La dame de pique, Alexandre Sergueïevitch Pouchkine.

Publié en 1831 et 1833.
Challenge Les laissés pour compte



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/9782253039273.jpgRésumé : Un jeune homme tue sans le vouloir une vieille comtesse à qui il aurait souhaité arracher le secret qui permet de gagner au jeu. Sa conscience le harcèle, et la morte revient... Cette brève histoire d'une obsession fatale, Pouchkine l'écrit dans le village de Boldino, à l'automne de 1833. Il s'était alors cherché un prête-nom et avait inventé Ivan Petrovitch Belkine, un brave gentilhomme de campagne, lequel d'ailleurs se serait borné à mettre par écrit les histoires qu'il avait ouï dire à diverses personnes. Prétexte à essayer tous les tons. Du fantastique à la fantaisie, du sentimental à la tragédie, de la moquerie à la compassion. Prétexte à essayer toutes les techniques : métamorphose des narrateurs, maniement virtuose des points de vue. Cinq nouvelles, cinq miniatures écrites en moins d'un mois.

Mon avis : Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu de littérature russe ! L'envie m'en a donc pris ce week-end, et je me suis rendue compte que si je voulais lire des nouvelles, je n'avais que ce petit bouquin d'Alexandre Sergueïvitch Pouchkine (il faudra donc que j'aille me ravitailler chez mon libraire). Et je suis très contente parce que j'ai pris grand plaisir à lire ces quelques nouvelles.

La dame de pique, la nouvelle éponyme du recueil est structurée comme un petit roman, avec chapitres et citations. On peut considérer qu'il s'agit d'une histoire fantastique, d'un vague pacte avec le diable, mais ou alors simplement de l'histoire d'un personnage qui devient fou. J'ai beaucoup beaucoup aimé la langue de Pouchkine. Ses phrases sont tantôt d'une beauté toute poétique, finement ciselées, tantôt moqueuse et drôles. Pouchkine est un fin observateur de la société de cette Russie de début de siècle, et en lisant ses histoires j'avais vraiment l'impression de me trouver au côté des personnages, d'être dans les salons devant les vieilles comtesse attifées comme des épouvantails, ou dans les propriétés des hobereaux de province. J'ai appris pleins de mots, pleins de situations, découvert l'existence des maîtres de postes (pas de la Poste, mais des relais de poste où l'on prenait des chevaux, j'ai mis un moment à comprendre), la vie des hussard en goguette, etc.
Les textes de Pouchkine sont surtout caractérisés, je trouve, pas le bonheur qu'il a les écrire. En le lisant on a le sourire aux lèvres tellement il joue avec les personnages, nous les rend sympathique, drôles, attachants. On sent qu'il s'amuse et en retour on s'amuse aussi. Les récits de feu Ivan Petrovitch Belkine sont particulièrement caractérisés par cela. Ce sont des nouvelles très romanesque qui veulent ressembler, en singeant gentiment, les tics des romans de l'époque. Les déguisements, les mariages loufoques, les amours prétendument impossibles. http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/LAISSEPOURCOMPTE2.jpgJ'ai également beaucoup aimé que ces récits soient déguisés, prêtés à un gentilhomme campagnard dont on nous fait la biographie fictive. C'est l'histoire dans l'histoire et j'aime ce procédé désuet.

En deux mots : Une agréable surprise de lecture. La plume de Pouchkine est vraiment un plaisir de chaque instant, les histoires sont drôles, divertissantes, et nous plonge dans la Russie du début du 19e. Maintenant je veux lire La fille du capitaine et tous ses autres travaux.

Ce bouquin est en plus le premier a participer au challenge de Meli, Les laissés pour compte. La dame de pique est dans ma bibli. depuis un tel petit moment qu'il n'y a même pas écrit de date sur la page de faux titre. Je pense cependant qu'il a été acheté il y a quatre ans.

