Résumé : Miss Alexia Tarabotti est devenue Lady Alexia Woolsey. Un jour qu'elle se réveille de sa sieste, s'attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s'en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication... laissant Alexia seule, aux prises avec un régiment de soldats non-humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n'est point amusée du tout. Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !
L'auteure : Gail Carriger est le nom de plume de Tofa Borregaard ; archéologue et auteure de romans steampunk elle est née en Californie où elle a fait ses études. Elle publie son premier roman en 2009.
Mon avis : Vous vous souvenez peut-être qu'en janvier dernier j'avais découvert avec plaisir le premier volume de cette série qui en comptera cinq (on se rassure, ça ne trainera pas inutilement en longueur), et je suis ravie de vous apprendre mes petites courgettes que ce volume m'a beaucoup plu ! Il me semble en ce moment qu'à cause de mon abstinence ordinateuresque causée par le décès prématurée et tragique de ma machine, j'ai de plus en plus envie de lire, et c'est à peine si j'ai réussi à suivre mes cours et à ne pas plonger dans le bouquin. Sans forme nous permet de retrouver Alexia Tarabiscotti (je ne peux pas l'appeler autrement), devenue Lady Woolsey (que j'appelle Woosley bien sûr) en proie aux plus terribles problèmes. Ivy a des chapeaux de plus en plus affreux, une meute de garous et de militaires établit un campement sur la pelouse de sa demeure, on tente encore une fois de l'assassiner et son mari part en direction de l'Écosse sans l'en avertir et sans prendre de cravates de rechange avec lui !
Gail Carriger a non seulement su créer des personnages haut en couleurs et hilarants, mais aussi développer un univers steampunk d'une grand cohérence et passionnant à découvrir ; ce titre me permet d'ailleurs d'ouvrir ma participation au défi steampunk de Lord Orkan von Deck (il était temps, je suis inscrite depuis fin juillet !).
Nous sommes aux 19e siècle, le télégraphe sur lequel on portait de si grands espoirs ne fonctionne pas et c'est l'éthérographe (j'espère que cela s'écrit ainsi) qui va permettre de porter des messages à de grandes distances et ce grâce aux particules magnétiques contenu dans l'éther (cette couche de l'atmosphère dans lesquels les dirigeables évoluent). Divers instruments à vapeurs rythment la vie des londoniens et Alexia se voit offrir par son mari une toute nouvelle ombrelle contenant moult items vitaux (fléchettes empoisonnées, acide, parfum pour combattre le crime avec classe, etc.).
Ce volume est donc toujours aussi drôle et je me demande si je n'ai pas passé un encore meilleur moment avec ce volume-ci qu'avec le précédent, qui si je l'avais apprécié n'avait pas été un coup de cœur intersidéral. Les dialogues sont enlevés, les répliques d'Alexia toujours drolatiques, les manières de lord Akeldama (qui sera toujours Akelmada pour moi, oui je suis dyslexique des fois) sont à mourir de rire, et l'intrigue se suit bien même si j'ai eu la bizarre impression, arrivée au trois-quart du bouquin que pas grand chose ne s'était passé. Un bouquin de ce genre est essentiellement basé sur son intrigue si vous voyez ce que je veux dire, on ne lit pas forcément ça pour la profondeur cosmique du style ou de la réflexion de l'auteure. Du coup c'était plutôt étrange, mais Gail Carriger a un style, et cela suffit amplement à compenser peut-être un manque... pas d'action mais une intrigue qui met du temps à se mettre en place et se résout finalement plutôt vite. La fin est tout simplement titubante mes petits canards en sucre. Voir même papillonnante. Comment attendre la sortie française du troisième volume avec un tel suspens ? Je pense que si je trouve Blameless d'occasion et que la langue me semble abordable je me laisserais séduire. C'est vraiment indispensable (enfin mon banquier n'a pas l'air d'accord, mais on va faire comme s'il n'existait pas). Et cela me permettrait d'échapper à la traduction et la typographie positivement approximative de l'édition française. Le mauvais usage des guillemets à la française m'a donné des cauchemars et m'a plongé dans une profonde dépression. Deux règles mélangés, des guillemets qui se ferment sans avoir été ouverts, des guillemets ouverts qui ne sont pas fermés, des dialogues imbriqués mal balisés. Et des traductions de phrase vraiment très curieuses. A la limite de l'incompréhensible.
En deux mots : Une lecture très très plaisante et drôle ! Venez découvrir cet univers enfumé de vapeurs et de loups garous Écossais en kilt, vous ne serez pas déçus.
