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Après avoir terminé Les mille et une nuits, j'ai eu envie de me replonger dans l'ambiance et les couleurs de l'époque (au sens très large puisque Muraqqa' se déroule au XVIe siècle), et puisque j'avais lu en début de cette année Muraqqa' qui correspondait parfaitement à mes attentes j'ai eu envie de le relire.
Encore une fois ça été une superbe lecture. Les dessins, les détails, les couleurs, tout est superbe. On plonge vraiment dans l'ambiance de l'empire Moghol avec ces soieries, ces plantes et ces dames si joliment vêtues. Priti, l'héroïne, est vraiment jolie en plus et on ne peut qu'admirer son évolution au fur et à mesure des pages. On découvre tout au travers de ses yeux, et même si elle est innocente ce n'en devient pas barbant ou trop prude. Sa religion (elle est hindoue) n'a pas non plus été un problème, tellement tout est très bien ancré dans l'époque.

Comme je l'écrivais dans ma première chronique, on n'a pas l'impression d'être coupé dans son élan quand on lit ce premier volume. Ce n'est pas trop court, bien au contraire ! On plonge déjà dans un univers complètement inconnu, on découvre des personnages, des coutumes et ça et là on voit des graines d'une intrigue et de problèmes futurs qui vont germer et c'est vraiment bien exécuté.
J'ai cette fois-ci mieux compris ce qui me chiffonnait à la fin du volume, et les dessins que je disais me semblé avoir été exécuté à la va-vite ne me plaisent toujours pas, mais je peux voir pourquoi ils ont été fait ainsi maintenant. J'ai hâte que la suite sorte à présent et il faut vraiment que je me trouve des bouquins pour prolonger cette ambiance.


Muraqqa' (T.1) : Vêtue par le ciel, Anna Miralles & Emilio Ruiz (2011).
Traduit de l’espagnol par Stéphane Meslin.

Le premier billet.

Rangé dans Relectures le 22 décembre 2012

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Je relis plus souvent des BD et des manga que des romans ... ou plutôt j'arrive plus facilement à m'y plonger à les relire régulièrement. C'est ce que j'ai eu envie de faire avec Tokyo Home ce soir (cette nuit ? Puisqu'il est 1 H34 quand j'écris ce billet), et ça été un plaisir de lecture :D Plus de doutes ou de questions sur l'envie de lire, juste du plaisir et l'envie de vous le faire partager.
Ce qui me fait craquer dans cette BD déjà c'est tout simplement les dessins trop choupi de Cyrielle (filez sur son blog, elle publie régulièrement des billets avec des illustrations du même style, et c'est trop chouette !). Vraiment, son coup de crayon est merveilleux ! Les personnages sont mignon à croquer, les vêtements et les expressions magnifiques et le style de dessins ... je n'y connais rien en BD mais l'effet juste crayonné avec des petites touches genre "abstraites" me plaît beaucoup ; ça donne une espèce de touche aérienne et encore plus choupi à cette bande dessinée (Manga ? Un hybride ?). Le format de la BD est aussi très très sympa. Moins haut que d'habitude, du format style roman relié avec une couverture cartonné et des cahiers cousus, il est très agréable à transporter, à lire, à mettre dans sa bibliothèque (même si le jaune de la couverture est un peu osé et flashi pour le coup). L'impression du visage du Julie sur la couv' (là vous avez le verso différent du recto que vous pouvez voir sur mon premier billet) est vraiment très très bien faite ! Les couleurs, la texture, tout est génial ! Bref je suis déjà fan des illustrations, de la couv' et de tous le reste ... Ce qui est encore mieux, c'est que l'histoire est très sympa aussi !