Traduit du russe par Dimitri Sasemann.
Pikovaïa dama

• > Eugène Onéguine, un roman en vers

Rangé dans Littérature russe le 5 mars 2012

Ermites dans la taïga, Vassili Peskov.

Publié en 1992.
Prêté par Anne.



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/ERMITES.jpgRésumé : Une famille de vieux-croyants démunis à l'extrême, subsistant dans une cabane misérable, en pleine taïga, coupés de la civilisation depuis... 1938 : telle est l'incroyable réalité décrite par Vassili Peskov, qui raconte ici avec passion et minutie l'aventure des ermites de notre temps, puis les efforts de la plus jeune d'entre eux, Agafia, pour se réadapter au monde. Nouvelle version du mythe de Robinson, manuel de survie dans la taïga.

Mon avis : Je sais pas si j'avais lu le résumé j'aurais été super attiré par le bouquin, mais c'est Anne qui m'en a vanté les mérites, et qui m'a donné envie de le lire. En plus elle l'a fait voyager jusqu'à moi, je n'avais donc plus aucune raison de ne pas le lire ! C'est à présent chose faite et je l'en remercie, car il est vrai que ce récit est fascinant. Par son fond, pas du tout sa forme par contre. Je vais tacher de bien séparer les deux dans mon billet.
Vassili Peskov est journaliste et dans les années 80 on lui rapport qu'un groupe de géologues en goguette dans la taïga sibérienne a rencontré une famille de cinq personnes (le père, les deux fils, les deux filles), vivant coupé du monde dans une petite isba dans la taïga depuis 1938 ! Les enfants n'ont jamais vu d' « hommes modernes » et leur vie ascétique et rythmée par la prière leur fait craindre le monde moderne nommé « le siècle ». Vassili Peskov est fasciné et décide de rendre visite à cette famille atypique pour tenter de comprendre leur retraite. Le chemin jusque chez les Lykov est long et dangereux, l'avion, puis l'hélicoptère et ensuite la marche dans la taïga pour atteindre la petite isba où aucune lumière n'est jamais allumée. Une amitié durable se noue entre Vassili Peskov, Erofeï (un géologue), et la famille Lykov. Quand Vassili Peskov arrive chez eux, la maladie a emporté les deux fils et une fille, ne reste que le vieux père et sa fille Agafia, âgés de quatre-vint et quarante printemps. Leur histoire raconté dans le journal où travaille Vassili Peskov va fasciner la Russie pendant des années.

Comment en effet, ne pas être fasciné par cette histoire, celles de gens, reclus dans un coin du monde complètement perdu, et où en plus sont nés des enfants qui n'ont jamais vécu avec personne d'autres que leurs parents et frères et soeurs. Comment vivent-ils ensemble, comment perçoivent-ils le monde extérieur, comment ont-ils grandi et avec quelle valeur ? On découvre que chaque enfin a un caractère bien défini, qu'un Dmitri, peut fabriquer des objets techniques sans en avoir vu plus tôt, que son frère apprend à chasser et a tanner les peaux sans aide, ses soeurs lisent, s'occupent de l'isba, chassent avec eux.
Vivre au côté de cette famille est fascinant et je ne regrette pas du tout d'avoir lu ce bouquin. Par contre la forme est pas top. Déjà Peskov est journaliste, pas écrivain, il a des envolés lyriques un peu superfétatoire, des précisions historiques très longues (le schisme religieux qui a conduit les ancêtres des Lykov à se retirer du monde est expliqué de façon très compliqué). Ensuite l'édition aurait pu préciser qui était l'auteur, que ces textes étaient à l'origine des articles, faire des liens entre les différentes parties, lier le tout quoi. La conclusion ne sert à rien, elle redit juste tout ce qu'on a lu dans le bouquin et dont on se souvient encore.
Il existe une suite, Des nouvelles d'Agafia, qui raconte la vie de la dernière de la famille pendant dix ans après ce premier livre et je suis très curieuse de le lire. Je me demande si elle est disponible à la bibliothèque.

