Alice au pays des merveilles (2010)

Alice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu'elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Tweedle Dee et Tweedle Dum, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.
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Je n’ai pas trois trains de retard. Je n’avais juste pas envie d’être déçue par cette nouvelle adaptation des aventures d’Alice. Je ne me souviens pas avoir vu la premier de Disney, mais j’ai lu les bouquins, et si je n’ai pas aimé le premier, De l’autre côté du miroir m’a beaucoup plu, et toute la mythologie d’Alice est tellement ancrée dans mon esprit et celui des autres gens du monde, qu’il n’est pas possible d’être tout de suite transporté quand on arrive au Pays des Merveilles. J’ai pensé au manga de Quinn Rose et Soumei Hoshino (que j’ai envie de relire maintenant), et j’ai pensé au texte de Lewis Carroll. Et j’ai beaucoup aimé ce film ! Burton est l’un des rares réalisateurs dont je connais le nom et dont je veux regarder tous les films, et encore une fois j’ai été transportée dans son imaginaire de grand ordinateur de loufoquerie.
J’ai tout d’abord complétement été accrochée par le thème musical principal avec ses accents de Mister Jack, puis par le rendu de l’époque victorienne. J’avoue, il ne m’en faut pas beaucoup, vous mettez deux dames dans une carriole avec des jupettes et parlant de thé et je suis aux anges. Ensuite je me suis simplement laissée transporter par l’histoire, la folie du lieu, les mots inventés (quelle gageure à traduire toutes ses transformations de l’anglais ! J’ai regardé en langue originale avec les sous-titres français et ils ne rendent absolument pas la beauté et la complexité du truc).
Le lièvre de Mars aussi a été un des personnages qui m’ont le plus plu avec le Chapelier. Comment un personnage qu’on voit dix minutes dans le film à me conquérir ? Tout simplement parce qu’il est tout à fait remarquablement réalisé, qu’il est juste timbré. Pas juste fou, mais totalement siphonné. Hilarant, absurde. Un régal. Le chapelier est également génial ! Johny Depp joue toujours aussi bien et Helena Bonham Cartner, que je ne pensais pas apprécier avec sa grosse tête, m’a bluffé. Elle est complétement dingue, et ses « Off their heads » m’ont ravie.
La petite Alice a vraiment une tête étrange. Ses cheveux blonds sont vraiment blonds… à la limite du jaune citron. Mais en grandissant elle devient la très jolie Mia Wasikowska et j’adore son jeu ! Il me tarde de la voir en Jane Eyre ce mois-ci.
Bien sûr, le scénario ne semble pas forcément hyper original, mais je m’en tamponne le potiron mes petits serpolets. On est emporté par un film de divertissement excellent, on a de la musique (oh pourquoi pas des chansons hein ? J’aime les chansons !), des acteurs géniaux, de la loufoquefolie, et c’est tout ce que je voulais !
Les bonus du DVD sur les effets spéciaux sont vraiment très intéressants. Je pensais que tout était créé à partir de rien sur ordinateur, mais c'est beaucoup du bricolage en fait et la performance des acteurs est encore plus à louer vu les conditions dans lesquelles ils devaient jouer ; devant un fond vert, sur des échasses, dans une théière géante.
Ah oui, je suis censée vous présenter cet achat (avec quelques menus autres…) ce dimanche dans le numéro deux de votre rendez-vous favoris du Butin de Matilda, mais disons qu’il s’agit là d’un avant-gout.
Le lièvre de Mars !
Alice, avant qu'elle ne retrouve sa muchiness.






J'étais persuadée que Jane Eyre ne sortait qu'en mars : c'est une bonne nouvelle si c'est plus tôt ! =D