Publié en 2003.
Résumé : Après la disparition tragique de sa femme, sir Philip est totalement désemparé. Comment va-t-il faire pour élever ses enfants qui ont souffert de la maladie de leur mère ? Comment leur apprendre la tendresse, lui qui ne sait pas exprimer ses émotions ? Pourquoi ne proposerait-il pas le mariage à Miss Bridgerton, avec qui il entretient une relation épistolaire ? Surprise, mais en même temps troublée, Eloïse, qui ne fait rien comme tout le monde, quitte Londres en secret pour rejoindre dans son manoir cet homme qu'elle n'a jamais vu.Mon avis : Tout d'abord une question me taraude, et je voudrais la poser au/à la maquettiste/graphiste de chez J'ai lu Aventures & Passions. Tu es malade coco/tte ? Où sont passées les marquises dévêtues, les vicomtes en chemises froissés, et les titres pleins de passions ! J'ai failli ne pas reconnaître ce titre pour appartenant à la collection tellement j'étais perturbée. Tant de retenue et bon gout ça frise l'incident diplomatique. Enfin bref, je savais de part les billets de lecture de Fashion que ces bouquins étaient drôles et méritaient d'être lus et franchement je suis agréablement surprise ! Bien sûr ça ne vaut pas le prix Nobel, mais de rire dans un type Harlequin, non pas au dépend de l'auteur/e, mais grâce à son humour, ça change beaucoup !
Apparemment Julia Quinn est prolifique parce que cette série compte genre huit ou neuf tomes et elle en à écrit pleins d'autres. Et ça me ravit parce que j'ai passé un très bon moment de rigolade avec ce livre. Je commençais par le cinquième tome parce que c'était le seul dans le carton que j'ai acheté chez Emmaüs, mais bon ça ne pose pas de problème, chacune des volumes se concentre sur un membre de la fratrie Bridgerton et on résumé rapidement ce qui est arrivé aux autres pendant ce temps-là. Ici nous découvrons Eloïse, vieille file de vingt-huit ans qui a repoussé toutes les demandes en mariage qu'on lui a fait jusqu'au présent et qui commence à tenir une correspondance avec un duc / comte / sir Philip (bref je ne m'en souviens plus) d'un comté perdu de l'Angleterre. Et le duc / comte / sir Philip au bout d'un an lui demande de l'épouser par lettre, alors qu'il ne l'a jamais rencontré. Eloïse est shocking au départ, mais son sens de l'aventure prend le dessus et elle se rend chez le duc / comte / sir Philip en s'échappant de chez elle et sans chaperon !
Au début du bouquin je pensais que j'allais ricaner comme d'habitude au dépend de l'auteure parce que tout ne commence pas très logiquement. La situation initiale est catapultée puissance douze, on a des flash-back bizarres et à peine trois pages plus loin, la correspondance de un an est résumée en quelques mots. Pour la vraisemblance on repassera. Mais ensuite on découvre Eloïse confrontée au duc / comte / sir Philip qui ne s'attendait pas à ce qu'elle accepte son invitation de lui rendre visite, qui est tout timide et habillé de vieilles fringues pour aller dans sa serre, et Eloïse martyrisée par les deux gamins/petits monstres du duc / comte / sir Philip. A partir du moment où la gravité de la situation du duc / comte/ sir Philip est écartée (il est veuf, sa femme était une grande dépressive qui ne s'éclairait qu'à la bougie même en plein jour ! bravo pour les économies), on découvre de l'humour potache avec les farces des sales gamins, des situations rocambolesques entre Eloïse et le duc / comte / sir Philip, et des petits extraits en début de chapitre des lettres qu'Eloïse a envoyé dans sa jeunesse (c'est une grande épistolaire). Le mieux est encore quand la fratrie débarque pour sauver l'honneur de sa sœur et qu'on découvre la complicité qui les unit, j'ai vraiment éclaté de rire plusieurs fois ! Julia Quinn sait écrire des dialogues drôles, rythmés et totalement absurdes. C'est d'ailleurs sa grande réussite dans le bouquin. Parce que les descriptions de scènes de grandes personnes avec la vieille métaphore, son temple du désir ou toute autre fadaises du genre ça devient vite lourd surtout quand ça dure plus d'une page.
Ce qui est dommage c'est que la fin est vite expédiée et que la gravité du bouquin ne se marie pas trop bien avec l'humour du texte, enfin trouve-je. Mais bon si je trouve d'autres bouquins de l'auteure en troc ou chez Emmaüs je n'hésiterais pas à me les procurer, parce que tout de même c'est très drôle et que c'est fait pour ne pas se prendre la tête.
Comme je sais que la couverture française est totalement désapointante du point de vue ébouriffant de la passion, j'ai trouvé sur le site de l'auteure quelques exemples beaucoup plus harlequin, et je dois dire que les allemands, les polonais et les croates n'ont rien à envier aux Harlequins américains ! Laquelle est votre préférée ?
Traduit de l'anglais par Arnaud du Rengal.
To sir Philip with love





Hé oui, Gwenna après son mariage avec Angelito Segafredi, tombe enceinte et lui donne un enfant, une petite fille ! De là bien sûr vous rencontrez l’épilogue du célèbre roman quand Jane met au monde son petit bébé et que Rochester en est gaga. Limpide je vous dis.