Mais remettons le résumé pour ceux qui aurait loupé mon premier billet :
" Julie Wallon - 1 m 67 de bonne humeur, 56 kilos d'énergie et 17 ans d'espièglerie - débarque au Japon avec une seule idée en tête : prendre un nouveau départ. Entre idées reçues et clichés en tous genres, elle va tracer son destin et trouver sa place. " Julie Wallon est donc une petite française qui débarque au Japon chez son père après avoir eu une grosse dispute avec sa maman ... elle ne sait pas ce qu'elle va faire, mais son père décide pour elle et lui pose un ultimatum : elle a deux mois pour commencer à apprendre le japonais et à s'adapter à la vie de Tokyo. Si elle réussit elle pourra vivre avec lui jusqu'à sa majorité. Julie va rencontrer des Tokyoïtes curieux, des camarades de classes qui vont la prendre d'amitié mais va aussi trouver l'amouuuûr. L'histoire est vraiment sympathique, en premier lieu parce que Julie est une personnage attachant ; elle a des réflexions drôles et réussit toujours à se sortir des http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Tokyohomesansfond.gifsituations qu'on lui impose (lorsque sa pire ennemie du lycée lui colle une poupée vaudou à son effigie dans son casier, elle décide de l'accrocher à son sac et de rendre tout l'établissement vert de jalousie de ne pas en avoir une semblable). Et puis sa découverte de Tokyo, des coutumes japonaises, est vraiment intéressante. Les petites pages d'avant chapitre expliquant des points de détails de vie japonaise sont vraiment bien par exemple. De toute façon l'histoire tout court est agréable et drôle à lire ! Sauf que le début de sa vie à Tokyo est développé genre sur la moitié du livre, puis enfin on a pleins d'évènements qui arrivent rapidement à la fin et on aimerait bien qu'ils soient plus explicités, c'est dommage (j'aurais aimé en savoir plus sur sa mère, le vol de son journal, son petit cuisinier préféré ...). Même si la longueur de cette BD est plus important que celle habituelle et que c'est très agréable d'avoir une histoire d'un seul tenant en un volume, des pages en plus auraient été quand même bien. Dommage qu'il n'y ait pas de suite !
Mais de toute façon, Tokyo Home est une BD très bien réussi. Un hybride de manga et de BD que l'on parcourt avec plaisir grâce aux magnifiques dessins de Cyrielle et l'histoire sympathique de Thierry Gloris. Je conseille donc cet ouvrage à tous les fans des deux genres, sûrs qu'ils y trouveront leur bonheur.


Tokyo Home
, Cyrielle et Thierry Gloris.

Photo et illustration de l'article © Cyrielle.

Rangé dans Relectures le 25 juin 2011

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/images-copie-1.jpgAujourd'hui j'ai relu Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates (enfin c'était hier soir puisque je n'ai pas mis l'article en ligne de suite). Je ne voulais pas faire un nouveau billet avec armes et bagages pour le présenter (sous-entendu résumé et bio des auteurs), mais heureusement ma relecture du Libraire du mois dernier m'avait donné une idée. Un article plus informel dans lequel simplement parler de la lecture. Et le voilà.

Il y a deux ans maintenant j'avais aimé ce roman quand je l'avais lu à la même époque ou presque (je me souviens que je travaillais au silo et que je le lisais pendant les heures creuses) ; j'ai ensuite tané mes parents pour que l'on visite Guernesey et Jersey lors de nos vacances en Normandie, j'ai lu Anne Brontë aussi (Juliet, la principale narratrice a fait une biographie sur elle), et la boucle a été bouclée. Je voulais accompagner ma si belle journée avec une non moins belle lecture et voilà, j'ai pioché ce roman, et je ne l'ai pas lâché (la photo n'est pas de moi, mais impossible de trouver son auteur). J'ai terminé ma lecture dans ma salle de bain il y a un moment. J'ai passé une heure sur le tapis de bain, tantôt allongé, tantôt assise en tailleur ou dans des positions plus acrobatiques (j'adorais les cours de gym quand j'étais en primaire) et je n'ai pas vu passer la fin du roman. Ou plutôt je voyais le nombre de pages restantes se réduire et j'étais triste que cela se passe si vite. En effet, Juliet n'arrive à Guernesey que passé la bonne moitié du roman et des évènements très importants arrivent alors (les lettres du certain O.W., Dawsey, Rémy, Sydney ...). Mais je m'éparpille, peut-être ferais-je bien mieux de vous faire une rapide présentation des évènements avant toutes choses ?
Juliet Ashton est une auteur britannique ; la deuxième guerre mondiale est terminée depuis quelques mois et elle est en tournée pour présenter son recueil de chroniques quand un habitant de Guernesey qui a acheté un de ses anciens livre d'occasion la contacte pour savoir si elle ne pourrait pas le mettre en relation avec un libraire londonien. Et c'est de là que tout part. On découvre l'existence d'un cercle littéraire des amateurs de tourtes aux épluchures de patates, la vie des insulaires pendant l'Occupation, la vie de ces dits personnages etc.

