perdue !). Découverte de l'hôtel des demoiselles (le voisinage était chârmant, cinéma X 24 h/24 h en face), promesse de crêpes au chocolat, et ensuite direction St Michel pour retrouver Pando, et faire le tour de quelques librairies... Mais comme tout le monde avait faim et surtout meilleure-amie-de-Meli (j'ai cru qu'elle allait me manger la main) nous avons cherché un endroit sympa et sommes tombées sur ça : oui oui, la réplique du resto typique des années 50 des États-Unis ; on se serait cru en plein tournage de Grease les enfants. Nourriture excellente, esquivage de tentative de tirage de portrait (je tiens à garder mon identité secrète !) et direction les librairies.
J'ai été hyper raisonnable. En effet j'ai juste ramené deux stylos avec des paillettes (*_*), un manga, un roman (de chez Gibert) et... cinq romans de chez Bouliner (mais bon à 1 € le roman c'est obligé d'acheter). Ensuite direction la gare une nouvelle fois pour récupérer Mety (qui s'était aussi cachée dans son train et n'en sortait pas !) et redirection l'hôtel (où l'on a essayé l'ineffable chapeau de Mety).
Il était tard ensuite et nous étions excitées comme des puces, nous nous sommes donc rendues à la salle de concert pour voir David Garrett !!!!!! Parce que c'est juste grâce à lui si des blogeuses aussi excentrées ce sont rencontrées et ont échangé de si étranges conversations sur l'existence d'oreilles chez le pingouin. Il faisait légèrement frisquet mais que diable je ne m'en suis pas plainte (Hum. Oui bon peut-être un peu. Allez juste douze fois). Attente qui est passée rétrospectivement super rapidement et ensuite découverte de la salle du concert qui était agréablement petite. On se retrouve devant la scène, mais quand je dis devant, c'est vraiment devant-je-peux-voir-le-motif-des-chaussettes-du-guitariste (Marcuuuuuuuuus) et attente légèrement hystérique (enfin surtout du côté de Mety qui fait un peu peur).

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/DSC01966.jpgEt enfin entrée en scène du groupe ! Cris hystériques bien sûr, tapotage de main, et commencage du concert. Non didiou de nom didiou mais qu'est-ce que c'était magnifique ! Le son en MP3 c'est juste de la gnognotte galactique à côté de la puissance et de la beauté du truc quand tu es à deux mètres des musiciens et que tu peux rien faire d'autre que taper du pied tellement le rythme monte en toi (en plus le batteur était tout simplement à croquer).
Nous avons eu droit au recoiffage de DG entre deux morceaux que ses petites mèches ennuyaient (on aurait bien proposer de l'aider avec des barrettes, mais bon...), ziou ça file jusqu'à la fin de la première partie. Je ne saurais me souvenir de la set-list précisément mais on a eu droit à des trucs de fous, He is a pirate, reprise de Master of Puppets (Tsuki qui prend 300 photos), Nirvana, Smooth criminal (rahhhh ma préférée), les Beattles (Mety qui défaille), compo originales aussi. Que des trucs excellents mes petits serpolets (même si Meli lui en veut terriblement de ne pas avoir fait Vivaldi) ((et moi d'avoir mis son affreux bandeau violet)).
Le concert se termine ensuite malheureusement après deux chansons en plus pas du tout prévues. Nous espérions une séance dédicace, mais nada un genre de rendez-vous privé était organisé auquel on n'était pas convié bien sûr, les videurs sympas comme des portes de prisons enrhumées. On a quand même réussi à se faire dédicacer nos billets par Marcus (guitariste) et Frank (autre guitariste) et ensuite attente dehors que David Garrett sorte. On a établi des théories sur le pourquoi de la longueur de l'attente avec Meli, mais comme c'est un blog tout public ici, je pense que je vais le garder pour moi (je voudrais pas que vous soyez choqué :p).
Ensuite, on ne l'espérait plus (et heureusement, comme ça pleins de fans étaient partis), DG sort avec son petit violon et signe nos billets (et touche la main de Pando ! Elle a décidé de ne plus jamais la laver) ((on a eu du mal à retenir Mety de courir après sa voiture)) (((J'ai confesse quand même avoir eu une légère crise d'hystérie en voyant le billet signé, mais Tsuki a bien géré mes 3 secondes 10 centièmes de folie))).
Pour vos beaux yeux j'ai posté une petite vidéo que j'ai prise moi-même pendant l'interprétation de He is a pirate (quiconque me dis comment intégrer du dailymotion ici recevra ma gratitude éternelle) ((EDIT/ Et voilà, merci Jiminy, tu as ma gratitude éternelle)). Quand l'image tremblotte c'est que je devais sautiller (ou me cogner dans Tsuki).
 

