La couleur de l'âme des anges (T.1), Sophie Audouin-Mamikonian.
Publié en 2011.
Prêté par Méli.
Publié en 2011.
Prêté par Méli.
Résumé : Jeremy a eu la malchance de se faire décapiter par un samourai new age en plein Manhattan. C'est bête, il était trop jeune pour mourir. Mais il découvre bientôt que le paradis, l'enfer tout ça, existent et ne sont pas aussi simple qu'il aurait pu le penser. Il décide donc de partit à la recherche de son assassin et de découvrir pourquoi cette magnifique jeune fille l'attendait en bas de chez lui le soir de sa mort.L'auteure : Sophie Audouin-Mamikonian (née en 1961) est une écrivain française d'origine arménienne révélée au public grâce à sa série Tara Duncan. Depuis elle a écrit des scénarios de bandes-dessinées, de roman policer de deux nouvelles saga fantastique.
Mon avis : C’est grâce à Meli que j’ai pu lire ce bouquin et je l’en remercie. La couleur de l’âme des anges est un bouquin que je classerais dans la catégorie des « livres où il faut attendre ». Attendre quelque chose se passe enfin pour que les héros impuissants puissent faire avancer l’histoire. Il y a vaguement un fil conducteur, mais on sait que l’on ne peut rien découvrir tant qu’un truc se passe, qui ne se passera pas tout de suite, donc on attend. Et l’univers et sa découverte devrait normalement très bien tenir la chandelle, sauf que même si c’est intéressant et que je ne l’ai pas encore lu ailleurs, ça ne m’a pas passionné au point de ne pas prendre note des défauts et des maladresses.
Les Anges ne peuvent pas lire dans les pensées (franchement pourquoi mettre une cap’ à Ange ? C’est peut-être un mot singulier pour nous, mais pour les Anges justement, c’est un nom commun, et donc selon nos règles d’orthographes, typo et autre, pas besoin de cap’ ; je sais, cette considération est complètement ébouriffante), donc pour apprendre des trucs, ils doivent attendre que les perso parlent sans qu’ils aient pu leur pose des questions. Ce qui donne lieu à des répliques qu’on ne ferait pas du tout si clairement en réalité. Qui retranscrit sa pensée comme s’il récitait une leçon franchement ? « - Oh vraiment c’est très malin d’avoir planqué le diamant du rajah sous le canapé du salon il y a environ une minute ». Personne, c’est bien ce que je disais (sauf peut-être les voleurs de diamant de rajah ; mais j’avoue avoir une incertitude sur ce point, n’en ayant malheureusement jamais rencontré). En fait j’ai trouvé tout le long du livre, la narration et surtout les dialogues, très maladroits, tels qu’un écrivain débutant pourraient les écrire. Je me rends compte que c’est la même chose qui m’avait gêné dans Indiana Teller et m’avait fait parler de « trop vite », cela se passe également de la même manière dans Tara Duncan, sauf que les aventures de Tara sont distrayantes et pas prises de têtes, cela va avec. Hors dans un bouquin plus « adulte » comme La couleur de l’âme des anges je trouve que ça fait tache dans le paysage.
Et puis mon dieu, pitié, pas tant de cucul la praline ! L’histoire d’amour est tellement sirupeuse, compassée, noyée à la moulinette des bons sentiments, que j’ai failli faire une indigestion. Je suis plus le type romance torturé à la Hurlevent, certes, mais enfin un peu de dignité et pas tant de guimauve !
L’autre chose qui m’a gâché mon plaisir et la manie qu’à l’auteure à tout justifier par ses Anges. Ils sont là donc forcément les guerres mondiales, les accidents de la route, les méchants voisins, c’est de leur faute. Elle justifie tout par ces gus et moi ça ne m’a pas convaincu. Son autre manie c’est son incapacité à créer une situation qui ne soit pas soluble par une pirouette. Comme dans Tara Duncan, les trucs les plus affreux : la mort, les membres découpés, les langues étrangères, les steaks hachés pas cuits, le derniers single de Britney Spears, sont résolus par de la magie sans limite ni forme. Jeremy doit buter un vilain ? Pas de problème, cinq pages et demi de suspens, une méga révélation et le happy ending. Mon problème avec ce bouquin c’est qu’on ne peut pas attendre de surprise de ce côté. Cette facilité est agaçante et ne stimule pas du tout mon cerveau. Mais bon après m’être pâmé devant The Reichenbach fall, les plans machiavéliques de Moriarty et Holmes, je doute d’avoir été dans état d’esprit idoine pour lire ce type de bouquins. Qui ne correspond pas de toute façon forcément à mes gouts particuliers en général.
