Orgueil et Préjugés (1995)


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La famille Bennet a la malchance de compter cinq filles et aucun fils ! La grande préoccupation de Mrs Bennet est donc de trouver pour chacune de ses filles un mari fortuné qui leur permettra de mener une vie confortable. Et lorsque Mr Bingley arrive dans le voisinage et loue Netherfield Hall, et qu'on apprend qu'il n'a pas moins de 5000 livres de rentes, les plus folles espérances sont permises.

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Orgueil et Préjugés a été le premier Austen que j’ai lu. J’avais vu quelques années avant l’adaptation de 2005 de Joe Wright et je l’avais beaucoup aimé. Du coup en lisant le livre j’avais peut-être les images du ce film en mémoire, et j’ai toujours pris plaisir depuis à le revoir. Malgré le fait qu’il ne soit pas fidèle, très court et que les costumes soient hors sujets. Mais à force de lire que l’adaptation de 1995 avec Colin Firth et Jennifer Ehle lui était infiniment supérieur, je l’ai emprunté à la médiathèque et je l’ai regardé… je n’ai pas eu de coup de cœur. Certes le format de mini-série se portait beaucoup mieux à l’adaptation, et l’histoire était respectée, mais celle de 2005 me hantait un peu. Bref je n’en ai pas parlé ici et j’ai laissé reposer la chose. Et il se trouve que j’ai bien fait, car en ce début de semaine j’ai revu ces cinq épisodes et j’ai beaucoup beaucoup aimé !

Mais me demanderez-vous, qu’a-t-il bien pu se passer pour que je change d’avis ? Eh bien, oui vraiment, cette adaptation est vraiment plus fidèle est crédible que celle de 2005. Que ce soit dans les costumes, le texte, les scènes, et surtout les acteurs, on ressent beaucoup plus l’histoire originale de Austen, et je ne sais pas, c’est juste que c’est très agréable à voir !
Première chose que j’avais aimé lors de mon premier visionnage, ce sont les scènes ajoutées. Pas des scènes inventées à proprement parler, mais des scènes dont Austen n’a pas décrit le menu mais qui ont bien dû se dérouler ainsi. Darcy à Londres recherchant Lydia et Wykham, Darcy et les sœurs Bingley discutant de leurs vies à Netherfield, etc. C’est très intéressant à voir et en plus cela prolonge la magie du texte et du film.
Deux scènes seulement me semblent vraiment de trop, dont une qui a l’honneur d’avoir créé des tas de fantasmes chez les Janéites, et qui est celle du petit plongeon de Darcy dans sa mare. Déjà je le vois mal plonger en chemise dans une mare verdâtre et en plus c’est totalement illogique.

Ensuite, lors de ce revisionnage, j’ai beaucoup apprécié le jeu de Jennifer Ehle (elle ressemble beaucoup aux illustrations du roman !) et de Colin Firth (il est trop choupinou quand il prend sa tête d’abruti amoureux). Jennifer Ehle avait peut-être parfois des mimiques ou de la gestuelle trop « outrée » à mon gout, mais vraiment, elle est excellente. Les personnages sont rendus fidèlement. Par contre c’est incroyable à quel point la voix française de Bingley le fait paraître idiot ! On le voit tout de suite comme un crétin inconstant avec cette voix de fausset maniéré, alors qu’en passant en anglais il devient juste normal et énergique. Je n’ai pas regardé toute l’adaptation en langue originale car je devais faire d’autres choses en même temps, mais la prochaine fois c’est sûr je le ferais. Wickham est crédible, Lydia et Kitty sont à baffer, Mary est particulièrement terne et vilaine. Lady Catherine insupportable bien sûr, mais je trouve que l’adaptation de 2005 lui rend plus de majesté et plus effrayante que là elle semble pitoyable. Jane est jolie et joue bien, mais encore une fois, je lui préfère son interprète de 2005, beaucoup plus jolie et convaincante trouve-je.
Ce que j’ai aussi beaucoup aimé dans cette adaptation, c’est qu’elle m’a enfin permit de comprendre Darcy. Je vous le disais dans ce billet, son apparente volte-face pour Elizabeth m’avait toujours laissé perplexe et faite que ce bouquin n’était pas mon préféré. Cependant en analysant bien la situation, en repensant au texte, à ce qui était écrit dans ce Darcy’s diary je trouve enfin crédible son comportement ! http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/767714628.jpgPar contre maintenant c’est celui d’Elizabeth qui me chagrine. On pourrait vraiment croire que c’est après avoir vu la grande maison de Darcy qu’elle le trouve sympa et digne de son estime.