En deux mots :
Une histoire fascinante ! Laissez-vous emporter par la famille Lykov et découvrez la vie dans son isba sibérienne. Méloë et Cécile, je suis sûre que ça vous plairait. Je suis en train de lire Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson, et ça va très bien avec l'ambiance qui m'a bercé dans ce bouquin-ci.


Traduit du russe par Yves Gauthier.
Photo de couverture : Agafia.
Tayojny toupik

Rangé dans Littérature russe le 2 janvier 2012

Le joueur, Fedor Dostoïevski.

Publié en 1866.
Challenge ABC 2010 - 3e livre lu


 
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/y1pl6tUcgdMTuthn2DGbbHiZmzZhAX8da5V1dAyKXmWWBfrbGVJgDtNbyyOkVwPNY.jpgRésumé : Alexis Ivanovitch joue d’abord pour gagner, puis pour étonner, enfin pour espérer. Il n’a pas misé seulement de l’argent mais sa vie elle-même. Ce récit suit comme une ombre la vie de Dostoïevski, durant quinze ans, à Moscou et à Baden-Baden où il se ruina au jeu. Jouer, c’est tenter le diable, c’est aussi tenter Dieu. Alexis a voulu tout risquer, toucher le fond pour connaître la compassion et la grâce divine. Il y a une autre malédiction dans la vie du joueur, une femme-bourreau, Pauline, la belle-fille du général. C’est, dans la vie de l’auteur, Apollinaria, que Dostoïevski aima d’un amour douloureux. Autour d’eux, des êtres malfaisants ou étonnants, dévorés par la passion du gain. Ce court roman, plein de brio, annonce toute l’œuvre de Dostoïevski. « Demain, demain tout cela finira », dit le joueur qui recommence à jouer éternellement.

L'auteur : Fedor Dostoïevski (1821-1881) est un écrivain russe mondialement connu pour Crimes et châtiments, Les frères Karamazov... 

Mon avis : Dans une tentative dérisoire de faire baisser ma PAL et avec l'envie de lire de la littérature russe, j'ai choisi ce petit volume de Dostoïevski qui m'attendait dans ma bibli. depuis presque quatre ans. J'avais lu l'année dernière L'éternel mari que j'avais assez bien aimé, aussi partais-je avec un apriori positif. Mais je fus déçue, tout du moins sur les cent premières pages.
Nous découvrons Alexis Ivanovitch (et avoir étudié la question des prénoms, patronymes, noms et diminutifs russes m'a bien servi pour mieux comprendre), outchitel (précepteur) dans la suite d'un général ruiné adepte du jeu et amouraché d'une jeune française ; ils se trouvent dans une station thermale ou les casinos fleurissent. Ensemble ils n'attendent qu'une chose, que la grand-mère meurt et laisse un héritage conséquent. Alexis lui, aime Pauline, la belle-fille du général, et Pauline ne l'aime pas... Les chapitres sont en fait des notes prisent par Alexis Ivanovicth durant le temps que dure l'histoire, mais il faut attendre là aussi un bon moment avant de le savoir. On est tout de suite plongé dans une narration "orale" et très "vivante" : "Enfin, me voici rentré après quinze jours d'absence. Il y a déjà trois jours que les nôtres sont arrivés à Roulettenbourg. Je pensais qu'ils m'attendaient avec la plus vive impatience, mais je faisais erreur." Personne ne nous est présenté pas même le narrateur, on doit tout découvrir par nous-mêmes, petites touches par petites touches.
Ces cent premières pages... qu'elles furent longues. La plupart du temps Alexis Ivanovitch nous entretient des événements journaliers, des discussions, des télégrammes envoyés pour savoir si la mère grand a passé l'arme à gauche ; de ses conversations avec la vénéneuse Pauline. C'est cette dernière qui m'a le plus énervé. Une je ne sais comment la qualifier. Elle mène Alexis Ivanovitch par le bout du nez, lui dit le contraire de ce qu'elle vient de déclarer, trois paragraphes plus loin, le faire tourner en bourrique, lui demande de jouer pour elle, bref... une peste.
Mais la grand-mère arrive et tout devient intéressant. Elle n'est pas morte, tout juste a-t-elle été malade et détruit tous les espoirs du général d'épouser sa belle française ; détruit aussi l'espoir des créanciers du général et n'a pas sa langue dans sa poche. Elle sait qu'on la veut morte et ne se cache pas d'être riche et de pouvoir dépenser tout son sou. Mais elle aussi tombera sous le coup des jeux et perdra nombre de thalers, kopecks ou encore francs. Et c'est au tour d'Alexis Ivanovitch d'avoir la fièvre du jeu ; de gagner gros, de perdre encore plus et de penser que c'est la dernière fois, qu'après il arrête de jouer :"Demain, demain, tout sera fini !...". Et il y a aussi Mr. Astley à leur côté, anglais riche et distingué que Pauline semble aimer ; Astley le prototype même du Darcy, digne, sobre et toujours prêt à sauver l'honneur de la belle. Astley qui dans les dernières pages parlera avec Alexis qui a tout perdu, a été en prison et a toujours la fièvre du jeu.
 
