Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire (T.1) : Tout commence mal ... Lemony Snicket.
Publié en 1999.
Relecture
Publié en 1999.
Relecture
Résumé : La vie des enfants Baudelaire démarre bien mal ... Tout commence le jour où leurs parents disparaissent dans l'incendie de leur maison laissant leurs trois enfants à la tête d'une immense fortune. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, les voilà confiés à leur oncle, le Comte Olaf, qui déploiera toutes les ruses pour s'emparer de leur richesse. Il faudra encore plus de malices aux trois enfants pour déjouer les tours pendables de cet étrange aristocrate ...Mon avis : J'ai découvert ce premier volume il y a quelques années (je pense que c'était l'année de mon bac) en l'empruntant à la médiathèque, et j'avais dû bien aimé puisque j'avais ensuite acheté la suite, petit bout par petit bout (même si j'ai terminé la série en l'empruntant). Il est vrai que cela peut paraître un peu répétitif et enfantin, et la relecture qu'en avait fait Dame Meli il y a un petit moment m'avait un peu refroidie, mais voilà quelques jours, et après avoir présente ma LAR (Liste des livres à relire), je me suis dit que cela me ferait un bon entraînement et je suis vraiment assez contente de ma lecture. Bien sûr à la première j'avais déjà relevé les répétitions, mais l'ambiance particulière qui baigne ces orphelins, la guigne pas possible qui les poursuite et le loufoque de leurs aventures m'avaient séduit. Ça été encore une fois le cas ici.
J'ai aimé retrouver, comme pour toute relecture, les paysages connus, les personnages, et aussi voir avec un œil nouveau les évènements. Quand on connaît, la fin, on peut chercher des éléments l'annonçant, et même si je ne me souviens plus dans le détails de tout ce qui nous était révélé, je me rappelle globalement des tenants et des aboutissants. L'envie de relire vient simplement du fait que je me rappelle des images de ma lecture (tel que je m'imagine les lieux, les gens) et que j'ai envie de les revoir plus à fond, de retrouver les détails, de bien me souvenir de tout ... ce n'est pas une lecture palpitante, mais c'est une autre forme de plaisir toute aussi douce et agréable. Tellement que je me vois bien relire les six volumes que j'ai à la maison ; je ne pense pas que je vous ferais un billet sur tous les volumes, mais j'en parlerais peut-être sur mon blog de lectrice re-nouveau en ligne.
Mais parlons plus particulièrement de l'intrigue ... les Baudelaire sont de gentils orphelins. Leurs parents sont morts dans l'incendie de leur maison et les voilà confié aux bons soins d'un oncle éloigné répondant au doux nom de Comte Olaf. S'ils croyaient retrouver un foyer chaleureux et aimant, il se sont bien trompés ! Le comte Olaf est un sale bonhomme qui n'a qu'une envie, mettre la main sur l'héritage substantiel des enfants Baudelaire et par tous les moyens ... ce que j'aime dans ces livres, et qui peut paraître ennuyeux et répétitif à d'autres (enfin oui c'est répétitif, mais ça ne m'ennuie pas) c'est de découvrir à chaque fois quelle nouvelle méthode a inventé le comte pour parvenir à ses fins ; c'est enfantin parfois, mais la façon dont s'est évoqué, la façon dont les orphelins s'en sortent, me ravi. C'est comme une friandise habituelle qu'on peut croquer régulièrement et qui ne perd pas de sa saveur. La répétition est agréable, un peu comme une berceuse.
De plus je trouve que la façon que Lemony Snicket a de tout raconter vraiment très maligne ; au lieu de s'apitoyer à gros coup de pathos sur les orphelins, il énonce la situation avec humour (noir) et simplicité. Il a une façon bien a lui de nous raconter, défaitiste (mais dans le genre comique si vous voyez ce que je veux dire, enfin pas vraiment comique, mais résigné ... et en même temps agréable), toutes les tuiles que les orphelins se tapent. Ils ne sont pas vernis, ça c'est sûr. Il emploie ensuite un vocabulaire riche et amusant ; il explique des expressions (parfois un peu longuement c'est vrai), donne des mots que des jeunes lecteurs ne connaissent pas forcément et par dessus tout, donne envie d'en chercher la signification. Il me semble que c'est là une série bien agréable pour de jeunes lecteurs ; longue comme il faut ; drôle et intelligente. Dame Meli a relevé le manichéisme des personnages, et c'est vrai qu'il y a les bons et les méchants, mais moi je le vois plutôt comme des rôles qu'on auraient distribué à des acteurs (la femme, l'amant, le professeur, etc ...) et grâce auxquels ont reconnaît les personnages et s'attendre à leurs agissement. Ça ne m'a par exemple pas autant exaspéré que le manichéisme d'Aslan dans Narnia (même si j'aime bien cette série, pour les deux volumes que j'en ai lu jusque là bien sûr).
En deux mots : Une agréable et tranquille relecture. L'univers décalé des orphelins Baudelaire me plaît et je pense relire la suite dés que possible :) Et encore une chose, les illustrations qui parsèment le textes et les entrées de chapitres sont vraiment très jolies.
Traduit de l'anglais par Rose-Marie Vassallo.
Illustrations de Brett Helquist.





