La femme qui dort, Ikezawa Natsuki.Publié en 2007.
Résumé : Les histoires d'Ikezawa Natsuki nous entraînent, du Brésil à l'île d'Okinawa, dans des voyages amoureux, tour à tour réalistes et oniriques. Elles nous emportent dans des contrées, à mi-chemin du réel et du songe, où des forces anciennes sont encore à l'oeuvre et influent sur les vivants. Elles nous parlent de la mystérieuse sémantique des rêves, de la fraîcheur vivace des sentiments surgit intacte de l'épaisseur du temps.
L'auteur : Ikezawa Natsuki est un écrivain japonais né en 1945. Son choix pour des études scientifiques, son attirance pour la civilisation grecque, voilà quelques éléments de la formation de cet auteur qui peuvent expliquer la singularité de son oeuvre romanesque.
Mon avis : J'ai acheté ce livre il n'y a pas longtemps et comme je l'avais emporté avec moi en vacances je l'ai lu aujourd'hui. J'ai retrouvé avec plaisir l'ambiance et l'écriture caractéristique des japonais. Il y a toujours un je-ne-sais-quoi qui donne un ambiance un peu "spécial" au livre et qu'on ne rencontre nul part ailleurs. J'en ai d'ailleurs discuté avec la bibliothécaire et elle est de mon avis. Bref pour en revenir au livre en lui-même et aux nouvelles.
Je dois dire qu'elles sont très bien écrites et qu'elles se lisent avec plaisir et sans jamais s'ennuyer. Ce que j'ai le plus aimé dans ces textes c'est la façon si particulière qu'à Ikezawa de décrire les petites choses simples de la vie. La façon dont la "femme qui dort" fait les repas de son mari par exemple. Mais aussi les histoires racontées. La première est sympathique et m'a fait penser par son ambiance un peu à Garcia Marquez, mais je trouve que le sujet n'est pas assez poussé, m'enfin c'était dans le titre ; il ne s'agit que des "origines". J'ai par contre beaucoup aimé la deuxième et la troisième, la troisième d'ailleurs m'a un peu fait penser à La morte amoureuse de Gautier, non que ce soit exactement le même sujet mais parce que l'intrigue est similaire avec le "voyage" pendant le sommeil et ce que l'on y vit. Cependant j'aurais préféré qu'il s'arrête avant de faire sa parenthèse et nous laisse le soin d'imaginer la suite de l'histoire.
En deux mots : J'ai passé un agréable moment à lire ces trois nouvelles.






Meli