Artemis Fowl and the Atlantis Complex (T.7), Eoin Colfer.

Publié en 2010.


 
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/anciennouveau/couv4222894-copie-1.jpgRésumé : Une fois n'est pas coutume, Artemis Fowl réunit les représentants du peuple des fées : il a un plan pour sauver la planète du réchauffement climatique. Trop gentil pour être vrai, se disent ces derniers. Mais ce qui les inquiète davantage, c’est Artemis. Superstitieux et paranoïaque, leur ami serait-il atteint du complexe d’Atlantis ? Et voilà qu’une vraie catastrophe éclate au moment de faire sa démonstration, des robots surgissent de nulle part et les attaquent. Qu'est-ce que cela peut-il bien signifier ? Bientôt rejoints par Butler, Juliet et Mulch, Artemis et ses amis partent affronter les eaux glaciales de l’Océan Atlantique, des criminels en fuite et une pieuvre géante … Mais comment vaincre ses ennemis quand il faut déjà se battre contre soi-même ?

L'auteur : Eoin Colfer (à prononcer Owen) est né en 1965 à Wexford (Irlande). Il est devenu enseignant comme ses parents, et vit avec sa famille dans sa ville natale. Avant la publication d'Artémis Fowl, Eoin Colfer avait déjà publié des romans pour enfants, ce qui l'avait fait connaître en Irlande.


Mon avis : Je ne sais plus exactement quand j'ai découvert les aventures d'Artemis Fowl ; je dirais aux vacances de la Toussaint de Seconde, ou peut-être un peu plus tôt. J'avais emprunté le premier volume à la médiathèque, et je me suis suis dépêchée de le lire avant de devoir le rendre et j'avais aimé (je ne sais plus si c'était plutôt un truc du genre "waouh trop trop génial je VEUX la suite" ou bien "chouette c'est sympa et si je prenais le prochain volume ?"). Arrivé au sixième volume, je trouvais que cela commençait à s'essouffler ; et en relisant mon précédent avis je me rends que j'étais trop enthousiaste par rapport à ce que j'avais vraiment ressenti.
De plus, alors que c'était Jean-François Ménard qui avait traduit jusque là, Jean Esch reprenait le flambeau et je n'aimais pas ce qu'il avait fait du texte. Bref jusqu'à la semaine dernière je pensais l'acheter à sa sortie en français, mais après avoir rédigé cet article, je me suis dit que je ferais tout aussi bien d'appliquer mes propres principes et de lire en anglais ce qui pouvait l'être facilement. Et si Artemis Fowl est écrit dans une anglais relativement accessible, j'ai eu du mal à comprendre les descriptions des machines bizarroïdes de Foaly ou Artemis, et cette frustration de ne pas tout comprendre a entaché mon plaisir de lecture, même si je suis contente d'avoir enfin découvert la "voix" d'Eoin Colfer sans le filtre de la traduction. Je pense maintenant lire le plus possibles de livres en anglais, mais pas quand il s'agit d'une série que j'ai commencé à découvrir avec la traduction française, histoire de ne pas avoir l'impression de découvrir un autre style. Je ne dirais d'ailleurs pas non à reprendre la traduction française de ce volume en relecture afin devoir si j'avais tout bien compris.