Le seul bémol que je retiendrais vraiment, c’est la scène de fin, la « déclaration » d’Elizabeth à Darcy. On l’attend, elle est super importante, et elle est expédiée en une minute à peine. Je suis un peu déçue et sur ce point-là, même si elle est peu crédible je préfère celle de 2005 et du roman tout simplement.

Malgré cette petite note négative, je retiens que j’aime beaucoup cette adaptation ! Le format mini-série n’a plus à faire ses preuves et m’a donné envie de revoir toutes les adaptations des romans de Austen, toutes les versions que j’ai (je suis dévouée à la cause, c’est tout) ((et finalement dans la soirée j'ai revu Northanger Abbey et Persuasion à la suite...)). La musique de générique et du bal de Netherfield me reste particulièrement en mémoire, et je ne me lasse pas de l’écouter.
Ce billet ouvrira ma participation au challenge anniversaire d’Orgueil et Préjugés organisé par Mlle Alice ! Prochain billet surement sur le livre de Janet Aylmer, Darcy’s story qu’il me tarde de lire à présent.
 

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http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/Darcyandabook.jpgN'ont-ils pas l'air mignon tous les deux avec leurs yeux de merlans fris ?

Rangé dans Du livre au film & caetera le 9 février 2012

Sherlock Holmes : Jeux d'ombres (2012)


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Depuis quelques temps Sherlock Holmes a un sujet d'inquiétude manifeste. Les méfaits du professeur Moriarty se multiplient à échelle mondiale et personne ne fait le lien entre ses différents meurtres, vols, incidents étranges. Personne sauf Holmes qui voit en ces délits un dessein plus large et surtout plus dangereux pour l'avenir des nations européennes.

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J'avais mis ma plus jolie jupette et paire de chaussettes rayées pour aller au cinéma. Et en plus c'était Sherlock Holmes qui était au programme, tout devait être parfait. Sauf que non. Les disons deux premières minutes j'avais le sourire aux lèvres, la musique, les acteurs (quelle est jolie Irène Adler quand même) me plaisaient. Puis Robert Downey Jr entre en scène, et vraiment, comparé à Benedict Cumberbatch de la série Sherlock, c'est un amateur. Un clampin, un épouvantail. Un amuseur qui n'est pas dans le jeu ni l'esprit du personnage. Dans le premier volet de la série (qui semble vouloir devenir une série à rallonge vu que ça fait des sous) il détonait des acteurs poussiéreux en deerstalker, même si déjà son jeu était trop outré. Mais là ça tourne à la foire d'empoigne. On ne nous épargne rien. Il est de plus en plus attifé comme un gitan, pas rasé, d'un comportement plus que douteux. Et les blagues de potaches, lourdes sont répétées dans le film et font perdre les quelques perles dramatiques qu'on peut y trouver. Par exemple, expliquez-moi l'intérêt de présenter Mycroft au début du film ; pour le présenter oui, mais il n'apporte rien à la scène. Ensuite on le découvre chez lui, nu. Avec Mary, la femme de Watson. Nope, pas de fricotages, il est juste nu chez lui. Et là tu dis, Mycroft, Mycroft guindé et rigide, qui a fondé le club Diogène, qui est le gouvernement britannique à lui tout seul, Mycrfot, qui serait nu chez lui devant une dame, sans raison aucune ? Ils ont fumé quoi les scénaristes ?!
Ensuite les effets de caméra, de ralentissements, de suivre le personnage en course, ça fait kitsch, ça ralentit le film et c'est vraiment pénible à force de répétitions. Dans le premier, les déductions de Holmes étaient matérialisées par ces ralentissements plus une voix off qui expliquait ce qu'il se passait. C'est intéressant mais un peu long. Ici on a d'autres effets visuels plus lourds encore et de longues scènes de déductions qui sont tous sauf fluide. Je trouve que dans la série Sherlock ils ont trouvé le stratagème idéal ; les mots inscrits à l'écran rapidement, les jeux de regards. Ça ne ralentit rien et ça permet de suivre la scène en même temps. Cependant pas sûr que cela colle à l'époque victorienne.

