Châteaux de la colère, Alessandro Baricco.Publié en 1991.
Résumé : Vers le milieu du XIXe siècle, dans la petite ville imaginaire de Quinnipak, vit toute une communauté rassemblée autour de la très belle Jun Reihl, dont toute la ville admire les lèvres, et de son mari monsieur Reihl, directeur de la fabrique de verre.
A Quinnipak, chacun a son désir, sa " folie " secrète ; Pekish, l'extravagant inventeur de "l'humanophone"; un orchestre où chacun ne chante qu'une seule note, toujours la même ; Pehnt, son jeune assistant, enfant trouvé toujours vêtu d'une veste immense et informe ; la " veuve " Abegg, veuve d'un mari qu'elle n'a jamais épousé ; Horeau, l'architecte français qui rêve de grandioses constructions transparentes, et Elisabeth, la locomotive à vapeur...
L'auteur : Alessandro Baricco ( né en 1958 ) est un écrivain et musicologue italien. Écrivain et musicien à la fois, Baricco écrit avec un nouveau souffle, comme s'il suivait une partition, car selon lui « toutes les histoires ont leur musique ».
- Soie -
- Novecento : pianiste -
- Sans sang -
Mon avis : Il m'est arrivé de ces aventures avec ce livre ! J'ai bien cru que je ne pourrais jamais le finir. Alors que je descendais pour prendre le thé, je fais un détour par la salle de bain pour cause d'une envie pressante, je pose le livre en équilibre instable sur le radiateur et le voilà qui tombe derrière le dit radiateur et qu'il refuse de glisser le long du mur ! Je suis au désespoir imaginez le bien. J'essaye toutes sortes de stratégies pour le faire sortir, mais rien à faire. En désespoir de cause je fais part de ma mésaventure à la dame, qui d'un coup, soulève le radiateur du mur ...
J'avais commencé ce livre le mois dernier, mais je n'avais pas la tête à ça, aussi l'ai-je laissé en plan. Mais puisque je n'aime pas reprendre des livres après les avoir abandonné trop longtemps (ensuite on ne se souvient pus de ce qu'il s'est passé au début, ni du nom des personnages), je me suis dit que je le finirais, quitte à devoir le relire dans de meilleurs dispositions.
J'ai été ravie de retrouver le style de Baricco, son amour, son humour pour la langue, ses personnages. Personnages encore une fois attachants et enveloppé de la mélodie propre à Baricco et qui tisse une atmosphère étrange autour du livre. Cependant il y avait parfois des passages "étranges" un peu trop long, et du coup je faisait quelques lectures en diagonales et sautais quelques pages ; il y a aussi des scènes dont je ne comprend pas l'utilité primaire, comme celle entre Mormy et Jun à la fin, ou bien le dernier chapitre avec cette étrange habitante de Quinnipack dont ne sait pas bien qui elle est, ni ce qu'elle fait là.
En deux mots : Une lecture agréable, bercée par la musique particulière de Baricco ; cependant quelques passages un peu long et pas forcément judicieux (à mon avis).
Extrait : "Le soir, comme tous les soirs, le soir tomba. Rien à y faire : cette chose-là n'a d'égards pour personne. Il tombe, et c'est tout. Peu importe quelle sorte de jour il vient éteindre. Que ce soit un jour exceptionnel ou pas, c'est pareil. Le soir tombe, et l'éteint. Amen. Et ce soir-là également, comme tous les soirs, le soir tomba."
Traduit de l'italien par Françoise Brun.