J'ai aimé retrouver ce livre, relire les scènes qui m'avait ému, plu, fait rire la première fois. Je corne les pages dans ce cas-là où je les souligne au crayon de papier ; une fois ma lecture terminée je décorne les pages et lors de la lecture suivante je re-corne et je vois souvent de nouvelles pages être sélectionnées, d'anciennes retrouver leur rang ou d'autre qui attendront la prochaine relecture.http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/BILD0164.jpg
C'est un roman épistolaire très bien construit ; on a pas l'impression que les évènements nous sont racontés de manières artificielle ; les deux auteures ont fait des choix judicieux pour les correspondants afin que l'on puisse avoir à tout moment des nouvelles de Juliet. Quand elle est à Londres elle écrit à son éditeur parti en Australie, aux habitants de Guernesey, à son amie en Ecosse ; quand elle arrive à Guernesey, elle eut nous parler de ses aventures en écrivant à l'amie et l'éditeur (revenu à Londres entre temps). On a aussi des petits mots des habitants, quand certains vont en voyage, quand des amis à elles reviennent d'une visite sur l'île.
Lire les premières lettres où l'on parle des lectures des membres du cercle est un plaisir ; on aime découvrir ce qu'ils pensent des soeurs Brontë, de Sénèque, de Charles Lamb (même si j'ignorais totalement son existence jusqu'à présent), la façon dont ils en parlent, la façon dont ils racontent leur vie. Cette petite bande doux dingues est attachante ; ils sont drôles, tous différents mais si complémentaires. La petite Kit, le silencieux Dawsey que je me suis plu à observer depuis le départ sachant comment se terminait le roman (vraiment un excellent personnage !), l'imprévisible Isola et ses potions de sorcières, même les enquiquineurs sont agréables à lire.
Oui, ces personnages attachants, drôles, tendres et intelligents sont le sel de ce roman ! Lire leurs aventures fait sourire, Juliet est comique dans correspondance, Isola impayable avec ses manies, Sydney charmant avec son sérieux et son amitié pour Juliet, Dawsey fascinant avec son calme, Kit a croquer avec ses petites manies d'enfant.

Je ne vois pas quoi ajouter d'autre ? Je ne vais pas refaire un autre avis complet, j'ai aimé ma lecture, beaucoup. J'ai retrouvé le plaisir de me lover dans mon fauteuil, d'aller lire dehors sur la terrasse, de ne pas lâcher le bouquin, de ne même pas penser à lézarder devant la télé. J'ai retrouvé Guernesey, ces excellents et si attachants personnages, leur amour des livres, leurs aventures... que demander de plus ?

Voici ensuite quelques petits passages que j'aime et des photographies prises lorsque j'étais à Guernesey (plus haut à droite c'est une vue de la côte du haut de la maison de Victor Hugo, en bas c'est un panorama qu'on a en arrivant par bateau sur l'île).

« Chère miss,
Au début, je n'avais aucune envie d'assister à des réunions littéraires. Ma ferme me donne beaucoup de travail et je n'avais pas de temps à gaspiller à lire des choses que des personnes qui n'ont jamais existé n'ont jamais faites.
Puis, en 1942, je me suis mis à courtiser la veuve Hubert. Quand nous nous promenions ensemble, elle marchait toujours quelques pas devant moi et ne me laissait jamais lui tenir le bras. En apprenant que Ralph Murchey l'avait prise par le bras, lui, j'ai compris que j'avais échoué.
Ralph, qui est un peu fanfaron quand il a bu, avait raconté à tout le monde dans la taverne : "Les femmes aiment la poésie. Un mot doux et elles fondent. Elles se transforment en flaque devant vous." Ce n'est pas des manières de parler des dames. J'ai tout de suite compris qu'il ne voulait pas la veuve Hubert pour elle-même, comme moi, mais pour son pâturage et ses vaches. Alors je me suis dit : s'il lui faut des rimes à la veuve, je lui en trouverai.
Je suis allé chez Mr Fox et je lui ai demandé des poèmes d'amour. Il ne lui restait plus beaucoup de livres parce que les gens les achetaient pour les bruler (quand il a fini par comprendre ce qu'il se passait, il a fermé boutique). Il m'a donné un livre d'un certain Catulle. Un romain. Vous savez le genre de choses qu'il disait  dans ses poèmes ? J'ai tout de suite compris que je ne pourrais pas réciter un seul de ces vers devant une dame.
»