Outre le jeu passable de Downey, les scènes d'actions plus nombreuses et sanglantes, et spectaculaires se multiplient et donnent au film un relief plus américain... plus film d'action en costume. On ne nous épargne ni les gros canons qui font boum, ni les pistolets, ni les crochets de boucher. C'est une valse d'effets et de combats. Ok Sherlock faisait du baritsu et ne rechignait pas à taper sur les vilains, mais ici cela tourne à la parodie non plus à l'adaptation libre.
L'intrigue avec Moriarty (très bien incarné lui par contre) et le colonel Moran (pas mal, pas mal mais je ne suis pas non plus subjuguée) est intéressante et prenante. Par contre, sa résolution, son traitement ne m'ont comme le film en entier pas convaincue. C'est trop... oui vraiment c'est trop. On se lasse des rebondissements et des choses trop spectaculaires qui ne sont pas du tout Holmes. Les clins d’œils se raréfient pour ne pas dire disparaissent. On a de la graphologie comme dans Les propriétaires de Reigate, et une phrase célèbre (Come at once etc.), mais sinon, nada. Le film perd indéniablement en richesse à ce niveau-là. Il n'y a guère que la fin, quand Holmes explique comment il a réussit le coup de petit carnet rouge, que l'on retrouve ses déductions et son esprit ingénieux. Oui c'est cela, dans le film, Holmes qui est censément très intelligent et déduit des tas de choses de tout, ne brille pas par son intelligence, mais par ses erreurs.
Si la performance de certaines acteurs sont excellentes, je pense à Noomi Rapace très convaincante en gitane débrouillarde (même si des trucs sont encore une fois outrés), Rachel Mc Adams (Adler), Jared Harris (Moriarty) et Stephen Fry à qui le personnage de Mycroft irait très bien si on ne le lui faisait pas jouer totalement hors champ. Les autres m'ont déçue, Holmes, même Watson (ils sont trop dans cette théorie échevelée et ridicule d'une romance étouffée entre les deux amis, c'est lourdingue et pas crédible), et un peu Mary aussi. Elle réussi à avoir un rôle fort, mais par moment est molle et caricaturale.

Je n'ai même plus envie de parler plus avant du film. Un truc intéressant et novateur qui collait plus à l'esprit du canon s'est transformé en bon gros film bien hollywoodien, avec des moyens, donc des effets spéciaux à gogo, des scènes de combats, de l'humour lourd et déplacé, et des acteurs pas spécialement convaincants dans les principaux.
Je suis déçue. Vraiment. Je n'en reste que plus fidèle à la série de la BBC. Alors si vous voulez découvrir des aventures drôles, intelligentes et rythmées, regardez la mini série Sherlock avec Cumberbatch, vous vous ferez moins mal aux yeux.

 
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/sherlockholmes2jeudombresdeguyritchie10527426ddock.jpgLe trio de héros avec la jolie Noomi Rapace au milieu.
 http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/sherlockholmesjeuxdombres5010599407czkvn1798.jpgJared Harris en Moriarty et la très jolie Rachel McAdams
(je veux son manteau et son chapeau).



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Rangé dans Du livre au film & caetera le 29 janvier 2012

Sherlock (BBC - 2012) : The Reichenbach fall.


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The return of Moriarty. The crime of the century. Can Sherlock possibly survive? 
Le retour de Moriarty. Le crime du siècle. Est-ce que Sherlock pourra survivre ?
 
