Sherlock (BBC - 2012) : The Reichenbach fall.

The return of Moriarty. The crime of the century. Can Sherlock possibly survive?
Le retour de Moriarty. Le crime du siècle. Est-ce que Sherlock pourra survivre ?

The return of Moriarty. The crime of the century. Can Sherlock possibly survive?
Le retour de Moriarty. Le crime du siècle. Est-ce que Sherlock pourra survivre ?
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Je suis contente de n'avoir vu les deux premiers épisodes de cette mini-série que ce week-end. Ainsi je n'ai eu qu'une journée à attendre pour voir le dernier et superbe épisode dont je vais vous parler aujourd'hui. Parce que autant le dire tout de suite pour ce soit clair, net et précis mes petits serpolets, The Reichenbach fall n'est pas un putain d'épisode, c'est un truc encore au dessus, un truc si complexe, intelligent, bien réalisé, haletant que j'ai retenu mon souffle pendant tout le visionnage ce qui m'arrive très très rarement.
Ceux qui ont lu la nouvelle pourrait penser que le suspens n'agirait pas, mais dés la première minute j'avais le coeur en vrille et les larmes aux yeux. Martin Freeman est le meilleur Watson que j'ai jamais vu sur écran. Il joue juste, il montre un personnage complexe. Il est excellent dans son rôle, tout aussi important que Benedict Cumberbatch qui est whatsoever le meilleur Holmes que j'ai vu à l'écran. Robert Downey Jr est drôle dans le film, mais à côté de Cumberbatch c'est un bébé.
Je vais essayer de ne pas spoiler, mais vraiment si vous n'avez pas vu la saison précédente, ni celle-ci, lire mon article ne vous intéressera probablement pas. The Reichenbach fall reprend la trame du Problème finale du canon. Et si vous l'avez lu, vous savez déjà ce qui arrive à la fin de l'épisode même si bien sûr les scénaristes et le réalisateur ont mis cela à leur sauce. Et même en sachant, on se pose des dizaines de questions. Parce que le rôle de Moriarty est tellement double, que j'ai moi-même douté à un moment ; pas de Sherlock, mais du fait que Jim aurait pu être un prête-nom, une marionnette. Tout le long de l'épisode, et grâce à cette scène d'exposition si difficile, la tension reste représente et n'attend qu'un regard, une phrase pour repartir. Et de telles choses il y en a dans cet épisode. On voit le plan de Moriarty se refermer sur Holmes et on ne peut pas lâcher l'écran des yeux.
Encore une fois les références au canon pleuvent (moi non plus Sherlock je ne comprend pas cet engouement pour le deerstalker ; on te préfère les bouclettes à l'air libre avec Méloë de toute façon), et un seul visionnage n'est pas assez pour les saisir. D'autant que dans ma précipitation je n'ai pas pu attendre la mise en place des sous-titres français, et vraiment, suivre le discours de Holmes quand il prend son débit « je vous explique une déduction super maligne » c'est pas de la tarte.
La scène finale est de toute beauté dans le genre sadique et larmes à profusion. Le jeu d'acteur de Freeman et Cumberbatch est plus qu'impeccable. La mise en scène, la musique, le faciès de Cumberbatch (son émotion là, contrairement à celle de SCAN et HOUN ne m'a pas semblé déplacé ou outré), celui de Freeman, tout conduit à ce que l'on se sente agrippé aux tripes. Cependant, la toute dernière image n'est pas celle que j'aurais choisi. Un truc dans la continuité de la nouvelle m'aurait semblé plus sadique, mais plus juste.
J'essaie de faire un billet construit, mais mon cerveau semble bloqué sur le mode « cet épisode était trop awesome, et je ne sais pas quoi dire pour que la Terre entière le regarde ». Et en plus il est difficile d'en parler sans affreusement spoiler. Sachez donc juste qu'il y aura une troisième saison (et de toute façon ils n'avaient pas le choix ! Du tout, du tout.), que les pistes y menant dans ce dernier épisode sont nombreuses et en bonne partie nébuleuses pour moi. Et que je ne peux pas attendre pour voir cette saison.
• > Sherlock, saison première (2010) : A study in pink, The blind banker, The great game.
• > Sherlock, saison deuxième (2012) : A scandal in Belgravia & The hound of Baskerville.
Ce qu'en pense Méloë.







(commentaire fort utile et constructif, tu en conviendras, je n'en doute pas.)