Extrait : "« Votre tante est-elle devenue toute fantomatique après sa mort ? »
Mme Lefoux hocha la tête.
« Comme c'est bien pour vous. » Ivy sourit en guise de félicitation.
« Je crois bien que je serai un fantôme, à la fin, dit Félicité en se rengorgeant. Je suis du genre à avoir un excès d'âme. N'êtes-vous pas tous d'accord ? Mama dit que je suis remarquablement créative pour quelqu'un qui ne sait ni jouer d'un instrument, ni chanter ou dessiner. »
Alexia se mordit la langue. Félicité avait à peu près autant de chance qu'un coussin de sol d'avoir un excès d'âme."
Traduit de l'anglais par Sylvie Denis.
• > Le protectorat de l'ombrelle : Sans âme (T.1) • Blameless (T.3)
Gail Carriger a non seulement su créer des personnages haut en couleurs et hilarants, mais aussi développer un univers steampunk d'une grand cohérence et passionnant à découvrir ; ce titre me permet d'ailleurs d'ouvrir ma participation au défi steampunk de Lord Orkan von Deck (il était temps, je suis inscrite depuis fin juillet !).
Nous sommes aux 19e siècle, le télégraphe sur lequel on portait de si grands espoirs ne fonctionne pas et c'est l'éthérographe (j'espère que cela s'écrit ainsi) qui va permettre de porter des messages à de grandes distances et ce grâce aux particules magnétiques contenu dans l'éther (cette couche de l'atmosphère dans lesquels les dirigeables évoluent). Divers instruments à vapeurs rythment la vie des londoniens et Alexia se voit offrir par son mari une toute nouvelle ombrelle contenant moult items vitaux (fléchettes empoisonnées, acide, parfum pour combattre le crime avec classe, etc.).
Ce volume est donc toujours aussi drôle et je me demande si je n'ai pas passé un encore meilleur moment avec ce volume-ci qu'avec le précédent, qui si je l'avais apprécié n'avait pas été un coup de cœur intersidéral. Les dialogues sont enlevés, les répliques d'Alexia toujours drolatiques, les manières de lord Akeldama (qui sera toujours Akelmada pour moi, oui je suis dyslexique des fois) sont à mourir de rire, et l'intrigue se suit bien même si j'ai eu la bizarre impression, arrivée au trois-quart du bouquin que pas grand chose ne s'était passé. Un bouquin de ce genre est essentiellement basé sur son intrigue si vous voyez ce que je veux dire, on ne lit pas forcément ça pour la profondeur cosmique du style ou de la réflexion de l'auteure. Du coup c'était plutôt étrange, mais Gail Carriger a un style, et cela suffit amplement à compenser peut-être un manque... pas d'action mais une intrigue qui met du temps à se mettre en place et se résout finalement plutôt vite. La fin est tout simplement titubante mes petits canards en sucre. Voir même papillonnante. Comment attendre la sortie française du troisième volume avec un tel suspens ? Je pense que si je trouve Blameless d'occasion et que la langue me semble abordable je me laisserais séduire. C'est vraiment indispensable (enfin mon banquier n'a pas l'air d'accord, mais on va faire comme s'il n'existait pas). Et cela me permettrait d'échapper à la traduction et la typographie positivement approximative de l'édition française. Le mauvais usage des guillemets à la française m'a donné des cauchemars et m'a plongé dans une profonde dépression. Deux règles mélangés, des guillemets qui se ferment sans avoir été ouverts, des guillemets ouverts qui ne sont pas fermés, des dialogues imbriqués mal balisés. Et des traductions de phrase vraiment très curieuses. A la limite de l'incompréhensible.
En deux mots : Une lecture très très plaisante et drôle ! Venez découvrir cet univers enfumé de vapeurs et de loups garous Écossais en kilt, vous ne serez pas déçus.
Extrait : "« Votre tante est-elle devenue toute fantomatique après sa mort ? »
Mme Lefoux hocha la tête.
« Comme c'est bien pour vous. » Ivy sourit en guise de félicitation.
« Je crois bien que je serai un fantôme, à la fin, dit Félicité en se rengorgeant. Je suis du genre à avoir un excès d'âme. N'êtes-vous pas tous d'accord ? Mama dit que je suis remarquablement créative pour quelqu'un qui ne sait ni jouer d'un instrument, ni chanter ou dessiner. »
Alexia se mordit la langue. Félicité avait à peu près autant de chance qu'un coussin de sol d'avoir un excès d'âme."
Traduit de l'anglais par Sylvie Denis.
• > Le protectorat de l'ombrelle : Sans âme (T.1) • Blameless (T.3)






