Maeve Regan (T.1) : Rage de dents, Marika Gallman.
Publié en 2011.
Prêté par Meli.
Publié en 2011.
Prêté par Meli.
Résumé : Avant, ma vie était simple : l’université si j’en avais envie, les hommes quand j’en avais envie. Et je n’avais aucun problème qu’un barman ne puisse m’aider à résoudre. Ça, c’était avant qu’on essaie de me kidnapper. Aujourd’hui, tout semble être fait pour me foutre en rogne.Petit 1 : j’apprends que ma famille n’est pas ce qu’elle semble être.
Petit 2 : l’homme qui m’a élevée me ment sans vergogne.
Petit 3 : des types douteux me poursuivent.
Et petit 4 : il semblerait que je ne sois pas tout à fait humaine…
Ah, j’oubliais ! Mon seul allié dans ce merdier est un vampire charismatique dont le passe-temps favori est de me martyriser en me rappelant à quel point je ne suis pas si différente de lui.
Quand je vous dis qu’il y a de quoi s’énerver…
Mon avis : J'avais tapé un « beau » billet hier ; y avait de l'humour, de l'action, mais mon éditeur de texte a planté, et le billet s'est perdu dans les limbes. Du coup il faut que je réécrive tout, parce que j'ai envie de parler de bouquin, par contre ce sera peut-être pas aussi détaillé que le texte original.
Bon la genèse du truc, ce devait être un truc du genre : j'aime les éditions du Petit Caveau même si je n'ai lu qu'un de leur titre jusque maintenant, et du coup quand Meli m'a prêté ce bouquin j'ai été super contente (merci encore !), d'autant plus maintenant, que j'ai passé un vraiment bon moment avec Maeve Regan. En fait, moi et mes foutus idées préconçues, on pensait apprécier, mais pas non plus passer adorer. Alors qu'en fait, même si le bouquin commence comme je le craignais, vulgarité un peu redondante de Maeve, vampire ultra-méga-hyper-sexy-de-la-mort-qui-tue, et prophétie très kitsch, Marika Gallman arrive a rendre son histoire intéressante, prenante et à la singulariser vraiment par rapport aux autres bouquins de bit-lit que j'ai pu lire.
Maeve est une jeune femme de vingt et un ans, étudiante en lettres, elle aime aller dans les bars et draguer. Cependant, depuis quelques temps elle fait des rêves étranges et son grand-père semble lui cacher des trucs. Alors quand on commence à la suivre, elle se dit qu'il y a peut-être un problème.
En fait mon résumé, résume vraiment beaucoup, parce que Marika Gallman prend vraiment le temps de mettre son histoire en place et ce n'est qu'à la moitié du bouquin que les éléments dont je parle prennent vraiment du sens. C'est aussi pourquoi le résumé du plat quatre est un peu maladroit parce que ce que ça évoque ça arrive encore plus après.
Donc, au début je n'étais pas hyper enthousiaste ; la vulgarité de Maeve et sa colère ne me dérangeait pas forcément, j'étais moi-même en pétard et utilisais le même vocabulaire, mais la rencontre avec le vampire sexy, le côté prévisible que je pensais venir voir ne me plaisait pas. Sauf que Marika Gallman est maligne est réussi à prendre la tangente par rapport à ce qu'on pourrait attendre. Elle réussi à rendre son héroïne crédible et intéressante ; quand elle se dit qu'elle va résister à Lukas, elle le fait, ça ne tourne pas à la Anita Blake, où elle se récrie, mais fait quand même ce qu'elle dit qu'elle ne fera pas. L'auteure réussi aussi a atténuer l'effet de déjà-vu que donne la révélation de la prophétie, parce que pour moi ça donnait un truc du genre « J'ai fait un rêve, je vois, je vois... que demain tu mettras une cravata à pois et passeras du côté du Mâaaal ! ».
J'ai aussi beaucoup aimé l'humour et le cynisme de Maeve ; ses répliques touchent toujours leurs cibles (enfin celles qu'elle se fait à elle-même, parce que les « connard tu vas crever » ce n'est pas très novateur, n'est-ce pas) et donnent une autre dimension au bouquin. Par contre son histoire avec Lukas ne m'a pas trop convaincu ; j'ai aimé l'évolution, mais cela est allé un peu trop vite à mon gout. C'est aussi surtout la façon dont Maeve le voit qui est étrange ; elle succombe pour lui parce qu'elle a envie de lui arracher ses fringues avec les dents et de jouer au scrabble. Est-ce cela être amoureux ? Je suis curieuse de voir ce que ça pourra donner dans la suite.
La deuxième partie est très rythmée et accroche vraiment (même si les coups de gueule de Maeve ne sont pas vraiment compréhensibles parfois). Son entraînement et sa relation avec Lukas sont vraiment intéressantes à lire et la fin me plaît. Elle est certes classique, mais avec moi ça fonctionne et ça me donne envie de lire la suite.
Côté éditorial, j'aime l'évolution de la typo du logo du Petit Caveau, j'aime la couverture et la mise en page du plat quatre (sauf que bon on aurait pu baisser le corps et gérer un peu plus finement la justification), et j'aime le bouquin quoi. Le gros défaut de la mise en page intérieure ce sont les veuves et les orphelines récurrentes (ok c'est super pénible à gérer, mais ce doit être corrigé quand même les petits lapins).
En deux mots : Une agréable découverte ; il y a quelques maladresses de premier roman, et quelques trucs « déjà vus », mais le récit fonctionne bien et on se laisse entraîner avec Maeve très facilement. Vivement la suite.
Illustration de couverture par Fleurine Rétoré.