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Je suis contente de n'avoir vu les deux premiers épisodes de cette mini-série que ce week-end. Ainsi je n'ai eu qu'une journée à attendre pour voir le dernier et superbe épisode dont je vais vous parler aujourd'hui. Parce que autant le dire tout de suite pour ce soit clair, net et précis mes petits serpolets, The Reichenbach fall n'est pas un putain d'épisode, c'est un truc encore au dessus, un truc si complexe, intelligent, bien réalisé, haletant que j'ai retenu mon souffle pendant tout le visionnage ce qui m'arrive très très rarement.
Ceux qui ont lu la nouvelle pourrait penser que le suspens n'agirait pas, mais dés la première minute j'avais le coeur en vrille et les larmes aux yeux. Martin Freeman est le meilleur Watson que j'ai jamais vu sur écran. Il joue juste, il montre un personnage complexe. Il est excellent dans son rôle, tout aussi important que Benedict Cumberbatch qui est whatsoever le meilleur Holmes que j'ai vu à l'écran. Robert Downey Jr est drôle dans le film, mais à côté de Cumberbatch c'est un bébé.
Je vais essayer de ne pas spoiler, mais vraiment si vous n'avez pas vu la saison précédente, ni celle-ci, lire mon article ne vous intéressera probablement pas. The Reichenbach fall reprend la trame du Problème finale du canon. Et si vous l'avez lu, vous savez déjà ce qui arrive à la fin de l'épisode même si bien sûr les scénaristes et le réalisateur ont mis cela à leur sauce. Et même en sachant, on se pose des dizaines de questions. Parce que le rôle de Moriarty est tellement double, que j'ai moi-même douté à un moment ; pas de Sherlock, mais du fait que Jim aurait pu être un prête-nom, une marionnette. Tout le long de l'épisode, et grâce à cette scène d'exposition si difficile, la tension reste représente et n'attend qu'un regard, une phrase pour repartir. Et de telles choses il y en a dans cet épisode. On voit le plan de Moriarty se refermer sur Holmes et on ne peut pas lâcher l'écran des yeux.

Encore une fois les références au canon pleuvent (moi non plus Sherlock je ne comprend pas cet engouement pour le deerstalker ; on te préfère les bouclettes à l'air libre avec Méloë de toute façon), et un seul visionnage n'est pas assez pour les saisir. D'autant que dans ma précipitation je n'ai pas pu attendre la mise en place des sous-titres français, et vraiment, suivre le discours de Holmes quand il prend son débit « je vous explique une déduction super maligne » c'est pas de la tarte.
La scène finale est de toute beauté dans le genre sadique et larmes à profusion. Le jeu d'acteur de Freeman et Cumberbatch est plus qu'impeccable. La mise en scène, la musique, le faciès de Cumberbatch (son émotion là, contrairement à celle de SCAN et HOUN ne m'a pas semblé déplacé ou outré), celui de Freeman, tout conduit à ce que l'on se sente agrippé aux tripes. Cependant, la toute dernière image n'est pas celle que j'aurais choisi. Un truc dans la continuité de la nouvelle m'aurait semblé plus sadique, mais plus juste.

J'essaie de faire un billet construit, mais mon cerveau semble bloqué sur le mode « cet épisode était trop awesome, et je ne sais pas quoi dire pour que la Terre entière le regarde ». Et en plus il est difficile d'en parler sans affreusement spoiler. Sachez donc juste qu'il y aura une troisième saison (et de toute façon ils n'avaient pas le choix ! Du tout, du tout.), que les pistes y menant dans ce dernier épisode sont nombreuses et en bonne partie nébuleuses pour moi. Et que je ne peux pas attendre pour voir cette saison.
 

• >  Sherlock, saison première (2010) : A study in pinkThe blind bankerThe great game.
• >  Sherlock, saison deuxième (2012) : A scandal in Belgravia & The hound of Baskerville.

Ce qu'en pense Méloë.


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Rangé dans Du livre au film & caetera le 16 janvier 2012

Sherlock (BBC - 2012) : A scandal in Belgravia & The hound of Baskerville.



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B
lackmail threatens the monarchy, and Sherlock is about to meet the woman who beats him.
Un chantage qui menace la monarchie et Sherlock qui est sur le point de rencontrer une femme qui le battra.
A hound from hell. Sherlock's most famous case. But is a monster really stalking Dartmoor?
Un chien venu de l'enfer. Le cas le plus célèbre de Sherlock. Mais un monstre hante-t-il réellement Dartmoor ?

