A discovery of witches (T.1), Deborah Harkness.
Publié en 2011.
Publié en 2011.
Résumé : Diana Bishop est la dernière d'une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où elle emprunte un mystérieux manuscrit alchimique. Elle ignore alors qu'elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous - démons, sorcières et vampires - le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu'énigmatique...Mon avis : Je n'avais pas spécialement envie de découvrir Le livre perdu des sortilèges comme il est nommé en français ; peu tentée par les bouquins dont on fait tout un foin sans les avoir lus je ne m'en étais donc pas occupée. Mais en me promenant en librairie la couverture de la version poche anglophone m'a attiré ; je ne savais même pas que c'était ce bouquin d'ailleurs, le nom de l'auteure n'étant pas visible et la traduction française pas franchement approchante du titre anglais. J'ai aimé la couverture, oui ça n'a aucun intérêt par rapport au livre, mais elle et le titre m'ont rappelé les bouquins sur le sorcières que je lisais petite et je me suis laissée tentée. Et quitte à lire ce genre de bouquin autant que ce soit en anglais pour que je bosse un peu mon vocabulaire. Et si ce n'est pas un coup de coeur, je ne m'y attendais pas de toute façon, j'ai passé un agréable moment de lecture. Il y a bien sûr des points négatifs, mais chose très importante j'avais envie de me remettre au bouquin dés que je faisais autre chose que le lire, ce qui ne m'arrive pas forcément le week-end quand je roupille sur mon canapé. Je n'étais pas tiraillée par un suspens insatiable, j'avais juste envie de retourner dans le bouquin.
Diana Bishop est une universitaire spécialisée dans l'histoire des sciences et se trouve à l'université d'Oxford pour étudier des manuscrits alchimiques préfigurant la chimie moderne quand elle découvre un grimoire qui se trouve être ensorcelé. Étant une sorcière faisant peu cas de la magie elle se décide à l'étudier en universitaire et l'ouvre... les sorcières, démons et vampires de la ville, et du monde le savent aussitôt car le manuscrit n'est rien de plus qu'un grimoire perdu une foultitude d'années et que tout le monde veut posséder car il enfermerait la genèse des trois espèces magiques et les éclairaient sur leur avenir. Le professeur Mathew Clairmont va bientôt apparaître et suivre Diana...
Résumé ainsi l'histoire ne semble pas forcément hyper originale, et la romance vampire sexy et humaine godiche appuie en ce sens. Cependant Debohra Harkness décide de créer une intrigue plus vaste autour de ces personnages et cherchant en utilisant la théorie de l'évolution de Darwin, le génome, et quelques autres joyesetés de la génétique. Au début du roman j'ai beaucoup soupiré et ricané. Diana Bishop pour nous montrer qu'elle est super intelligente parle de sa mémoire photographique, des classes qu'elle a sauté, et blabla. Ensuite arrive le vampire sexy peut-être méchant dont elle parvient à saisir l'intelligence simplement en le regardant à cinquante mètres de distance et aussi à voir qu'il a les cuisses musclées (nan mais un jour faudra m'expliquer comment les fifilles peuvent remarquer tout ça, il portait un pantalon en lycra moulant ?). Forcément ils vont tomber amoureux et blabla, et il va y avoir des discussions sur la nature vampirique du coco, ce qu'il mange ou pas, ce qu'il fait la nuit. C'est over classique les chouchous et ça m'a un peu ennuyé. Du coup je pensais que le reste serait de la même eau sachant en plus que le bouquin est le premier d'une trilogie (franchement faut arrêter
avec les trilogies, ça va hein ! Faire un bouquin unique est-il si compliqué que cela ?). Mais heureusement la suite est différente même si la romance est le truc important du bouquin ; pensez un vampire n'ont absolument pas le droit d'être amoureux, ce serait hyper hyper dangereux pour eux. J'avoue tout de même qu'un de romantisme m'a fait apprécier l'évolution de leur grand amoûr. J'en avais un peu ras le potiron au bout d'un moment, mais tout de même c'était agréable à lire. D'autant que je n'avais pas été "touché" par cela depuis un petit nombre de bouquins du genre. Cela fait beaucoup penser à Fascination quand même, mais Fascination me faisant beaucoup penser à Rebecca de Daphné du Maurier, on peut dire que la trame est plutôt classique.J'aurais aimé que cela n'aille pas si vite pourtant ! Ralentir le truc et ne pas les faire tomber amoureux pour le reste de la vie au bout de 200 pages, n'est tout de même pas impossible à faire ? Mathew avait l'air d'un vilain vampire méchant voulant utiliser Diana et ça promettait des trucs bien, sauf qu'il se révèle être le parangon du gentil vampire. Super désolé et pleins de remord pour les gens qu'il a tué sans faire exprès, se rengorgeant de rien vouloir faire de méchant à notre petite sorcière.
On a ensuite, plus dans la première partie du bouquin, des digressions sur l'enfance de Diana ou d'autres souvenirs de personnages qui sont trop longues à mon gout et pas forcément bien intégrées dans le texte.
L'écriture de Deborah Harkness n'est pas désagréable. Elle n'est ni excellente (n'a pas ce petit truc qui peut la distinguer de l'écriture lambda qui te fait juste lire un texte sans accrocher), ni mauvaise. On n'accroche pas sur des phrases mal ficelées ou des passages trop kitsch. Et soulagement on n'a pas de scènes de jambes en l'air ! Et quand il y a une certaine intimité entre Diana et son chéri d'amour on n'a pas la description longue et fastidieuse de leurs ébats. Ça change et en plus la façon dont s'est justifié est plutôt intéressante. Même si bon à la fin des 700 pages du bouquin on se dit qu'on aurait quand même pu avoir un petit... enfin plus de bien que de mal.
Au final je suis un peu embêtée car même si le volume est plutôt épais je ne trouve plus rien à ajouter. J'ai apprécié, j'ai passé un plutôt bon moment de lecture qui a capté mon esprit de lectrice, mais une fois le livre refermé je n'éprouve pas ce besoin irrépressible d'en parler. C'est dommage tout de même.
En deux mots : Une agréable lecture malgré un gros côté bien kitsch et une romance bien bien présente et très classique. C'est plaisant à lire mais sans plus.
Apostille : Ce qui m'a beaucoup plu en fait dans ce bouquin c'est le fait que Matthew Clairmont est censé être français, et emmène Diana chez lui dans son château. Du coup on peut voir comment les auteurs américains se débrouillent pour mettre des phrases en français et décrire le paysage. La plupart des mots utilisés sont corrects, mais les phrases sont la plupart du temps maladroites. Disons qu'elles sont possibles, mais qu'un Français ne dirait jamais les choses de cette façon, avec cette formulation. Enfin bref j'ai aimé cette dimension du bouquin, et je suis contente pour le coup de l'avoir lu dans sa langue d'origine pour profiter des différents idiomes utilisés.






J'aime mieux la couverture et le titre VO qu'en VF, ça me rappelle les livres de sortilèges que je lisais plus jeune (sans être assez folle pour les appliquer, hors de question de sortir une nuit de pleine lune dans mon jardin pour réciter une formule, merci) et vu le sujet abordé, ça pourrait être plaisant et agréable... sans pour autant avoir envie d'avoir ce livre par dessus tout néanmoins... puis, ça fait plaisir à ma wish-list, je vais l'épargner pour cette fois xD