Simple, Marie-Aude Murail.
Publié en 2004.
Emprunt Bibliothèque.
Publié en 2004.
Emprunt Bibliothèque.
Résumé : Simple dit "oh, oh, vilain mot " quand Kléber, son frère, jure et peste. Il dit "j'aime personne, ici " quand il n'aime personne, ici. Il sait compter à toute vitesse : 7, 9, 12, B, mille, cent. Il joue avec des Playmobil, et les beaud'hommes cachés dans les téphélones, les réveils et les feux rouges. Il a trois ans et vingt-deux ans. Vingt-deux d'âge civil. Trois d'âge mental. Kléber, lui, est en terminale, il est très très courageux et très très fatigué de s'occuper de Simple.Simple a un autre ami que son frère. C'est Monsieur Pinpin, un lapin en peluche. Monsieur Pinpin est son allié, à la vie à la mort. Il va tuer Malicroix, l'institution pour débiles où le père de Simple a voulu l'enfermer, où Simple a failli mourir de chagrin. Monsieur Pinpin, dans ces cas-là, il pète la gueule. Rien n'est simple, non, dans la vie de Simple et Kléber. Mais le jour où Kléber a l'idée d'habiter en colocation avec des étudiants, trois garçons et une fille, pour sauver Simple de Malicroix, alors là, tout devient compliqué.
Mon avis : Pour ceux (les éditeurs par exemple) qui se demandent encore si les blogs ont une influence quelconque sur les achats/choix de livres, je vais vous apporter la réponse. Je n'avais jamais lu ou eu envie de lire Marie-Aude Murail de ma vie entière, puis j'ai j'ai vu Romanza parler de Miss Charity et je l'ai noté sur ma wish-list, ensuite j'ai vu Maribel, Lasardine et cie en parler souvent, avec enthousiasme, avec passion et avec des z'étoiles dans les yeux (enfin j'imagine parce que par écran interposés c'est un peu dur de se rendre compte). Et du coup j'ai emprunté Oh, Boy ! à la médiathèque et je l'ai dévoré. J'ai fait une belle découverte, un peu nuancée et je vous l'expliquerais pour Simple, et la fois d'après j'ai emprunté trois-quatre livres. Alors je peux dire que je commence à aimer de plus en plus Marie-Aude Murail :)
Simple est l'histoire de Simple justement (Barnabé de son prénom) est une i-di-ot. Pas un débile, nonnon. Il a aussi un frère, Kléber qui l'a retiré de la maison de santé où il était, et Pinpin, le lapin en peluche vivant qui pousse Simple à faire tout un tas de bêtises. Ce qui m'a juste totalement accroché c'est Pinpin. Au départ je pensais qu'on en parlerait juste comme ça, anecdotiquement, mais bientôt Pinpin parle, comme si c'était normal. Il discute avec Simple, joue avec lui et semble vraiment vivant. Et c'est très bien fait. Contrairement à ce jeu avatar/vrai personne d'Usage de faux que j'avais trouvé mal mis en place et bizarre, ici tout semble naturel. Et il faut ajouter à mon crédit que mes frères et moi avons aussi des peluches très malicieuses et envahissantes (bon la mienne, Pinette de son prénom, est plutôt d'humeur belliqueuse et mange toute ma nourriture), et que du coup j'ai totalement adhéré à la relation mise en place entre Simple et Pinpin. Chaque fois que cette malicieuse peluche entrait en scène j'étais comblée (ben oui l'en faut pas beaucoup plus avec moi) !
J'ai donc aimé lire ce livre ; j'aurais pu dire beaucoup mais j'ai quand même quelques trucs à propos desquels j'aimerais jaspiner un peu (c'est mon nouveau mot préféré). Ce qui m'avait dérangé dans Oh, boy ! est ce qui m'a dérangé ici aussi. Le fait que tout le monde y soit beau et gentil (même les méchants à la fin le deviennent ; enfin ici on ne s'appesanti pas sur le sort du papa) m'a un peu agacé, le fait aussi que les schéma narratifs de Oh, Boy ! et Simple se ressemblent. Mais enfin c'est juste parce que je l'ai lu juste après que ça m'a un peu perturbée, et je pense que pour Maïté coiffure que j'ai aussi emprunté, ce ne sera pas le cas.
Ce qui par contre, dans l'histoire propre de Simple m'a parfois ennuyé (je cherche des synonymes, mais c'est dur hein) c'est qu'à chaque fois que Simple jouait, il faisait un jeu de rôle avec Malicroix, l'établissement où il était enfermé. Bon ok on a pitié de lui quand on le voit jouer à ça et en même temps voir que Kléber pense à l'y ramener, mais quand c'est fait cinq-dix fois le bouquin je trouve ça un peu lourd.
Mais j'ai quand même apprécié ma lecture, j'étais à chaque fois impatiente de pouvoir reprendre là où je m'étais arrêtée, et j'étais aussi anxieuse de voir si on allait remettre Simple à Malicroix (même si bon on se doute qu'il ne peut pas y retourner vu le ton de MAM). J'ai commencé vers la fin à être mois agacée par ce côté "bisounours", et à apprécier l'évolution des personnages (celle de Kléber envers les demoiselles). Du coup peut-être que dans le prochain livre que je lirais d'elle, cela ne me choquera plus autant.
En deux mots : Une belle découverte ; tant celle de l'auteure que du livre. Je remercie les blogeuses acharnées qui ne cesse d'en parler et qui m'ont convaincu de découvrir l'univers si particulier et attachant de Marie-Aude Murail.





