La trilogie de Bartiméus : L'Amulette de Samarcande (T.1), Jonathan Stroud.Publié en 2003.
Genre : Fantastique / Jeunesse.
Résumé : Londres, XXIe siècle. La ville est envahie de magiciens qui font appel à des génies pour exaucer leurs désirs. Lorsque le célèbre djinn Bartiméus est appelé par une puissante invocation, il n’en croit pas ses yeux : l’apprenti magicien Nathaniel est bien trop jeune pour solliciter l’aide d’un génie aussi brillant que lui ! De plus, cet adolescent surdoué lui ordonne d’aller voler l’Amulette de Samarcande chez le puissant Simon Lovelace. Autant dire qu’il s’agit d’une mission suicide. Mais Bartiméus n’a pas le choix : il doit obéir. Le djinn et le magicien se trouvent alors embarqués dans une périlleuse aventure...
L'auteur : Jonathan Stroud (né en 1970) est un écrivain et éditeur anglais. Après des études de littérature à l'université de York, il devient éditeur. Il commence ensuite à écrire ses propres livres.
- La trilogie de Bartiméus : L'oeil du Golem (T.2) -
- La trilogie de Bartiméus : La Porte de Ptolémée (T.3) -
- Les héros de la vallée -
Mon avis : C'est tout d'abord Alixe qui m'a parlé de cette trilogie lors d'une rencontre IRL de l'Encrier l'année dernière (elle écrit de sublimes potterfiction !), j'ai vu le coffret de l'édition brochée en occasion et je l'ai acheté. Puis il y a quelques jours j'ai vu l'article de Lyra Sullivan et je me suis souvenue que j'avais ces livres en magasin ; aussi dit, aussitôt fait, j'ai pris le livre et j'ai commencé ma lecture.
J'avais déjà tenté de lire ce livre, mais le début m'avait dérouté et pas franchement inspiré, je l'avais donc reposé. Mais là j'ai persévéré, et j'ai plutôt bien aimé l'histoire. Le postulat de départ est intéressant, mettons que les magiciens gouvernent le monde et les cités les plus importantes, et tirent leurs pouvoirs des djinns et autres démons. Disons que la plèbe (c'est nous ça) est à leurs ordres et est surveillée par eux. Ce qui nous donne une dynamique pas très saine qui est celle-ci : Les démons/djinns haïssent et méprisent les magiciens, les magiciens haïssent, ont peur, méprisent mais ont besoin des djinns (et ont peur de la plèbe et la méprisent aussi), la plèbe hait, méprise les magiciens et a peur des démons, pour finir les démons méprisent la plèbe. Charmant non ?
Ce qui m'a le plus choqué c'est que les magiciens ne sont rien sans les démons, mais qu'ils en ont très peur, les diabolise et apprennent à leurs disciples à les mépriser également. Là-dessus on suit les aventures de Nathaniel qui est affublé d'un maître incompétent et méprisant. Petit problème déjà, il faut s'identifier à un gamin de 12 ans insupportable (mais on ne pas lui en vouloir puisqu'on lui a farcit la cervelle avec ces inepties) mais en même temps touchant et qui tranche un peu avec les autres magiciens. J'ai ressentit beaucoup de tristesse pour lui à cause de son maître, de Lovelace et des autres. Mais on ne peut pas vraiment le plaindre et larmoyer pendant le bouquin puisque Bartiméus à l'opposé ne manque jamais l'occasion de se moquer de lui, de tourner en dérisions ses faiblesses et ses douleurs et de placer une petite pointe d'humour (ce qui est bien sympa mais un peu dommage en même temps). La narration de Bartiméus est vraiment sympathique à lire, à cause de sa façon de voir les choses tout d'abord, de se moquer des gens. Et je ne sais pas ce qui a fait cela mais j'avais envie de découvrir de plus en plus ce monde et de me replonger dans l'histoire (un peu lorsque je lisais Shinning, l'envie de retourner dans l'hôtel).
En deux mots : Une petite pointe de déception quant à Nathaniel, mais en même temps un livre riche et nouveau qui m'a plu.
Traduit de l'anglais par Hélène Collon.
Illustration de couverture par Melvyn Grant.






J'étais trop fan quand j'étais petite :D
(Bien ma vie? -.-)