La route, Cormac McCarthy.
Publié en 2006.
Publié en 2006.

Résumé : L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie.
Mon avis : Mon avis sera peut-être un peu long (enfin plus que d'habitude) parce que je vais vous parler autant du livre en lui-même que du format ... vous n'avez sans doute pas pu louper la campagne d'affichage vantant le format ultra-poche des éditions Point2 (le Seuil) est qui est sorti hier. On va commencer par le forme ; déjà rien que parce que je veux devenir fabricante j'étais très curieuse de voir comment ils allaient allier et ergonomie et réduction du format et changement de sens de lecture. En ce sens que le texte ne tombe plus sur deux pages comme deux colonnes mais court le long de la vertical des deux pages et se lit en paysage en fait (comme sur la photo d'illustration). Et franchement je ne vois aucun problème à cela. Il ne m'a fallu aucun temps d'adaptation pour m'y habituer ; je ne pense pas que ça révolutionne quoique ce soit sinon qu'on gagne de la place dans le bouquin puisqu'on a des lignes plus longues et que le texte n'a pas à être coupé en deux colonnes. Ensuite la reliure ... et là je dis chapeau :) Parce que le paris est tenu on peut vraiment tenir le bouquin dans sa main et le laisser ouvert en laissant juste un bout de doigt sur un coin de page supérieur sans se forcer ; très pratique quand on doit lire dans le métro avec une main accrochée quelque part pour ne pas se casser la figure. Ou pour marcher d'ailleurs... enfin bref j'aime. On peut aussi le glisser dans sa poche de jean, de blouson ou autre sans avoir besoin d'ouvrir son sac il est très léger et vraiment mignon !
Ensuite le papier fin qui me faisait un peu peur parce que je ne suis pas fan du papier bible, mais en fait ça va. Le seul micro problème ce serait que quand on veut tourner les pages on en tourne plusieurs d'un coup, mais bon c'est pas non plus la fin du monde (c'est le cas de le dire !) et c'est un coup de main à prendre. L'opacité est bonne, pas optimale, on voit qu'il y a un truc de l'autre côté, mais franchement ça ne m'a pas non plus gêné ; mais faut dire, et j'ai vu ça en comparant avec d'autres titres de la collection, que La route doit avoir du papier de grammage et de main légèrement supérieur parce que l'opacité est meilleure, à cause de la pagination inférieur aux autres pavés déjà lancés ; je verrais avec le prochain titre que je veux me procurer si ça me gène.
Ensuite le bouquin ; j'ai aimé. Je l'ai lu rapidement, mais en même temps j'avais une réserve parce que bon vu comme ça commençait on peut pas s'attendre à un happy end et c'est un peu frustrant. Mais La route c'est déjà un phénomène depuis quatre ans déjà, date de sa publication. Roman post-apocalyptique, il suit les traces d'un père et son fils qui tentent de survivre à ladite apocalypse justement, aux survivants devenu cannibales, et à la disette. Parce que à la différence des récits habituels de fin du monde, tous les animaux sont morts, les réserves des supermarché terminées, et les hommes n'ont qu'un seul moyen pour se nourrir ... c'est à dire grignoter la jambe du voisin.
L'écriture de Cormac McCarthy est vraiment particulière ; je ne sais pas, pour ne pas avoir lu d'autres romans de lui, s'il a adapté son écriture justement à son thème et à ce roman, mais en tout cas ça change ... des phrases très "sujets-verbes-compléments", des dialogues sans la mise en page habituelle (pas de tirets, mais quand même on va à la ligne à chaque fois qu'on change d'interlocuteur), des énumérations, des descriptions parfois sans ponctuation. En fait il faut s'y habituer ... ça ne m'a pas dérangé, j'ai aimé même, c'est très beau parfois. J'ai aimé mais ça n'a pas été le coup de coeur que je peux avoir quand je lis Eluard tard le soir.
L'histoire est prenante ; on a peur pour les personnages, on les suit comme ça, en train de récupérer tout ce qu'ils peuvent pour survivre, découvrir les horreurs des "méchants" , les autres survivants, et gagner le Sud là où est la mer. Et en fait, je dois être ... maso mais les moments que j'ai le plus aimé, que j'ai trouvé les plus intéressants, c'est la description de l'attitude des autres survivants. Ceux qui s'organisent en communes, ceux qui vivent par groupe, avec des femmes enceintes, ou alors les convois très "société antique" avec des esclaves, des femmes et des hommes qui marchent à part, des mignons qu'on attache comme les esclaves. Ou encore ceux qui se sont changés en prédateur pour les autres survivants et qui se constituent un garde-manger humain ...
En deux mots : J'ai aimé découvrir enfin l'histoire de ce roman et l'écriture de Cormac McCarthy ; j'ai vraiment dû le lire d'une traite parce que c'est passionnant et angoissant et qu'on a envie de savoir ce qu'il va arriver à l'homme et au petit. Pas un coup de coeur, mais enfin je compte bien le relire et être plus sensible au style ... et maintenant je veux voir le film :D
Traduit de l'anglais par François Hirsch.
