La Vierge en bleu, Tracy Chevalier.Publié en 1997.
Résumé : Sud-ouest de la France, aujourd'hui. Récemment arrivée des États-Unis avec son mari, Ella Turner a du mal à trouver sa place dans cette bourgade de province. S'y sentant seule et indésirable, elle entreprend des recherches sur ses ancêtres qui, protestants, eurent à fuir les persécutions. Elle est alors loin d'imaginer que cette quête va bouleverser sa vie. Quatre siècles plus tôt, en pleine guerre de religion, Isabelle du Moulin, surnommée " La Rousse " en raison de sa flamboyante chevelure, risque un procès en sorcellerie pour le culte qu'elle voue à la Vierge Marie. Cependant, l'enfant quelle porte ne lui laisse d'autre choix que d'entrer dans l'intolérante famille des Tournier qui a embrassé la Réforme. Séparées par des générations mais unies par un mystérieux héritage, Ella et Isabelle vont renouer les fils du temps à deux voix.
L'auteure : Tracy Chevalier (née en 1962) est une écrivain américaine. Après des études d'anglais elle déménage en Angleterre. La Vierge en bleu est son premier roman.
Mon avis : Il faut savoir que jusqu'à maintenant je n'avais jamais lu Tracy Chevalier. J'ai adoré l'adaptation filmée de La jeune fille à la perle, j'ai écouté le livre audio de ce même livre que j'ai également adoré. La Vierge en bleu est donc ma première lecture, et c'est très bien puisqu'il s'agit là du premier roman de l'auteure. Il y a certaines maladresses, surtout du aux prénoms foisonnants qui ne sont jamais remplacés par les pronoms ou des "la mère, le père, la soeur, etc ..." et aussi à la façon dont les chapitres sont mis en place dans l'ouvrage. En effet je ne sais pas si c'est pour gagner de la place, mais toujours est-il qu'ils sont posés à la suite du texte sans aucune séparation et que c'est assez pénible. On ne voit donc pas la séparation entre les différents chapitres et on n'a pas le temps de souffler. Et c'est handicapant quand d'un chapitre à l'autre, sans crier gare, on fait un bond de quatre siècles dans le temps. Bien sûr elle n'utilise pas le même mode de narration dans les deux cas, le"je" et le "elle" ; mais tout de même.
J'avais déjà par deux fois essayé de rentrer dans ce livre, mais le premier chapitre me bloquait, ainsi que le début du deuxième ; et là voilà qu'il me prend l'envie de lire ce livre ! Et hop je rentre dedans pour n'en ressortir qu'à la fin. Je ne sais pas ce qui, à un moment, m'a fait dire : "mais c'est fantastique !", toujours est-il que j'ai découvert une écriture, un univers vraiment sympathique et qui m'a donné envie d'en savoir plus sur les personnages.
Ce qui m'ennuie toujours dans ce genre deux livres à deux narrateurs, ou plus d'ailleurs ; c'est que lorsqu'on s'attache à un narrateur et que l'on brûle d'envie de savoir ce qu'il vient ensuite, on change de narrateur. Aussi quand il se passait des choses dramatiques pour Isabelle (l'ancêtre) et que l'on repassait à Ella et qu'ensuite on s'intéressait à Ella ...
La chose qui m'a ensuite surprise a été la vision de la France qu'à l'auteure, et qu'elle donne au travers de ses personnages. J'ai déjà été aux États-Unis et je m'étais rendue compte de certaines particularités, comme le fait que 150 km pour aller faire la fête ce n'était rien pour eux, mais quand je vois écris que les "françaises sont plus classes, mieux habillés et plus soigneuses que les américaines" je suis un peu dubitative. C'est vrai qu'aux États-Unis j'ai pu voir des parangons de mauvais gout, et ils étaient légions dans le lycée où j'étais mais delà à dire que les françaises ont plus de classes ...
Et ce qui m'a surprise ensuite, et tenue en haleine jusqu'à la fin c'est ce qui arrive à Marie (la fille d'Isabelle) ; je ne m'attendais absolument pas à quelque chose du genre ! C'est très morbide et ... répugnant. Comme on ne sait pas exactement ce qu'il arrive j'ai relu plusieurs fois la fin afin d'être sûre d'avoir captée tous les détails et de mieux comprendre. Toujours est-il que je suis choquée par ce que l'on découvre et surtout par la façon dont les personnages, Étienne (l'époux d'Isabelle), Hannah (la mère d'Étienne) agissent ... Ca fait froid dans le dos. Surtout quand on voit la pauvre Isabelle se faire insulter par tout le monde à cause de ses cheveux, et de ses prétendus pouvoirs de sorcières ...
Le seul bémol que je mettrais serait celui-là. Je veux bien qu'il existe un lien entre Isabelle et Ella mais ... là c'était un peu trop poussée pour moi. Surtout que l'on ne nous explique pas exactement de quelle nature et ce lien et si c'est à cause de cela que toutes les choses étranges arrivent aux femmes de la famille Tournier.
En deux mots : Un bon premier roman avec les maladresses qu'on peut s'attendre à y trouver, une fin plus que surprenante mais qui "m'a plu".






Mais bon, j'attends deux livres pour les partenariats. D'ailleurs, tout le monde a reçu sont partenariat avec le LDP aujourd'hui, et pas moi !!! avec ma chance, le colis s'est perdu ! :'(
Meli