Danny Valentine (T.1) : Le Baiser du démon, Lilith Saintcrow.
Publié en 2005.
Résumé : Danny Valentine tempérament de feu et nerfs d’acier est nécromante. Elle loue ses services au plus offrant et ressuscite les morts comme personne. Pourtant elle se serait bien passée de ce contrat avec Lucifer lui-même. Mais comment refuser, et espérer rester en vie ? Engagée pour tuer le fugitif Santino, démon de son état, Danny se voit affublée pour garde du corps d’un autre démon en qui elle n’a pas confiance. Mais pourra-t-elle seulement rester en vie face à Santino ?Mon avis : Cette semaine j'avais envie de lire de la bit-lit. Je voulais juste lire un truc du genre Anita Blake, détente, pas prise de tête, mais pas non plus aussi niais que Nés à minuit. Et tout cela a pu se réaliser avec le premier volume des aventures de Danny Valentine que j'ai trouvé en poche pour 1 € ! Je pensais passer un moment tranquille, mais sans plus, alors que j'ai vraiment vraiment apprécié ma lecture. J'ai même passé la soirée, et la matinée, bref j'ai passé tout mon temps libre dessus, ce qui avec mon emploie du temps ne m'arrive pas souvent.
Ce que j'aime avec ce genre de livre, c'est l'écriture orale, énergique. On ne s'ennuie pas et puis c'est agréable de temps en temps. La baiser du démon (Working for the devil en anglais, vraiment on ne pourrait pas traduire correctement ?) commence avec la rencontre inopinée de Danny Valentine, nécromante de son état, avec un envoyé des enfers par commode. Il doit l'emmener voir le Diable, rien que ça, qui a un boulot à lui confier ! Ça aurait pu virer à la foire d'empoigne, avec du sexe à gogo et une intrigue porte-manteau (juste pour justifier le sexe comme chez Charlaine Harris ou Laurell K. Hamilton), mais en fait la seule scène du bouquin sur le sujet, fait un paragraphe et n'est pas du vulgaire, c'est chouette.
Dans ce bouquin, ce que j'ai aimé, c'est l'héroïne, c'est son pouvoir et sa mythologie. Nécromante, elle n'est pas comme Anita Blake a jurer tout le temps pour tout et n'importe quoi et à parler des mecs en terme de partenaires sexuels. Ok elle lâche un juron quand il faut, elle n'hésite pas à utiliser la violence, mais elle est chouette. Bon au bout d'un moment j'ai trouvé qu'elle pleurait un peu trop quand même, mais bon pas autant que Kantniss de Hunger Games. C'est un fait, j'aime bien quand les personnages on un certain bagages mentales, ont des failles, mais s'il pleurent tout le temps j'ai envie de leur mettre des petits claques. Je sais c'est pas sympa, mais c'est la vie.
Ensuite il y a Jaf (ok je ne vous mets pas son nom de démon complet, je ne m'en souviens pas), l'envoyé des enfers qui conduit Danny voir Lucifer. Dés que j'ai vu le bout de son petit nez j'ai su qu'on n'aurait le droit à une petite romance et ça m'a plu, parce que j'ai quand même un cœur d'artichaut. C'est le genre d'histoire qui plaît à mon côté torturé et sombrément obscur. Pas de grandes envolées lyriques, des jeux de regards, des dialogues avec des sous-entendus, pas de sexe à gogo et pour rien. Lilith Saintcrow a su mener sa barque et j'ai senti mon petit estomac se serrer plusieurs fois. Bon, de ce côté la fin m'a un peu refroidie, mais au moins elle a l'avantage de ne pas tout faire virer dans le guimauve.
L'univers de Danny Valentine, ce n'est pas de la bit lit, c'est de la science fiction dirais-je. On est dans le futur, combien d'années, je ne sais pas, mais les personnes avec des capacités psychiques, les psions (je ne suis pas trop fan du vocabulaire de Saintcrow pour désigner les pouvoirs et les gens, c'est un peu et pas forcément musical à mon oreille), on fait leur come back, une guerre a eu lieux, des lois ont été voté et les psions sont maintenant marqué avec des tatouages pour que les Normaux les remarquent. Danny est nécromante et mercenaire, elle est très douée dans son domaine et c'est pour cela que le Diable lui demande de retrouver un démon renégat qui lui a volé quelque chose de très précieux. L'intrigue pourrait paraître banale et s'essouffler, mais Lilith Saintcrow mène son enquête sans temps mort en intercalant des souvenirs et des explications de Danny sur son monde. Et son monde est pour le moins riche ! Un déluge de noms plus ou moins opaques qui sont rarement expliqué, et c'est un peu mon point noir du bouquin. On peut être un peu perdu dans toute cette mythologie peu explicitée.
La fin m'a surprise, les rebondissements aussi et j'ai aimé la mythologie mise en place autour du Diable et des questionnement que cela apporte. Je lirais la suite sans hésiter, en plus elle est sortie en poche, et la série semble complète en anglais ! Seulement cinq volumes, c'est chouette.
En deux mots : La baiser du démon (malgré son titre ridicule en français) est une agréable découverte ! Le bouquin est rythmé, l'héroïne attachante et la bluette vraiment sympa. Je lirais la suite et j'espère trouver le deuxième volume en occasion rapidement.
Traduit de l'anglais par Célia Chazel.
Working for the devil.






Je ne suis toujours pas certaine que l'intrigue pourrait me plaire mais je retiens qu'il est mieux qu'il en a l'air, et qu'il mérite que j'y jette un oeil si je le croise.