Quatre crimes (presque) parfaits, Ulf Durling, Jan-Olof Ekholm, Uno Palmström et Olov Svedelid.

Publiées en 1995.
Genre : Recueil de nouvelles policières.


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Résumé : Voilà quatre nouvelles policières qui ont de quoi intriguer. Ici, le célèbre peintre Anders Zorn (1860-1920) est soupçonné de meurtre. Là, un certain Nils Holgersson se retrouve en poste au commissariat d'Ystad, quelques années avant que Henning Mankell n'y installe le maintenant célèbre Kurt Wallander. Plus loin, c'est l'oeuvre d'un écrivain qui se retourne contre son créateur. Enfin, un banal accident de la route va connaître des rebondissements pour le moins inattendus. Ce qui réunit ces nouvelles, écrites par quatre spécialistes du roman policier : Ulf Durling (1940-), Jan-Olof Ekholm (1931-), Uno Palmström (1947-2003) et Olov Svedelid (1932-2008), c'est certainement un humour qui ne se dément jamais et la présence, dans chacune d'elles, de femmes qui n'ont pas froid aux yeux.

Mon avis : C'est lundi, avant d'aller à un entretien pour un stage que je suis passé tout  à fait innocemment dans la librairie de la gare et que j'ai vu ce petit livre. Il s'agit d'un recueil de quatre nouvelles policière suédoise extraite d'un autre recueil : Langt till gryningen. Comme je voulais découvrir plus avant un autre extrait de la littérature suédoise et qu'en général, ça ne court pas les rues, je l'ai pris et l'ai lu rapidement.
La première nouvelle : Liens de famille de Jan-Olof Ekholm est la plus courte du recueil et nous raconte l'histoire d'un meurtre qui s'est passé des années auparavant et que le narrateur raconte à sa fiancée. Ce n'est pas spécialement mal écrit, mais ça ne m'a pas plus outre mesure ; heureusement que c'est court. La solution est ingénieuse je l'admets, mais le fin de l'histoire, on le voit venir à 4.000 kilomètres et le tout ne m'a donc pas passionné plus que cela. La boucherie de Hammenhög d'Uno Palmström, la deuxième nouvelle, nous est raconté par un vieux commissaire, qui se rappelle une de ses premières enquêtes. L'écriture est assez pénible et l'histoire pas passionnante pour deux sous, en effet, aucun suspens, le narrateur se contente de nous dire ce qu'il s'est passé et puisque c'est une nouvelle, nous dit tout cela très vite. Et quand on apprend qui a fait quoi, on ne ressent pas ce frisson que provoque la résolution d'un bon Agatha Christie, c'est cette nouvelle qui m'a le moins plu dans le recueil. Tel est pris... d'Ulf Durling est une assez ingénieuse nouvelle, mais laborieusement écrite et même parfois ennuyeuse alors qu'elle ne compte que dix petites pages. Il y a des petites touches d'humour noir assez sympathiques, mais rien de bien fantastique.
Venons en à la dernière : Écrasez qui vous... pourrez d'Olov Svedelid, nouvelle qui m'a le plus plu dans le recueil. Ce n'est pas mieux écrit que les autres, mais la solution est vraiment très ingénieuse et très surprenante. J'ai bien ri en voyant ce que faisait la veuve Holga et comment elle a pu berner la police.

En deux mots : La longueur relativement courte des nouvelles permet de les lire à la suite, même si toutes ne sont pas géniales. La dernière, Écrasez qui vous... pourrez, est la meilleure et a vraiment une solution ingénieuse que je salue.

Rangé dans Littérature suédoise le 27 avril 2010

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/millenium2.jpgMillénium 2 : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, Stieg Larsson.

Publié en 2006.
Genre : Polar nordique.

Résumé : "Elle rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette. Elle le voyait imbibé d'essence. Elle pouvait sentir physiquement la boîte d'allumettes dans sa main ..."

Deux après les évènements qui ont secoué la Suède et la famille Vanger, nous retrouvons Mikael Blmokvist sur un nouveau sujet brulant, ainsi que Lisbeth Salander qui coule des jours tranquilles à l'étranger. Tout se gâte quand Lisbeth revient en Suède et se fait accuser d'un triple meurtre ... innocente ? Pas si sûr ...

L'auteur : Stieg Larsson (1954– 2004) était un journaliste suédois auquel on doit des essais sur l'économie et des reportages de guerre. Il était le rédacteur en chef de l'Expo (revue d'observation des manifestations du fascisme). Après avoir remit les trois volumes premiers de Millénium (série qui devait en compter pas moins de 10 ...) à son éditeur il meurt d'une crise cardiaque à l'âge de cinquante ans.


