http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/9782290343111.jpgFaust, Goethe.

Publié en 1808.
Challenge 2 €


Remarque : Le Faust que j'ai lu est en fait appelé Faust I ; ce texte ayant été retravaillé par Goethe tout au long de sa vie (pour le reconnaître c'est simple, celui-ci a un Prologue sur le théâtre en vers). Il existe un Faust II qui raconte une histoire totalement différente et qui a été publié à titre posthume en 1832. Il existe également Urfaust, ou Faust Primitif, publié par Goethe en 1790.

Résumé : Faust est à la base un conte populaire allemand, repris par Marlow et Lessing, dont Goethe fera son héros pour ces deux pièces. Méphisto rend parfois visite au Seigneur, qui ne dédaigne pas de parler au diable. Surtout s'il s'agit de Faust, ce savant, ce magicien... Satan aimerait tellement le tenter, le faire trébucher, gagner son âme pour l'éternité. Et Dieu y consent. Car c'est le rôle du démon d'aiguillonner l'homme pour l'empêcher de sombrer dans la paresse. Méphisto approche alors Faust sous la forme d'un chien noir. Entre eux deux, c'est le grand marchandage. Le Malin offre au docteur la jeunesse, la puissance et la gloire. Celui-ci promet de se donner au diable...

L'auteur : Johann Wolfgang Goethe (1749 – 1832), né à Francfort fait des études de droits à Leipzig, il écrit Les souffrances du jeune Werther en 1774 (à l'âge de 25 ans). Lorsque l'on publie le livre, il est décrié, car fait l'apologie du suicide, et est interdit de vente ; cela ne fera que participer à son succès. 

- Les souffrances du jeune Werther -

Mon avis : En me demandant ce que je pourrais bien lire après Anna Karénine et que j'ai vu Faust, je me suis dit
« Tiens pourquoi pas ? » et voilà toute l'histoire. J'ai acheté ce livre après avoir lu Le voleur de corps d'Anne Rice, ceux qui l'ont lu savent pourquoi (je ne voudrais pas gâcher le plaisir de ceux qui ne l'ont pas encore lu), et je suis ravie de l'avoir fait. Moi qui n'avait pas accroché aux Souffrances du jeune Werther ait tout simplement adoré cette pièce ! Ce qui m'a ravi en premier lieu est le prologue en vers ; comme je suis un peu lente d'esprit j'ai besoin de lire à voix haute pour comprendre parfois (comme pour les énoncés de problèmes de chimie), et surtout parce que j'adore lire à voix haute. Bref j'ai été littéralement transportée par la beauté des vers et surtout par l'habileté du traducteur à rendre cela aussi bien (en même temps c'est juste Gérard de Nerval qui l'a fait...). J'ai tout autant aimé la suite de la pièce même si elle est en prose, les monologues de Faust surtout sont sublimes ! J'ai donc continué ma lecture orale et bon Dieu (et c'est le cas de la dire) quelle beauté, quelle puissance dans ces paroles ! Je ne pensais pas pouvoir être autant emportée par l'écriture de Goethe. C'est donc plus l'écriture et la beauté du texte qui m'a emporté tout le long de l'histoire, plutôt que le sujet en lui-même. Même si j'avoue que parfois c'était passionnant.
J'ai par contre trouvé que la fin venait trop vite et n'était pas très explicite ; en effet tout au long de la pièce on passe de scènes en scènes sans savoir combien de temps s'est écoulé, ni même qui sera présent, c'est donc parfois déstabilisant, même si cela donne, je trouve, une certaine esthétique au tout.

En deux mots : Une lecture très agréable du à des monologues et à un style sublime. Je lirais bien le Faust II maintenant, même s'il est dit qu'il est beaucoup moins facile d'accès que ce premier.

Extrait :
« MÉPHISTOPHÉLÈS : - Je veux ici m'attacher à ton service, obéir sans fin ni cesse à ton moindre signe ; mais, quand nous nous reverrons là-dessous, tu devras me rendre la pareille.
FAUST - Le dessous ne m'inquiète guère ; mets d'abord en pièces ce monde-ci, et l'autre peut arriver ensuite. Mes plaisirs jaillissent de cette terre, et ce soleil éclaire mes peines ; que je m'affranchisse une fois de ces dernières, arrive après ce que pourra. Je n'en veux point apprendre davantage. Peu m'importe que, dans l'avenir, on aime ou haïsse, et que ces sphères aient aussi un dessus et un dessous.
MÉPHISTOPHÉLÈS - Dans un tel esprit tu peux te hasarder : engage-toi ; tu verras ces jours-ci tout ce que mon art peut procurer de plaisir ; je te donnerai ce qu'aucun homme n'a pu même encore entrevoir. »

Rangé dans Littérature allemande le 24 octobre 2009

Par link11 le 24 octobre 2009
sa me rapelle que je l'ai lu pour la 4eme pendant les vacances ^^'
Par Raison-et-sentiments le 24 octobre 2009
Mais encore ... cela-t-il plu ou pas ?
Par Dame-Meli le 24 octobre 2009
Tiens, il est dans ma bibliothèque celui-là...
Ayant eu du mal avec Werther, je me tâte... mais bon, si tu as apprécié... pourquoi pas ! Peut-être une très prochaine lecture ! ^^

Meli
Par Cynthia et ses contes défaits le 24 octobre 2009
J'ai lu "Les souffrances du jeune Werther" à l'école et n'en ai malheureusement aucun souvenir :/
"Faust" est une de mes lacunes, j'y penserai à mon prochain passage en librairie!
Je prends note de ce billet pour mon récapitulatif ;)
Par Raison-et-sentiments le 24 octobre 2009
Laisse toi tenter ^^ Moi en tout cas j'ai beaucoup aimé !
Par Laetitia la liseuse le 26 octobre 2009
Dans ma PAL tout comme Les souffrances du jeune Werther. Merci pour ton avis. Il me motive un peu plus.
 

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