He is a pirate - David Garrett and his band - 24... par EnnoMatilda


Mortes, les jambes en coton (Meli avec une voix de camionneur Russe enroué), nous avons repris le chemin de l'hôtel pour quelques minutes de papotage après lesquelles nous avons dû quitter Pando et moi, les filles.
Résultat de la rencontre et de ces deux jours. Un putain de concert (si vous me passez l'expression), des fous rires, des très belles rencontres, l'envie de recommencer super rapidement. J'ai adoré vous voir enfin en vrai les filles et j'espère qu'on se reverra rapidement.
Pando, Tsuki, Mety, Meli, amie-de-Meli, merci de m'avoir supporté :D


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/DSC01974.jpg

Rangé dans Visites & rencontres le 26 novembre 2011

Winterheim, Fabrice Colin.

Publié originellement en 1999. Présente édition revue par l'auteur en 2011.
Service Presse.




http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/couv6983661.jpgRésumé : Il y a bien longtemps, les Faeders et les Dragons ont décidé de ne plus s'immiscer dans les affaires des mortels. Retirés loin de Mirgard, ils ont cependant confié à la Dame des Songes et à ses trois demi-soeurs les Ténèbres la tâche de veiller sur les humains.Aujourd'hui, dans le royaume de Walroek, le jeune forestier Janes Oelsen, dont les parents n'ont jamais pu comprendre le caractère rêveur et la juvénile impétuosité, entre en possession d'une mystérieuse carte à la suite d'un pari. Accompagné de sa fidèle chouette Flocon, il va partir pour le château maudit de Nartchreck où, à en croire les légendes, repose un fabuleux trésor...

Résumé : Fabrice Colin (né en 1972) est un écrivain français, évoluant surtout dans le domaine du fantastique.

Mon avis :
Il y a des bouquins qu'on lit et qu'on sait au bout de quelques pages qu'il n'était pas fait pour nous. Pas qu'il est mauvais, mais que notre «sensibilité» de lecteur n'est justement pas sensible aux éléments mis en place.

Pourtant tout avait commencé sous d'excellents hospices. J'aime la mythologie nordique, la sonorité des noms des Faeders (Fregh, Ever, Hell, Wyrd), les paysages neigeux, les quêtes, les héros qui doivent combattre un bon gros vilain avec une épée tip top trop cool. Et pendant tout le premier volume (Le fils des Ténèbres) j'étais très agréablement surprise, j'appréciais l'histoire plutôt classique, les personnages. J'aimais également beaucoup la personnification des sentiments en créatures bien vivantes. Le remord du roi mué en petite créature sautillante qui ne le quitte plus, la Peur, la Nuit, la Mort. Et le pourquoi de la disparition programmée des dieux était très intéressant.
Commence ensuite le deuxième volume, La saison des conquêtes, et les choses se gâtent. Janes, notre héros, est de moins en moins notre point de repère. On est plutôt « écarté » de lui, le tout renforcé par la narration omnisciente. Et cette distance imposée entre Janes, Livia, Davengër et moi ne m'a pas permise de rentrer dans le récit et de le suivre avec attente. Certes j'étais parfois touchée et emportée par quelques scènes, mais sans focalisation interne je me suis sentie perdue.