« J'ai choisi d'écrire sur Anne Brontë, parce qu'elle est la moins connue des trois soeurs et, selon moi tout aussi talentueuse que Charlotte. Dieu seul sait comment elle a réussi à écrire une seule ligne dans l'ombre d'une femme aussi pieuse que sa tante Branwell. Emily et Charlotte étaient assez sensées pour ignorer cette femme sinistre, mais pas cette pauvre Anne. Imaginez-vous cette vieille bique pernicieuse, prêchant que Dieu a volontairement créé la femme pour qu'elle soit faible, douce et un tantinet mélancolique. C'était tellement plus facile de tenir la maison ainsi. »

« Qu'est-ce que tu as bien pu raconter à Isola ? Elle s'est arrêtée ici sur le chemin du manoir, où elle allait chercher Orgueil et Préjugés, et m'a grondée de ne lui pas avoir palé d'Elizabeth Bennet et de Mr Darcy. Pourquoi ne lui avait-on pas dit qu'il existait des histoires d'amour sans hommes déséquilibrés, sans angoisse, sans mort et sans cimetières ! Que lui avions-nous caché d'autre ? »

 
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, Mary Ann Shaffer & Annie Barrows.
NiL Editions 2009, traduit de l'anglais par Aline Azoulay.



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Rangé dans Relectures le 22 mai 2011

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/logolar.jpg« Relire ce n'est pas se répéter, c'est donner une preuve toujours nouvelle d'un amour infatigable. » Comme un roman, Daniel Pennac.


Toujours chez George (qu'est-ce que j'aime ce pseudo quand même, c'est follement romanesque) je trouve des idées originales et complètement folles pour la PAL. Et aujourd'hui notre chère amie nous a créé une nouvelle folie, la LAR : Liste des livres A Relire. Qui comme son nom l'indique tend à montrer les livres qu'on veut relire ... pour faire un peu d'histoire je vais vous expliquer un truc sur moi (pour changer).

Je relis beaucoup ; j'aime ça. J'ai besoin de savoir si ce que j'ai ressenti la première fois était valable, si j'aime toujours ce que j'idolâtre dans mon esprit. Pour être sûre. Quand j'étais plus petite, j'avais moins de bouquins et je relisais très très souvent, même seulement quelques heures après avoir tourné la dernière page. Maintenant ce que j'ai envie de lire, c'est les bouquins que j'ai lu il y a cinq-six ans, parce que même si je me souviens de l'histoire, je ne sais plus ce que j'avais exactement ressenti en lisant. Alors voici ma petite liste ; elle n'est pas complète parce que à terme je compte relire plus ou moins tous les livres qui m'ont vraiment marqué (entre parenthèse le chiffre romain montre le nombre de re-lectures déjà effectuées). Les ajouts seront marqués par une puce différentes, pas un tirets mais un point. Pour le moment voilà ce qui me vient à l'esprit :

- Fruit Basket (T.1 à 23) (I), Natsuki Takaya.
- Tsubasa Reservoir Chronicles (T.1 à 28), Clamp.

- Le joueur d'échec, Stefan Zweig.
- Jane Eyre, Charlotte Brontë.
- Les Hauts de Hurlevent, Emily Brontë.
- L'étrange cas du docteur Jekyll et de Mister Hyde, Stevenson.
Chéri, Colette.

- Au bonheur des ogres, Comme un roman (II), Chagrins d'école, Daniel Pennac.

- Artemis Fowl (T.1 à 5) (I), Eoin Colfer.
- Harry Potter (T.1 à 7) (XX * infini), J.K. Rowling.
- L'île du crâne (T.1 et 2) (III), Anthony Horowitz.
Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (T.3) : Panique sur le lac, Lemony Snicket.
- Abarat (T.1 et 2), Clive Barker.

- Le chant du troll, Pierre Bottero et Giles Francescano.
Tara Duncan (T.1), Sophie Audouin-Mamikonian.


Et voilou. Et vous, prêt pour l'aventure de la LAR ?

Rangé dans Relectures le 13 février 2011

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