Mais parce que je suis sympa comme fille, je vais vous dire la vérité, y a quand même des trucs qui m’ont plu dans ce bouquin. Déjà l’histoire des anges, la mythologie mise en place autour d’eux, la façon dont ils ont besoin de recréer un monde comme celui qu’ils ont connu (la vraie limite est bien celle de l’imagination), et la possibilité de rencontrer tout un tas de personnages fascinants et morts. Des écrivains, des peintres, des scientifiques. Sans que cela ne fasse trop comme on peut le ressentir en lisant des histoires de vampires. J’ai aussi aimé la fin du bouquin, tout du moins quand l’action s’emballe suffisamment pour avoir envie de continuer sa lecture.
En deux mots : La couleur de l’âme des anges m’a ennuyé pendant un bon trois-quarts de pages. C’est lent, pas forcément hyper bien construit et tout sirupeux de bons sentiments. Ensuite l’histoire devient intéressante, une révélation m’a même agréablement surprise et puis lire la suite, même si ce n’est pas du tout la priorité absolue, est envisageable. Résultat une lecture disons… tolérable. Pas agréable parce que j’ai trop râlé, mais tolérablement construite. Je me rends compte après une dizaine de bouquins de l’auteure (je suis plutôt longue à la détente que voulez-vous), que je vais sans doute déplacer les aventures de Tara Duncan dans ma bibliothèque (là ils sont sur l’étagère VIP de la fantasy), dans le coffre aux livres déjà lus. Histoire de faire de la place.
Ce qu’en a pensé Meli.
• > Tara Duncan (T.7) • Tara Duncan (T.8) • La danse des obèses
• > Indiana Teller : Lune de printemps (T.1) • Lune d'été (T.2)
Et puis mon dieu, pitié, pas tant de cucul la praline ! L’histoire d’amour est tellement sirupeuse, compassée, noyée à la moulinette des bons sentiments, que j’ai failli faire une indigestion. Je suis plus le type romance torturé à la Hurlevent, certes, mais enfin un peu de dignité et pas tant de guimauve !
L’autre chose qui m’a gâché mon plaisir et la manie qu’à l’auteure à tout justifier par ses Anges. Ils sont là donc forcément les guerres mondiales, les accidents de la route, les méchants voisins, c’est de leur faute. Elle justifie tout par ces gus et moi ça ne m’a pas convaincu. Son autre manie c’est son incapacité à créer une situation qui ne soit pas soluble par une pirouette. Comme dans Tara Duncan, les trucs les plus affreux : la mort, les membres découpés, les langues étrangères, les steaks hachés pas cuits, le derniers single de Britney Spears, sont résolus par de la magie sans limite ni forme. Jeremy doit buter un vilain ? Pas de problème, cinq pages et demi de suspens, une méga révélation et le happy ending. Mon problème avec ce bouquin c’est qu’on ne peut pas attendre de surprise de ce côté. Cette facilité est agaçante et ne stimule pas du tout mon cerveau. Mais bon après m’être pâmé devant The Reichenbach fall, les plans machiavéliques de Moriarty et Holmes, je doute d’avoir été dans état d’esprit idoine pour lire ce type de bouquins. Qui ne correspond pas de toute façon forcément à mes gouts particuliers en général.
Mais parce que je suis sympa comme fille, je vais vous dire la vérité, y a quand même des trucs qui m’ont plu dans ce bouquin. Déjà l’histoire des anges, la mythologie mise en place autour d’eux, la façon dont ils ont besoin de recréer un monde comme celui qu’ils ont connu (la vraie limite est bien celle de l’imagination), et la possibilité de rencontrer tout un tas de personnages fascinants et morts. Des écrivains, des peintres, des scientifiques. Sans que cela ne fasse trop comme on peut le ressentir en lisant des histoires de vampires. J’ai aussi aimé la fin du bouquin, tout du moins quand l’action s’emballe suffisamment pour avoir envie de continuer sa lecture.
En deux mots : La couleur de l’âme des anges m’a ennuyé pendant un bon trois-quarts de pages. C’est lent, pas forcément hyper bien construit et tout sirupeux de bons sentiments. Ensuite l’histoire devient intéressante, une révélation m’a même agréablement surprise et puis lire la suite, même si ce n’est pas du tout la priorité absolue, est envisageable. Résultat une lecture disons… tolérable. Pas agréable parce que j’ai trop râlé, mais tolérablement construite. Je me rends compte après une dizaine de bouquins de l’auteure (je suis plutôt longue à la détente que voulez-vous), que je vais sans doute déplacer les aventures de Tara Duncan dans ma bibliothèque (là ils sont sur l’étagère VIP de la fantasy), dans le coffre aux livres déjà lus. Histoire de faire de la place.
Ce qu’en a pensé Meli.
• > Tara Duncan (T.7) • Tara Duncan (T.8) • La danse des obèses
• > Indiana Teller : Lune de printemps (T.1) • Lune d'été (T.2)






la mythologie des anges, c'est plus une invention de l'auteur qu'une reprise de la Bible et le reste ?