Le chevalier de Wielstadt (T.3), Pierre Pevel.
Publié en 2004.
Résumé : Et nous retrouvons Kantz, le chevalier de Wielstadt. Il n'a pas fini de vaincre Osiander que les évènements s'enchainent. En effet, une terreur sourde enfle en Wielstadt. La ville est le jouet des crimes du Voleur de visages. L'horrible meurtrier qui tue des femmes et n'a tôt de découper leurs visages pour s'en faire un masque de chairs bientôt putréfiées. Il faut don recommencer, encore, et encore.
C'est alors un chevalier qui doit mener de front trois enquêtes que nous retrouvons, la Sainte-Vehme est toujours là, l'homme au masque de cuir également, Chandelle la fée-demoiselle, mais aussi une mystérieuse Égyptienne ...
L'auteur : Pierre Pevel (né en 1968) vit à Nancy et est l’un des écrivains majeur de la fantasy française. Il est l’auteur de 9 romans sous son nom propre mais aussi d’autres écrits sous le pseudonyme de Pierre Jacq. Il est notamment l’auteur de la célèbre trilogie de Wielstadt.
- Les enchantements d'Ambremer (T.1) • L'Élixir d'Oubli (T.2) • Les Ombres de Wielstadt (T.I) • Les masques de Wielstadt (T.II) • Les Lames du Cardinal (T.1) • L'alchimiste des Ombres (T.2) • Le Dragon des Arcanes (T.3) • Viktoria 91 -
Mon avis : Il m'était douloureux de lire ce livre, tellement la tension était présente, tellement le chevalier souffrait. Plusieurs fois j'ai voulu le fermer pour ne plus le rouvrir, mais toujours j'ai continué et jusqu'à la fin cette tension, ce voile noire ne m'a pas quitté. Trop touchée pour simplement pleurer devant le spectacle de ces pages j'ai essuyé quelques larmes, en me disant que raconter cela à quelqu'un reviendrait à me rendre en tout point ridicule. Car qui pourrait croire qu'une bête chose tel un livre puisse bouleverser plus que toutes autres choses ?
Je me relis et je me dis que je dois faire figure d'une bien piètre exaltée ne sachant pas manier la plume pour deux sous. Mais pourtant comment expliquer ce que j'ai ressentit, ce que je ressent toujours, en lisant et après la lecture de ce magnifique livre, comment dire que plus que tout autre ce livre vient se loger dans mon coeur, au côté de mon panthéon littéraire personnel.
En deux mots : Tout simplement un chef-d'œuvre.
Extrait : « « Heichel ! Prends son arme. »
Un quatrième homme apparut en claudiquant. Il approcha prudemment du chevalier.
« Tu mourras si tu fais cela », le prévint Kantz.
Son regard, terrible, impressionna Heichel. Le Hollandais, hésitant, se tourna vers son chef.
« Fais-le ! » ordonna Schäfer.Heichel tendit la main vers la rapière de Kantz, et en saisit la poignée.
« Adieu », lui murmura, impassible, le chevalier.
L'homme avait à peine dégagé un pouce de la lame qu'une lueur pourpre étincelait dans les yeux de Kantz. A cette seconde, des flammèches de même couleur entourèrent le poing du truand, crépitèrent au long de son bras jusqu'à la poitrine, et firent un tourbillon furieux au niveau du coeur.
Heichel s'écroula mort, le corps agité de tremblements convulsifs. »