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La photo d'illustration de l'article c'est pour Méloë et Sara. Parce que voilà.
Bon, un petit mot sur les résumés. Ils sont tirés du site de la BBC One, que j'aime pour leur concision. Je pensais ne pas les traduire, mais ensuite je me suis rendue compte dans mon extrême intelligence que des gens ne parlaient peut-être pas anglais par ici et qu'il serait doute plus avisé de le faire. Donc c'est pas forcément la meilleure traduction, mais c'est pas mon boulot non plus mes petits serpolets. Et tout ce blabla pour retarder une explosion de joie et plaisir après le visionnage du deuxième épisode de la deuxième saison de la géniale série Sherlock ! Bloody hell comme ils disent là-haut, c'était un putain d'excellent épisode ! Cet article concernera donc cet épisode et le premier de la saison, que je n'ai vu que hier, et je ne voulais pas faire deux fois la même chose. Donc comme je ne suis qu'ordre et méthode, je vais vous parler du premier, en premier (je sais, c'est époustouflant tant de précision).

A scandal in Belgravia est l'adaptation de Un scandale en Bohême, une de mes aventures favorites du canon. Je ne sais pas combien de fois je l'ai lu et écouter en livre audio (en cassette livre audio dans ce cas), et j'adore la série de livres de Carole Nelson Douglas qui reprend le personnage d'Irène Adler, du coup j'attendais beaucoup de la transposition de ce personnage. Et je suis à la fois contente et à la fois un peu déçue. L'épisode commence sur des images plutôt... tendancieuses la concernant. Et là je me dis, changer un personnage si intéressant en une simple adepte du sado-masochisme faisant du chantage est un peu faible et dommage. Mais bon pourquoi pas. Et puis l'actrice est jolie, joue bien et au final c'est toujours Irène Adler, mais une Irène qui a vécu au vingt-et-unième siècle et qui a dû utiliser les moyens à sa portée. Donc la transposition paraît réaliste. Ensuite l'intrigue. J'avoue que même si je sautillais littéralement de joie en revoyant les acteurs, leur jeux excellents, les clins d’œils intelligents et drôles au canon, j'étais perdue dans l'épisode. Aucun fil conducteur ne me menait réellement vers la solution (c'est ainsi que je l'ai ressenti). Et cette confusion, cette incertitude, ne m'a pas permis d'accrocher un maximum.
Pourtant il y a des choses excellentes ; j'ai aimé toujours l'évolution du personnage de Holmes, de Watson, de Lestrade et de Mycroft. Dans le canon, Watson et Holmes sont plutôt placides ; nonne me huez pas, Holmes s'il est complètement timbré, marche à quatre-pattes, se drogue, a des relations stables avec son frère et Watson (sauf quand il est vilain au début de SIGN). Ici Holmes est plus jeune, il fait des blagues complétement débiles avec Watson (se pointe à Buckingham Palace dans l'état qu'on sait !), aime embêter Mycroft et n'est pas sympa du tout parfois. Et j'ai eu un peu de mal avec ça, parce que je suis vieille ronchon et que je suis attachée au personnage canonique. Seulement cette évolution du personnage se vaut, se justifie et je l'aime. Faut juste que je me détache des bouquins. Il faudrait aussi simplement que je relise le canon, parce que à chaque fois que c'est le cas je me rends compte que le personnage de Holmes dont je me souviens n'atteint pas le cheville de l'original.
Donc personnages excellents, musiques qui tuent (le thème principal mélancolique est très sympa, mais un peu trop larmoyant à mon gout), et intrigue agréable. Le seul truc en fait qui m'a vraiment le plus gêné c'est l'espèce d'... amour que semble ressentir Holmes pour Irène. Ça peut se justifier, ok ça se justifie avec la façon dont les scénaristes et les créateurs de la série voient Holmes, mais ça ne me convainc ni ne m'émeut. Par comparaison, sa réaction à l'attaque contre Mrs Hudson, silencieuse cette réaction, tout dans l'attitude, et pas forcément dans les gros plans d'yeux larmoyants et de pièces de violons grinçants, m'a touché. Il est vrai que ce n'est pas la même chose qu'on veut montrer, mais ça m'a gêné, je n'y peux rien et tant pis.

