Sherlock Holmes contre Jack L'éventreur, Ellery Queen.
Publié en 1966.
Société Sherlock Holmes des Dilettantes - Le signe des Trois
Publié en 1966.
Société Sherlock Holmes des Dilettantes - Le signe des Trois
Résumé : Qu'est-ce que ce manuscrit inédit du docteur Watson, parvenu un jour sur le bureau d'Ellery Queen ? Une énigme vieille de près d'un siècle ! En 1888, une trousse chirurgicale a mis Holmes sur la piste du plus grand criminel de tous les temps : l'ignoble Jack l'Éventreur. Aussi, suivi de son fidèle Watson, plongera-t-il dans les bas-fonds de Londres de cette fin de siècle où, dans l'épaisseur du fog, se dissimule la misère la plus noire.Les auteurs : Ellery Queen est en fait un pseudonyme sous lequel se cachent deux cousins : Frederic Dannay (1905-1982) et Manfred B. Lee (1905-1971). En 1928 ils participent pour s'amuser à un concours de roman policer et Le mystère du chapeau de soie remporta un tel succès que leur éditeur les enjoignit à continuer.
Mon avis : D'aucun vous diront que j'ai des petites quêtes comme ça. Chercher le bouquin plus édité que je veux absolument, sinon je meurs dans la seconde (c'est bête pour un titre que j'ai mis un an à dénicher). Et ne me dites pas que je peux le commander sur internet ! Non mais. Aucun style. Trop facile (OK vous me le rappellerez quand je craquerais pour le prochain bouquin sur ma liste). Trop cher surtout parfois. Alors qu'avec un peu de patience et d'astuces (qui consiste à écumer les vides greniers, boutiques d'occasions, Emmaüs tous les jours) on trouve ce qu'on veut. Enfin bref, imaginez donc ma joie lorsque ma traque est parvenue à son terme avant-hier. J'ai poussé un cris d'orfraie et j'ai bondis sur le livre (tout à fait glamour j'en conviens). J'aime Ellery Queen d'un amour passionné depuis qu'il m'a bluffé dans Le char de Phaéton. J'avais ensuite lu quelques nouvelles sympathiques mais pas transcendantes, ce volume m'a cependant conforté dans mon admiration et mon envie de lire toutes ses aventures. Pour vous expliquer la genèse de ce volume : le pastiche holmésien est tiré du scénario du film du même nom avec John Neville en Holmes (à ma grande surprise, j'avoue que je l'aime assez dans ce rôle, faudrait que je vois le film en entier un de ces quatre), puis Ellery Queen l'a novellisé et ajouté des éléments pour le lier à sa transposition. En effet ils ne se contentent pas de refourguer le scénario du film (ils = les deux auteurs cousins se cachant sous le pseudo de Queen), mais de créer une intrigue autour du manuscrit de l'aventure écrit par Watson et remis des décennies plus tard à Ellery Queen (plus les auteurs cette fois, mais leur héros ! Oui on s'y perd un peu), et qui va essayer de deviner qui lui a fait parvenir le manuscrit et pourquoi.
Et je vous l'avoue mes canards (vous permettez que je vous appelle mes canards n'est-ce pas, les coco ?), j'ai de loin préféré les chapitres suivant Ellery Queen que le pastiche holmésien lui-même. Oh, la narration de Watson est bien rendue, on retrouve ses tics d'écriture nés sous la plume de SACD (Sir Arthur Conan Doyle), la narration globale et l'enquête se laissent lire. Mais je n'ai pas été emballée. J'étais plus curieuse de savoir qui avait envoyé le manuscrit à Ellery et je goutais plus sa narration si drôle et... comment la qualifier ? Rah elle a un parfum particulier que j'affectionne c'est tout. J'ai vraiment retrouvé ce qui m'avait tant charmé dans Le char de Phaéton. Ce dandysme, cet esprit brillant, ces conversations enlevées. Bref je l'adore. J'ai aimé qu'il complète à sa façon les déductions de Holmes, sans non plus le discréditer, ce qui aurait été par trop facile (comme a pu le faire Maurice Leblanc par exemple dans ce volume).
En fait ce qui m'a gêné dans le pastiche c'est le caractère fondamentalement novélisation du truc. Tout est trop rapide. On voit bien en lisant que les auteurs (je ne sais pas comment ils se répartissaient la rédaction les coco, mais bon), qu'ils avaient les images du film en tête et certains trucs ne sont pas intelligemment décrits, ou des choses arrivent de façon trop cheveux sur la soupe. Je n'ai pas non plus adhéré au rendu du caractère de Holmes. Non plus par exemple qu'à la mention de Moriarty comme méchant ultime par Watson (parce que bon la première fois qu'il en entend parler c'était avant le grand hiatus, et après il n'y a plus raison d'en discuter vu qu'il est un peu mort déchiqueté à Reichenbach).
En deux mots : Si l'enquête holmésienne n'a pas spécialement stupéfiée, j'ai en revanche adoré les chapitres consacré à Ellery Queen. J'en veux d'autres o/
Traduit de l'américain par l'homme mystère
(ben oui le nom n'est pas indiqué ; et c'est heureux vu les fautes que j'y ai trouvé. Moule à gaufres va)






