Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, Mary Ann Schaffer et Annie Barrows.

Un texte lu par cinq interprètes.
Roman publié en 2008.




http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/9782356412034T.jpgMon avis : Cela vraiment un bon moment que je n'avais pas pris le temps d'écouter un livre audio en entier. Parce que hormis les nouvelles de miss Marple qui peuvent s'écouter en une soirée, un livre un peu volumineux vous prend des heures, et celui-ci n'a pas dérogé à la règle puisqu'il en dure huit. Et mon problème c'est que si je me pose juste pour écouter je m'endors, non que ce soit ennuyeux, mais si je ne m'occupe pas les mains je roupille c'est tout. Du coup pour écouter Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates j'ai pris sur mon temps de métro, fais du rangement et brodé dans le train. Mais j'ai aussi pu rester assez éveillée pour l'écouter dans mon lit, les lumières éteintes en regardant les étoiles à mon plafond. Enfin bref ne faisons pas durer le suspens, j'ai passé des heures d'émerveillement littéraire ! J'ai beau avoir déjà lu deux fois ce livre, l'écouter à nouveau, et le découvrir interprété a été tout simplement fanstabuleux.

Déjà un point important dans un livre audio, l'interprétation des lecteurs. Je suis au regret de dire que les voix ne m'ont pas convaincue du tout, du tout. C'est sûr qu'après avoir écouté des lectures de Daniel Pennac, Denis Podalydes, Bernard Pivot ou Guillaume Gallienne, il fallait être à la hauteur et ça n'a pas été le cas ici. J'avais l'impression que d'entendre des voix désincarnés essayer de prendre l'intonation correcte et de se contrefaire d'une façon pas du tout naturelle. Ça m'a fait penser à un petit bouquin de science-fiction que j'avais lu plus jeune où les acteurs sont simplement des corps qui doivent bouger et que toutes leurs émotions sont fabriquées sur ordinateurs puis apposées sur leur corps. Ici c'est exactement ça. Mais bon si vous voulez vous faire une idée, vous pouvez écouter un petit extrait avec la voix de la personne qui lit Juliet sur le site de Audiolib.
Les petites musiques de transitions sont sympathiques, mais pas transcendantes, en fait ce que je retiens de ce livre audio c'est simplement le texte, le texte de Mary Ann Schaffer et Annie Barrows qui est encore plus beau parlé si possible.

Le texte, parlons en du texte ! J'ai tellement de choses à dire dessus que je ne sais pas par où commencer. On pourrait penser qu'après deux billets déjà consacrés à l'histoire j'arriverais à la boucler, mais non, chaque nouvelle découverte de ce titre apporte des choses nouvelles. Pour commencer en écoutant, des passages m'ont accroché l'oreille, pas forcément ceux déjà noté dans mes précédentes lectures, mais d'autres, qui a la leur de je ne sais quoi sont devenus importants et lumineux. Je l'ai ai retrouvé dans mon volume papier et je vous les recopierais en fin de billet. Mais juste cette phrase d'Isola à Juliet : « Lire de bons livres vous empêche d'apprécier les mauvais. » qui peut sembler, sortie de son contexte, jolie, mais pas spécialement transcendante, m'a complétement figée les coco. Oui, lire de très bons livres vous empêche d'apprécier les mauvais, alors si je ne peux pas gouter ma lecture parce que l'écriture d'un roman est moyenne, c'est la vie alors qu'on arrête de me dire que c'est un problème ! Non mais (et puis cette phrase toujours déjà relevé lors de la relecture : « Nous aurions pu nous aimer en silence éternellement. Cette obsession de la dignité peut ruiner ta vie si tu n'y prends pas garde. »).
Ensuite j'ai été particulièrement sensible aux passages racontant l'occupation et les passages en camps de travail. Je ne sais pas si c'est le fait de les écouter, mais j'ai été plusieurs fois au bord des larmes en redécouvrant certains passages. Pareillement j'ai ricané à moult reprises sans parler de toute simplement rire franchement. Même mal interprété ce texte est superbe ! Il faut que je le lise en anglais maintenant. Et oui, vous n'en avez pas soupé avec Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, il va venir s'inviter à ma table encore longtemps.