Sans que Jean Esch ait mal traduit Eoin Colfer, la version anglaise est différente. On peut toujours traduire le sens des phrases, mais pas cette musique particulière propre à la langue et sa construction. Une traduction n'est jamais exacte, les mêmes mots peuvent dirent la même choses dans les deux langues, mais dans une phrases construites, signifier autre chose, apporter une nuance, permettre de découvrir un ton différent de ce que l'on pensait. J'ai trouvé le texte anglais, plus "drôle", plus vivant. Eoin Colfer fait des jeux de mots, mets quelques expressions française comme nous pourrions mettre des anglicismes, et parle de ses personnages avec "légèreté" et modernité. Je trouve la traduction française, pour les quelques phrases que j'ai comparé presque mot à mot, plus laborieuse, moins entraînante.
J'étais contente de retrouver Artemis, Butler, Holly et les autres, mais les petits trucs qui m'embêtaient dans les deux derniers volumes étaient présents. Déjà le fait que la série dure plus longtemps que prévu (au départ il n'y avait que trois volumes de prévu si je ne me trompe pas) et que le schéma narratif soit un peu toujours le même. Une invention de Fowl, un meeting, une attaque, la presque-fin du monde et le sauvetage de tous les personnages à la dernière minute. Artemis ne grandit pas aussi vite que ses lecteurs (ou enfin pas aussi vite que moi) et n'a que quinze ans ; ce n'est pas ennuyeux du point de vue du personnage strictement parlant, puisqu'il est très adulte et mature, mais ça l'est plutôt du niveau de l'intrigue que je situe le problème. Contrairement aux aventures de Harry Potter par exemple, le texte ne semble pas se complexifier avec les années. Enfin pas assez pour moi, ou bie  il l'était déjà au départ (parce que bon la résolution des énigmes est plutôt très subtile et machiavélique quand même).
Cependant, et c'est un des gros points forts de ce livre, Artemis devient plus "humain". Atteint du complexe d'Atlantis, dû à une surcharge de magie dans son organisme et à la culpabilité de ses mauvaises entreprises, il développe des TOC (compter jusque cinq, la peur du quatre), une paranoïa et une légère schizophrénie. Le fait qu'il exprime effectivement la peur de perdre le contrôle, son intelligence, qu'il voit des quatre partout et qu'il se sente diminué m'a fait le voir plus humain, plus proche et être triste pour lui. Sa faiblesse le rend sympa, et ses amis s'inquiètent pour lui (ben oui j'aime bien les personnages tortures, ils sont cool), donc ça, ça change un peu. Et en plus pour une fois, ce ne sera pas un petit coup de magie qui arrangera tout. La bonne vieille méthode humaine, à savoir blablater devant un psy est en effet fortement conseillée.
Sa deuxième personnalité, Orion, qui prend le dessus parfois est hilarant avec son vieux phrasé héroïque et ses réactions de vieux personnages bien typés livres d'aventures bas de gamme. Et sans parler d'Orion, tout le texte est parsemé de répliques drôles, d'échanges décalés et de situations rigolotes.

Le personnage d'Artemis évolue donc et c'est chouette ; ses rapports avec les autres personnages aussi, même s'il était déjà plus ami avec Holly dans les deux derniers volumes qu'au début de la série. L'intrigue, même si j'ai eu du mal à y accrocher, est bien ficelée, et la fin ne peut que tenir en haleine (j'étais très frustrée quand je devais changer de métro ou arrêter de lire pour aller travailler). La fin justement annonce un autre volume, au moins, le dernier j'espère (enfin je n'ai pas envie de quitter les perso, mais quand ça traîne, ça me crispe). Je serais curieuse de le lire, et en anglais maintenant que j'ai commencé. Dans le même temps je relirais bien les premiers volumes :)
Y a presque une sorte de morale je trouve ; Artemis est atteint du complexe d'Atlantis parce qu'il se sent coupable ; que ses mensonges et ses forfaits lui porte sur la conscience et que rien ne reste impuni. C'est bien vu, et peut-être intéressant pour des jeunes lecteurs afin de bien se rendre compte que tout a un prix et que jouer avec les choses et les gens comme le fait Artemis n'est pas sain à long terme. Enfin je pense ...

En deux mots : J'ai bien ri en lisant cette nouvelle aventure d'Artemis et j'ai aimé découvrir le style d'Eoin Colfer en "vrai". Malgré quelques points négatifs, je suis curieuse de lire le prochain volume des aventures de ce jeune cerveau plus si criminel que cela.

Rangé dans Littérature irlandaise le 8 février 2011

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/invitato.jpgInvitation au crime, Sheridan le Fanu.

Publié en 1851.
Emprunt Bibliothèque

Résumé : Richard Marston, aristocrate désargenté qui a passé la quarantaine, règne sur le domaine des Hêtres Gris qu'il n'a plus guère les moyens d'entretenir, entre sa femme qu'il délaisse, sa fille encore dans l'enfance... et la gouvernante française; Mlle de Barras.
Mlle de Barras a des manières, déploie mille attentions à l'endroit de le maîtresse de maison dont elle devient vite la confidente, mais sa venue aux Hêtres Gris semble donner le signal de quelques bouleversements inquiétants. Bientôt la vie monotone et apparemment austère du manoir est troublée par l'arrivée d'un nouvel invité : Sir Wynston Berkley, célibataire coureur de jupons qui fut jadis le rival de Marston ...

L'auteur : Sheridan le Fanu (1817-1873) est un écrivain irlandais. Il étudie le droit au Trinity College de Dublin et publie ses premières nouvelles fantastiques, et se dirige ensuite vers le journalisme sans cesser de publier des nouvelles.

