
Je relis plus souvent des BD et des manga que des romans ... ou plutôt j'arrive plus facilement à m'y plonger à les relire régulièrement. C'est ce que j'ai eu envie de faire avec Tokyo Home ce soir (cette nuit ? Puisqu'il est 1 H34 quand j'écris ce billet), et ça été un plaisir de lecture :D Plus de doutes ou de questions sur l'envie de lire, juste du plaisir et l'envie de vous le faire partager.
Ce qui me fait craquer dans cette BD déjà c'est tout simplement les dessins trop choupi de Cyrielle (filez sur son blog, elle publie régulièrement des billets avec des illustrations du même style, et c'est trop chouette !). Vraiment, son coup de crayon est merveilleux ! Les personnages sont mignon à croquer, les vêtements et les expressions magnifiques et le style de dessins ... je n'y connais rien en BD mais l'effet juste crayonné avec des petites touches genre "abstraites" me plaît beaucoup ; ça donne une espèce de touche aérienne et encore plus choupi à cette bande dessinée (Manga ? Un hybride ?). Le format de la BD est aussi très très sympa. Moins haut que d'habitude, du format style roman relié avec une couverture cartonné et des cahiers cousus, il est très agréable à transporter, à lire, à mettre dans sa bibliothèque (même si le jaune de la couverture est un peu osé et flashi pour le coup). L'impression du visage du Julie sur la couv' (là vous avez le verso différent du recto que vous pouvez voir sur mon premier billet) est vraiment très très bien faite ! Les couleurs, la texture, tout est génial ! Bref je suis déjà fan des illustrations, de la couv' et de tous le reste ... Ce qui est encore mieux, c'est que l'histoire est très sympa aussi !
Mais remettons le résumé pour ceux qui aurait loupé mon premier billet :
" Julie Wallon - 1 m 67 de bonne humeur, 56 kilos d'énergie et 17 ans d'espièglerie - débarque au Japon avec une seule idée en tête : prendre un nouveau départ. Entre idées reçues et clichés en tous genres, elle va tracer son destin et trouver sa place. " Julie Wallon est donc une petite française qui débarque au Japon chez son père après avoir eu une grosse dispute avec sa maman ... elle ne sait pas ce qu'elle va faire, mais son père décide pour elle et lui pose un ultimatum : elle a deux mois pour commencer à apprendre le japonais et à s'adapter à la vie de Tokyo. Si elle réussit elle pourra vivre avec lui jusqu'à sa majorité. Julie va rencontrer des Tokyoïtes curieux, des camarades de classes qui vont la prendre d'amitié mais va aussi trouver l'amouuuûr. L'histoire est vraiment sympathique, en premier lieu parce que Julie est une personnage attachant ; elle a des réflexions drôles et réussit toujours à se sortir des
situations qu'on lui impose (lorsque sa pire ennemie du lycée lui colle une poupée vaudou à son effigie dans son casier, elle décide de l'accrocher à son sac et de rendre tout l'établissement vert de jalousie de ne pas en avoir une semblable). Et puis sa découverte de Tokyo, des coutumes japonaises, est vraiment intéressante. Les petites pages d'avant chapitre expliquant des points de détails de vie japonaise sont vraiment bien par exemple. De toute façon l'histoire tout court est agréable et drôle à lire ! Sauf que le début de sa vie à Tokyo est développé genre sur la moitié du livre, puis enfin on a pleins d'évènements qui arrivent rapidement à la fin et on aimerait bien qu'ils soient plus explicités, c'est dommage (j'aurais aimé en savoir plus sur sa mère, le vol de son journal, son petit cuisinier préféré ...). Même si la longueur de cette BD est plus important que celle habituelle et que c'est très agréable d'avoir une histoire d'un seul tenant en un volume, des pages en plus auraient été quand même bien. Dommage qu'il n'y ait pas de suite !Mais de toute façon, Tokyo Home est une BD très bien réussi. Un hybride de manga et de BD que l'on parcourt avec plaisir grâce aux magnifiques dessins de Cyrielle et l'histoire sympathique de Thierry Gloris. Je conseille donc cet ouvrage à tous les fans des deux genres, sûrs qu'ils y trouveront leur bonheur.
Tokyo Home, Cyrielle et Thierry Gloris.
Photo et illustration de l'article © Cyrielle.