Remarques annexes, la façon de montrer les déductions de Holmes a changé, mais c'est toujours aussi agréable. Et à chaque fois que Cumberbatch doit expliquer ses déductions il a un de ces débits mes aïeux ! Je me demande si les anglais comprennent tout ce qu'il dit, parce que même avec les sous-titres ça va très vite. Il me semble qu'on parle de l'addiction de Holmes a la drogue dans cet épisode, avec cette idée de jour critique, mais on ne le montre pas et c'est très dommage. Un genre de pudibonderie victorienne recrudescente ? On voit enfin Holmes frapper un cadavre, on pourrait le voir se droguer que diable.
J'ai aimé voir la façon dont les récits de Watson sur son blog transposent le canon ; les blagues sur les titres sont hilarantes, le coup de deerstalker est à mourir, la célébrité de Holmes très bien adaptée à l'époque. J'aurais une question pour les bons anglophones qui passeront par-là, il y une nuance de langue à la fin de l'épisode que je n'ai pas compris. Enfin j'en devine vaguement le sens, mais je me demande pourquoi, lorsque Cumberbatch dit "The women" en prononçant the, zeuh, il le change en zi, comme si cela singularisait plus avant son nom. Donc qu'est-ce ?
Donc bref, cet épisode m'a plu, mais ce n'est pas mon préféré. Passons ensuite à l'excellente adaptation du Chien des Baskerville.


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Comme vous avez certainement pu le comprendre, j'ai été totalement retournée par cet épisode. Si A scandal in Belgravia m'a plu, cette version de HOUN m'a enthousiasmé, fait rire, trembler, cogiter. En six comme en quatre, j'ai ADORÉ ! C'est un épisode rythmé, mystérieux, délicieusement transposé du bouquin, bourré de clins d’œils jouissifs, servit par un jeu d'acteurs fabuleux. J'ai trouvé ici les petits trucs qui me scotchent dans un bouquin ou dans un film. Des pistes multiples, des interrogations, une atmosphère pesante, une tension. Benedict Cumberbatch est vraiment un Holmes magnifique (ok Méloë je te vois venir, là je parle de son jeu d'acteur bien sûr), mais Martin Freeman est également un Watson d'une grande justesse, avec une énergie, un jeu, un truc qui fait que tu te dis en le voyant, ok c'est pas un pantin. Ils réussissent à eux seuls à tenir le spectateur sur les rails de l'épisode.
L'histoire originale est comme déjà abordé, très bien transposée. Le chien fantôme devient un chien mutant, le titre même est changé pour coller à cela (The hound of the Baskervilles ~> The houd of Baskerville). On retrouve les lieux clés changés pour les besoins de l'époque, les personnages, on découvre des lapins fluorescents, des gaz, des endroits top secrets et un Henri Baskerville (c'est bien son prénom ?) vraiment saisissant. J'aurais pu disons râler sur l'attitude si... sentimentale de Holmes à un moment, mais c'est expliqué rationnellement donc ça peut aller.

Les personnages hommes annexes du canon deviennent systématiquement des femmes dans la série ; et c'est bien naturel vu leur très petit nombre dans le canon. Et j'ai l'impression qu'à chaque fois qu'un personnage homme du canon devient femme dans la série, les scénaristes se font un malin plaisir de l'annoncer de manière à surprendre ceux qui connaissent le canon. Ils transposent excellement bien, mais ils transposent en modifiant suffisamment pour que les holmésiens, dont moi tiens, ne voit pas tout venir et sois surpris par leurs choix. Et c'est vraiment une excellente surprise dans cette série. Les clins d’œils sont légions et l'entravent pas la récit, cela rend juste une atmosphère très riche qui donne envie de regarder plusieurs fois les épisodes pour tout remarquer.