- Comment ma cousine a été assassinée -


Mon avis : Après l'excellente lecture de Comment ma cousine a été assassinée, j'ai fait quelques recherches et j'ai déniché à la bibliothèque ce livre-ci. Livre qui a la différence de ce que j'ai déjà lu de l'auteur, est un roman, roman qui semble avoir inauguré le genre "policier".
On a tout pour, les soupçons un peu vagues qui pèsent sur la famille après un crime horrible, des missives annonciatrices de malheurs et qu'on ne peut pas lire en entier, des fuites, des enquêtes, des confessions au seuil de la mort. Mais à la réflexion il ne s'agit pas seulement d'inaugurer le genre policier, mais simplement d'instiller chez les lecteurs un sentiments d'insécurité et de soupçons. Et pour une fois la courte préface est très intéressante et permet, après la lecture de mieux comprendre et de poser des mots sur ce que l'on a ressenti : "Le Fanu décrit des lieux, présente des personnages qu'on dirait immobilisés pour jamais dans une insupportable attente : monde en suspens où l'action bute sans cesse sur des images obsédantes, sur des scènes annonciatrices de lendemains lourds de menaces et plus encore d'angoissante incertitude. A l'instar de Collins, il se fait un malin plaisir de nous lancer sur de fausses pistes, de nous tendre des indices indéchiffrables (lettres d'aveu dont le contenu nous reste caché, confessions dont nous surprenons que des bribes ...), pour mieux nous conduire au pire. Non tant dans le calcul de nous tenir en haleine - nous n'avons pas besoin de cela pour garder le souffle court - que pour instiller en nos veines, à chaque détour de pages, une terreur sans cause dont il est difficile de se déprendre."
Et dans les dialogues, il a le génie de la rhétorique, des sous-entendus terribles ou de l'esquive rondement mené. Un exemple parfaite est celui entre Mrs Marston et Mademoiselle ; Mademoiselle que l'on a bien envie de souffleter à ce moment-là mais qui fait preuve d'un talent rare pour humilier son interlocutrice et pour parvenir à ses fins.
Tout le long du texte on ne peut s'empêcher d'être intriguée par tous les mystères que l'on surprend, et d'espérer enfin avoir la solution de l'énigme  la fin du roman. Et quand j'ai effectivement obtenu la solution, dont je me doutais, j'ai été un poil déçue. Au vu des effets déployés par l'auteur, je m'attendais à ce que la solution attendue ne soit pas celle qui convenait et qu'on ai autre chose de plus subtil et machiavélique.
Le début est peut-être un petit peu lent, tout se met en place, mais quand arrive la victime en visite, tout se précipite et l'on ne peut pas lâcher le livre avant de l'avoir terminé.
L'écriture de Sheridan le Fanu est toujours aussi belle, les phrases s'articulent parfaitement, l'ironie de l'auteur, son talent pour le dialogue (déjà soulevé plus haut), tout conduit au plaisir du lecteur.

En deux mots : Une lecture très agréable, même si quelques maladresses dans le texte.

Rangé dans Littérature irlandaise le 11 mars 2010

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/lafemmeaulinceul.jpgLa Dame au linceul, Bram Stoker.

Publié en 1909.
Genre : Roman gothique.

Résumé : " Là, sur la terrasse, dans la clarté lunaire maintenant plus intense, se tenait une femme vêtue d'un linceul trempé qui ruisselait sur le marbre, faisant une flaque qui s'écoulait lentement sur les marches mouillées. Son attitude et sa mise, les circonstances de notre rencontre, me donnèrent aussitôt à penser, même si elle se mouvait et parlait, qu'elle était morte. Elle était jeune et très belle, mais pâle, de la pâleur éteinte et grise des cadavres. "

L'auteur : Abraham Stoker, dit Bram Stoker (1847-1912) est un écrivain irlandais auteur de nombreux romans et nouvelles, et atteignit la postérité en écrivant le mythique Dracula.

- L'invité de Dracula -

Mon avis : J'ai les oeuvres complètes de Bram Stoker et j'ai déjà lu quelques livres de lui dont Dracula et le recueil L'invité de Dracula, j'ai donc décidé il y a quelques jours de lire enfin La Dame au linceul.
C'est écrit sur le même modèle que Dracula à l'aide de bouts d'articles de journaux, de lettres, de journaux et de testament. Cependant la prédominance ici va au journal de Rupert Saint Leger qui nous raconte par le menu tout ce qu'il se passe, sans s'attarder toutefois, et c'est heureux, sur d'autres détails de sa vie qui nous ennuieraient. L'auteur a parfaitement dosé ce qu'il fallait raconter, comment il fallait le raconter à quelle vitesse, et rien que pour ça je suis contente d'avoir lu ce roman.
On suit Rupert Saint Leger qui va prendre possession de son héritage dans les Montagnes Bleus, et la façon dont il découvre l'existence de la Dame au linceul. C'est sympathique à lire et plaisamment écrit comme je l'ai dit ; même si ça ne révolutionnera pas le genre du roman gothique, c'est intéressant à lire, surtout qu'on est curieux de savoir d'où vient la Dame au linceul. La fin de l'histoire est vraiment menée très rapidement, peut-être un peu trop, et je n'ai pas trouvé ça des plus logique ... je m'attendais peut-être à quelque chose du genre Conan Doyle, avec une démonstration étonnante et parfaite. Là, loin du fait que ce soit illogique, cela ne m'a pas beaucoup convaincu.

