Once a Witch (T.1), Carolyn MacCullough.
Publié en 2009.
Publié en 2009.
Résumé : Tamsin Greene est une sorcière... ou tout du moins était-elle censée l'être. Sa grand-mère avait même vu qu'elle serait la plus puissante de la famille. Sauf qu'à dix-sept ans maintenant, Tamsin ne présente aucun frémissement de début de pouvoir et préfère fuir le monde magique qui ne la reconnaît pas. Mais quand lors des vacances elle se retrouve coincée dans la boutique familiale et qu'un client la prend pour sa sœur, la très Talentueuse Rowenna, et lui demande de retrouver une objet depuis longtemps perdu, elle accepte. Elle montrera qu'elle peut se débrouiller sans sorcellerie.Mon avis : La couverture, le titre, le résumé, tout titillait mon imagination dans ce bouquin. Et je pensais peut-être le recevoir un jour en troc quand je l'ai découvert chez WHSMITH (encore un achat que je vous présenterais dimanche, je suis désolée de vous gâcher le suspens mes petits serpolets), et que j'ai craqué (je vous fais mon déroulé d'excuses bidons dimanche). Et je suis contente d'avoir craqué parce que Once upon a Witch est un bouquin très sympa à lire, un peu trop rapide, mais vraiment intéressant. C'est carrément le niveau supérieur de ma précédente lecture,Wicca. Des lecteurs de douze ans pourront aussi lire celui-là et trouveront carrément plus de richesses et d'intérêt que dans le bouquin de Cate Tiernan.
Mais bref parlons de volume-ci voulez-vous. Tamsin est née dans une famille de sorciers dont chacun des membres est doté d'un Talent particulier ; localiser des objets, se déplacer très rapidement, composer des potions, lire l'avenir etc. A sa naissance, sa grand-mère prévoit qu'elle sera la plus puissante d'entre eux, mais les années passent et Tamsin ne manifeste aucun fourmillement magique. Rien. Elle ne se sent pas à sa place dans sa famille et passe le moins de temps possible dans le domaine familiale, préférant étudier dans internat de New-York.
En fait ce que j'ai aimé d'abord c'est le personnage de Tamsin. Elle se sent exclue par sa famille parce qu'elle ne présente aucun Talent, et leur en veut en même temps qu'elle les jalouse. J'ai adoré suivre sa vie dans l'internat avec sa camarade de chambre ; ça m'a rappelé mon propre passage en internat. Les fringues partout, les devoirs en vitesse, les fou-rires, etc. Tamsin n'est pas non plus une gourde adolescente comme d'autres personnages du même type de livres. OK elle parle de mec, mais de la façon naturelle et pas nympho des héroïnes de bit-lit. Bien que la couleur des iris des messieurs et leur odeur semblent être des points très importants à souligner à chaque fois.
J'ai aimé ensuit l'ambiance magique, la sorcellerie telle qu'elle est présentée. Pas sectaire comme peut l'être la wicca (et ne vous effarouchez pas ; pour moi, être fan de Sherlock Holmes c'est aussi sectaire), mais libre, plus naturelle. Pas de grands discours sur l'amour de la nature ou la communion avec une quelconque déesse à cornes. Ça fait du bien !
L'intrigue met un peu de temps à se mettre en place trouve-je, mais une fois lancée cela ne s'arrête plus. Et j'aurais aimé que l'auteure prenne un peu plus son temps parfois. On enchaine les péripéties un peu trop sans temps morts, et c'est dommage, on aimerait rester plus de temps dans l'univers du bouquin. L'histoire est sympa, pas transcendante, mais agréable à lire. Ca m'a fait penser à une version de A discovery of witches de Deborah Harkness, mais pour des lecteurs plus jeunes. Non pas que je parle de plagiat ou de ce genre de conneries, je rapproche juste deux bouquins ayant des sorcières a priori sans talent pour héroïnes. Et ça m'y a fait penser agréablement en plus ; ça ne fait pas redite, c'est sympa à lire voilà tout. La romance m'a plu ; pas placardé à la face de tout le monde, ils sont mignons et naturels les coco, même si encore une fois cela va un peu rapidement en besogne.
L'écriture de l'auteure est bien. Pas transcendante, mais efficace en cela qu'elle rythme le texte et déroule les actions correctement. Par contre, l'utilisation du présent pour la narration fait vraiment étrange. Y a des bouquins dans lesquels ça passe très bien (A comme association, la saga Malaussène), ici je ne trouve pas ça très adapté.
En deux mots : Une agréable découverte ! Once a witch est une bonne lecture détente et donne envie de lire la suite. J'espère la trouver sans problème.