En deux mots : Je ne sais pas trop quoi penser de cette lecture... d'un côté, les cent premières pages m'ont réellement ennuyé et m'ont fait me rendre compte que j'aimais réellement plus Tolstoï, mais d'un autre, la dernière partie de l'ouvrage, l'attraction malsaine du jeu, les dialogues entre Pauline et Alexis, la personnalité d'Astley, m'ont plu.

Extrait : "Non, ce n'est pas tout à fait cela. je vous ai dit qu'il m'était difficile de m'expliquer. Vous m'écrasez. Ne vous fâchez pas de mon bavardage. Vous comprenez pourquoi il ne faut pas se fâcher contre moi : je suis fou, tout simplement. D'ailleurs, cela m'est égal, fâchez-vous si vous voulez. Dans ma petite chambre, en haut, il me suffit de me rappeler ou d'imaginer le frôlement de votre robe pour être prêt à me mordre les doigts. Pourquoi êtes-vous fâchée contre moi ? Parce que je me déclare votre esclave ? Profitez, profitez de mon esclavage ! Savez-vous qu'un jour je vous tuerai ? Non par jalousie, ni parce que j'aurai cessé de vous aimer ; non, je vous tuerai simplement parce qu'il y a des jours où j'ai envie de vous dévorer. Vous riez..."


• > L'Éternel mari

Rangé dans Littérature russe le 16 mai 2010

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/tche.jpgLa Mouette, Tchekhov.

Publié en 1896.
Genre : Théâtre.

 
Résumé : Fils d'une comédienne célèbre, Constantin dit Treplev veut devenir écrivain et conquérir la gloire : et, avec la gloire, la main de Nina, sa voisine. Mais lors de sa première représentation sa mère trouble la pièce par des propos fâcheux. Cet insuccès détache Nina de Constantin. Nina qui veut devenir actrice s'enfuit avec Trigorine, l'amant de la mère de Treplev, laissant Treplev seul à la campagne...

L'auteur : Anton Pavlovitch Tchekhov (1860-1904) est nouvelliste, romancier et auteur de théâtre russe, médecin de profession.