L'écriture m'a vraiment ravie. C'est très difficile d'écrire un roman épistolaire j'en suis persuadée. Comment permettre au lecteur de suivre toute l'action selon des de vus variés et pertinents ? Comment une fois que Juliet est à Guernesey nous permettre de savoir ce qu'il se passe puisqu'elle n'envoie plus de courriers à ses amis, vivant à présent  avec eux ? Mary Ann Schaffer et Annie Barriows s'en sortent à la perfection ! Les dates, la variété des matériaux (télégrammes, notes, journal d'investifation d'Isola), le ton, tout est excellent. En plus elles ne tombent pas le travers qui veut que les lettres recopient parfaitement un dialogue, alors que l'on sait bien que c'est impossible en réalité. Sauf quelques uns, plutôt court et reportés tels quels, c'est l'auteur de la lettre qui nous raconte ce qu'il s'est dit en paraphrasant, comme une vraie personne le ferait. Les lettres sont également agencés pas forcément de manière super linéaire, une lettre ne répond pas forcément à une autre. A terme, si, mais dans le fil du texte on peut lire plusieurs lettres des habitants de Guernesey, des télégrammes de Juliet à Mark (que j'ai trouvé encore plus antipathique que d'habitude), et ensuite seulement une réponse de Juliet. On ne lit également pas tout des échanges des gens, on sent qu'il y a eu des réponses, mais on ne les lit pas, et ça ne gène pas, ça permet de fluidifier le tout.
Le ton des lettres est justement totalement enchanteur. Juliet est une correspondante drôle et inventive, tous les autres le sont aussi d'ailleurs. On a cet humour anglais, ces références à la littérature, et puis une tolérance qui souffle dans le livre. On pourrait penser qu'un bouquin se passant en 1946 serait plombé de conventions sociales et de préjugés, mais non, nos personnages sont exceptionnels ! Sydney, l'éditeur et ami de Juliet, est gay ? Oui est alors, tous s'en moque comme de leur premier penny. Les relations hommes-femmes sont également d'un reposant et d'une égalité après les étouffantes conventions de L'étrangleur de Cater street.

En redécouvrant le texte, j'ai aussi eu envie d'en apprendre plus sur tous les personnages plutôt secondaires. Savoir ce que Sydney vit avec son ami Pierce quand il est en Australie, lire l'enfance de Juliet, Sophie et les autres plus en détails ! Et bien sûr suivre Dawsey encore un peu plus parce que je suis aussi amoureuse de lui évidemment. J'aimerais aussi tellement lire l'enfance de Kit en détails, son grandissement aussi, toutes ses aventures. J'aimerais dire merci aux auteures tout simplement pour ce qu'elles ont créé.

En deux mots : Je me demande bien pourquoi vous n'êtes pas déjà en train de courir chez votre libraire pour acheter cet ouvrage.

Extraits : « J'adore faire les librairies et rencontrer les libraires. C'est vraiment une espèce à part. Aucun être doué de raison ne deviendrait vendeur en librairie pour l'argent, et aucun commerçant doué de raison ne voudrait en posséder une, la marge de profit est trop faible. Il ne reste donc plus que l'amour des lecteurs et de la lecture pour les y poussée. Et l'idée d'avoir la primeur des nouveaux livres. »

« Vous voudrez sans doute savoir pourquoi j'admire ces filles [les sœurs Brontë]. J'aime les histoires de rencontres passionnées. N'en ayant jamais vécu moi-même, je peux à présent m'en faire une idée. Au début, je n'ai pas aimé Les hauts de Hurlevent, mais à la minute où le spectre de Cathy s'est mis à gratter à la vitre de ses doigts osseux, j'ai senti ma gorge se nouer, et le nœud ne s'est pas relâché avant la fin du livre. J'avais l'impression d'entendre les sanglots d'Heathcliff à travers la lande. Je ne crois pas qu'après avoir lu un auteur de si grand talent qu'Emily Brontë, je serais capable d'éprouver du plaisir à relire Malmenée à la lueur de la bougie de Miss Amanda Gillyflower. Lire de bons livres vous empêche d'apprécier les mauvais. »