Je n'ai également pas du tout été sensible à l'histoire de Livia et Janes. Trop de « je t'aime mon amour pour la vie, je te donnerais même mes brocolis » tout de suite. Et Livia n'ayant pas un rôle excellemment porteur, se faisait toujours avoir m'a donné envie de lui coller quelques claques. Ainsi qu'à Janes qui subit les événements les uns après les autres. Au lieu d'essayer d'éviter une catastrophe on a l'impression qu'il attend qu'elle lui arrive pour geindre tout son soul. Un peu comme les victimes dans les séries policières qui poussent des hauts cris en voyant le couteau du meurtrier s'avancer vers eux, mais attendent gentiment de se faire trucider.
Certains passages ont cependant réussis à me fasciner ; les grandes scènes de batailles, le réveil des dragons, tout cela est très impressionnant. Mais si j'avais découvert cela avec une focalisation interne je sais que j'aurais vraiment tremblé. Au lieu de quoi c'était comme de contempler une peinture de bataille, certes saisissante, mais trop vaste pour être embrassée du regard et comprise.
Le dernier volume La fonte des rêves a été pour moi dans la même ligne que le volume précédent. Je n'avais l'impression de respirer et de prendre part à l'histoire que lorsque l'on revenait à Janes et se focalisait vraiment sur lui, et pas simplement décrivait ce qu'il lui arrivait ; surtout à la fin en fait. Et l'impression que j'avais de voir Janes se prendre des tuiles sur la tronche toutes les pages sans broncher n'a été qu'accentuée ; et Livia de pleurnicher. Et on comprend le pourquoi de la pleurnicherie, mais ce n'en est pas moins agaçant. Comparé à notre Janes sans peur et sans reproche, ça fatigue toutes ces larmes. Finalement l'épilogue est arrivée et la première phrase m'a saisit. J'aurais voulu en avoir des comme ça tout le temps.

Winterheim est une œuvre de jeunesse de l'auteur et ça se voit. Ça se sent dans le détails de certaines actions, certaines descriptions. Ca m'a fait penser à Lady Susan de Jane Austen. Non pas que des dieux nordiques qui lancent des éclairs bleus et se promènent souvent en petite tenue prennent le thé avec ses héroïnes (elles auraient été carrément choqué de voir arriver la Nuit ou Hemd'l dans leur plus simple appareil), mais que l'on sent la maladresse de certaines choses inhérentes au début d'un écrivain. Et ce n'est pas agaçant, c'est intéressant de comparer ensuite avec ce que l'auteur peut faire à présent.

En deux mots : J'aurais aimé apprécier plus cet ouvrage. Certains trucs m'ont vraiment plu et resteront dans mon esprit, d'autres m'ont agacé. La deuxième catégorie ayant malheureusement été la plus représentée. Ce n'est cependant pas un regard négatif que je peux porter sur ce bouquin, c'est plutôt la tendresse à l'égard d'un presque-premier roman en trois volumes.
Je remercie Fabrice Colin d'avoir proposé des exemplaires de son intégral et Pygmailion de m'en avoir envoyé un.

Extrait : « Ce qui est arrivé n'aurait jamais dû se produire. La vie est plus belle sans masque. La vie est plus belle sans nom. »


• > Les étranges soeurs Wilcox (T.1) : Les vampires de LondresLa malédiction d'Old HavenL'île du sommeil
 

Rangé dans Littérature française le 21 novembre 2011

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/logod10.jpgJe ne suis pas saisonophobe, je les aime toutes ! Quand le printemps est là je suis ravie de laisser tomber écharpes et bonnets, quand l'été arrive j'adore aller lire sous un cerisier dans mon hamac, quand c'est le temps de l'automne j'aime marcher dans les feuilles mortes, quand l'hiver pointe le point de son nez j'aime lire au coin du feu et manger du pain d'épice.
Mais avouons-le mes canards, noël c'est quand même plus super chouette parce qu'il y a de la neige, de la nourriture et des cadeaux ! Alors quand j'ai vu que Evy reconduisais son challenge de lectures de noël je me suis inscrite. D'autant plus que j'avais emprunté un recueil de nouvelles de noël à la bibliothèque peu de temps auparavant.

Le défi de noël est simple. On doit lire des bouquins en rapport avec noël (soit le mot est dans le titre, soit le bouquin a un rapport avec) de maintenant jusqu'au 31 décembre. Le bouquin peut être du policier, historique, jeunesse, chick-lit. Pour plus de précisions, allez lire l'article d'Evy sur le sujet.

Je m'inscris donc et je lirais vraisemblablement deux bouquins :

Un chant de Noël, Charles Dickens.
Contes fantastiques de Noël, Collectif.
Christmas pudding, Agatha Christie.

1 / 3 livre lu.

EDIT du 01/01/12 :
Challenge terminé je n'aurais pas lu tous les livres prévus, mais au moins un, ce qui me permet de ne pas avoir échoué !