Mon avis : C'est en lisant La fille aux semelles de plomb que j'ai eu envie de découvrir cette pièce de théâtre. Je ne connaissais Tchékhov que de nom, à présent je peux au moins dire que je l'ai rencontré.
La mouette est une pièce de théâtre où l'on parle de théâtre, où la belle Nina rêve de devenir actrice mais où ses parents s'y opposent. Où le dramaturge amateur Treplev rêve de faire valoir sa valeur à son actrice de mère qui convole avec un écrivain à la mode, où Nina tombe amoureuse de l'écrivain à la mode parce qu'il a du talent...
Cela pourrait être une comédie, mais c'est un drame. Comme à chaque fois que je lis du théâtre je déplore la brièveté de la chose, et comme pour On ne badine pas avec l'amour, il y a de très beaux moments, de très beaux échanges entre Treplev, Trigorine et Nina, mais tout cela est très bref. On est noyé dans le flot de personnages, le médecin, l'oncle malade, la femme du gardien, etc., et en plus parce qu'on lit de la littérature russe les personnages ont trois façons différentes de se faire appelé ce qui ne simplifie pas la compréhension du récit. Mais comme je l'ai déjà dit, certaines répliques sont tellement belles et poignantes  que je ne peux pas pensé avoir perdu mon temps à cette lecture. Et puis le théâtre est fait pour être vu joué, non ? Alors je serais très curieuse de voir cette pièce sur les planches.

En deux mots : Une lecture agréable, malgré la brièveté du texte.

Rangé dans Littérature russe le 10 février 2010

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/pouchkine.jpgEugène Onéguine, Roman en vers, Alexandre Pouchkine.

  Écrit de 1823 à 1831.


 
Résumé : L'héroïne, Tatiana, tombe amoureuse d'un héros byronien, qui tue en duel le fiancé de sa sœur. Les années passent, Onéguine revient, découvrir qu'il aime passionnément Tatiana, maintenant mariés ; elle l'aime aussi ; que choisira-t-elle ?

L'auteur : Alexandre Sergueïevitch Pouchkine  (1799 - 1837) est un poète, dramaturge et romancier Russe.

Mon avis : Je n'avais jamais lu de romans en vers (et pour cause je pense qu'il n'en existe pas des masses) et je n'avais jamais non plus lu Pouchkine, c'est à présent chose faite. J'apprécie depuis peu, de plus en plus la littérature russe, et cherchant quelque à lire afin de changer d'air, je me suis rabattue sur Eugène Onéguine. Eugène Onéguine c'est quoi concrètement ? C'est un roman en vers, composé de chapitres et qui raconte l'histoire d'un dandy Russe, Onéguine et de Tatiana, celle qu'il aimera. Ce qui est très singulier c'est que les vers se déroulent pour nous raconter l'histoire comme si cela était écrit en prose. Mais l'utilisation des vers donne une autre "texture" au texte ; on n'approche moins des personnages (enfin je trouve), on suit le poète qui fait de fréquentes incursions dans le récit et parle de lui (lui est censé être un une connaissance d'Onéguine et qui raconte son histoire).

Il faut savoir que j'aime énormément la poésie, et dans la poésie classique j'aime par dessus tout, les rimes. Je sais c'est facile de faire des rimes (des bonnes non, mais des creuses oui) et pas forcément un gage de qualité, mais quand je pense à Baudelaire et à ces sublimes poèmes je ne peux qu'être transportée. Ici même si on retourne à la ligne, point de rime ; la seule règle semble être de faire des vers très courts et faire souvent des "paragraphes" (ce qui rythme agréablement le récit). Je me suis amusée à en lire une bonne partie à voix haute, à laisser l'histoire se dérouler devant moi et à la suivre tranquillement. J'ai aimé lire cette histoire toute remplie de vers, c'est une expérience singulière, mais agréable. Je ne vais pas dire que j'ai été passionné par le texte et ce qui arrive à Onéguine (la fin est assez rapide toute de même), j'ai lu avec un certain plaisir voilà tout.
C'est une agréable découverte que celle d'un roman en vers et je dois bien avouer que certains passages m'ont touché (quand Onéguine fait "la morale" à Tatiana par exemple). Je vais essayer l'auteur avec des nouvelles à présent, histoire de voir ce que j'en pense. Mais j'ai été heureuse de voir de petites incursions d'ironie tout au long du texte.

En deux mots : Un texte assez singulier, mais agréable à lire. Une découverte à faire !

• > La dame de pique et autres nouvelles.

Rangé dans Littérature russe le 10 janvier 2010

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