Mercy Thompson (T.1) : L'appel de la lune, Patricia Briggs.
Publié en 2006.
Genre : Fantastique.
Publié en 2006.
Genre : Fantastique.
Résumé : Mercy Thompson n'est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana, elle n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte. Mais ce n'est pas tout : son voisin est le chef de meute d'une bande de loups-garous, le minibus qu'elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame qui lui rend parfois visite est une sorcière russe. Au cœur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d'enlèvement...L'auteure : Patricia Briggs (née en 1965) est une auteure de fantasy américaine. Après la série du Corbeau, elle s'attaque aux aventures d'une mécanicienne pas comme les autres, Mercy Thompson...
- Les liens du sang (T.2) • Le baiser du fer (T.3) • La croix d'ossements (T.4)
Le grimoire d'argent (T.5) • River Marked (T.6) • Alpha & Oméga : L'origine • Le cri du loup (T.1) • Terrain de chasse (T.2) • Sianim (T.1) : Masques -
Mon avis : Après avoir lu l'avis de Méli sur ce premier volume, je n'ai pas pu résister. Aussitôt acheté, aussitôt lu, pas même passé dans la PAL. J'ai mis à profit mes heures de train pour le terminer, et voilà donc ce que j'en ai pensé !
Il n'y a pas à dire, c'est beaucoup beaucoup mieux qu'Anita Blake. Ça n'a même rien en commun, sauf l'éditeur. Là où Laurell K. Hamilton cède à la facilité des bains de sang et à l'action pour l'action, pas toujours logiques, Patricia Briggs nous offre un livre intelligemment construit et agréable à lire. D'ailleurs je ne vois pas trop pourquoi le classer en « bit-lit », après tout ce n'est pas parce que Milady publie beaucoup de cette catégorie de livre qu'ils en sont tous (Milady c'est avant tout le format poche de Bragelonne, non ?).
On découvre ici une nouvelle héroïne, Mercedes Thompson, dit Mercy, mécanicienne dans le Montana. Je dois avouer que la lecture du quatrième de couverture ne me donnait pas envie de la connaître, mais en fait c'est une héroïne plus que sympathique.
Pas Mary Sue, pas non plus princesse Athéna toujours enlevé par les méchants (regarder Les chevaliers du zodiaque pendant des années laisse forcément des séquelles), c'est une héroïne attachante et "normale". Enfin c'est une héroïne quand même, donc elle est au centre des problèmes, attire les méchants, enfin quelques uns et à un pouvoir assez rare, elle est une Changeuse et peut se transformer à son gré en un coyote qui n'a rien à envier aux garous. Et pour cause elle ne dit pas non quand il s'agit d'en taper certains. Elle a également une histoire et un vécu qui la rende sympathique. Ces études, au demeurant banales, la rende plus accessible et permette de mieux s'identifier à elle. Son âge aussi, la petite trentaine ; nous la rend mature et sympathique.
Pas non plus de scènes érotiques foisonnantes à la Charlaine Harris. Que du bon me direz-vous. Et oui. Ou enfin presque. L'intrigue, même si elle évite les écueils de bon nombre d'autres ouvrages est assez complexe, pour ne pas dire légèrement tirée par les cheveux. J'ai mis un bon moment, tout comme Mercy d'ailleurs, à comprendre de quoi il retournait, et c'est bien tordu... Il y a aussi des problèmes de répétitions dans le texte, de mots, d'adjectif utilisés deux ou trois fois dans le même paragraphe et qui donne l'impression d'une maladresse de débutant éliminable à tout bonne relecture. Au début aussi j'ai trouvé qu'il y avait un bizarre usage des temps, comme si le passé-simple n'existait plus. Mais enfin cela s'améliore au cours du volume.