Je voudrais encore discuter plus avant de la richesse des ces épisodes, mais je ne sais pas si cela intéressera quelqu'un d'autre que moi, donc je vais vous laisser sur cela : LA SUITE !
Ce billet anglophone qui parle de l'épisode est très intéressant et exemple mieux que moi ce que j'ai ressenti au visionnage.

• >  Sherlock, saison première (2010) : A study in pink, The blind banker, The great game.

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Rangé dans Du livre au film & caetera le 15 janvier 2012

Alice au pays des merveilles (2010)


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A
lice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu'elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Tweedle Dee et Tweedle Dum, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.

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Je n’ai pas trois trains de retard. Je n’avais juste pas envie d’être déçue par cette nouvelle adaptation des aventures d’Alice. Je ne me souviens pas avoir vu la premier de Disney, mais j’ai lu les bouquins, et si je n’ai pas aimé le premier, De l’autre côté du miroir m’a beaucoup plu, et toute la mythologie d’Alice est tellement ancrée dans mon esprit et celui des autres gens du monde, qu’il n’est pas possible d’être tout de suite transporté quand on arrive au Pays des Merveilles. J’ai pensé au manga de Quinn Rose et Soumei Hoshino (que j’ai envie de relire maintenant), et j’ai pensé au texte de Lewis Carroll. Et j’ai beaucoup aimé ce film ! Burton est l’un des rares réalisateurs dont je connais le nom et dont je veux regarder tous les films, et encore une fois j’ai été transportée dans son imaginaire de grand ordinateur de loufoquerie.

J’ai tout d’abord complétement été accrochée par le thème musical principal avec ses accents de Mister Jack, puis par le rendu de l’époque victorienne. J’avoue, il ne m’en faut pas beaucoup, vous mettez deux dames dans une carriole avec des jupettes et parlant de thé et je suis aux anges. Ensuite je me suis simplement laissée transporter par l’histoire, la folie du lieu, les mots inventés (quelle gageure à traduire toutes ses transformations de l’anglais ! J’ai regardé en langue originale avec les sous-titres français et ils ne rendent absolument pas la beauté et la complexité du truc).
 
Le lièvre de Mars aussi a été un des personnages qui m’ont le plus plu avec le Chapelier. Comment un personnage qu’on voit dix minutes dans le film à me conquérir ? Tout simplement parce qu’il est tout à fait remarquablement réalisé, qu’il est juste timbré. Pas juste fou, mais totalement siphonné. Hilarant, absurde. Un régal. Le chapelier est également génial ! Johny Depp joue toujours aussi bien et Helena Bonham Cartner, que je ne pensais pas apprécier avec sa grosse tête, m’a bluffé. Elle est complétement dingue, et ses « Off their heads » m’ont ravie.
La petite Alice a vraiment une tête étrange. Ses cheveux blonds sont vraiment blonds… à la limite du jaune citron. Mais en grandissant elle devient la très jolie Mia Wasikowska et j’adore son jeu ! Il me tarde de la voir en Jane Eyre ce mois-ci.

Bien sûr, le scénario ne semble pas forcément hyper original, mais je m’en tamponne le potiron mes petits serpolets. On est emporté par un film de divertissement excellent, on a de la musique (oh pourquoi pas des chansons hein ? J’aime les chansons !), des acteurs géniaux, de la loufoquefolie, et c’est tout ce que je voulais !
Les bonus du DVD sur les effets spéciaux sont vraiment très intéressants. Je pensais que tout était créé à partir de rien sur ordinateur, mais c'est beaucoup du bricolage en fait et la performance des acteurs est encore plus à louer vu les conditions dans lesquelles ils devaient jouer ; devant un fond vert, sur des échasses, dans une théière géante.

Ah oui, je suis censée vous présenter cet achat (avec quelques menus autres…) ce dimanche dans le numéro deux de votre rendez-vous favoris du Butin de Matilda, mais disons qu’il s’agit là d’un avant-gout.
 

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/5354aliceaupaysdesmerveillestimburton.jpgLe lièvre de Mars !

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/aliceinwonderlandtimburton.jpgAlice, avant qu'elle ne retrouve sa muchiness.

Rangé dans Du livre au film & caetera le 11 janvier 2012

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