Rangé dans Challenge livresques le 20 novembre 2011

The parasol protectorate (T.3) : Blameless, Gail Carriger.

Publié en 2010.
Défi steampunk


 
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/couv37187056.jpgRésumé : Quitting her husband's house and moving back in with her horrible family, Lady Maccon becomes the scandal of the London season. Queen Victoria dismisses her from the Shadow Council and the only person who can explain anything, Lord Akeldama, unexpectedly leaves town. To top it all, Alexia is attacked by homicidal mechanical ladybugs, indicating, as only ladybugs can, the fact that all the London vampires are now very much interested in seeing Alexia quite thoroughly dead. While Lord Maccon elects to get progressively more inebriated and Professor Lyall desperately tries to hold the Woolsey werewolf pack together, Alexia flees England for Italy in search of the mysterious Templars. Only they know enough about the preternatural to explain her increasingly inconvenient condition, but they may be worse than the vampires - and they're armed with pesto.

L'auteure : Gail Carriger est le nom de plume de Tofa Borregaard ; archéologue et auteure de romans steampunk elle est née en Californie où elle a fait ses études. Elle publie son premier roman en 2009.

Mon avis : J'expérimente en ce moment une toute nouvelle manière, pour moi, d'écrire mes billets livresques. Au début de ce blog, j'avais un ordinateur sous la main, pour dés la fin de ma lecture rédiger. Cela a duré un an, et on voit la qualité des billets après. Ensuite je n'ai plus écrit sur toutes mes lectures, puis j'ai attendu parfois quelques heures avant de coucher mon ressenti sur écran et même repris le ressenti après pour lui ajouter des apostilles. Et depuis quelques billets, quelques jours peuvent même s'écouler. Je sais c'est fou.
Au début je ne comptais donc pas vous parler de ce troisième volume des aventures d'Alexia Tarabotti. Mais le bouquin est venu me hanter plusieurs fois et au final je me suis rendue compte que je devais en parler sinon je ne serais pas en paix.
Hors donc après la fin de Sans forme j'étais un peu au bord de la crise de désespoir. C'est pas possible de faire une conclusion pareille. Et vu le rythme de publication français, je pouvais bien mourir douze fois avant d'enfin obtenir un exemplaire mal massicoté à la traduction approximative. Du coup j'ai pris mes petites papattes et je suis allée chez WHSMITH. Et oh comble du bonheur les petits navets, les volumes trois et quatre étaient disponibles en poche. Si c'est pas le destin ça.

Nous retrouvons donc Alexia dans sa détestable famille. Après la scène que l'on sait (et que je ne vous dirais pas pour respecter vos petits cœurs) en Écosse, elle est retournée chez sa mère. Et elle doit supporter les piques de son andouille de demi-sœur (Felicity en anglais, traduit par Félicité en français ; parce qu'il est bien connu que traduire les prénoms est d'une importance vitale), et l'opprobre des journaux. À la suite d'une attaque de coccinelles particulièrement virulentes (et empoisonnées !) elle décide quitter le pays avec Madame Lefoux et Floote (the inflappable Floote sic).
Ce volume va plus se centrer sur les sentiments des personnages, et surtout d'Alexia qu'on avait plus tendance à découvrir sous son couvert bourru et caustique dans les précédents volumes. Mais voilà, arrivé ce qui est arrivé en Écosse elle est bien obligée de se poser des questions et de réfléchir à sa situation. Et j'ai aimé ça, sauf que j'ai trouvé que ça arrivait trop vite en comparaison aux peu de fois que cela avait été réalisé dans les autres opus. Bien sûr on rit toujours autant ; j'ai eu malheureusement un peu de mal à comprendre certains calembours au vu de la langue surranée utilisée par Gail Carriger (pas celle qu'on apprend au collège mes canards). Mais après un petit temps d'adaptation et une lecture moins rapide qu'en français, j'ai pu gouter la langue de l'auteure et éclater de rire plus souvent qu'à mon tour (dans le métro c'était super, les gens me regardaient comme une pauvre andouille).
On en apprend aussi plus sur le mystérieux père de notre héroïne et ça fait froid dans le dos ; enfin surtout l'ambiance déployée chez les Templiers, qui aurait pu être tout de même plus poussée au vu de ce que l'on peut découvrir.
Ce que j'ai aussi beaucoup aimé dans ce volume c'est qu'en parallèle de la narration d'Alexia on suit le professeur Lyall qui a beaucoup à faire. Son Alpha est trop soul pour s'occuper de la meute, et d'autres problèmes se présentent à lui. J'ai particulièrement trouvé touchantes les scènes de fin de volume avec le personnage présent (non je ne spoilerai pas !) ; moi qui n'avais jamais été émue par de telles « romances », j'ai senti mon petit cœur d'artichaut fondre à plein régime.