Traduit de l'anglais par Aline Azoulay.
The Guernesey literary an potato peel pied society



• > La première lecture du bouquin en juillet 2009 • La relecture en mai 2011 

Nota bene : Maintenant j'ai envie de lire tous les ouvrages dont elles parlent dans le bouquin, et j'ai même envie de créer un challenge pour l'occasion, ça se trouve il existe déjà en plus ! Et je trouve, si ça vous intéresse, que l'album My friends all died in a plane crash de Cocoon va très bien avec l'ambiance du livre.

 
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/BILD0079.jpgSaint Peter's Port, Guernesey, août 2009.

Rangé dans Livres audio le 17 mai 2012

Les Trois Mousquetaires, Alexandre Dumas.

Un roman lu par Guillaume Gallienne.
Publié en 1844.


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/3mousquetaires.jpg

Résumé : C'est la vieille histoire que tout le monde croit connaître tellement elle est célèbre et a traversé les siècles. Et si, celui qui n'a jamais lu le livre ignore tous du bonheur qu'il en résulte, il connaît du moins ses principaux acteurs : Athos, Porthos, Aramis et d'Artagnan. Cela sans citer M. de Tréville, Rochefort, Richelieu, Milady de Winter et bien d'autres.
L'histoire commence ainsi, en 1625 sous le règne de Louis XIII, d'Artagnan quitte la Gascogne sous les recommandations de son père et avec l'espoir, à Paris, de devenir mousquetaire et de faire fortune. Il n'a pas déjà fait quelques lieux qu'il échangé quelques coups de fer avec un homme mystérieux, puis a presque maille à partir avec un certain Athos, qui deviendra ensuite plus proche de lui que son propre père.
Voguant parmi les complots ourdis par son Éminence le Cardinal, les folies du duc de Buckingham amoureux de la reine, la reine elle-même qui complote contre le roi, du roi qui complote contre la reine, d'Artagnan va avoir fort à faire en compagnie de ses trois amis mousquetaires.

Mon avis : J'ai déjà lu avec bonheur on s'en souvient les aventures de quatre héros. Les trois mousquetaires, Vingt ans après et Le vicomte de Bragelonne n'ont donc plus de secrets pour moi, et si je viens vous reparler aujourd'hui de ce roman c'est sous une autre forme. En effet ma médiathèque possède une assez vaste collection de livres audio que j'aime à emprunter régulièrement pour les copier sur mon ordinateur. L'un des derniers a été
Les trois mousquetaires lu par Guillaume Gallienne et en version intégrale s'il vous plaît ! Quand on sait que le roman en poche fait dans les 800 pages, on se dit que ce sera long, et ça l'est, 9 h 10 dit le boitier. Mais 9 heures qui passent comme une tellement Guillaume Gallienne lit bien et tellement le texte de Dumas seul est passionnant et se prête excellemment à la lecture orale. J'ai un peu peur de m'ennuyer comme ça a pu m'arriver dernièrement avec des bouquins lus intégralement, mais Gallienne comme je l'ai dit sait lire et faire vivre le texte (j'ai aussi beaucoup aimé entendre le bruit des pages qu'il tourne en lisant, même si c'était pas forcément voulu). C'est donc une excellente surprise que cette écoute et elle m'a donné envie de relire le livre. Par contre ses voix féminines sont si maniérées et outrées que je ricanais à chaque fois que Milady ou Constance pointaient le bout de leurs jupettes.
Le fait que seul un auteur incarne tous les personnages ne m'a pas gêné ; il faut dire que j'ai été habitué à la voix de Guillaume Gallienne qui lit aussi des romans d'Agatha Christie chez Thélème. A propos de la lecture oral du Tour du monde en 80 jours je vous disais à quel point il était agréable que les personnages soient lus par des gens différents, mais ici le lecteur changeant si à propos de ton et de timbre quand le besoin s'en fait sentir, cela ne pose pas le moindre problème.

