Le tour du monde en 80 livres, Marc Wiltz.
Publié en 2011.
Service Presse Les agents littéraires - Magellan & Cie.
Publié en 2011.
Service Presse Les agents littéraires - Magellan & Cie.
Résumé : Depuis Mythologies jusqu’aux Conquérants, en passant par Du bon usage des moyens de transport, Les Vagabonds ou Partir en mer, Marc Wiltz, éditeur de livres de voyage depuis quinze ans, a « classé » quatre-vingts livres dont il s’est nourri pour ses propres voyages.Pour en faire connaître certains ou mieux comprendre d’autres, et pour dire l’affection profonde qu’il ressent pour leurs auteurs, il se livre à un salutaire exercice d’admiration. Quelques lignes suffisent parfois au lecteur pour partager immédiatement une communauté de vues avec les pages qu’il a sous les yeux – ainsi, pour lui, du Don Quichotte de Cervantès ou du Chant des pistes de Bruce Chatwin ; pour comprendre que sous ces mots se trouve le saisissement d’une intelligence qu’on ne côtoiera jamais d’aussi près – ainsi Les Immémoriaux de Victor Segalen ; pour imaginer l’aventure de partir au loin avec ce mimétisme qui rend les choses a priori plus faciles parce que déjà accomplies par d’autres – ainsi La Voie royale d’André Malraux dans les jungles du Cambodge. Et puis, il faut bien rire aussi du monde parce que vivre est une fête – ainsi, avec ses Mémoires, Giacomo Casanova est-il le grand ordonnateur de l’hommage perpétuel rendu à la beauté.
Mon avis : Je suis bien embêtée pour rédiger ce billet. Quand Les agents littéraires m'ont proposé ce titre je venais de finir, ou je lisais, Premier bilan après l'apocalypse et j'avais très envie de lire d'autres livres sur des livres. Sauf que une fois le bouquin en main je n'ai plus eu envie. Et pan. Je me suis donc dit, c'est bon cocotte t'as un mois pour avoir de nouveau envie, pas de problème. Sauf que... un mois plus tard, c'est à dire avant-hier je n'avais toujours pas envie. J'ai quand même pris le bouquin, même si d'autres me tentaient et je l'ai lu. Et je n'ai pas passé un bon moment ; enfin pas un excellent moment. Et à ce stade là je ne sais même plus si c'est le bouquin qui avait un problème ou moi qui n'était simplement pas dans les bonnes dispositions.
Je ne sais donc pas quoi mettre dans cet article. D'un certain point de vue, seul la mention du livre et son résumé pourrait donner à des gens de le lire, mais d'un autre un billet si décousu ne doit pas jouer en sa faveur. Et c'est bête parce qu'il y a des trucs bien dans le bouquin. Déjà il parle de bouquins pas forcément hyper connu du commun des mortels lecteurs et donne envie de se plonger dedans. J'ai appris des trucs sur Hergé, eut encore plus envie de lire Swift, Marco Polo, Jules Verne, Stevenson, Alexandra David-Neel, faire de la marche à pied. En plus l'auteur ne contente pas de parler de bouquins paru il y a douze mille ans ; des livres édités seulement l'année passée ou avant, sont présentés et de façon aussi... disons importante que les "classiques".
Mais ensuite j'ai été agacé par les phrase inutilement longues de l'auteur, ses déblatérations pas supers intéressantes parfois et surtout le manque de... d'âme je dirais, insufflée dans ses petites présentations. Là où Beigbeder me faisait rire, et donnait envie, Marc Wiltz me semblait simplement présenter l'œuvre, son contexte, son histoire et ne pas lui apposer la teinte de ses émotions de lecture, ce qui aurait pu le retourner à ce moment là et ce qu'il a ressenti. Tout cela m'a semblé un peu trop lisse en définitif.
En deux mots : Ce billet n'est certainement pas le plus apte à donner envie de lire ce livre ; ou plutôt si, plongez dans le bouquin vous-mêmes vous verrez ce que vous ressentez. Ce n'était pas le moment pour moi de le lire, mais il va bientôt se retrouver dans mes étagères, et attendre qu'une relecture l'en sorte et lui donne (ou pas) le relief qu'il mérite.
Merci aux Agents littéraires d'avoir pensé à moi avec ce livre, et aux éditions Magellan de me l'avoir expédié.