La langue anglaise, comme je l'ai déjà dit plus haut, est un peu difficile à comprendre (pour moi en tout cas) quand il s'agit des jeux de mots, mais la narration globale est facile d'accès, et j'ai aimé ne plus avoir le filtre de la traduction française entre moi et le texte. Me rendre compte aussi que la vulgarité de certaines répliques dans le volume un et deux sont totalement absentes de ce volume. Alors soit l'auteure a changé un peu son écriture, soit la traductrice n'a pas vraiment saisie l'essence de certains propos.

En deux mots : Une agréable lecture. Les aventures d'Alexia Tarabotti sont toujours un plaisir à découvrir et en plus j'ai déjà le volume suivant dans ma bibli. (et en plus plus le dernier et cinquième volume est paru ce mois-ci).

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Rangé dans Littérature états-unienne le 19 novembre 2011

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Lesrendezvousdudimanche/DSC01624.jpg« Après un bon diner, on peut pardonner à n'importe qui, même à sa famille. »

Vous aurez peut-être remarqué ma passion pour l'Angleterre victorienne, Oscar Wilde et les peintres préraphaélites (ou alors vous êtes aveugles ; et manchots, mais c'est un autre débat). Alors quand l'exposition du Victoria and Albert Museum de Londres a migré au musée d'Orsay et que j'en ai découvert le titre et l'affiche je n'ai pu que courir y aller (en plus c'est pas loin de chez moi) et j'y camperais si je pouvais. Beauté, morale et volupté dans l'Angleterre d'Oscar Wilde, entreprend de présenter l'Aesthetic Movement dans toute sa richesse.
On est dans les années 1860-1900 et deux groupes d'artistes se rejoignent pour fonder un mouvement qui serait la promotion de l'art pour l'art. Sous-entendus, l'art n'a pas besoin d'être utile pour exister, et contrecarrer l'industrialisation forcenée et pas forcément magnifique. Et réinventer dans le même temps les canon de beautés de l'époque (voir les modèles de Rossetti par exemple ; regardez une réédition de Austen chez 10/18 c'est assurément l'une de ses peintures dessus), et développer ça jusque dans l'ameublement (tentures, tapisseries, armoires, vaisselles). Les deux groupes sont ceux des Préraphaélites avec Dante Gabriel Rossetti à leur tête justement et le groupe de Holland Park avec Frederic Leighton et George Frederic Watts.
L'exposition expose donc (c'est bien le comble) un assortiment de témoignages de l'époque ; peintures, tapisseries, vêtements, reliures, sculpture, vaisselles, mobiliser, même le portail d'une terrasse (!). Dont un magnifique tableau de John William Waterhouse, Sainte Cecile dont vous avez un détails ci-contre.
Et de dire que la photographie ne rend absolument pas hommage à la richesse, la finesse, la beauté du tableau est carrément en dessous de la réalité. Bien sûr les photographies sont interdites dans l'expo pour que les gens achètent le catalogue de l'expo (ok et aussi les flash ça abime, mais j'ai jamais compris pourquoi). Mais vu que je suis une rebelle et que j'ai été deux fois, j'ai pris des photo de différents trucs. Par contre, la seule qui m'intéressait vraiment, le tableau de Sainte Cécile n'est pas net ! Seuls les gros plans réalisé (comme la déjà dite photographie) sont beaux.