Avec cette sorte de relecture j'ai pu plus à loisir observer le caractère de nos héros. A la lumière des volumes suivants, et de leurs actions, j'ai pu mieux apercevoir les graines qui conduiront à la situation qu'on peut savoir avec Aramis (surtout Aramis en fait), ou Porthos. J'ai pu aussi songer plus avant au tempérament de Athos. Et j'avoue que je suis plutôt embêtée, j'ai beau essayer de m'imaginer le truc, son histoire avec Milady me semble bien... disons trop. Et que si Milady est devenue ce qu'elle est devenue c'est un peu de sa faute (même si ok elle fait des méchancetés qu'elle n'était pas obligée de faire), il faut aussi avouer que depuis j'ai lu la BD d'Agnès Maupré et qui se concentre sur l'histoire du point de vue de la dame et que cela donne d'autres perspectives.
J'ai également pu réétendre mes passages favoris, le bastion, la fin, les frasques de Athos (quel rigolo), Grimaud et son langage des signes, et en redécouvrir d'autres (quand d'Artagnan fuit l'appartement de Milady et doit mettre une robe ; Athos coincé dans la cave de l'aubergiste et complétement pété dans un mois).

En deux mots : J'ai tout simplement adoré de bout en bout redécouvrir l'histoire. C'est drôle, rythmé, passionnant, machiavélique, chevaleresque. En gros il faut lire
Les trois mousquetaires, Ok ?

Rangé dans Livres audio le 14 octobre 2011

Le tour du monde en quatre-vingt jours, Jules Verne.

Un roman lu par Bernard Pivot et quatre comédiens.
Publié en 1873.


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Résumé : Phileas Fogg , gentleman anglais, membre éminent du Reform club est un homme curieux, à la fois ponctuel et méticuleux. Il parie 20 000 livres avec les membres de son club qu'il parviendra à boucler le tour de la terre en 80 jours : « un anglais ne plaisante jamais quand il s'agit d'une chose aussi importante qu'un pari. ». « Donc, ajouta-t-il en consultant un calendrier de poche, puisque c'est aujourd'hui mercredi 2 octobre, je devrais être de retour à Londres, dans ce salon même du Reform-Club, le samedi 21 décembre, à huit heures quarante-cinq du soir, faute de quoi les vingt mille livres déposées actuellement à mon crédit chez Baring frères vous appartiendront de fait et de droit, messieurs ». Le soir même, accompagné de son fidèle domestique français, Passepartout, il prend le train pour Paris. Soupçonné, à tort, d'être l'intrépide voleur de la Banque d'Angleterre, il sera également suivi tout au long de ses pérégrinations par le détective Fix qui ne parviendra cependant jamais à l'arrêter, le mandat d'amener arrivant toujours trop tard ...

Mon avis : Je n'ai jamais lu Le tour du monde en 80 jours. Ça vous fait une belle jambe me direz-vous, et de quoi vais-je bien pouvoir parler alors ? Mais si je ne l'ai jamais lu, je l'ai écouté je ne sais combien de fois en livre audio et c'est toujours merveilleux à chaque fois. Comme je viens de le réécouter à nouveau je me propose de vous en parler ici (et de créer une nouvelle catégorie "Livre audio" pour le coup), parce que cette version lu par Bernard Pivot est tout simplement parfaite !