Malgré ces quelques réserves, j'ai vraiment apprécié ma lecture (le volume deux m'attend !). L'autre raison pour laquelle je n'étais pas attirée par ce livre était la place donnée aux garous. Ce ne sont pas des créatures qui m'attirent à la base, et ceux présentés par Charlaine Harris ou encore Stephenie Meyer ne m'ont jamais séduite (EDIT / Mea Culpa, j'ai toujours été sous le charme de ce cher Remus Lupin). Mais ici, il y a une vraie poésie et une vraie histoire derrière eux. On entend presque le chant de la lune quand Mercy nous en parle et on apprécie la façon dont elle nous parle de ces garous, de leur fidélité, de leur sens du devoir... la société féérique est elle aussi très sympathique à lire et on a vraiment l'impression de découvrir tout un monde caché, et pas seulement deux trois fées ou ogres qui se baladent pour faire couleur locale.
En deux mots : Un peu de mal pour rentrer dans l'histoire, mais quand on y est on ne peut plus le lâcher !
Il n'y a pas à dire, c'est beaucoup beaucoup mieux qu'Anita Blake. Ça n'a même rien en commun, sauf l'éditeur. Là où Laurell K. Hamilton cède à la facilité des bains de sang et à l'action pour l'action, pas toujours logiques, Patricia Briggs nous offre un livre intelligemment construit et agréable à lire. D'ailleurs je ne vois pas trop pourquoi le classer en « bit-lit », après tout ce n'est pas parce que Milady publie beaucoup de cette catégorie de livre qu'ils en sont tous (Milady c'est avant tout le format poche de Bragelonne, non ?).
On découvre ici une nouvelle héroïne, Mercedes Thompson, dit Mercy, mécanicienne dans le Montana. Je dois avouer que la lecture du quatrième de couverture ne me donnait pas envie de la connaître, mais en fait c'est une héroïne plus que sympathique.
Pas Mary Sue, pas non plus princesse Athéna toujours enlevé par les méchants (regarder Les chevaliers du zodiaque pendant des années laisse forcément des séquelles), c'est une héroïne attachante et "normale". Enfin c'est une héroïne quand même, donc elle est au centre des problèmes, attire les méchants, enfin quelques uns et à un pouvoir assez rare, elle est une Changeuse et peut se transformer à son gré en un coyote qui n'a rien à envier aux garous. Et pour cause elle ne dit pas non quand il s'agit d'en taper certains. Elle a également une histoire et un vécu qui la rende sympathique. Ces études, au demeurant banales, la rende plus accessible et permette de mieux s'identifier à elle. Son âge aussi, la petite trentaine ; nous la rend mature et sympathique.
Pas non plus de scènes érotiques foisonnantes à la Charlaine Harris. Que du bon me direz-vous. Et oui. Ou enfin presque. L'intrigue, même si elle évite les écueils de bon nombre d'autres ouvrages est assez complexe, pour ne pas dire légèrement tirée par les cheveux. J'ai mis un bon moment, tout comme Mercy d'ailleurs, à comprendre de quoi il retournait, et c'est bien tordu... Il y a aussi des problèmes de répétitions dans le texte, de mots, d'adjectif utilisés deux ou trois fois dans le même paragraphe et qui donne l'impression d'une maladresse de débutant éliminable à tout bonne relecture. Au début aussi j'ai trouvé qu'il y avait un bizarre usage des temps, comme si le passé-simple n'existait plus. Mais enfin cela s'améliore au cours du volume.
Malgré ces quelques réserves, j'ai vraiment apprécié ma lecture (le volume deux m'attend !). L'autre raison pour laquelle je n'étais pas attirée par ce livre était la place donnée aux garous. Ce ne sont pas des créatures qui m'attirent à la base, et ceux présentés par Charlaine Harris ou encore Stephenie Meyer ne m'ont jamais séduite (EDIT / Mea Culpa, j'ai toujours été sous le charme de ce cher Remus Lupin). Mais ici, il y a une vraie poésie et une vraie histoire derrière eux. On entend presque le chant de la lune quand Mercy nous en parle et on apprécie la façon dont elle nous parle de ces garous, de leur fidélité, de leur sens du devoir... la société féérique est elle aussi très sympathique à lire et on a vraiment l'impression de découvrir tout un monde caché, et pas seulement deux trois fées ou ogres qui se baladent pour faire couleur locale.
En deux mots : Un peu de mal pour rentrer dans l'histoire, mais quand on y est on ne peut plus le lâcher !
Traduit de l'anglais par Laurène Lenoir.
Illustration de couverture par Daniel Dos Santos.