Mon avis : Mon avis sera peut-être un peu long (enfin plus que d'habitude) parce que je vais vous parler autant du livre en lui-même que du format ... vous n'avez sans doute pas pu louper la campagne d'affichage vantant le format ultra-poche des éditions Point2 (le Seuil) est qui est sorti hier. On va commencer par le forme ; déjà rien que parce que je veux devenir fabricante j'étais très curieuse de voir comment ils allaient allier et ergonomie et réduction du format et changement de sens de lecture. En ce sens que le texte ne tombe plus sur deux pages comme deux colonnes mais court le long de la vertical des deux pages et se lit en paysage en fait (comme sur la photo d'illustration). Et franchement je ne vois aucun problème à cela. Il ne m'a fallu aucun temps d'adaptation pour m'y habituer ; je ne pense pas que ça révolutionne quoique ce soit sinon qu'on gagne de la place dans le bouquin puisqu'on a des lignes plus longues et que le texte n'a pas à être coupé en deux colonnes. Ensuite la reliure ... et là je dis chapeau :) Parce que le paris est tenu on peut vraiment tenir le bouquin dans sa main et le laisser ouvert en laissant juste un bout de doigt sur un coin de page supérieur sans se forcer ; très pratique quand on doit lire dans le métro avec une main accrochée quelque part pour ne pas se casser la figure. Ou pour marcher d'ailleurs... enfin bref j'aime. On peut aussi le glisser dans sa poche de jean, de blouson ou autre sans avoir besoin d'ouvrir son sac il est très léger et vraiment mignon !
Ensuite le papier fin qui me faisait un peu peur parce que je ne suis pas fan du papier bible, mais en fait ça va. Le seul micro problème ce serait que quand on veut tourner les pages on en tourne plusieurs d'un coup, mais bon c'est pas non plus la fin du monde (c'est le cas de le dire !) et c'est un coup de main à prendre. L'opacité est bonne, pas optimale, on voit qu'il y a un truc de l'autre côté, mais franchement ça ne m'a pas non plus gêné ; mais faut dire, et j'ai vu ça en comparant avec d'autres titres de la collection, que La route doit avoir du papier de grammage et de main légèrement supérieur parce que l'opacité est meilleure, à cause de la pagination inférieur aux autres pavés déjà lancés ; je verrais avec le prochain titre que je veux me procurer si ça me gène.Ensuite le bouquin ; j'ai aimé. Je l'ai lu rapidement, mais en même temps j'avais une réserve parce que bon vu comme ça commençait on peut pas s'attendre à un happy end et c'est un peu frustrant. Mais La route c'est déjà un phénomène depuis quatre ans déjà, date de sa publication. Roman post-apocalyptique, il suit les traces d'un père et son fils qui tentent de survivre à ladite apocalypse justement, aux survivants devenu cannibales, et à la disette. Parce que à la différence des récits habituels de fin du monde, tous les animaux sont morts, les réserves des supermarché terminées, et les hommes n'ont qu'un seul moyen pour se nourrir ... c'est à dire grignoter la jambe du voisin.
L'écriture de Cormac McCarthy est vraiment particulière ; je ne sais pas, pour ne pas avoir lu d'autres romans de lui, s'il a adapté son écriture justement à son thème et à ce roman, mais en tout cas ça change ... des phrases très "sujets-verbes-compléments", des dialogues sans la mise en page habituelle (pas de tirets, mais quand même on va à la ligne à chaque fois qu'on change d'interlocuteur), des énumérations, des descriptions parfois sans ponctuation. En fait il faut s'y habituer ... ça ne m'a pas dérangé, j'ai aimé même, c'est très beau parfois. J'ai aimé mais ça n'a pas été le coup de coeur que je peux avoir quand je lis Eluard tard le soir.
L'histoire est prenante ; on a peur pour les personnages, on les suit comme ça, en train de récupérer tout ce qu'ils peuvent pour survivre, découvrir les horreurs des "méchants" , les autres survivants, et gagner le Sud là où est la mer. Et en fait, je dois être ... maso mais les moments que j'ai le plus aimé, que j'ai trouvé les plus intéressants, c'est la description de l'attitude des autres survivants. Ceux qui s'organisent en communes, ceux qui vivent par groupe, avec des femmes enceintes, ou alors les convois très "société antique" avec des esclaves, des femmes et des hommes qui marchent à part, des mignons qu'on attache comme les esclaves. Ou encore ceux qui se sont changés en prédateur pour les autres survivants et qui se constituent un garde-manger humain ...
En deux mots : J'ai aimé découvrir enfin l'histoire de ce roman et l'écriture de Cormac McCarthy ; j'ai vraiment dû le lire d'une traite parce que c'est passionnant et angoissant et qu'on a envie de savoir ce qu'il va arriver à l'homme et au petit. Pas un coup de coeur, mais enfin je compte bien le relire et être plus sensible au style ... et maintenant je veux voir le film :D
Traduit de l'anglais par François Hirsch.