En deux mots : Une lecture sympathique.

Rangé dans Littérature irlandaise le 23 février 2010

Comment ma cousine a été assassinée, Sheridan le Fanu.

Publié en 1838.


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/9782842057138.jpg


Résumé : Lady Margaret est une jeune fille orpheline de mère. A la mort de son père fortuné, elle est placée chez son oncle et tuteur, le sinistre sir Arthur Tyrrell, qui a une réputation de meurtrier. A son arrivée dans sa nouvelle demeure, retirée, elle se lie immédiatement d'amitié avec sa cousine Emily. En revanche, elle ne cessera de nourrir méfiance et répulsion à l'égard de son cousin Edward, individu détestable qui cherche à la contraindre au mariage. Elle soupçonne qu'on en veut à son héritage. On veut la tuer...

L'auteur :
Sheridan le Fanu (1817-1873) est un écrivain irlandais. Il étudie le droit au Trinity College de Dublin et publie ses premières nouvelles fantastiques, et se dirige ensuite vers le journalisme sans cesser de publier des nouvelles.

- Invitation au crime -

Mon avis :
J'avais lu et aimé il y a presque un an, Carmilla, du même auteur. Et j'avais envie depuis un certain temps de lire cette nouvelle, la première de l'auteur. Puisque je l'avais commencé un peu avant, seules les pages lues pendant le Read-A-Thon comptent. C'est assez court et ça se lit d'une traitre, l'écriture de Sheridan le Fanu est encore une fois très belle et j'ai aimé suivre Margaret dans ses aventures. J'ai même ressenti quelques frissons de peur pendant les tragiques incidents qui conclurent la nouvelle. C'est agréable à lire et passionnant, on aime découvrir l'angoisse qui se tisse autour de Margaret ainsi que les sombres manigances de l'oncle et du cousin.
Cette charmante et très belle lecture m'a permit d'agréablement oublier ma précédente lecture et de me donner envie, à une heure de la fin du Read-A-Thon de lire encore plus !

En deux mots : Une lecture agréable et qui permet encore une fois de plonger dans ce délicieux siècle qu'est le 19e.

Rangé dans Littérature irlandaise le 20 février 2010

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Anciens/333099944small.jpgLes Chroniques de Narnia (T.2) : Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique, C.S. Lewis.

Publié en 1950.

 

Résumé : Un hiver éternel, mais sans noël, s'est installé sur Narnia. Et c'est la Sorcière Blanche qui en est la cause, seule l'apparition de quatre enfants pourraient faire changer les choses, et justement Susan, Peter, Lucy et Edmund sont écartés de Londres à cause de la guerre et se retrouvent dans la vieille demeure d'un professeur un peu fou qui possède une armoire des plus mystérieuses.

L'auteur : Clive Staples Lewis (1898-1963) est un écrivain et universitaire irlandais. Grand ami de J.R.R. Tolkien, il enseigna à ses côtés à l'université.

Mon avis : J'ai lu le premier volume de cette série (Le neveu du magicien) et j'ai été agréablement surprise de constater que l'auteur, l'histoire étaient vraiment sympathique. Problème pour le volume deux, j'avais vu le film et je m'étais dit qu'en connaissant l'histoire j'allais m'ennuyer et du coup j'hésitais et blabla, mais j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai commencé le livre ce matin et j'ai constaté avec plaisir que je ne m'ennuyait pas du tout et que j'ai aimé retrouver l'écriture de C.S. Lewis ainsi que son monde de Narnia. C'est tout de même beaucoup plus pratique d'avoir lu la genèse du monde de Narnia pour comprendre l'histoire de ce deuxième volume. Lecture qui n'a fait que me conforter dans l'idée que Le maléfice était vraiment très très proche de l'intrigue de ce volume, sans pouvoir devenir intéressant ou même passionnant.
Quelques réflexions de Susan, Peter et Edmund m'ont semblé très dure à l'encontre de Lucy, ainsi que certaines répliques d'Aslan (chose que j'avais déjà remarqué dans le premier volume). Edmund est un personnage assez… pénible et son évolution ne m'a plus convaincu que cela. Malgré tout ça été une agréable lecture, à présent je peux lire le volume suivant en toute liberté. Le dernier chapitre est très court et résume très rapidement des événements assez important et je trouve cela dommage.

En deux mots : Lecture agréable qui me permet enfin de pouvoir m'attaquer à la suite !

Rangé dans Littérature irlandaise le 3 février 2010

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