L'Ombre du vent, Carlos Ruiz Zafón.
Publié en 2004.
Résumé : Barcelone, années -50. Daniel Sempere est emmené dans le Cimetière des Livres Oubliés par son père, là il doit souscrire à la tradition qui est de choisir un livre parmi les centaine de milliers qui s'y trouvent et de "l'adopter". Il trouvera le livre qui va changer le cours de sa vie : L'Ombre du vent d'un certain Julián Carax ...
L'auteur : Carlos Ruiz Zafón (né en 1964 à Barcelone) est un écrivain et scénariste espagnol vivant depuis 1994 aux Etats-Unis. C'est avec son quatrième roman, L'Ombre du vent, qu'il sera révélé au public et recevra quantité de prix littéraire.
- Début du roman -
Mon avis : J'avais dans l'idée d'emmener ce volume avec moi en Angleterre mais au dernier moment j'ai décidé de le lire avant, ça fera toujours un livre de moins à emporter et à regretter.
C'est étrange comme les 200 premières pages d'un livre qui en compte 600, passent vite et comme les 50 premières d'un livre de 200 pages sont longues. Considérations poétiques mise à part, je dois dire que j'ai assez aimé ce roman. J'ai trouvé le début un peu lent, en fait je ne suis rentrée totalement dans le récit qu'à la moitié du livre et plus particulièrement pendant le manuscrit de Nuria Monfort. Ce qu'elle racontait, dévoilant ainsi toutes les zones d'ombres du livre ma ravi ainsi que sa narration, j'ai ensuite aimé la fin parce qu'elle suivait le prolongement de ces révélations. J'avais pu anticiper, comme tout le monde je pense, quelques révélations de cette partie, sauf deux. J'ai donc été agréablement surprise et mon opinion sur le livre s'en ai vu amélioré.
Sans cette fin qui à mon avis remonte le roman, j'aurais dit que nous avions là un Ensemble c'est tout catalan avec plus de sexe et de violence mais en moins bien. On a le clochard sorti de la rue et redevenant quelqu'un de respectable, la vieille femme qu'on aide et dont on a pitié, les histoires d'amour tarabiscotées, les confidences sur l'oreiller terriblement douloureuses. Mais c'est assez drôle parfois et certains dialogues sont presque superbes. J'ai aimé découvrir l'ambiance de Barcelone ainsi qu'en savoir plus sur ce que fut le régime de Franco et comment il arriva. Ce qui me fait nuancer à ce point mon propos est que le livre est long. Non pas que ce soit un problème ou autre chose, mais pendant 600 pages on a bien le temps d'entrer dans une atmosphère, de s'attacher aux personnages et de regarder avec une certaine tendresse les péripéties qui arrivent si l'on a aimé ledit livre.
J'ai assez aimé pour avoir envie de lire le nouveau livre de l'auteur à savoir Le jeu de l'ange. Je l'achèterais surement à l'aéroport et il me tiendra compagnie durant le vol jusque Manchester.
En deux mots : J'ai passé un moment agréable à lire ce livre, la fin m'ayant plus plu que le reste.
Extrait : "Est-ce à cause de cette pensée ou bien du hasard ou de son proche parent qui se pavane sous le nom de destin, toujours est-il que, tout d'un coup, je sus que j'avais déjà choisi le livre que je devais adopter. Ou peut-être devrais-je dire le lire qui m'avait adopté. Il se tenait timidement à l'extrémité d'un rayon, relié en cuir lie-de-vin, chuchotant son titre en caractère dorés qui luisaient à la lumière distillée du haut de la coupole. Je m'approchai de lui et caressai les mots du bout des doigts, en lisant en silence :
L'Ombre du vent
Julián Carax"
Traduit de l'espagnol par François Maspero.
Publié en 2004.
Résumé : Barcelone, années -50. Daniel Sempere est emmené dans le Cimetière des Livres Oubliés par son père, là il doit souscrire à la tradition qui est de choisir un livre parmi les centaine de milliers qui s'y trouvent et de "l'adopter". Il trouvera le livre qui va changer le cours de sa vie : L'Ombre du vent d'un certain Julián Carax ...L'auteur : Carlos Ruiz Zafón (né en 1964 à Barcelone) est un écrivain et scénariste espagnol vivant depuis 1994 aux Etats-Unis. C'est avec son quatrième roman, L'Ombre du vent, qu'il sera révélé au public et recevra quantité de prix littéraire.
- Début du roman -
Mon avis : J'avais dans l'idée d'emmener ce volume avec moi en Angleterre mais au dernier moment j'ai décidé de le lire avant, ça fera toujours un livre de moins à emporter et à regretter.
C'est étrange comme les 200 premières pages d'un livre qui en compte 600, passent vite et comme les 50 premières d'un livre de 200 pages sont longues. Considérations poétiques mise à part, je dois dire que j'ai assez aimé ce roman. J'ai trouvé le début un peu lent, en fait je ne suis rentrée totalement dans le récit qu'à la moitié du livre et plus particulièrement pendant le manuscrit de Nuria Monfort. Ce qu'elle racontait, dévoilant ainsi toutes les zones d'ombres du livre ma ravi ainsi que sa narration, j'ai ensuite aimé la fin parce qu'elle suivait le prolongement de ces révélations. J'avais pu anticiper, comme tout le monde je pense, quelques révélations de cette partie, sauf deux. J'ai donc été agréablement surprise et mon opinion sur le livre s'en ai vu amélioré.
Sans cette fin qui à mon avis remonte le roman, j'aurais dit que nous avions là un Ensemble c'est tout catalan avec plus de sexe et de violence mais en moins bien. On a le clochard sorti de la rue et redevenant quelqu'un de respectable, la vieille femme qu'on aide et dont on a pitié, les histoires d'amour tarabiscotées, les confidences sur l'oreiller terriblement douloureuses. Mais c'est assez drôle parfois et certains dialogues sont presque superbes. J'ai aimé découvrir l'ambiance de Barcelone ainsi qu'en savoir plus sur ce que fut le régime de Franco et comment il arriva. Ce qui me fait nuancer à ce point mon propos est que le livre est long. Non pas que ce soit un problème ou autre chose, mais pendant 600 pages on a bien le temps d'entrer dans une atmosphère, de s'attacher aux personnages et de regarder avec une certaine tendresse les péripéties qui arrivent si l'on a aimé ledit livre.
J'ai assez aimé pour avoir envie de lire le nouveau livre de l'auteur à savoir Le jeu de l'ange. Je l'achèterais surement à l'aéroport et il me tiendra compagnie durant le vol jusque Manchester.
En deux mots : J'ai passé un moment agréable à lire ce livre, la fin m'ayant plus plu que le reste.
Extrait : "Est-ce à cause de cette pensée ou bien du hasard ou de son proche parent qui se pavane sous le nom de destin, toujours est-il que, tout d'un coup, je sus que j'avais déjà choisi le livre que je devais adopter. Ou peut-être devrais-je dire le lire qui m'avait adopté. Il se tenait timidement à l'extrémité d'un rayon, relié en cuir lie-de-vin, chuchotant son titre en caractère dorés qui luisaient à la lumière distillée du haut de la coupole. Je m'approchai de lui et caressai les mots du bout des doigts, en lisant en silence :
L'Ombre du vent
Julián Carax"
Traduit de l'espagnol par François Maspero.





