La jeunesse de Sherlock Holmes (T.1) : L'oeil du corbeau, Shane Peacock.
Publié en 2007.
Société Sherlock Holmes des Dilettantes - Emprunt bibliothèque
Publié en 2007.
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Résumé : Sherlock Holmes est le fils d’une union décriée entre une jeune aristocrate et un professeur juif sans le sou. Dans le Londres des années 1860, ce mariage rejette la famille en marge de la bonne société. Jeune homme solitaire, fasciné par sa mère à laquelle il est extrêmement attaché, Sherlock a un esprit rebelle et intuitif.Une ravissante jeune femme est brutalement assassinée à Whitechapel. Arrêté par la police, un jeune Arabe clame son innocence. Sherlock se passionne aussitôt pour l’affaire et débute une enquête parallèle. Une enquête qui va bouleverser sa vie à jamais et fixer à tout jamais son destin.
L'auteur : Shane Peacok (né en 1957 dans l’Ontario) est un biographe, journaliste et auteur de romans policiers pour adultes et pour la jeunesse. La série The Boy Sherlock Holmes compte quatre volumes en langue anglaise, dont le dernier est paru en 2010 : The Secret Fiend.
Mon avis : Evidemment que ce livre me tentait, ai-je encore besoin de préciser que je suis dingue de Sherlock Holmes et que je veux lire toute ce qui a été écrit sur lui ? Bref, j'ai une préférence pour les pastiches jeunesses et j'en ai lu des très bons (les ouvrages de Béatrice Nicodème, Nancy Springer, etc ...), L'oeil du corbeau n'est fait pas partie. Mais genre pas du tout. Si je devais le résumer en deux mots ce serait abracadabrantesque et grandiloquent que je choisirais. Mais je vais essayer de vous faire un avis un minimum structuré pour vous expliquer pourquoi j'ai été légèrement atterré pendant toute ma lecture.
Shane Peacock choisit de nous présenter un Holmes âgé de 13 ans ; ses parents comme dit dans le résumé sont désargentés suite au mariage de sa mère avec un Juif sans le sou. Depuis quelques temps Holmes ne va plus dans l'école publique miteuse où ses parents l'envoie et préfère lire les journaux à sensations dans un parc. Quand il découvre qu'une belle jeune femme a été tué dans Whitechapel son attention est attirée et il voudra tout faire pour résoudre ce crime. Pourquoi ? Oui, c'est ce qu'on pourrait se demander ? Pourquoi ce crime-ci ? Il devait y en avait des dizaines et des dizaines des meurtres à Londres, encore plus à Whitechapel en ce temps là. Tout aussi sanglant et impliquant de belles jeunes femmes. Mais voilà Sherlock a la sensation qu'il doit résoudre ce crime et se fie à des corneilles qui semblent lui parler pour résoudre son enquête ... et oui vous avez bien entendu, des corneilles. On a donc des descriptions assommantes du comportement de ces oiseaux, de leurs moeurs, de leur "jeu" avec Sherlock, de la façon dont elles ont observé le crime et tenté de le montrer à Sherlock ... soupir soupir ...
Ensuite parce que Sherlock a été sur les lieux du crime et parce que le présumé coupable arrêté par la police lui adresse quelque mots, Lestrade senior le fait arrêter, ensuite il rencontre une certaine Irène Doyle (mais là part contre j'ai pas compris l'intérêt d'inventer un personnage rappelant Irène Adler et Conan Doyle en même temps), jeune fille de bonne famille qui l'aide à s'échapper, ensuite il se fait aider de gamins de la rue dont un certain Maléfactor (Moriarty plus jeune ?), puis les corneilles lui donnent des preuves, puis ... oh mais oh stop ! Ce que c'est assommant et pas crédible ! Et bien sûr que Sherlock découvre des preuves grosses comme une maison que les policiers ont loupé (mais là ils sont vraiment nuls s'ils loupé ce qu'il a découvert), bien sûr qu'il a de grandes prises de consciences parce qu'il met la belle Irène en danger, parce qu'il n'a pas de vêtements propres et parce qu'il ne sera jamais riche ...
Et l'écriture. L'écriture mes amis. Déjà tout est au présent. A la limite ça pourrait passer, dans les livres de Daniel Pennac s'est juste merveilleux, mais là quel calvaire. Ca rend tout "sensationnel" comme si on lisait un article de ces journaux à gros titres que lit ce Sherlock ; tout y est grandiloquent, risible, pas crédible. On a des grandes envolées lyriques très chevalier courtois, mais aussi des délires avec de l'argot de nos jours alors que Sherlock essaye de paraître irréprochable en tout. Des répétitions qui ne servent à rien, des phrases trop lourdes, de l'action trop prévisible et qu'on ne lit même plus parce qu'on sait comment elle va aboutir ...
Et je n'ai pas envie d'en dire plus. Car tout est dans la même veine ; la fin est du même acabit, si ce n'est encore plus théâtrale et pénible. Je ne lirais pas la suite ça c'est sûr, mais ça m'a donné envie de me procurer la suite des aventures du Young Sherlock Holmes d'Andrew Lane, qui même s'il n'est pas irréprochable est tout de même beaucoup plus crédible que celui de Shane Peacock.
En deux mots : Une lecture pas décevante parce que je n'en attendais pas la révélation de ma vie de lectrice, mais pénible et laborieuse. On aurait pu mieux servir Sherlock Holmes.
Traduit de l'anglais par Pierre Corbeil.