- Millénium 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes -

Mon avis : Contrairement au premier volume, j'ai aimé plus rapidement l'histoire et ces presque 700 pages papiers bibles passent à une vitesse hallucinante une fois qu'on est plongée dedans. J'ai été ravie de retrouver l'ambiance de la Suède, l'écriture particulière de Larsson (même si avec la traduction foireuse qu'on a on essuie quelques grimaces et que parfois c'est bien maladroit et lourd) et les personnages. Lisbeth Salander m'a été un poil plus sympathique, même si parfois avec son assurance et son orgueil j'avais bien envie de lui mettre trois claques.
L'intrigue est passionnante et m'a scotché jusqu'à la dernière page, même si la fin et les nombreux "je suis pas mort en fait" m'ont un peu déplu. Trop c'est trop. Stieg Larsson a également élevé l'énumération au rang d'art. Besoin de faire l'inventaire de votre sac à main, de votre cadis ? Pas de problème. Larsson Express vous fait ça en deux pages taille 10 papier bible. Ce qui m'a également énervée, mais je pense que c'était le but de nous faire haïr ces personnages, ce sont les préjugés que les policiers/enquêteurs ont et ne cessent de rabâcher toute la sainte journée. Parce que Lisbeth Salander couche avec des femmes et a côtoie un groupe de métal c'est une sataniste SM lesbienne psychopathe de surcroit ... C'est bien d'avoir différents points de vue de l'enquête sauf qu'à chaque fois qu'on change de personnages on reprend ses pensées, ses analyses, qui sont peu ou prou les mêmes que celles du personnage précédents. Cela lasse un peu à la longue ... il ne faut donc pas être avare de sautage de pages.

En deux mots : Une lecture agréable, je suis à présent dans l'expectative d'acheter le volume numéro 3.


Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc De Gouvenain.

Rangé dans Littérature suédoise le 9 novembre 2009

Millénium 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, Stieg Larsson.

Publié en 2006.



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/stieglarsson.jpgRésumé : Mikael Blomkvist est un journaliste économique, rédacteur en chef du magasine Millénium, condamné pour diffamation, il décide de s'éloigner de Stockholm quelques temps. Cependant Henrik Vanger, patriarche du groupe Venger en a décidé autrement, il engage Mikael pour qu'il résolve un crime vieux de quarante ans, retrouver ce qui est arrivé à sa petite-nièce Harriett et qui a disparu alors qu'elle n'avait que 16 ans. Le contrat : Mikael doit rester un an sur l'île privée des Vanger, relire tout le matériel d'enquête amassé au fil des années et chercher à trouver de nouvelles pistes. Mikael ne s'attend pas à trouver quoi que ce soit, et espère simplement profiter de un an de congé payé à lire des vieux rapports, mais les choses se compliquent quand il découvre un nouvel indice.
Pendant ce temps Lisbeth Salender, 24 ans, étrange jeun
e femme, hacker émérite, malingre et adepte du tatouage se retro
uve mêlée à cette histoire...

L'auteur : Stieg Larsson, de son nom complet, Karl Stig-Erland Larsson (1954-2004) était un journaliste suédois auquel on doit des essais sur l'économie et des reportages de guerre. Il était le rédacteur en chef de l'Expo (revue d'observation des manifestations du fascisme). Après avoir remit les trois premiers volumes de Millénium à son éditeur il meurt d'une crise cardiaque à l'âge de cinquante ans.

Mon avis : Le livre est plutôt long à démarrer, l'enquête proprement dite ne commence qu'à la trois-centième page (sur six-cent). Mais comme le livre m'avait été conseillé par une amie qui l'avait adoré, et qui m'avait prévenue de la lenteur du truc au départ, je me suis entêtée. Il ne faut pas avoir peur d'essuyer une traduction bâclée (j'aurais aimé le lire dans le texte, mais bon le suédois et moi…) voir franchement pénible ; on a des énumérations sans intérêts, et des phrases très maladroites (remarquez le style à la base, non relu par l'auteur ne doit pas être extrêmement brillant non plus). L'ambiance est prenante et quand l'enquête commence vraiment ça vous tient en haleine jusqu'à la fin ; j'ai particulièrement aimé découvrir l'ambiance de cette petite île isolée sous la neige.
Cependant j'ai été un peu déçu par le dénouement, c'était inattendu certes, mais qui ne m'a pas autant émerveillé que dans les romans d'Agatha Christie par exemple.

En deux mots : Bien, mais il faut s'accrocher au début.

Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc De Gouvenain.
Män som hatar kvinnor


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Millénium 2 : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

Rangé dans Littérature suédoise le 5 mai 2009

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