Je me souviens que la première fois que je l'ai écouté, après l'avoir emprunté à la médiathèque de Metz (ce devait être la première ou la deuxième années que j'y allais), j'étais en classe de 5e et que j'avais passé une soirée scotchée à mon poste de radio pour écouter les aventures passionnantes de Phileas Fogg, Passepartout, Aouda et Fix. Mais ensuite ayant dû rendre le CD je ne l'avais pu retrouvé et ce n'est que lors de ma première (et seule) année (deux mois) de fac à Nancy que je ne l'ai à nouveau pu emprunter dans leur médiathèque que j'aime aussi beaucoup. Bref je l'ai réécouté avec grand plaisir et depuis je le fait régulièrement. Mais qu'a-t-il de particulier ce livre audio ?
Déjà l'histoire est géniale. Jules Verne est un merveilleux conteur ; dans son histoire il y a tout, de l'aventure, du rebondissement, des frissons, de l'humour, de l'histoire et de l'amouuuuuûr (ah quelle scène à la fin du roman quand Fogg et Aouda s'avouent qu'ils s'aiment *_*). Tout est parfaitement orchestré jusqu'au retournement de situation de la fin qui n'a rien à envie à nos thrillers modernes. C'est pourquoi le fait que l'astuce soit racontée dans chaque quatrième de couv' que j'ai pu lire est déplorable. Parce que jusqu'à ce que ce fait soit dévoilée on est dans l'expectative de ce qu'il va arriver, alors si vous voulez découvrir Le tour du monde en 80 jours ne lisez pas le résumé au dos de votre livre.
Avec Fogg on découvre le monde entier, sauve une pauvre princesse, se bat contre des indiens et traverse un pont en ruine dans un train allant à plus de 100 miles à l'heure ! Le vocabulaire technique de Jules Verne est précis et enchanteur, le champ lexical de l'homme anglais est respecté ; on ne parle pas par exemple de kilomètres mais de miles, l'unité de la monnaie n'est pas traduite et quelques mots anglophones viennent émailler notre récit. Et Phileas Fogg est vraiment un personnage hors du commun. Impassible, le gentleman anglais par excellence, héroïque, bon et surtout un peu fêlé pour tenter l'aventure en pariant sa fortune sans sourciller. C'est vraiment un héros de roman que j'aimais déjà avant, mais que je me surprend à encore plus admirer maintenant. Bon le livre audio ne raconte pas l'intégral du texte, m'est avis que certaines descriptions ont été coupés au montage, ainsi que quelques bouts de dialogues et de narration, ce qui se ressent quand on écoute attentivement. Mais franchement ce n'est pas grave, et en plus ça donne envie de lire le livre pour de vrai !

Ensuite, le gros gros point fort de ce livre audio, c'est que la voix du narrateur soit celle de Bernard Pivot. Quel merveilleux conteur que celui-là ! Sa façon de lire est juste parfaitement parfaite et il emporte avec lui le lecteur sans lui laisser le choix. Si je voulais pinailler je dirais qu'il lit parfois un peu trop vite, mais pour faire tenir l'histoire en quelques heures, il fallait bien ruser. En plus les quatre personnages principaux ont des voix différentes faites par quatre comédiens (dont je n'ai pas le nom puisque je n'ai pas le CD sur moi). Aussi pas de narrateur masculin qui prend un voix de fausset pour faire les femmes (qu'est-ce que je peux détester ça quand même) et on peut bien identifier chaque personnage quand il parle. Pour le reste, le colonel Proctor par exemple, il me semble que c'est Pivot qui le joue.
Le seul petit bémol que j'aurais à souligner serait la maladresse de certains effets sonores ; parfois les vivats de la foules sont un peu trop outrés pour être réalistes, voir franchement agaçant. Mais la musique générale qui commence chaque piste est géniale et j'aime beaucoup l'écouter en boucle.

En deux mots : Un livre audio merveilleux. Le texte de Jules Verne est tout simplement passionnant et Phileas Fogg un personnage hors du commun que l'on peut qu'admirer ; la langue est elle aussi une source de plaisir en continu. La lecture du texte par Bernard Pivot et les quatre comédiens est génialement exécutée (j'avoue que Pivot est mon chouchou pour le coup), et les effets sonores sont plutôt sympa dans l'ensemble. Qu'attendez-vous pour lire/écouter Le tour du monde en quatre-vingt jours, alors ?

Rangé dans Livres audio le 10 avril 2011

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