Pot-Bouille, Emile Zola.
Publié en 1882.
Résumé : Octave Mouret quitte sa province pour monter sur Paris. Il est bien décidé à y faire fortune et à rencontrer des femmes. Des connaissances à lui, les Campardon, lui ont réservé une chambre dans un immeuble « très comme il faut », et notre aventure commence. En fait, on va suivre la vie des habitants de cet immeuble pendant environ un an. On parlera du père Vabre, le propriétaire avare et qui n'a jamais remboursé les dotes de ses filles et fils, des Josserand et de leurs filles à marier d'urgence et des coucheries que tout le monde tait mais que tout le monde connait …
On retrouvera le personnage d'Octave Mouret dans Au bonheur des dames.
L'auteur : Emile Zola (1840 - 1902) écrivain français, fondateur du naturalisme. Il est surtout connu pour sa fresque en vingt volumes des Rougon-Macquart et pour sa lettre ouverte J'accuse, dans laquelle il défend le sieur Dreyfus. A la publication de son premier roman il est traité par les « bon gens » (ceux la même qui ne se prive pas d'être les pires enflures, mais en privé s'il vous plait !) de « pornographe », d’« égoutier » ou encore de partisan de la « littérature putride » (ref. Encarta). Il est assassiné en 1902 d'un intoxication au monoxyde de carbone, les bons gens avaient obstrués sa cheminée, et sa femme a failli elle aussi mourir.
Mon avis : Je suis amoureuse de Zola depuis que j'ai découvert La bête humaine au collège. Et Pot-Bouille m'a convaincu de nouveau que j'aimais cet auteur. Quand j'ai besoin de me mettre les idées en place, que ça tourne trop dans ma tête, je lis un Zola et m'attacher à lire ses descriptions minutieuses, ses histoires me détend et range tout dans mon petit cerveau.
Pas une seule faute de goût dans ce roman bien sûr, du début à la fin les bons mots, l'ironie, de la véritable littérature en somme. On est happé par l'histoire des habitants de cet immeuble. Cependant je trouve que les deux derniers chapitres ne sont pas d'une importance capitale, l'accouchement d'Adèle (la bonne des Josserand, dont ces messieurs raffolent pour leur gâteries du soir) est long et pas forcément intéressant. Par contre, le personnage de Marie m'a fasciné, et l'évolution de Berthe était très bien vue.
En deux mots : Très très bonne lecture.
Extrait : « Il y eut un silence. Elle lui souriait de ses yeux candides. Jamais il ne l'avait trouvé si inutile, avec ses cheveux rares et ses traits noyés. »
« Vous me fourrez encore un Balzac, reprit-elle en regardant les livres qu'il lui prêtait de nouveau. Non, reprenez-le … Ça ressemble trop à la vie »






Je suis amoureuse de Zola aussi, j'ai toute la collec dans une belle édition et j'arrive à la fin des Rougon Macquart. Chouette ton blog :-)