« Humanity takes itself too seriously. It is the world's original sin. If the cave-man had known how to laugh, History would have been different. »

L'exposition se trouve donc dans une enfilade de salle du musée d'Orsay. Toute la scénographie organisée est magnifique. Les murs sont peints en vert tendre, quelques uns en violet, une moquette verte au sol et au mur, un peu partout, des citations d'Oscar Wilde viennent rythmer le tout.
La lumière est tamisée des spots discrets viennent illuminer les œuvres sans ostentation.http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Lesrendezvousdudimanche/DSC01623.jpg
La première œuvre monumentale qui m'a cloué sur place est une tapisserie d'Edward Burne Jones réalisé par la firme Morris. Une adoration des mages dont le peintre a réalisé le dessin des personnages et Morris et un de ces assistant ce sont chargés du fond. La pièce présentée a été réalisée en 1904 pour la maison de Guillaume Mallet en France (vous pouvez écouter un extrait de l'audio guide sur la tapisserie ).
On peut donc ensuite découvrir des tableaux magnifiques des chefs de file de l'Aesthetic movement, mais aussi des gravures réalisées par ces mêmes artistes pour des ouvrages de l'époque (notamment une édition de Marché Gobelin de Christina Rossetti illustré par son frère justement), des photographies (mais là je ne saurais dire s'il s'agit d'épreuves, ou de daguerréotypes), des meubles décorés par les peintres pour leur intérieurs par exemple, mais aussi un système de projection permettant de découvrir la reconstitution de l'intérieur d'une demeure entièrement décorée dans l'esprit et dont certains objets sont visibles dans l'exposition.

Après une enfilade de quatre ou cinq salles on découvre un espace plus ouvert où sont présentées les quelques rares vêtements étant parvenus jusqu'à nous. Dont un costume d'homme ressemblant fortement à celui que portait Oscar Wilde lors de sa tournée de conférences aux États-Unis (vous savez, les photographies où il fait le joli cœur habillé tout en marron et chaussettes blanches, très glamour). Il y aussi des robes de femmes, et on se rend compte le bazar que ça devait être à porter, surtout avec ces traines un peu longues et encombrantes (aucune chance d'échapper à un vampire au cent mètres par exemple).
On peut aussi découvrir des bijoux (dont des reproductions sont vendes à la sortie bien sûr), et enfin les exemples des tapisseries, les meubles plus massifs, les faïences japonisante bleues et blanches très en vogue à l'époque. Sont présentés d'ailleurs presque côtes à côtés un meuble massif et son croquis originel le présentant dans la pièce où il était destiné à trôner.
 
« Les questions ne sont jamais indiscrètes. Les réponses le sont parfois. »

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Lesrendezvousdudimanche/DSC01625.jpg
Encore une autre pièce (l'une des dernières) dans laquelle sont présentées des œuvres de plus petites importance, en qualité de taille, un assortiments de gravures illustrant une représentation du Lysistrata d'Aristophane. C'est pour le moins... surprenant au premier abord. Mais aussi plusieurs ouvrages dont un exemplaire des œuvres de contes d'Oscar Wilde avec une couverture qui a été entièrement brodée à la main. Mais aussi, et c'est le plus surprenant une photographie des fameuses prises d'Oscar Wilde lors de sa tournée aux États-Unis. L'exposition s'achève sur une statue massive et quelques illustrations qui http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Lesrendezvousdudimanche/DSC01632.jpgviendront orner les réédition poche actuelles du Salomé d'Oscar Wilde.

Ce n'est pas très long diront d'aucun, même qu'est-ce que c'est fort ! Tous les tableaux sont magnifiques (j'avoue, que je n'aime pas spécialement énormément le travail de Rossetti, préférant la "finesse" de Waterhouse), mais voir tous ces témoignages d'une époque si riche au même endroit c'est émouvant les petits cornichons.
Les citations de Wilde sont un parfait fil conducteur et il me tarde d'y retourner ! Deux visites n'ont pas suffit, et ne suffiront jamais. Note à moi-même, aller au Victoria and Albert Museum de Londres avant la fin du monde (regardez cette photo ; ils ont reconstitué le salon dans le musée ; nom de bleu il FAUT que j'y aille !).

Si vous êtes à Paris, allez-y ; si vous devez aller à Paris avant la fin de l'exposition (le 15 janvier), allez-y. Pour plus d'info, allez sur le site du musée.
Ai-je besoin de préciser que toutes les citations de cet article (y compris son tire) sont d'Oscar Wilde ?

« Morality is simply the attitude we adopt towards people whom we personally dislike. »

Rangé dans Visites & rencontres le 19 novembre 2011

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